4

4

mercredi 30 janvier 2019

984-YANN HERVÉ : "FUTURISME ET DANSE"




- SEVERINI Gino (1883-1966), Ballerina a Pigalle, 1912,
 huile et paillettes sur gesso sculpté, sur une toile de l'artiste, 
69,2 x 49,8 cm, Musée d'art de Baltimore


UN ARTICLE DE YANN HERVÉ
 PROFESSEUR D'ARTS PLASTIQUES
AU LYCÉE ANDRÉ MALRAUX DE BIARRITZ

LIRE ET TÉLÉCHARGER LE DOCUMENT DE YANN HERVÉ 
FUTURISME ET DANSE














983-UNE LETTRE DE 1872 AU DOS DE TROIS PHOTOS NIÇOISES DE DEGAND




- DEGAND Eugène (1829-1911), Nice, Plage des Ponchettes, recto, vers 1868-1871,
aucune indication imprimée ou manuscrite,
tirage albuminé de 6x10,3 cm contrecollé sur carton de 7x11,3 cm,
Collection personnelle.


- DEGAND Eugène (1829-1911), Nice, Plage des Ponchettes, verso, vers 1868-1871,
étiquette collée à l'envers portant en lettres dorées sur fond noir entouré d'un liseré doré,
"E.A.POUZET OPTICIEN 
NICE ET GENEVE"
carton de 7x11,3 cm, Collection personnelle.
Inscriptions manuscrites au verso :
 "La plage où les bateliers retirent leurs bateaux pour éviter la marée, où les blanchisseuses font sécher leur linge. A droite, la préfecture devant laquelle se trouve l'ancienne promenade de Nice où se donnaient les concerts il y a 20 ans. Cette promenade est bordée de chaque côté par les cheminées des maisons qui sont creusées sous la promenade - N° 2".


- DEGAND Eugène (1829-1911), Nice, Promenade des anglais, recto, vers 1868-1871,
aucune indication imprimée ou manuscrite,
tirage albuminé de 6x10,3 cm contrecollé sur carton de 7x11,3 cm,
Collection personnelle.


- DEGAND Eugène (1829-1911), Nice, Promenade des anglais, verso, vers 1868-1871,
texte imprimé en rouge en caractères gothiques, 
"Collections de Vues pour Album 
 et Stéréoscope 
par Degand",
 carton de 7x11,3 cm, Collection personnelle.
Inscriptions manuscrites au verso :
"Panorama de la promenade des Anglais - N° 2 -
vue du jardin public où ont lieu les concerts - hôtel des Anglais où nous avons logé depuis le mercredi 24 janvier jusqu'au samedi 27 janvier. Hôtel très bon mais horriblement voleur et fréquenté par les grandes cocottes. Ne pas y loger sans nécessité. Le torrent qui traverse la promenade des Anglais s'appelle le Paillon".



- DEGAND Eugène (1829-1911), Nice. Panorama de la Promenade des Anglais, Les Hôtels, Le Casino International, recto, vers 1868-1871,
aucune indication imprimée ou manuscrite,
tirage albuminé de 6x10,3 cm contrecollé sur carton de 7x11,3 cm,
Collection personnelle.


- DEGAND Eugène (1829-1911), Nice. Panorama de la Promenade des Anglais, Les Hôtels, Le Casino International, verso, vers 1868-1871,
texte imprimé en rouge en caractères gothiques,
"Collections de Vues pour Album
 et Stéréoscope
par Degand",
carton de 7x11,3 cm, Collection personnelle.
Inscriptions manuscrites au verso :
"Nice le Casino, très bel établissement peu fréquenté, très ennuyeux. Concert deux fois par jour, bal où nous avons vu quatre couples. Le propriétaire a fait faillite, il sera remplacé la saison prochaine par un individu qui promet merveille. Abonnement 30 francs par mois pour une personne seule, 45 francs pour un ménage, 5 francs pour l'abonnement d'un jour - on y dîne très bien pour 6 francs vin compris - N° 2
Dîner et assister au bal du 13 février - bal masqué ensuite au français".


LA LETTRE

Le texte de ce courrier (cartes), rédigé au dos de trois petites photos, commente la vue et le séjour niçois accompli par un couple en janvier et février.

L'année de ce courrier est indiscutablement l'année 1872, ce qui est confirmé par la recherche dans un calendrier perpétuel des jours et dates évoqués mais également par l'annonce du changement de propriétaire du Casino qui prendra davantage le nom de "Cercle International" fin 1872.


LE VENDEUR

Les photos ont été acquises au début de l'année 1872 dans la boutique de l'opticien Pouzet ainsi que le révèle l'étiquette de l'une des trois photos.



Au-delà de rappeler les liens entre photographes et opticiens, cette étiquette évoque la diffusion des photographies dans plusieurs boutiques.

L'opticien "Pouzet, Arnoux" n'apparaît dans les annuaires niçois, au 8 ou 10, Jardin-Public, qu'entre 1872 et 1875, ce qui induit une installation en 1871 et un départ en 1875 et confirme la crédibilité de la date d'achat de ces photographies, la boutique se trouvant de plus au cœur du périmètre délimité par les photos achetées.


- Publicité pour l'opticien Pouzet, parue en page 4 dans Les Théâtres de Nice de janvier à avril 1875.


Un autre opticien nommé Gustave Pouzet (deuxième prénom ou autre membre de la même famille ?) est connu pour sa deuxième édition de son "Essai de Climatique sur Nice" en 1873.

L'opticien Arnoux Pouzet a peut-être regagné Genève et sa boutique 8, rue du Mont-Blanc, en 1875. Il semble que ce soit lui dont le décès est cité à Lyon en 1902 (Lyon, Bulletin Municipal de 1903).


LES PHOTOGRAPHIES

Les photographies de la Promenade des Anglais portent au verso le tampon le plus ancien du photographe Eugène Degand (1829-1911). Ce tampon désigne habituellement les tirages réalisés entre 1868/69 et 1872, ce qui correspond parfaitement à la date de ce courrier et à celle des vues. En effet, la présence du Casino de la Ville de Nice et celle du Kiosque à musique achevés en 1867, impliquent au plus tôt des prises de vue réalisées fin 1867-début 1868.

Si l'on prend en compte la croissance de la végétation présente sur deux des trois photos, en relation à d'autres photos contemporaines des mêmes lieux (arbre présent devant l'Hôtel des Anglais voisin du Casino et végétation qui entoure le Kiosque à musique), la date de ces photographies peut être située vers 1870.

Vendues en janvier ou février 1872, ces vues ont probablement été déposées par Eugène Degand (qui possède alors un magasin rue Paradis, à proximité de la boutique de l'opticien) dès l'ouverture de la boutique d'Arnoux Pouzet, en 1871.












dimanche 27 janvier 2019

982-BANNICKE (1841-1899), POULLAN (1846-1890) ET GUIGONI (VERS 1844-?), PHOTOGRAPHES





- BANNICKE Hugo (vers 1841-vers 1900), Portrait d'homme (médaillon), vers 1875-1880 (?),
inscriptions au recto, "HUGO BANNICKE -- NICE",
tirage albuminé de 9,1x5,3 cm sur carton (recoupé) de 9,7x6,3 cm, Collection personnelle.





- Otto Hugo ou Hugues BANNICKE, BANNICK ou BANNIKE (1841-1899)

Otto Hugo Bannicke est né à Königsberg (Prusse ; actuelle ville russe de Kaliningrad) le 18 octobre 1841. Il développe une carrière de violoncelliste (voir le journal, Constitutionelle Zeitung du 7 août 1863) et de professeur de musique (de violoncelle et piano). 

C'est à ce titre qu'"Hugues Bannicke, âgé de 23 ans" apparaît pour la première fois à Nice lorsque son épouse Ida Hélène (née Kreutzkamm, en 1840 à Dresde ; mariage en 1866 en Allemagne ?) donne naissance, fin août 1867, à leur fils Jean Otto (dit Hugo), au 10, cité du parc. 

Il est cité à nouveau comme "musicien" l'hiver 1867-1868 dans Les Echos de Nice (3ème liste des étrangers fixés à Nice du 12 octobre 1867 ; publicité pour ses cours de musique du 20 février 1868), villa Pollet, n° 8 rue Gioffredo (son épouse est professeur d'allemand) puis en 1870  au n° 9 rue Gioffredo (Dr Lubanski, Nice-Guide, 1870 p 254). L'adresse du musicien qui apparaît lors de la déclaration de naissance de sa fille Clara Marie Ida (dite Rose) en juin 1870 est cependant, boulevard Carabacel, Villa Amélie. Des concerts d'Hugo Bannicke sont signalés à Nice en janvier 1870 (Le Gaulois du 12 janvier 1870, voir sur Gallica) et en janvier 1873 (Le Journal de Nice du 29 janvier 1873, voir ici p 165).

L'Indicateur des Alpes-Maritimes et de la Principauté de Monaco de 1869 (par Léon Affourous) signale cependant parmi la liste des "photographes", "Bannike", au 5, rue Masséna.

Hugo "Bannick" est cité dans le seul recensement de 1872 comme "artiste propriétaire", résidant avec sa femme Ida et ses deux enfants Hugo et Rose au 36, rue Masséna. Il est présent dans le seul annuaire niçois de 1877, comme "professeur de musique" (liste alphabétique des habitants), au 29, rue Masséna. 

Les registres d'état civil niçois le citent en 1876 comme "photographe", en tant que témoin d'un acte de naissance et d'un acte de décès mais signalent également le décès d'Ida, épouse "d'Hugues Bannicke photographe", au 29, rue Masséna, en janvier 1876. Veuf avec deux jeunes enfants de 6 et 9 ans, Hugo Bannicke se remarie en novembre 1876, à 35 ans, avec Kattarina Karoline Rosina Schuckard (née en 1827 à Francfort) ; il bénéficie de l'accord écrit de ses parents alors domiciliés à Bartenstein (Empire d'Allemagne), son père Jean Godfroid étant "chef de musique". 

Le revers des cartons-photos recensés d'Hugues Bannicke affiche (à la fin des années 1870 ?), "Atelier Artistique - Hugo Bannicke - rue de France, 3 - Nice". Je n'ai pas pour l'instant connaissance de cartons plus anciens portant l'adresse de la rue Masséna.

Hugo Bannicke est cité à Nice dans la « Liste générale des principaux photographes » publiée par la Société de Photographie de Toulouse de 1877 à 1885.

En 1880, il est témoin de l'acte de naissance d’une fille du peintre-photographe Gustave Julius Echtler mais sa profession citée est désormais "professeur de langues".

Il est assez difficile de délimiter les dates de son activité professionnelle de photographe. Cette dernière semble commencer à la fin des années 1860 (cité en 1869) et se terminer à la fin des années 1870 (cité en 1876) ou au début des années 1880 mais rien n'est certain du fait de ses autres activités parallèles.

Il semble qu'Hugo Bannicke quitte Nice vers 1880. Suite au décès de sa deuxième épouse Kattarina (année ?), il se remarie par la suite avec Julia Nattey ou Natthey (année ?).

Le journal, La Feuille d'Avis de Neuchâtel (Suisse) des 1er et 5 octobre 1898, signale l'exposition de 200 aquarelles de "H. Bannicke et de J. Bannicke-Natthey", représentant des vues de la Côte d'Azur (mais également d'Italie, de Normandie et de l'Engadine). Le journal de Cannes, Le Littoral du 22 mars 1902, cite une exposition semblable d'aquarelles "de Mme Bannicke-Natthey et de feu Monsieur H. Bannicke", situant ainsi le décès de ce dernier, vers 1900.

Cet article m'a incité à rechercher son acte de décès sur Cannes. Hugo Bannicke y est en effet décédé, à 58 ans, le 18 décembre 1899. L'acte précise qu'il y était domicilié au 49, rue de Fréjus, en tant que professeur de musique et de dessin.



- BANNICKE Hugo (vers 1841-vers 1900), Portrait d'homme (médaillon), vers 1875-1880 (?),
inscriptions au recto, "HUGO BANNICKE -- NICE",
tirage albuminé de 9,1x5,3 cm sur carton (recoupé) de 9,7x6,3 cm, Collection personnelle.

- BANNICKE Hugo (vers 1841-vers 1900), Portrait d'homme (médaillon), vers 1875-1880 (?),
inscriptions au verso, "ATELIER ARTISTIQUE - HUGO BANNICKE - Rue de France, 3 - NICE",
carton (recoupé) de 9,7x6,3 cm, Collection personnelle.


- BANNICKE Hugo (vers 1841-vers 1900), Portrait d'homme (médaillon), vers 1875-1880 (?),
inscriptions au recto, "HUGO BANNICKE -- NICE",
tirage albuminé de 9,1x5,3 cm sur carton de 10,5x6,3 cm, Collection personnelle.

- BANNICKE Hugo (vers 1841-vers 1900), Portrait d'homme (médaillon), vers 1875-1880 (?),
inscriptions manuscrites au verso, ""A Merry Christmas - to you all.",
"ATELIER ARTISTIQUE - HUGO BANNICKE - Rue de France, 3 - NICE",
carton de 10,5x6,3 cm, Collection personnelle.





- Jean Baptiste Emile POULLAN (1846-1890), POULAN ou POULLON et Pie Jean POULLAN (1869-?) 


Jean Baptiste Emile Poullan est né à Nice le 11 septembre 1846. Il est signalé comme "photographe, âgé de 22 ans" en tant que témoin de deux mariages en 1868 et il se marie également en novembre de cette même année avec Marie Scolastique Rocca (née en 1849). 

Peintre-photographe, il est signalé, dès 1869, dans la liste professionnelle des "photographes" de l'Indicateur des Alpes-Maritimes et de la Principauté de Monaco (par Léon Affourous) au 4, place du jardin-Public puis dans la liste des habitants des annuaires niçois de 1871 à 1873, à la même adresse (avec Sérène Lemière ?). 

Sa résidence familiale est cependant située rue Saint-Etienne comme le révèlent l'acte de naissance de son fils Pie Jean en septembre 1869 (2, rue Saint-Etienne) puis la naissance de son fils mort-né en juin 1871 (rue Saint-Etienne, maison Mignon). A la naissance de sa fille Pie Rosine en octobre 1873, il est désormais propriétaire et réside avenue de la Gare, maison Poullan. Je ne connais à ce jour aucun de ses cartons niçois.

Emile Poullan semble quitter Nice fin 1873 ou courant 1874 (comme Sérène Lemière). Il s'installe à Hyères (Var) en 1875 et y réalise de nombreuses photos des paysages de Hyères et de ses environs, notamment vers 1880.

Certains cartons-photos indiquent qu'il possède une adresse, Maison Lambert Bonnafon, 12 avenue de Lorette à Grasse, sans qu'il soit possible de dire s'il s'agit d'une succursale ou d'une adresse antérieure aux autres (1874 ?).

Ses cartons affichent notamment :
- revers à fond rosé, vers 1875-1879, "Poullan [signature oblique] - Photographe-Peintre - Route Nationale - Hyères - (Var)" (un carton daté de février 1877),

- revers à fond jaune ou blanc avec tampon humide à l'encre violette, au début des années 1880, "Poullan, Phot.phe Peintre - Bould des Palmiers, à côté de l'Hôtel du Parc - Hyères" (un carton daté de février 1880), 

- recto à fond jaune et liseré de bordure rouge, vers 1880, pour les paysages, avec l'inscription à l'encre violette, "Poullan, Photographe-Peintre",

- recto à fond blanc, vers 1885-1890 (?) pour les paysages, avec l'inscription à l'encre violette, "Vues de Hyères - - Poullan, Photographe-Peintre" et au verso à fond blanc, "Poullan, Phot.phe Peintre - Bould des Palmiers, à côté de l'Hôtel du Parc - Hyères",

- revers à fond noir et écriture dorée vers 1885-1890 (?), "Maison fondée depuis 10 ans - Armoiries de Hyères - Poullan Photographe [écriture oblique] - Peintre - Avenue de la Gare, 1 - & - Rue de l'Abattoir - Hyères - Encadrement Artistique - Spécialité d'Agrandissement",

- revers à fond orangé (comme le recto) et écriture brun-rouge, vers 1885-1890 (?), "Maison fondée depuis 10 ans - Armoiries de Hyères - Poullan Photographe [écriture oblique] - Peintre - Avenue de la Gare, 1 - & - Rue de l'Abattoir - Hyères - Assortiment de Cadres Riches - Encadrement Artistique - Spécialité d'Agrandissement",

- revers à fond noir et écriture dorée, vers 1890-1892, "Maison fondée à Hyères en 1875 - Armoiries de Hyères - Poullan Photographe [écriture oblique] - Peintre - Avenue de la Gare - en face le Boulevard des Palmiers - Hyères - Assortiment de Cadres riches - Encadrement Artistique - Spécialité d'Agrandissement",

- revers à fond noir et écriture dorée, dès 1892, "Maison Fondée A Hyères En 1875 - armoiries de la Couronne Britannique - Breveté de Sa Majesté la Reine d'Angleterre - P. Poullan - Photographe-Peintre - Avenue de la Gare - En Face le Boulevard des Palmiers - Hyères (Var) - Spécialité d'Agrandissement",

- revers à fond beige ou gris, vers 1895-1900 (?), "Maison Fondée A Hyères En 1875 - armoiries de la Couronne Britannique - Breveté de Sa Majesté la R. d'Angleterre - Poullan [ou Poullan Fils] - Peintre-Photographe - Avenue de la Gare - En Face le Boulevard des Palmiers - Hyères - Spécialité d'Agrandissement",

- recto à fond blanc pour les paysages, vers 1890-1900, avec les inscriptions, "Poullan, Photographe - Vues D'Hyères Et De Ses Environs." et verso à fond beige, "Poullan, Photographe, Peintre - Avenue de la Gare - En face le Boulevard des Palmiers - Hyères",

- revers à fond blanc ou beige, début du XX° siècle, après 1903, "Maison Fondée en 1875 - Photographie - médailles face et revers Paris 1901 - Médaille d'Argent - Marseille 1902 - Médaille d'Or - O palmes A [Officier des Palmes Académiques] - Hors Concours - 1903 - armoiries de la Couronne britannique - Breveté - De S.M. La Reine d'Angleterre - Poullan - Avenue de la Gare - En Face le Boul.d des Palmiers - Hyères".

Poullan est cité à Hyères, dans la « Liste générale des principaux photographes » publiée par la Société de Photographie de Toulouse, de 1888 à 1896.

Au recto de certains des cartons-photos de Hyères apparaît la mention "Photographe breveté" ou "Photographe diplômé", le verso précisant "Breveté de SM la Reine d'Angleterre" (de passage à Grasse en mars 1891 et à Hyères en mars 1892) mais il s'agit désormais de Pie Poullan, le fils aîné, qui a pris la succession à la mort de son père le 11 octobre 1890 (à l'âge de 43 ans). Pie Poullan  devient d'ailleurs éditeur de cartes postales au tournant du XX° siècle et signe parfois "P. Poullan".

Ce sont les recherches d'Hervé Lestang sur les photographes français qui ont en premier démontré qu'Emile Poullan est mort en 1890 et que c'est son fils aîné Pie Poullan qui a pris sa succession (voir http://portraitsepia.fr/photographes/poullan/ et http://portraitsepia.fr/photographes/poullan-2/).



- POULLAN Jean Baptiste Emile (1846-1890), Portrait de jeune fille de 13 ans, recto, 1880,
inscriptions au recto, "POULLAN, PHOTphe-PEINTRE",
tirage albuminé de 13,9x9,5 cm sur carton de 16,4x10,8 cm, Collection personnelle.


- POULLAN Jean Baptiste Emile (1846-1890), Portrait de jeune fille de 13 ans, verso, 1880,
inscriptions manuscrites "le 15 février 1880 -- elle est née en février 1867",
inscriptions au verso au tampon humide à l'encre violette, "POULLAN, PHOTphe-PEINTRE - 
Bould des Palmiers, à côté de l'Hôtel du Parc - HYÈRES",
carton de 16,4x10,8 cm, Collection personnelle.




- Eugène GUIGONI (vers 1844 - ?) ou GUIGONIS


Eugène Guigoni est né à Rome en 1844 ou 1845. Il est cité dans la liste des photographes de l'Indicateur des Alpes-Maritimes et de la Principauté de Monaco de 1869, au 4, rue Saint-Etienne puis dans cette même rue dans le Nice-Guide du Dr Lubanski de 1870 (p 263). Il habite probablement dans le foyer familial situé (cité dès 1864) au n°7, rue Saint-Etienne, maison Mignon.

Il succède à Alberto Pacelli fin 1870 ou début 1871 au 5, rue Chauvain, en face du quai Saint-Jean-Baptiste (avec son frère) et est ensuite cité à cette adresse dans les annuaires niçois de 1872 à 1874. Le revers de ses cartons-photos affiche alors sur fond jaune ou orangé : "EG – Photographie A. Pacelli – E. Guigoni successeur – 5, rue Chauvain, 5 - Nice".

L'annuaire de 1872 présente une longue publicité pour son atelier : "Etablissement de premier ordre - Photographie A. Pacelli - E. Guigoni successeur - Portraits en tout genre et à domicile. Vues de Nice et reproduction de Tableaux anciens et modernes de tout format. Galerie historique. Célébrités photographiées. Grande collection de photographies artistiques. Photographies en couleur d’après nature. Sujets d’Enfants, Papillons, Oiseaux, Fleurs et Groupes de famille. Salon, Cabinet de Toilette, Terrasse de Pose. Leçons de photographie. Encadrements. Passe-partout. Écrins. Médaillons de luxe. Il suffit de rappeler le n° pour avoir des épreuves pareilles. Ecrire ou Télégraphier. Ouvert toute l'année".

"Eugène Guigonis" est cité dans le recensement de la Ville de Nice de 1872, résidant 4, rue Chauvain et dit, né à Rome et âgé de 27 ans.

Eugène Guigoni disparaît des listes professionnelles des annuaires niçois après 1874. Cède-t-il son fonds cette année-là à Jacques Mazzocca ? "Guigonis rentier" est cité dans la liste des habitants de Nice dans les annuaires de 1875 et de 1884 au 7 puis au 12, rue Saint-Etienne mais cette mention peut désigner son père.

Guigonis est cité à Nice dans la « Liste générale des principaux photographes » publiée par la Société de Photographie de Toulouse de 1877 à 1885. Cette adhésion pour 9 ans implique qu'il est tout du moins encore présent et actif à Nice à la fin des années 1870.

[Est-il ce "Guigoni" qui dès 1888, à Milan (13, Corso Vittorio Emmanuelle), succède à Icilio Calzolari (1833-1906) en s'associant  avec Bossi ("Guigoni & Bossi - Fotografi di S.M. la Regina d'Italia - di S.A.I.R. la Principessa Letizia e della L.L. A.A.R.R.I. Duchi d'Aosta") jusqu'en 1912 (successeur G. Comoletti) ?].



- GUIGONI Eugène (vers 1845-?), Portrait d'homme, vers 1873-1877 (?),
inscriptions au recto, "E. Guigoni, Phot.",
tirage albuminé de 9,3x5,5 cm sur carton de 10,5x6,4 cm, Collection personnelle.

- GUIGONI Eugène (vers 1845-?), Portrait, vers 1873-1877 (?),
inscriptions au verso, "EG - Photographie A. Pacelli - E. Guigoni Successeur - 5, Rue Chauvain, 5 - Nice",
carton de 10,5x6,4 cm, Collection personnelle.














981-RÉTROSPECTIVE "JOAN MIRÓ", PARIS, GRAND PALAIS, OCT. 2018-FÉVR. 2019






VOIR LA VIDÉO (5 MN, 2019) D’ENTRÉE LIBRE,
LES VISIONS COMPLÈTEMENT MIRÓ,
RÉTROSPECTIVE GRAND PALAIS, 3 OCTOBRE 2018 - 4 FÉVRIER 2019.



VOIR LA VIDÉO (5 MN 54, 2019) D’ARTS IN THE CITY,
JOAN MIRÓ AU GRAND PALAIS,
RÉTROSPECTIVE MIRÓ, 3 OCTOBRE 2018 - 4 FÉVRIER 2019.



jeudi 24 janvier 2019

980-PREMIÈRE OBLIGATOIRE : PROJET ARTISTIQUE AVEC LE HUBLOT (2)




- Production en volume de Souhyre BOUHLEL et production numérique 3D de Kenza SAFFAR, élèves de 1ESL3.


VOIR LA PREMIÈRE PARTIE DE CE PROJET



Janvier 2019 - Classe de Première option Arts plastiques obligatoire : " PAYSAGES MINÉRAUX ". Séance 2.


ATELIER SCULPTURE

L'artiste et directeur artistique du Hublot, Frédéric Alémany, nous accueille dans l'un de ses ateliers (Anciens Abattoirs de Nice) en présence de Jerril Quere, formateur informatique, ce mardi 22 janvier

Frédéric Alémany nous présente les volumes produits d'après les paysages numériques réalisés la semaine précédente par les élèves, en atelier informatique. Ces volumes en polystyrène ont été sculptés par une fraiseuse numérique CNC. 



- Frédéric Alémany, accompagné de Jerri Quere, nous présente les volumes réalisés d'après les images numériques des élèves.


- Exemples de volumes réalisés à la fraiseuse numérique CNC.



La fraiseuse nous est ensuite présentée puis actionnée afin de nous en dévoiler le fonctionnement.


- Frédéric nous explique ensuite le fonctionnement de la fraiseuse CNC et la met en marche.


- La fraiseuse CNC en fonctionnement, taillant un bloc de polystyrène.




Les élèves sont ensuite répartis en deux groupes pour travailler pendant deux heures dans l'atelier qu'ils n'ont pas expérimenté la semaine passée.

Le groupe sculpture part avec Frédéric Alémany pour travailler en plein air. Après une présentation des techniques de travail et des règles de sécurité, le groupe est amené à tailler au cutter un bloc de polystyrène tendre, dans le but de traduire en volume une interprétation du paysage numérique qu'ils ont créé précédemment.


- Les élèves au travail, taillant le bloc d'après leur image numérique.


- Petit à petit la technique de retrait de matière s'affine et les formes du paysage se dessinent.



Dans un deuxième temps, Frédéric Alémany présente aux élèves les ciments blanc et gris dont ils vont, une fois mélangés à l'eau, enduire leurs volumes afin de donner une texture minérale au polystyrène. 



- Après alignement des volumes réalisés, Frédéric Alémany présente puis distribue aux élèves les outils et matières.


- Exemples de volumes enduits de ciment.



Frédéric Alémany met ensuite à leur disposition les différents pigments de couleur qui vont être utilisés pour se fixer sur le ciment. Les élèves sont appelés à diluer ces pigments puis à peindre leur volume par bandes horizontales successives, afin de respecter les strates colorées de leur paysage numérique référent.



- Exemples de pigments mis à disposition, mélangés à l'eau.


- Mise en peinture des paysages réalisés.


- Production de Marine LÉA, 1ESL3.


 - Production de Souhyre BOUHLEL, 1ESL3.


- Production de Jérémy HOANG, 1ESL3.






ATELIER NUMÉRIQUE

Frédéric Alémany montre aux élèves les scans réalisés avant leur venue, à partir des sculptures en polystyrène de la semaine précédente. 

Il présente le scanner manuel 3D, fait une démonstration de son usage puis invite une élève à scanner son propre volume, en le numérisant face après face. 

Le logiciel en lien affiche les faces scannées puis reconstitue l'ensemble du paysage minéral. Chaque vue scannée peut être ensuite retouchée et colorisée, la vue d'ensemble se trouvant ainsi automatiquement modifiée. 


 - Présentation par Frédéric Alémany des volumes réalisés la fois précédente puis de leur scan.


- Scan d'un volume et affichage de l'image 3D.




Le groupe d'élèves de l'atelier numérique accompagne ensuite Jerril Quere à la salle informatique. Ce dernier leur présente le logiciel Blender et s'assure de leur prise en main.


- Jerril Quere permet la découverte du logiciel Blender aux élèves par la vidéoprojection de son propre écran.

- Exemples de prise en main des outils de Blender en vue de créer ou modifier un paysage numérique.




Jerril Quere donne ensuite à chacun des élèves une clé USB avec le scan 3D du volume qu'il a réalisé la semaine passée et lui demande de le modifier à sa guise, en le complexifiant puis en le colorisant (masque appliqué) d'après ses travaux à l'aquarelle réalisés en classe, "Crâne" (voir ICI) ou "Mur/Fenêtre" (voir ICI).


- Exemples de scans à retoucher.


- Exemples de scans en cours de colorisation.


- Exemple de scan colorisé à partir d'un crâne (visible sur la droite).



Jerril Quere invite les élèves, en fin de séance, à sélectionner un détail de leur paysage finalisé.



- Détail de la production numérique d'Hayet MIMOUN, 1ESL3.


 - Détail de la production numérique d'Anissa ZIANE CHERIF, 1ESL3.


- Détail de la production numérique de Kenza SAFFAR, 1ESL3.


- Détail de la production numérique de Sanaa REHMI, 1ESL3.



- Détail de la production numérique de Nour BEN AHMED 1ESL3.




Les deux groupes d'élèves et leur professeur remercient Frédéric Alémany et Jerill Quere de leur atelier et rejoignent ensuite le lycée Apollinaire.

Une évaluation-élève de l'ensemble du projet aura lieu la semaine prochaine puis les modalités d'exposition des réalisations seront envisagées avec l'équipe du Hublot et les enseignants d'Arts appliqués des deux autres établissements participants, le lycée Pasteur de Nice et le lycée René Goscinny de Drap.






- Les montagnes colorées de Vinicunca (Pérou) et de Zhangye Danxia (Chine)