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dimanche 30 juillet 2017

730-CLAIRE DORI PHOTOGRAPHY































VOIR LE SITE DE CLAIRE DORI



Puisant principalement mon inspiration dans la nature et les voyages, je suis fascinée par les paysages inertes, l’inconnu, les couleurs et l’abstraction. 
Des fragments de vie, des portraits se mêlent parfois à cet univers fragile. 
















La photographie a longtemps influencé mon travail depuis mes études en création textile – ce désir de laisser une trace, de figer des souvenirs sous forme visuelle. Et c'est depuis mon premier périple en solitaire de six mois en Asie du sud-est en 2016, que le dessin et la peinture ont pris une place centrale, avec toujours la photographie en support et non plus en medium…



























J’aime saisir des détails difficilement perceptibles pour les mettre en valeur. 
Capturer l’instant : c’est ce qui m’anime et c’est cette vibration que je désire partager.

Claire Dori (née en 1982, vit à Pantin)























Souvenirs de ce voyage en Islande du sud en 2009, une grande source d'inspiration : un sentiment d'isolement, une nature infinie, silencieuse, apaisante, revigorante mais également l'excitation d'être continuellement éblouie par ces paysages presque irréels.
Une claque visuelle et sensorielle, une sorte de pays imaginaire par sa richesse de paysages, de couleurs vibrantes, comme jamais vues auparavant...















VOIR LE SITE DE CLAIRE DORI










dimanche 16 juillet 2017

729-TSPÉ : COLLABORATION ET CO-CRÉATION DE 1960 À NOS JOURS-1-LISTE






- George Maciunas, Dick Higgins, Wolf Vostell, Benjamin Patterson & Emmett Williams performing Philip Corner’s Piano Activities 
at Fluxus Internationale Festspiele Neuester Musik, Weisbaden, 1962.
 Photograph by Hartmut Rekort.

- Affiche de l'Exposition "Warhol/Basquiat Paintings", 1985, New York, Soho, Tony Shafrazi Gallery.


RAPPEL DE LA NOUVELLE QUESTION

Texte paru au B.O. N°45 DU 8 DÉCEMBRE 2016 Collaboration et co-création entre artistes : duos, groupes, collectifs en arts plastiques du début des années 60 à nos jours. 

L'étude des pratiques artistiques en collaboration et en co-création, des années 1960 à nos jours, à partir de démarches d'artistes significatifs, a pour objectif de soutenir l'investigation de l'entrée de programme portant sur « le chemin de l'œuvre » (extrait du programme fixé par l'arrêté du 21 juillet 2010, B.O.E.N. spécial n° 9 du 30 septembre 2010), dans la visée globale du programme qui interroge ce qu'est « faire œuvre ».

Une certaine vision de l'artiste en génie solitaire s'est progressivement imposée au XIXe siècle avec la montée en puissance du sujet créateur tendant à laisser en retrait d'autres conceptions de l'artiste, de l'œuvre et de l'art. Pourtant, les pratiques artistiques dites « à plusieurs mains » ne sont pas nouvelles. Historiquement, elles croisent la notion d'atelier et ses évolutions ; elles interrogent la répartition des savoirs et des tâches au service de l'œuvre d'un artiste. Certaines, plus récentes, naissent au sein de regroupements d'artistes désireux de penser et produire ensemble autour de modes de vie et de création choisis, d'engagements esthétiques, sociaux ou politiques... À l'instar de la participation ou de l'interaction avec le spectateur, avec lesquelles elles ne se confondent pas, mais qu'elles peuvent inclure, les collaborations, co-créations et co-conceptions entre artistes conduisent à repenser le processus de création et le statut de l'œuvre comme celui de l'auteur.

Une sélection d'œuvres, de démarches, de mouvements et de pratiques significatifs pourra être opérée par chaque enseignant, afin de travailler les points suivants :
- les évolutions à partir des années 1960 des notions d'œuvre et d'auteur dans le cadre des pratiques en collaboration, en co-création et en co-conception, au sein de duos, de groupes et de collectifs d'artistes : désir de non-hiérarchisation entre les créateurs et parfois entre les arts, gestes et manifestations de « singularité collective » – par exemple au sein de Fluxus –, apparition dans les années 1970 et 1980 de la catégorie du couple d'artistes – duos artistiques et dans certains cas dans la vie... ; 
- les diverses modalités de partage d'objectifs et de ressources entre artistes : centrées sur la conception et la production ponctuelle d'une œuvre présentée à un public, visant à favoriser des associations et des coopérations dans le contexte d'un projet collectif de plus ou moins longue durée, relevant de collaborations qui peuvent articuler les langages et les pratiques des arts plastiques avec ceux du théâtre, de la danse, du cinéma, de la vidéo... ;
- l'émergence de nouvelles pratiques « à plusieurs » liées au numérique (technologies, processus, concepts), à la constitution de collectifs de création numérique (plus ou moins pérennes, pouvant varier au gré des projets) ;
- les contextes particuliers de certaines œuvres collaboratives, tel celui de l'espace public ou, plus largement, celui suscité par les réflexions actuelles sur la mondialisation ;
- plus généralement, les pratiques singulières développées dans le cadre d'œuvres collaboratives ou coopératives : pratiques de la conversation, de la conférence-performance, etc.


RECHERCHES

Ce premier article ne vise qu'a recenser modestement quelques-uns des couples et groupes qui ont œuvré ensemble dans les années de référence. 

Cette liste a été complétée par les ajouts de Sophie Dehorter et de Barbara Schlienger (Lycée Henri Matisse de Vence), de Lionel Gabel (Lycée Carnot de Cannes), de Jean-Marie Muracciole (Lycée Antoine de Saint-Exupéry de Saint-Raphaël) et de Delphine Bassez (Lycée Notre-Dame de Valenciennes). 

Merci également à Sébastien Lemale (Lycée Grandmont de Tours) qui a proposé de nombreux noms, notamment dans le domaine de l'architecture (Renzo Piano & Richard Rodgers...), du cinéma (Ethan & Joel Cohen, les Frères Dardenne, Paolo e Vittorio Taviani,  Marjane Satrapi & Winschluss : Persepolis, les Frères Lefdup...) et de la B.D. (au-delà de la relation traditionnelle scénaristes/dessinateurs, Atelier Mastodonte, Oubapo,
Joann Sfar, Lewis Trondheim, Blutch, Obion, et plein d'autres : Donjon, Dupuy et Berberian, Tramber & Jano, David B. & Joann Sfar : Urani T1 - La ville des mauvais rêves...).

Ceux qui souhaitent ajouter des noms à cette première liste sont les bienvenus et peuvent le faire par mail à : patin.camus@gmail.com.

Les collaborations entre artistes sont parfois complexes à dater précisément : certains artistes se sont rencontrés dès leurs études d'art et ont collaboré dès cette époque ; d'autres ont eu des carrières parallèles et n'ont collaboré que sur certaines œuvres ; d'autres artistes enfin, ont adhéré à un groupe pour quelques années seulement mais le nom même du groupe n'a parfois émergé que plusieurs années après sa formation. 

Dans certains couples d'artistes, l'un a parfois été en retrait, devenant le directeur artistique de l'autre et si certains artistes ont fusionné leur art (oeuvre collective), d'autres ont collaboré, tout en affirmant dans les œuvres leur identité respective (oeuvre collaborative).

LISTE 

- Bernd (1931-2007) & Hilla (1934-2015) Becher : dès 1957
- Groupe Zéro : collectif, dès 1957-1958
- Christo (né en 1935) & Jeanne-Claude (1935-2009) : dès 1958
- Fluxus : collectif, dès 1958-1961
- Jean Tinguely (1925-1991) & Niki de Saint Phalle (1930-2002) : dès 1960 (+ Le Cyclope)
- La Monte Young (né en 1935) & Marian Zazeela (née en 1940), dès 1962
- Nam June Paik (1932-2006) & Charlotte Moorman (1933-1991) : dès 1964
- Equipo Cronica : collectif, dès 1964
- B.M.P.T. : dès 1966
- Anne (née en 1942) et Patrick Poirier (né en 1942) : dès 1967
- Coopérative des Malassis : collectif, dès 1968
- Présence Panchounette : collectif, dès 1968
- Art & Language : collectif, dès 1968
- Anna (née en 1937) & Bernhardt Blume (1937-2011) : dès la fin des années 1960 et surtout dès la fin des années 1980
- Gilbert (né en 1943) & George (né en 1942) : dès 1967-1970
- ja na pa : collectif, dès les années 1970
- Asco : collectif, dès 1972
- Claes Oldenburg (né en 1929) & Claes van Bruggen (1942-2009) : dès 1975
- Pierre (né en 1950) & Gilles (né en 1953) : dès 1976
- Mike Kelley (1954-2012), Tony Oursler (né en 1957) and Co : projet, 1977-1997
- Bill Viola (né en 1951) & Kira Perov (?) : dès 1978
- Andy Warhol (1928-1987) & Jean-Michel Basquiat (1960-1988) : dès 1983
- Marina Abramovic (née en 1946) & Ulay (né en 1943) : dès 1975
- Christian Boltanski (né en 1944) & Annette Messager (née en 1943) : dès le début des années 1970
- Peter Fischli (né en 1952) & David Weiss (né en 1946) : dès 1979
- The Art Guys : dès 1983
- IFP : collectif, dès 1983
- Noir limite : collectif, dès 1985
- Tim Noble (né en 1966) & Sue Webster (née en 1967) : dès 1986
- Cercle Ramo Nash : collectif, dès 1987
- Ilya (né en 1933) & Emilia Kabakov (née en 1945) : dès 1988
- Eva & Adèle : dès 1989
- Dan Graham (né en 1942) & Jeff Wall (né en 1946) : projet, 1989-1991
- Lawick (née en 1958) /Müller (né en 1954) : dès 1990
- Jake (né en 1966) & Dinos (né en 1962) Chapman : dès le début des années 1990
- Aziz (né en 1961) + Cucher (né en 1958) : dès le début des années 1990
- Lucy (née en 1966) + Jorge Orta (né en 1953) : dès 1991
- Allora (née en 1974) & Calzadilla (né en 1971) : dès 1995
- Rosemarie Trockel (née en 1952) & Carsten Höller (né en 1961) : dès 1996
- Daniel Dewar (né en 1976) & Gregory Gicquel (né en 1975) : dès 1997
- Sun Yuan (né en 1972) & Peng Yu (né en 1974) : dès la fin des années 1990
- Dominique Gonzalez-Foerster (née en 1952), Pierre Huyghe (né en 1962) & Philippe Parreno (né en 1964) : projet, 1998
- Ultralab : collectif, dès 2000
- TeamLab : collectif, dès 2001
- KRM - Cherif (né en 1958) & Geza (née en 1974) : dès 2002
- Claire Fontaine : collectif, dès 2004
...


Une synthèse multimédia produite par Canopé
 sous la conduite de Madame Patricia Marszal, 
IA-IPR Arts plastiques de l'Académie de Lille, 
a été mise en ligne sur le Réseau Canopé le 22 juillet 2017 !
COLLABORATION ET CO-CRÉATION ENTRE ARTISTES










dimanche 9 juillet 2017

728-TFAC-VIDÉOS D'EXPOSITION -"MONDRIAN/DE STIJL"-CENTRE POMPIDOU, 2010






VOIR TOUT D'ABORD SUR LE RÉSEAU CANOPÉ
LES TROIS VIDÉOS SCÉREN/CENTRE POMPIDOU- PARCOURS D'EXPOSITION
MONDRIAN/DE STIJL, CENTRE POMPIDOU, DÉCEMBRE 2010-MARS 2011 :
1- DE STIJL (9 MN 38, 2010)
2- MONDRIAN (9 MN 17, 2010)
3- LE VOCABULAIRE DE MONDRIAN (6 MN 29, 2010)


VOIR LA VIDÉO (2 MN 30, 2010) DE CENTREPOMPIDOU,
GERRIT RIETVELD, CHAISE ROUGE-BLEU, 1918,
À L'OCCASION DE L'EXPOSITION MONDRIAN/DE STIJL, DÉCEMBRE 2010-MARS 2011.



VOIR LA VIDÉO (2 MN 39, 2010) DE CENTREPOMPIDOU,
GERRIT RIETVELD, MAISON SCHRÖDER, UTRECHT, 1924-1926,
À L'OCCASION DE L'EXPOSITION MONDRIAN/DE STIJL, DÉCEMBRE 2010-MARS 2011.



VOIR ET TÉLÉCHARGER



- van DOESBURG Théo (1883-1931), La Chambre des fleurs, Villa Noailles, Hyères (83), 1924-1925,
pièce servant à la confection de bouquets de fleurs et plan développé ;
villa construite par Robert MALLET STEVENS (1886-1945) et Léon DAVID (1878-1958),
noyau initial (1923-1925) et extensions (1925-1933).












727-TFAC-UN QUIZ SUR "L'AUBETTE"




- Théo van Doesburg, Sophie Taeuber-Arp et Jean Arp, devant l'Aubette, traversant la place Kléber, 1927.

Théo van Doesburg dans le Ciné-dancing, Sophie Taeuber-Arp et Jean Arp dans leur atelier respectif, l'Aubette, 1927.



Pour avoir accès au corrigé, s'inscrire sur le site  - Site fiable et sans relance.


- Théo van Doesburg et Jean Arp dirigeant les artisans dans le Salon de thé de l'Aubette, 1927.


POUR EN SAVOIR PLUS SUR "L'AUBETTE"














mardi 4 juillet 2017

724-VIDÉOS : LE MOUVEMENT DADA ET LE CABARET VOLTAIRE À ZÜRICH



- Van DOESBURG Théo (1883–1931), Couverture de la brochure ‘Wat is Dada?’, 1923
15.5 x 12.5 cm, pamphlet vendu lors de la "Tournée Dada" organisée par l'artiste aux Pays-Bas, en Janvier-février 1923,
 avec notamment Kurt SCHWITTERS (1887-1948).


VOIR LA VIDÉO (5 MN 23, 2016) D’ENTRÉE LIBRE
L'HISTOIRE DU MOUVEMENT DADA
AUTOUR DES EXPOSITIONS DU CENTENAIRE DU MOUVEMENT DADA, ZÜRICH, 2016.



VOIR LA VIDÉO (5 MN 20, POSTÉE EN 2012) DE IMAGEPLANET 
DADA ET LE CABARET VOLTAIRE (ZÜRICH, 1917 ?).

lundi 3 juillet 2017

723-TFAC-LA VIE ET L'OEUVRE DE SOPHIE TAEUBER-ARP (1889-1943)-3




- Portrait de Sophie Taeuber-Arp, années 1930 (?).




1930-1943

En 1930, Sophie Taeuber-Arp participe à la naissance du groupe "Cercle et Carré" créé par Michel Seuphor et Joaquin Torrès-Garcia (1930), "Abstraction-Création" avec Auguste Herbin et Georges Vantongerloo (jusqu'en 1934) puis en 1937, au groupe suisse "Allianz" avec Max Bill et Léo Leuppi ainsi qu'à la création de la Revue internationale d'art contemporain, "Plastique" (ou "Plastic/Plastique", 1937-1939). 

Elle continue d'aménager des appartements (projet non réalisé de la maison Müller-Widmann, Bâle, 1933 ; logement Hilberseimer, 1935, Berlin). 

Elle entame, en 1936, une série de reliefs en bois, partiellement découpés et peints à l'huile.

Elle participe, en 1937, à l'exposition des "Constructivistes" au Kunstmuseum de Bâle, qui lui assure une renommée internationale, et expose avec Jean Arp à Paris, en mai 1939, à la Galerie Jeanne Bucher.

En 1940, le couple quitte leur maison de Clamart-Meudon (avant la prise de Paris par les troupes allemandes) pour Grasse puis Zürich où elle réalise des lithographies et gravures à plusieurs mains, avec Jean Arp, Sonia Delaunay et Alberto Magnelli. 

En 1943, elle meurt accidentellement à Zürich, à l'âge de 54 ans.


 - TAEUBER-ARP Sophie (1889-1943), Équilibre, 1932,
huile sur toile, 46x38 cm, Bâle, Collection particulière.

 - TAEUBER-ARP Sophie (1889-1943), Composition dans un cercle blanc sur fond bleu, 1936,
gouache sur papier, 27x35,1 cm, Collection particulière.


 TAEUBER-ARP Sophie (1889-1943), Relief carré à cercles découpés et cônes surgissants, 1936, 
relief en bois peint à l'huile.

 TAEUBER-ARP Sophie (1889-1943), Relief rectangulaire à cercles découpés, 1936 (?), 
relief en bois peint à l'huile.


TROISIÈME OEUVRE À L'ÉTUDE - TAEUBER-ARP Sophie (1889-1943), Relief rectangulaire, rectangles découpés, rectangles appliqués et cylindres surgissants, 1936, 
relief en bois peint à l'huile, 50 x 68.5 cm, signé et daté sur le dos : SH Taeuber-Arp 1936,
 Kunstmuseum, Basel. Don de Marguerite Arp-Hagenbach, 1968.



 - TAEUBER-ARP Sophie (1889-1943), Relief rond en trois hauteurs, 1937,
bois peint à l'huile, D: 60 cm (?), Collection particulière.



- TAEUBER-ARP Sophie (1889-1943), Composition aux cercles colorés, 1937,
d'après une gouache sur papier de 1934,
huile sur toile, 49,5x64, 1 cm.

- TAEUBER-ARP Sophie (1889-1943), Plans profilés en courbes et plans, 1938,
gouache sur papier, env. 34,5x24,5 cm.


VOIR LA VIDÉO (3 MN 24, 2015) DU MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE BERNE

SUR L'OEUVRE DE 
JEAN ARP, DUO-PEINTURE D'APRÈS UN DESSIN EXÉCUTÉ EN COLLABORATION AVEC SOPHIE TAEUBER-ARP EN 1939, 1948-1949.



- TAEUBER-ARP Sophie (1889-1943), Lignes d'été, 1942,
huile sur contre-plaqué, 48x36 cm, Collection particulière.



Ce rapide survol de la vie et l'oeuvre de Sophie Taeuber-Arp, permis grâce aux sites précités, a été guidé par l'ouvrage publié lors de la rétrospective 1989-1990 de l'artiste à Paris (Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris) et Lausanne (Musée Cantonal des Beaux-Arts).
D'autres articles seront nécessaires pour envisager le contexte artistique des années 1910-1940, avec notamment une présentation ou un renvoi à l'Abstraction (en particulier au Néoplasticisme), au Dadaïsme, et à la vie et l'oeuvre de Jean Arp.


Les trente années de création de Sophie Taeuber-Arp ont été traversées par une recherche constante sur les mêmes motifs abstraits, et cela au travers de tous les médiums utilisés : dessin (gouache préalable), broderie, tapisserie, peinture, vitrail, volume (petit objet, bijou, jouet, marionnette, Tête Dada, meuble, relief), décor mural, architecture, avec la volonté de rompre la hiérarchie des arts, d’œuvrer en collectif et d'intégrer l'abstraction dans la vie quotidienne.

Si le rectangle et le carré prédominent, accompagnés du triangle (Compositions verticales-horizontales, 1915-1930), la courbe et le cercle apparaissent dès les premières années (1915-1920) pour s'imposer dans les dernières années de son oeuvre (années 1930 et 1940). La proximité, la collaboration et le travail en duo avec Jean Arp (abstraction organique, reliefs en bois peint) ont d'ailleurs entraîné une influence réciproque. 


Les figures stylisées traversent sa production, avec en tout premier lieu les figures humaines (aspect ethnique) bras levés et jambes écartées ou en cloche (danseurs), avec une tête géométrique parfois dessinée en forme de croix (années 1910 et 1920). 

Les paysages urbains et naturels sont également une source d'inspiration récurrente (Sienne, Montmartre, Pompéi, Grasse...) et ses jeux de lignes tardifs (années 1930 et 1940 et Grasse) ne sont pas sans évoquer les notations chorégraphiques de la fin des années 1910.

La recherche de mouvement est d'ailleurs exprimée dans les titres de certaines séries comme Rythmes libres (1915-1920) ou Mouvement de lignes et Compositions dynamiques (années 1930 et 1940). 

L'ensemble joue souvent sur la représentation d'un espace entièrement plan mais certaines œuvres en deux dimensions créent, par le jeu de la superposition, de la transparence ou de l'oblique, des effets de profondeur, de volume ou de perspective. 

Sophie Taeuber-Arp crée de plus un jeu subtil entre espace réel et représenté, que ce soit dans les marionnettes et leur rapport au décor peint ("Le Roi-Cerf", 1918), dans les Têtes Dada entre volume et surface peinte (1918-20), dans les architectures qu'elle aménage avec un décor peint qui souligne ou perturbe la perception des espaces (années 1920 et 1930) ou encore dans ses reliefs, en partie découpés et rehaussés de couleur (années 1930).











dimanche 2 juillet 2017

722-TFAC-LA VIE ET L'OEUVRE DE SOPHIE TAEUBER-ARP (1889-1943)-2




- Sophie Taeuber-Arp dans son atelier de l'Aubette à Strasbourg, 1926 ou 1927.




1920-1930

Durant les années 1920, Sophie Taeuber effectue de nombreux voyages en Europe et expose. Elle crée des peintures, des broderies et autres travaux textiles. Elle réalise, en 1921, le mobilier de la villa "Suhaglia" des Schwaller, à Saint-Moritz puis de nombreux aménagements intérieurs. 

Elle s'installe en France, à Paris (1925) puis Strasbourg (1926), pour y être, comme son mari, naturalisée française. 

A Strasbourg, à la demande des frères Paul (architecte) et André Horn (promoteurs immobiliers), Sophie Taeuber-Arp réalise la décoration de l'appartement d'André Horn (1926, détruit) puis du bar-dancing de l'Hôtel Hannong (1926, détruit), avant de se voir confier le chantier du bâtiment de l'Aubette à transformer en un complexe de restauration et de loisirs (1926-1928, oeuvre disparue et aujourd'hui partiellement restaurée)
Elle réalise, toujours à Strasbourg, l'aménagement de la maison Heimendinger (1927-1930) et celui de l'appartement d'Ernest Rott (1930) et, à Paris, celui de la Galerie Goemans (1928-1930) et de l'appartement Werner (1930)

Elle meuble ses réalisations avec des créations d'artistes contemporains mais crée également des meubles modulables aux formes minimalistes. Elle réalise de grandes peintures murales aux compositions abstraites et parfois même des vitraux.

Sophie et Jean Arp font construire une maison dessinée par Sophie (1928), sur un terrain acheté l'année précédente à Clamart-Meudon (au sud-est de Paris). Cette maison-atelier du couple va être un haut-lieu de rencontre des artistes de l'époque.



- TAEUBER-ARP Sophie (1889-1943), Costumes Hopis, portés par Sophie et sa soeur Erika, Zürich, 1922.




- TAEUBER Sophie (1889-1943), Composition en taches quadrangulaires, polychromes, denses, 1921,
gouache sur papier, 26x35 cm, Collection particulière.

- TAEUBER Sophie (1889-1943), Sienne, 1921, 
gouache sur papier, 27,2x21,3 cm, Collection particulière.


- TAEUBER-ARP Sophie (1889-1943), Montmartre, 1926,
gouache sur papier, 23x29 cm, Paris, Collection Ruth Arp.

- TAEUBER-ARP Sophie (1889-1943), Personnages, 1926,
broderie de laine, 49,5x48,5 cm, Paris, Collection Ruth Arp.


- TAEUBER-ARP Sophie (1889-1943), Figures, 1926,
broderie de laine.

- TAEUBER-ARP Sophie (1889-1943), Composition avec formes de S, 1927,
gouache sur papier, 26x35 cm, Collection particulière.


- TAEUBER-ARP Sophie (1889-1943), Aménagement du Bar-Dancing de l'Hôtel Hannong, Strasbourg, 1926.



OEUVRE À L'ÉTUDE N°2 - L'AUBETTE, 1926-1928 (projets dès septembre 1926 ; travaux menés de février 1927 à janvier 1928 ; locaux inaugurés en février 1928), surnommée, "la chapelle Sixtine de l'Art moderne".









Pour le chantier considérable du bâtiment strasbourgeois de l'Aubette (situé place Kléber), à transformer en un complexe de restauration et de loisirs (aménagement intérieur de l'aile droite d'un ancien bâtiment militaire de centre ville de style néo-classique, construit [1765-1778] par l'architecte Jean-François Blondel au XVIII° siècle, reconstruit en partie au XIX° siècle [1873-1875] et classé monument historique en 1929), Sophie Taeuber-Arp fait appel à son mari Jean Arp (1886-1966) et à son ami Théo van Doesburg (1883-1931), rencontré en 1922. Théo van Doesburg devient le théoricien du projet et cherche à "placer l'homme dans la peinture plutôt que devant elle". De nombreux projets de Sophie Taeuber-Arp et de Théo van Doesburg sont conservés.

Ensemble, ils aménagent une dizaine de salles sur quatre niveaux : 
- au sous-sol (à l'est), un Caveau-dancing et l'American-bar attenant (décors disparus) ; 
- à l'entresol (à l'est), une Salle de billard (décor disparu);  
- au rez-de-chaussée (d'ouest en est, 4 salles), une toute petite salle  "l'Aubette-Bar" (salle d'apéritif, décor disparu) attenante à un Salon de thé-pâtisserie, le "Five O'Clock Tea" (décor disparu) puis, après un grand couloir transversal (ou "passage", décor restauré), un Café-brasserie (dont il ne subsiste pas de trace) et un Café-restaurant (décor disparu) 
- une cage d'escalier (à trois volées, décor restauré) menant jusqu'au premier étage où se trouvent (d'ouest en est, 3 salles au décor restauré) un Ciné-dancing puis un espace ouvert intermédiaire, un Foyer-bar, et enfin une Salle des fêtes.

Il semble que Sophie Taeuber-Arp aie réalisé seule, au rez-de-chaussée, le couloir et les salles de l'Aubette-Bar et du Five O'Clock Tea, et, en collaboration avec son mari, le décor de la Salle de billard (?) à l'entresol et du Foyer-bar au premier étage, ainsi que les peintures murales et le vitrail de l'escalier menant au premier étage.

Son mari réalise seul l'unique décor curviligne (biomorphique) du Caveau-dancing et de l'American-bar, le reste des salles étant orné d'un décor géométrique (rectangles, carrés, triangles) coloré (parfois vert ou beige) où dominent les couleurs primaires (jaune, rouge, bleu) et les non-couleurs (noir, blanc, gris) peintes en aplats et les orthogonales (sauf dans le Ciné-dancing : grille oblique dynamique de Théo van Doesburg). Il est à noter que les compositions de Sophie Taeuber-Arp et de son mari font écho à des réalisations antérieures en solo ou en duo, datant parfois même des années 1916-1917.

Théo van Doesburg a dessiné pour sa part l'escalier de trois volées qui mène de l'entresol au premier étage, a orné le café-restaurant et le café-brasserie du rez-de-chaussée et la salle des fêtes et le ciné-dancing du premier étage.

Cette oeuvre d'art totale à l'unité plastique forte et avant-gardiste, répondant à l'esthétique néo-plastique (dérivée du mouvement De Stijl dont Théo van Doesburg est, aux Pays-Bas, l'un des fondateurs) et incluant le décor des murs, plafonds et sols (les surfaces colorées se continuant sur le sol), l'éclairage (direct ou indirect mais réparti également avec des lampes à lumière blanche), les miroirs (notamment carrés dans l'American-bar et le Ciné-dancing), le mobilier (essentiellement en bois et tubes d'acier ; poignées de portes), les accessoires (vaisselle, cendriers...), les éléments techniques (radiateurs, tableaux électriques...) et la signalisation (mobilier, luminaires et typographie de 1919 de Théo van Doesburg), disparaîtra en 1938 pour réapparaître à la fin des années 1970, avant d'être classée au titre des Monuments Historiques puis restaurée (couloir, escalier et premier étage seulement) au tournant du XXI° siècle (1985-1994 et 2004-2006).


"Les soussignés ont l’honneur de vous inviter de venir voir leurs nouvelles
constructions d’intérieurs élémentaristes et prae-morphistes éxécutés dans
l’aubette à strasbourg (France)",
 carton de vernissage de février 1928.


LE SOUS-SOL

- TAEUBER-ARP Sophie (1889-1943), ARP Jean (1886-1966) et van DOESBURG Théo (1883-1931), L'Aubette, Strasbourg, 1927-1928,
Le Caveau-dancing, réalisé par Jean Arp avec un décor de formes organiques colorées.

- TAEUBER-ARP Sophie (1889-1943), ARP Jean (1886-1966) et van DOESBURG Théo (1883-1931), L'Aubette, Strasbourg, 1927-1928,
L'American-bar, réalisé par Jean Arp avec un décor de formes organiques colorées et de miroirs.

- ARP Jean (1886-1966), Sérigraphie d'après le décor du Caveau-dancing.


L'ENTRESOL

- TAEUBER-ARP Sophie (1889-1943), ARP Jean (1886-1966) et van DOESBURG Théo (1883-1931), L'Aubette, Strasbourg, 1927-1928,
La Salle de billard, réalisée par Sophie Taeuber-Arp et Jean Arp, avec un décor de larges rectangles colorés.


LE REZ-DE-CHAUSSÉE

- HORN Paul (1879-1959, architecte), Plan du rez-de-chaussée de l'aile droite du bâtiment de l'Aubette, Strasbourg.

- TAEUBER-ARP Sophie (1889-1943), ARP Jean (1886-1966) et van DOESBURG Théo (1883-1931), L'AubetteStrasbourg, 1927-1928,
L'Aubette-bar, projets pour le plafond, par Sophie Taeuber-Arp.

- TAEUBER-ARP Sophie (1889-1943), ARP Jean (1886-1966) et van DOESBURG Théo (1883-1931), L'Aubette, Strasbourg, 1927-1928,
L'Aubette-bar, aménagé par Sophie Taeuber-Arp avec un décor asymétrique alternant dans une composition verticale-horizontale de grandes surfaces rectangulaires ou carrées avec de plus petites surfaces au damier multicolore.

- TAEUBER-ARP Sophie (1889-1943), ARP Jean (1886-1966) et van DOESBURG Théo (1883-1931), L'Aubette, Strasbourg, 1927-1928,
Le Salon de Thé, Five O'Clock Bar, dessin et tapisserie, par Sophie Taeuber-Arp. 

- TAEUBER-ARP Sophie (1889-1943), ARP Jean (1886-1966) et van DOESBURG Théo (1883-1931), L'Aubette, Strasbourg, 1927-1928,
Le Salon de Thé, Five O'Clock Baraxonométrie, par Sophie Taeuber-Arp. 

- TAEUBER-ARP Sophie (1889-1943), ARP Jean (1886-1966) et van DOESBURG Théo (1883-1931), L'Aubette, Strasbourg, 1927-1928,
Le Salon de Thé, Five O'Clock Bar, aménagé par Sophie Taeuber-Arp. 
Le décor était constitué de grands rectangles monochromes intégrant de plus petits panneaux rectangulaires ou carrés, eux-mêmes constitués de petits rectangles colorés (gris, noirs, blancs et rouges et peut-être vert également). Cela provoquait un effet de mise en abyme et d'accélération de rythme entre la surface de la salle, les grands et les plus petits panneaux.

- TAEUBER-ARP Sophie (1889-1943), ARP Jean (1886-1966) et van DOESBURG Théo (1883-1931), L'Aubette, Strasbourg, 1927-1928,
Le Couloir ou Passage du rez-de-chaussée, dessin de sol et axonométrie, par Sophie Taeuber-Arp.
Le sol est orné d'une composition asymétrique de 6 rangées de rectangles allongés dans le sens de la marche du visiteur.

- TAEUBER-ARP Sophie (1889-1943), ARP Jean (1886-1966) et van DOESBURG Théo (1883-1931), L'Aubette, Strasbourg, 1927-1928,
Le Couloir ou Passage du rez-de-chaussée, aménagé par Sophie Taeuber-Arp (photo actuelle).

- TAEUBER-ARP Sophie (1889-1943), ARP Jean (1886-1966) et van DOESBURG Théo (1883-1931), L'Aubette, Strasbourg, 1927-1928,
Le Couloir ou Passage du rez-de-chaussée, aménagé par Sophie Taeuber-Arp (photo de l'époque et photo actuelle).
Le sol est orné d'une composition asymétrique de 6 rangées de rectangles allongés dans le sens de la marche du visiteur.

- TAEUBER-ARP Sophie (1889-1943), ARP Jean (1886-1966) et van DOESBURG Théo (1883-1931), L'Aubette, Strasbourg, 1927-1928,
Le Café-Restaurant, projet de plafond, par Théo van Doesburg.

- TAEUBER-ARP Sophie (1889-1943), ARP Jean (1886-1966) et van DOESBURG Théo (1883-1931), L'Aubette, Strasbourg, 1927-1928,
Le Café-Restaurant, aménagé par Théo van Doesburg, 
Le décor peint s'étalait sur les 4 murs et le plafond.

- TAEUBER-ARP Sophie (1889-1943), ARP Jean (1886-1966) et van DOESBURG Théo (1883-1931), L'Aubette,Strasbourg, 1927-1928,
 Le Café-Restaurant, aménagé par Théo van Doesburg. 


L'ESCALIER

- TAEUBER-ARP Sophie (1889-1943), ARP Jean (1886-1966) et van DOESBURG Théo (1883-1931), L'Aubette,Strasbourg, 1927-1928,
Prototype du vitrail de l'escalier menant au 1er étage, par Sophie Taeuber-Arp et Jean Arp (maquette attribuée à Jean Arp).

- TAEUBER-ARP Sophie (1889-1943), ARP Jean (1886-1966) et van DOESBURG Théo (1883-1931), L'Aubette,Strasbourg, 1927-1928,
 Entre le rez-de-chaussée et premier étage, L'Escalier, dessiné par Théo van Doesburg et orné par Sophie et Jean Arp (peintures murales et vitrail).
A l'escalier aux lignes brisées, répond le décor (de même largeur que les marches) de rectangles allongés colorés des murs (bandes grises et bleues verticales accompagnant l'ascension du visiteur) et du vitrail (5 rangées de 6 carreaux égaux de verre pressé, gris, bleus et beiges).

- TAEUBER-ARP Sophie (1889-1943), ARP Jean (1886-1966) et van DOESBURG Théo (1883-1931), L'Aubette,Strasbourg, 1927-1928 (photos actuelles),
 Entre le rez-de-chaussée et premier étage, L'Escalier, dessiné par Théo van Doesburg et décor peint de Sophie et Jean Arp (peintures murales et vitrail).


LE PREMIER ÉTAGE 

- TAEUBER-ARP Sophie (1889-1943), ARP Jean (1886-1966) et van DOESBURG Théo (1883-1931), L'Aubette, Strasbourg, 
Maquette du premier étage, réalisée par le MoMA,
bois et acrylique, 33x106,7x61 cm, New York, MoMA.
À noter, le projet de Théo van Doesburg, d'un sol fait de cercles dans la Salle des fêtes, projet qui ne sera pas réalisé du fait du parquet. De nombreux projets conservés de l'aménagement du bâtiment n'ont pas été réalisés ou ont été modifiés au niveau des formes, des couleurs ou même des matériaux (mosaïques non exécutées par exemple).

- TAEUBER-ARP Sophie (1889-1943), ARP Jean (1886-1966) et van DOESBURG Théo (1883-1931), L'Aubette, Strasbourg, 1927-1928,
 Premier étage, Le Ciné-Dancing, développé du plafond et des trois côtés, par Théo van Doesburg.

- TAEUBER-ARP Sophie (1889-1943), ARP Jean (1886-1966) et van DOESBURG Théo (1883-1931), L'Aubette, Strasbourg, 1927-1928,
 Premier étage, Le Ciné-Dancing, aménagé par Théo van Doesburg, (photo d'époque et photo actuelle).
La grande salle est ornée aux murs et plafond d'une grille oblique de carrés, rectangles et triangles de couleur (noirs, blancs, jaunes, bleus, rouges et verts), en relief (stucs), encadrés et séparés par des bandes blanches en creux.
C'est la seule salle ornée d'un décor oblique qui répond à la l'Elémentarisme de Théo van Doesburg (1924) en résonance à la perspective de la salle et se dissocie ainsi du Néoplasticisme de Piet Mondrian (1872-1944). A signaler, la présence de miroirs carrés (au-dessus des radiateurs du mur de façade) dupliquant l'espace.

- TAEUBER-ARP Sophie (1889-1943), ARP Jean (1886-1966) et van DOESBURG Théo (1883-1931), L'Aubette, Strasbourg, 1927-1928,
Premier étage, Le Ciné-Dancing, aménagé par Théo van Doesburg.
"Comme les éléments architectoniques se basaient sur des rapports orthogonaux, cette salle dut s’accommoder d’une répartition oblique de couleurs, d’une contre-composition, qui fût de nature à résister à toute la tension de l’architecture. et ainsi, la galerie, qui traverse du côté droit obliquement la composition, fut plutôt un avantage qu’un désavantage pour l’ensemble. elle accentue le rythme et la couleur", Théo van Doesburg, n° spécial de la revue De Stijl, 1928.

- TAEUBER-ARP Sophie (1889-1943), ARP Jean (1886-1966) et van DOESBURG Théo (1883-1931), L'Aubette, Strasbourg, 1927-1928,
Premier étage, Le Ciné-Dancing, aménagé par Théo van Doesburg (photo d'époque et photo actuelle).
A noter, la rampe de luminaires dressés vers le plafond et offrant un éclairage indirect, comme dans l'Aubette-bar.

- TAEUBER-ARP Sophie (1889-1943), ARP Jean (1886-1966) et van DOESBURG Théo (1883-1931), L'Aubette, Strasbourg, 1927-1928,
Premier étage, Le Foyer-bar, aménagé par Sophie Taeuber-Arp et Jean Arp, avec un décor de grands rectangles aux nuances de gris et de rouge, couvrant le plafond et les murs et allant jusqu'au sol. 

- TAEUBER-ARP Sophie (1889-1943), ARP Jean (1886-1966) et van DOESBURG Théo (1883-1931), L'Aubette, Strasbourg, 1927-1928 (photos actuelles).

- TAEUBER-ARP Sophie (1889-1943), ARP Jean (1886-1966) et van DOESBURG Théo (1883-1931), L'Aubette, Strasbourg, 1927-1928,
Premier étage, La Salle des Fêtes, Etude, par Théo van Doesburg,

- TAEUBER-ARP Sophie (1889-1943), ARP Jean (1886-1966) et van DOESBURG Théo (1883-1931), L'Aubette, Strasbourg, 1927-1928,
Premier étage, La Salle des Fêtes, aménagée par Théo van Doesburg,
avec un décor de rectangles et de carrés colorés (noir, blanc mais également rouge et bleu offrant deux nuances dissonantes, chaudes et froides) d'où émergent des lignes blanches en relief et des carrés, eux-aussi en relief, contenant les luminaires (carrés en émail d'1 m 20 de côté - unité de mesure correspondant également à la hauteur des radiateurs - contenant 16 ampoules chacun). Les grilles de ventilation sont intégrées au décor.


- TAEUBER-ARP Sophie (1889-1943), ARP Jean (1886-1966) et van DOESBURG Théo (1883-1931), L'Aubette, Strasbourg, 1927-1928,
Premier étage, La Salle des Fêtes, aménagée par Théo van Doesburg (photos actuelles).



VOIR LA VIDÉO (3 MN 10, 2017) DE WALKOART
VISITE 2017 DE L'AUBETTE, STRASBOURG.


POUR EN SAVOIR PLUS




AUTRES RÉALISATIONS 


- TAEUBER-ARP Sophie (1889-1943), La Maison des Arp, à Clamart-Meudon, 1928.


 - TAEUBER-ARP Sophie (1889-1943), Aménagement intérieur de la Maison Heimendinger, Strasbourg, 1927-1930.


 - TAEUBER-ARP Sophie (1889-1943), Aménagement intérieur de l'Appartement Werner, Paris, 1930.