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samedi 1 août 2026

1481-J. LEBRETON, OPTICIEN-PHOTOGRAPHE À PARIS (ET TOULON)

 

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J. LEBRETON (? - Paris, apr. 1870)



OPTIQUE ET PHOTOGRAPHIE


Paris

J. Lebreton est né au plus tard à la fin des années 1830. L'initiale de son prénom n'est citée que dans un seul texte et l'intitulé entier de son prénom reste inconnu.

J. Lebreton est signalé, dès 1861, comme "opticien" à Paris, installé rue Ménars, 10 (2ème arrondissement) (Annuaire-almanach du Commerce Firmin-Didot frères de 1862, p. 357).

Il a existé deux autres opticiens portant ce nom à Paris mais aucun lien de parenté n'a pu être établi avec ces derniers : 

- "M. Le Breton", cité en 1814, rue Bonaparte, faubourg Saint-Germain (Pierre Villiers, Manuel du voyageur à Paris, 1814, p. 218) ; 

- "E. Lebreton et co.", rue du Rocher-d'Antin, cité en 1839 et 1842 (Almanach-Bottin du Commerce de Paris, 1842, p. 259).


Les chambres d'Auguste Bertsch

Dans les années 1860, le nom de J. Lebreton est régulièrement associé à celui du photographe et ingénieur civil, Auguste Nicolas Adolphe Bertsch (Paris 1813-Paris 1871). 

Ce dernier, domicilié rue Fontaine-Saint-Georges, 27 a apporté des innovations techniques et rédigé des traités, notamment dans le domaine de la photographie. 

A partir de 1852, il a déposé plusieurs brevets d'invention et a reçu, pour son "microscope héliographe", la Légion d'Honneur des mains de l'Empereur le 14 avril 1858 (Musée des Sciences du 23 juin 1850 pp. 58-59 ; Le Propagateur du 19 février 1854 ; Le Photographe du 1er décembre 1855 p. 34 ; Gazette nationale du 15 avril 1858 ; Archives INPI).

L'un de ses brevets, déposé le 29 juin 1860 concerne une "chambre automatique" en cuivre, de petite taille, adaptée au voyage, rendant nets tous les plans du paysage, permettant d'enregistrer le mouvement et de réaliser de forts agrandissements des épreuves. 

Il présente sa chambre automatique, en août 1860, à la Société Fançaise de Photographie (dont il est membre fondateur) et l'améliore en 1861 (Gazette nationale du 29 août 1860 et du 1er juillet 1861 ; brevet de perfectionnement déposé le 9 décembre 1861). 

En 1861, Il diffuse ses appareils à Paris, chez Delahaye (Maison centrale de Photographie) et chez l'ingénieur-opticien Charles Rosier (Le Moniteur de la Photographie du 15 mars 1861 ; Le Constitutionnel du 22 mai au 15 juin 1861). 

Cependant, à compter de l'année suivante, il semble uniquement confier ses différents appareils à J. Lebreton.

Dès début février 1862, J. Lebreton multiplie l'annonce suivante dans La Presse, le Jounal des débats politiques et littéraires, Le Siècle et Le Constitutionnel jusqu'au mois d'octobre 1862 ou encore dans le Guide Bradshaw de cette année-là (July 1862, p. 264).

 

- Annonce parue dans La Presse du 5 février 1862,
Paris, BnF (Retronews).


J. Lebreton présente, à l'Exposition Universelle de Londres qui s'ouvre en mai 1862, les différents instruments de Bertsch : chambre simple à mise au point automatique, chambre double pour stéréoscopies, chambre pour portraits micoscopiques, appareil à agrandissements ou Mégascope et Microscope héliographe (La Fabrique de Paris du 19 juillet 1862 p. 2 ; Le Constitutionnel du 30 décembr 1862). 

J. Lebreton n'en est pas seulement le vendeur mais également le fabricant (Photographische Monatshefte 1865 p. 435).


Toulon

En septembre 1862, J. Lebreton ouvre un atelier provisoire à Toulon (Var) où il propose, cours Lafayette, 70, des portraits en tous genres et de toutes dimensions, noirs et coloriés, des reproductions d'oeuvres et des leçons de photographie.

Il fait connaître sa présence par la publication d'une petite annonce qui va paraître, du 16 septembre 1862 au 18 janvier 1863, dans Le Toulonnais.


- Annonce pour l'atelier de Lebreton et Cie,
parue dans Le Toulonnais du 16 septembre 1862 au 18 janvier 1863,
Archives départementales du Var.



C'est un tout autre aspect de son activité qui est ici mis en évidence : il ne se présente pas en tant qu'opticien ni ne fait de la publicité pour les appareils d'Augsute Bertsch.


Paris

À son retour dans la capitale, J. Lebreton change d'adresse et s'installe désormais rue de Douai, 25 (9ème arrondissement).

D'avril 1863 à juillet 1864, il fait paraître dans La Presse, Le Constitutionnel, Le Siècle et la Gazette nationale, son ancienne annonce parisienne, additionnée de sa nouvelle adresse ou bien légèrement modifiée comme suit :


- Annonce parue dans La Presse du 17 avril au 31 juillet 1863,
Paris, BnF (Retronews).



Les années suivantes sont moins documentées (absence de petites annonces dans les journaux ; Annuaires-almanachs du Commerce Firmin-Didot frères des années 1867-1869 non conservés).


- Publicité de Lebreton pour les appareils Bertsch,
parue dans l'Annuaire photographique pour l'année 1865, p. 50
(Google Livres).



J. Lebreton est à nouveau cité dans l'Annuaire-almanach du Commerce de 1870 mais à une nouvelle adresse, rue Fontaine-Saint-Georges, 27, dans le même immeuble qu'Auguste Bertsch.

Les noms de "Bertsch, ingénieur civil" et "Lebreton, opticien" de cette rue, disparaissent cependant des annuaires suivants.

Auguste Bertsch est décèdé à Paris, le 14 avril 1874, à l'âge de 57 ans, et il est possible que J. Lebreton soit, lui aussi, décèdé dans la même année. 

Le texte d'une petite annonce parue dans L'Intransigeant du 6 août 1888, semble cependant démentir cette hypothèse : "On demande valet et femme de chambre. -- Lebreton, 47, rue Fontaine-St-Georges". 

S'il s'agit bien de l'opticien étudié, il est possible qu'il ait cessé son activité professionnelle en 1870 et n'ait plus été, par la suite, référencé dans les annuaires.