4

4

lundi 25 février 2019

995-EXPOSITION 2019 AU CENTRE POMPIDOU : "VASARELY"

VICTOR VASARELY (1906-1997).


VOIR LA VIDÉO (4 MN 14, 2019) DE ARTS IN THE CITY,
VASARELY CRÉÉE L’ÉVÉNEMENT AU CENTRE POMPIDOU : L'EXPOSITION.



VOIR LA VIDÉO (1 MN 50, 2018) DE L'EXPOSITION DE LA FONDATION VASARELY
VASARELY : DES ŒUVRES INÉDITES POUR UNE NOUVELLE EXPOSITION







vendredi 22 février 2019

994-ART CONTEMPORAIN ET AUTOROUTE, "S'IL Y A LIEU, JE PARS AVEC VOUS"







VOIR LE FILM (12 MN 20, 2014) DE BENOÎT MILLOT ET SÉBASTIEN JOUSSE (LE BAL, PARIS),
S'IL Y A LIEU, JE PARS AVEC VOUS.
"Alain Bublex s’intéresse à l’effet que l’autoroute produit sur nous, l’effet de son surgissement (vidéo, de 0' 24 à 3').
Julien Magre nous embarque dans un road movie entre rêves, apparitions et hallucinations (vidéo, de 3' à 5' 44). 
Sur le trajet de Paris à Marseille, d’où est originaire Antoine d’Agata, l’artiste enregistre les paysages nocturnes des parkings.
Stéphane Couturier restitue en image la sensation permanente de saccade, la griserie de la vitesse (vidéo de 5'44 à 7'43).
Sophie Calle interpelle l’automobiliste au péage de Saint-Arnoult : « Faites-moi voyager et je vous offre le péage » (vidéo, de 7'43 à 9'30)".


POUR EN SAVOIR PLUS
VOIR LE SITE DU BAL










jeudi 21 février 2019

993-GABRIEL DELAHAYE (1841-1888), CHARLES DELAHAYE (VERS 1840-1878), PAUL DELAHAYE (1849-1916), PHOTOGRAPHES




- DELAHAYE Gabriel (?) (vers 1841-1888), Ruines Romaines de Cimiès, recto, vers 1868-1871 (?),
pas d'inscriptions au recto,
tirage albuminé de 9,8x5,6 cm sur carton de 10,5x6,3 cm, Collection personnelle.



DERNIÈRE MISE À JOUR DE CET ARTICLE : 29/02/2020




"Delahaye" est un patronyme français répandu. Trois photographes de ce nom sont connus à Nice dans la seconde moitié du XIX° siècle, Gabriel, Charles et Paul. 


- Gabriel DELAHAYE (1841-1888)

Gabriel Delahaye est né le 12 juin 1841 à Fontainebleau au 6, rue Basse. Il est le fils de François Delahaye, propriétaire et de Marie Cognaton, son épouse. 

Il est déjà "photographe", à 29 ans, lors de son mariage à Nice le 7 août 1869, avec Baptistine Louise Bensa (née à Nice le 7 juin 1843). Marie, la mère de Gabriel Delahaye, domiciliée à Nice, est présente à la cérémonie mais pas son père qui habite toujours à Fontainebleau. L'un des témoins du mariage est le photographe Victor Bonhoure.

Dans les années suivantes, deux premiers enfants naissent de cette union, François (en juillet 1870, au 108 rue de France) et Henriette (en janvier 1872, Quartier Riquier Supérieur, propriété Roux) mais Henriette décède malheureusement à cinq jours. 
Si Gabriel Delahaye est toujours "photographe" à la naissance de François, il est dit en janvier-février 1872 "sans profession", lors de la naissance d'Henriette et "propriétaire", lors du décès de cette dernière.

Gabriel Delahaye est cependant nommé comme "photographe" en avril 1872 lors du recensement de la Ville de Nice, résidant au 4, quartier Riquier avec sa mère Marie (52 ans), sa femme Baptistine (29 ans) et son fils François (21 mois). 

Le couple a par la suite deux autres enfants, Louis (en 1873, Quartier Riquier Supérieur, propriété Roux) et Emile (en 1880, 37 avenue de la Gare) mais malheureusement Emile meurt à trois ans en 1883 (au 14, rue Foncet). 
Si Gabriel Delahaye est toujours dit "photographe" à la naissance de Louis en 1873, il est cité comme "artiste-peintre" en 1880, lors de la naissance d'Emile et sa profession n'est pas précisée lors du décès de ce dernier.

L'atelier de Gabriel Delahaye est uniquement cité dans les annuaires niçois de 1873 à 1875 au 3, rue Chauvain (annuaire absent de 1876). Le revers de ses cartons-photos (manifestement rectifiés) affiche cette adresse avec son nom mais pas son prénom.
Le revers de certains cartons de Gabriel (?) Delahaye porte une adresse, "rue de France" (inconnue dans les annuaires) ainsi que d'autres mentions effacées : Photographie --- - Delahaye --- - --- Rue de France - Nice - --- Paysages ---". 
L'adresse est parfois également effacée pour être remplacée par l'indication d'une autre, notamment celle de la rue Chauvain, alors que la ligne, "Portraits Paysages Agrandissements", est pour sa part intégralement conservée. 

Ces cartons réutilisés, antérieurs à 1872, semblent révéler une première adresse, rue de France, occupée probablement vers 1868/1869-1871 (signalée en juillet 1870 lors de la naissance de son fils François au n° 108).

Dans les annuaires, "G." Delahaye semble cité par erreur (adresse de Charles Delahaye) dans la liste professionnelle de 1877 au 3, rue Adélaïde puis il n'apparaît plus comme "photographe" dans ceux de de 1879 et de 1883 (annuaires absents de 1878 et de 1880-1882) 

Il est possible que Gabriel Delahaye ait cessé son activité de photographe vers 1877/1878 car il est cité (résidence) : 
- dans l'acte de déclaration de naissance de son fils Emile, en juin 1880, comme "artiste-peintre", au 37, avenue de la Gare,
- dans le recensement de 1881, comme "artiste", au 14 rue Foncet (il n'est cité, dans le recensement de 1876, ni rue Riquier ni rue Foncet),
- dans les annuaires (listes des habitants) de 1884 et 1885, comme "artiste-peintre" et "professeur", au 14, rue Foncet (depuis 1880-1881), 
- dans l'annuaire de 1886, sa profession n'est pas précisée, au 3, place des Platanes, 
- dans l'annuaire de 1887, son nom est absent,
- et dans celui de 1888, il est cité comme "rentier", avenue de la Gare, maison Cousin.

Gabriel Delahaye décède à 47 ans, le 8 novembre 1888 au 15, rue Lépante. 
Son épouse décédera pour sa part le 21 avril 1930, à l'âge de 86 ans. Leurs corps reposent au cimetière niçois de Caucade.


- DELAHAYE Gabriel (?) (vers 1841-1888), Ruines Romaines de Cimiès, recto, vers 1868-1871 (?),
pas d'inscriptions au recto,
tirage albuminé de 9,8x5,6 cm sur carton de 10,5x6,3 cm, Collection personnelle.

- DELAHAYE Gabriel (?) (vers 1841-1888), Ruines Romaines de Cimiès, recto, vers 1868-1871 (?),
inscriptions au verso sur une adresse en partie effacée et complétée au tampon humide,
 "PHOTOGRAPHIE -- DELAHAYE --- Rue de France- NICE - - Paysages --",
 carton de 10,5x6,3 cm, Collection personnelle.


- DELAHAYE Gabriel (?) (vers 1841-1888), Monastère de Cimiès, recto, vers 1868-1871 (?),
pas d'inscriptions au recto,
tirage albuminé de 9,8x5,6 cm sur carton de 10,5x6,3 cm, Collection personnelle.

 
- DELAHAYE Gabriel (?) (vers 1841-1888), Moanstère de Cimiès, verso, vers 1868-1871 (?),
inscriptions au verso sur une adresse en partie effacée et complétée au tampon humide,
 "PHOTOGRAPHIE -- DELAHAYE --- Rue de France- NICE - - Paysages --",
inscriptions manuscrites, "Monastère Cimies Nice",
 carton de 10,5x6,3 cm, Collection personnelle.



- DELAHAYE Gabriel (?) (vers 1841-1888), Portrait d'homme, vers 1872-1873 (?),
inscriptions au recto, "DELAHAYE -- à NICE",
tirage albuminé de 9,3x5,4 cm sur carton de 10x6,3 cm, Collection personnelle.

- DELAHAYE Gabriel (?) (vers 1841-1888), Portrait d'homme, vers 1872-1873 (?),
inscriptions au verso sur une adresse en partie effacée et complétée au tampon humide,
 "PHOTOGRAPHIE - DELAHAYE - Rue Chauvain I - NICE - Portraits Paysages et agrandissements",
 carton de 10x6,3 cm, Collection personnelle.




- Charles DELAHAYE (vers 1840-1878)

Charles Delahaye est né à Paris vers 1840 (probablement le 10 ou le 13 août 1840, dans le 5ème arrondissement, état civil reconstitué).

La première mention concernant ce photographe à Nice date du début de l'année 1875. Une publicité le concernant, publiée à huit reprises de janvier à avril 1875 dans Les Théâtres de Nice, révèle en effet qu'il ne semble s'installer dans la ville qu'à partir de l'hiver 1874-1875.



- Publicité parue en page 3 ou 4 des, Théâtres de Nice, du 18 janvier au 24 avril 1875, Paris, BnF (voir sur Gallica).



Charles Delahaye est cité dans le recensement de la Ville de Nice en décembre 1876, âgé de 36 ans et résidant avec sa femme Angélique Amélie (Emélie en fait) Bénard (39 ans) et ses enfants, Louis (9 ans) et Reine Angélique (six mois) au 1, rue Adélaïde.

Sa fille, Reine Angélique est née le 21 juin 1876 à Romans (Drôme) lors d'un séjour du couple dans cette ville cet été là. 
Je me suis demandé si l'accouchement dans ce lieu était justifié par les origines géographiques du photographe ou de son épouse. Je n'ai pu répondre à cette interrogation mais une publicité parue dans Le Journal de Jacquemart de Romans-sur-Isère, notamment tous les samedis du mois de juillet 1876, éclaire ce séjour d'un œil nouveau.


- Publicité pour l'atelier photographique de Charles Delahaye, parue l'été 1876 en page 4 du Journal de Jacquemart de Romans-sur-Isère (Drôme), notamment les 8, 15, 22 et 29 juillet (Archives communales de Romans-sur-Isère, voir l'article en ligne ICI).




Cette publicité révèle son atelier itinérant de l'été précédent (1875), également au nord de Valence, à Saint-Marcellin (Isère).

Sa fille Reine Angélique, née à Romans, décède malheureusement à Nice, le 27 décembre 1876, à l'âge de six mois. 

Les nom et prénom du photographe apparaissent peu dans les annuaires et les indicateurs niçois mais c'est probablement lui qui est cité en 1876 dans l'ouvrage d'A. Lacoste (Nice pittoresque et pratique, 1876 p 374), "Delahaye, rue Adélaïde, 3" puis dans l'annuaire niçois de 1877 (liste des habitants), "Delahaye, peintre-photographe, r. Adélaïde, 3" (le "G." de "Gabriel" semble cité par erreur dans la rubrique professionnelle de l'annuaire de 1877, "Delahaye (G.), rue Adélaïde, 3").

Le revers des cartons-photos de Charles Delahaye affiche ses nom et prénom ainsi que son adresse au 3, rue Adélaïde.

Le premier modèle ne porte aucune mention au recto et porte au verso, à l'encre noire sur fond blanc, sous la signature oblique de "Chles Delahaye", "Rue Adélaïde - Nice" (sans numéro) (vers 1874 ou avant ?). 

Le second modèle encadre d'un liseré rouge le recto avec les mentions "Ch. Delahaye, Phot. - Nice", et propose au verso sur un fond rose ou abricot, un médaillon blanc portant les mentions, "Charles Delahaye - 3 - Rue Adélaïde - Nice - Avenue de la Gare" (vers 1875 ?).

Un troisième modèle, sur fond orangé ou brun, propose à l'encre brun rouge, au recto, "Ch. Delahaye - Nice" et au recto, "Charles Delahaye - 3 - Rue Adélaïde - Nice - Avenue de la Gare" (vers 1876-1877 ?). 

Charles Delahaye semble n'avoir exercé le métier de photographe que quelques années (vers 1874-1877). Il habite peut-être Nice avant l'hiver 1874-1875 mais je n'ai pas retrouvé son acte de mariage avec Angélique Emélie Bénard (vers 1865-1866) ni celui de la naissance de son fils Louis (vers 1867) et rien n'indique où la famille a vécu avant Nice.

Charles meurt à Nice, au 3, rue Adélaïde, le 9 février 1878, âgé de 38 ans. La profession stipulée dans son certificat de décès est "photographe" mais le terme est barré et suivi de "rentier". 

Charles a, peut-être du fait de problèmes de santé, déjà revendu son affaire en 1877 mais gardé l'appartement situé à la même adresse. 

L'atelier de la rue Adélaïde a probablement été repris par Echtler & Grainer avant 1883 car si leurs noms sont absents de l'annuaire de 1879, plusieurs de leurs cartons-photos conservés sont datés de cette année-là (annuaires de 1878 et de 1880-1882 absents).



- DELAHAYE Charles (vers 1840-1878), Portrait de femme, vers 1875-1876,
inscriptions au recto, "CH.DELAHAYE, PHOT. -- NICE",
tirage albuminé de 8,9x5,5 cm sur carton de 10,3x6,4 cm, Collection personnelle.

- DELAHAYE Charles (vers 1840-1878), Portrait de femme, vers 1875-1876,
inscriptions au verso, "CHARLES DELAHAYE - 3 - RUE ADELAIDE - NICE - Avenue de la Gare",
carton de 10,3x6,4 cm, Collection personnelle.


- DELAHAYE Charles (vers 1840-1878), Portrait d'homme, vers 1876-1877,
inscriptions au recto, "CH. DELAHAYE -- NICE",
tirage albuminé de 9,1x5,4 cm sur carton de 10,5x6,3 cm, Collection personnelle.

- DELAHAYE Charles (vers 1840-1878), Portrait d'homme, vers 1876-1877,
inscriptions au verso, "CHARLES DELAHAYE - 3 - RUE ADELAIDE - NICE - Avenue de la Gare",
carton de 10,5x6,3 cm, Collection personnelle.





Paul Joachim Delahaye (1849-1916) 

Cet article a pu être finalisé grâce à Bernard Chéreau, historien de la photographie (Calvados), que je remercie de sa collaboration.

Paul Joachim Delahaye est né à Versailles (Seine-et-Oise) le 24 janvier 1849 (acte de naissance non retrouvé). Il est le fils de Victor Louis Delahaye et de Mélanie Charlotte Conard, son épouse (qui se sont mariés à Paris).

Paul Joachim Delahaye se marie à Paris le 1er juin 1876 avec Pauline Grados (acte de mariage non retrouvé).

Il semble ensuite posséder un atelier de photographie à Paris dès 1877 ou 1878 au 45, rue Laffitte (Annuaire-Almanach de Paris 1879), à l'âge de 28 ans. 
Vers 1880, il ouvre également une succursale à Montmartre au 9, rue de Clignancourt (Annuaire-Almanach de Paris 1881) qu'il semble ne garder que deux ans.

Dès ses débuts, il édite à plusieurs reprises et chez des imprimeurs différents, de nombreuses chromos publicitaires (9,2x6,2 cm ou 10,4x7,6 cm environ) avec des personnages ou oiseaux au recto et un long texte au verso (certaines citant la succursale de Montmartre sont datées de 1881) ; en voici deux exemples : 

- "M. Paul Delahaye, 45, rue Laffitte, dans le but de faire connaître ses Nouveaux Procédés Photographiques, et désireux d'agrandir sa clientèle, offre à titre de publicité, aux personnes qui voudront bien visiter ses ateliers, 12 jolis Portraits en émail inaltérable, pour le prix de 10 francs. - M. Paul Delahaye, espère que par ce moyen, il trouvera un public connaisseur, qui saura apprécier le travail sortant de sa Maison. - Nota : les Ateliers sont ouverts tous les jours, Dimanches et Fêtes, de 9 heures à 5 heures - Chaque personne venant poser devra réclamer la collection des Fleurs parlantes - Paris-Imp. Alb. Ponsot [ou Courbe-Rouzet et Cie, imp. à Dôle, Paris, fg St.-Denis, 142]".

- "Photographie - Paul Delahaye - 45, rue Laffitte, au 3° - Succursale : 9, rue de Clignancourt, - Paris-Montmartre - 12 Portraits-cartes émaillés 10 Fr - Spécialité de reproductions - d'après : Peinture, portraits sur Verre, Dagueréotipe (sic), Vieille Photographie - Portraits après décès - Procédé Instantané pour - les Portraits d'Enfants - Ateliers ouverts tous les jours - Dimanches et Fêtes, de 9 heures à 5 heures - Imp. Alfred Clarey, Asnières (Seine)".

Dès 1882, il passe ses saisons d'été en Normandie, à Cabourg/Mer (Calvados), avenue de la Mare, où il réalise des portraits mais également des vues de paysages naturels et urbains (La plage de Cabourg-sur-Mer, Le Casino d'Houlgate...).

Paul Delahaye participe à l'Exposition de Nice de 1882 et y remporte une médaille d'argent. Il semble délaisser Paris (?) pour s'installer à Nice peu après (1883 ou 1884). Il remporte une nouvelle médaille à l'Exposition Internationale de Nice de 1884.
Il est uniquement cité à Nice au 5, rue de la Paix en 1885 et 1886 (annuaire de 1886) et je n'ai pas connaissance de cartons-photos portant son adresse niçoise. Il cède son atelier en 1886 au photographe Gustave Féraud.

Si la « Liste générale des principaux photographes » publiée par la Société de Photographie de Toulouse, le cite à Nice de 1888 à 1896, il semble cependant quitter la ville pour regagner Paris dès 1888 ou 1889. 

Paul Delahaye participe à l'Exposition Internationale de 1890 (Paris), comme membre du jury hors-concours. Son nouvel atelier parisien, signalé dans l'Annuaire-Almanach de Paris dès 1890 (inscription en 1889), se nomme, "Photographie du Gymnase" et est situé au 40, boulevard de Bonne-Nouvelle à côté du gymnase mais Paul Delahaye continue ses saisons d'été dans son atelier de Cabourg/Mer (Villa des Amandiers).

Ses cartons portent au revers :
- à l'encre rouge sur fond beige-rosé, "Photographie (dans un phylactère) - Paul Delahaye - 45. Rue Laffitte 45. - Paris" (vers 1877-1879 ?),
- à l'encre rouge sur fond bleu, "Photographie - Paul Delahaye (signature oblique) - 45 - Laffitte - Paris - Succursale - 9, rue Clignancourt - Paris-Montmartre" (vers 1880-1882 ?),
- à l'encre violette sur fond rose, "PD - Photographie - Paul Delahaye (signature oblique) - 45 - Laffitte - Paris - Cabourg, Avenue de la Mare" (vers 1882-1884 ?),
- à l'encre rouge sur fond rose, "PD - Photographie - Paul Delahaye (signature oblique) - 45 - Laffitte - Paris - Cabourg, Villa des Amandiers - Avenue de la Mare - Médaille, Exposition, Nice 1884 - H. & F. Paris" (vers 1884-1889 ?),
- à l'encre beige sur fond noir, "Photographie du Gymnase - Paul Delahaye - 40, Bould Bonne Nouvelle - Paris - Medlle D'Argent (médailles recto et verso) - Nice 1882 - Saisons d’Été : Villa des Amandiers Cabourg-sur-Mer - J.H. Nacivet - Paris" (vers 1889-1890 ?),
- à l'encre brune sur fond beige, "Photographie du Gymnase - Paul Delahaye - Medlle D'Argent (médailles recto et verso) - Nice 1882 Exposition Internationale 1890 - Membre du Jury-Hors Concours- 40, Bould Bonne Nouvelle - Paris - Saisons d’Été : Villa des Amandiers Cabourg-sur-Mer - J.H. Nacivet - Paris" (1890-débuts 1900 ; un carton daté de décembre 1895).

Paul Delahaye fait paraître, pour son atelier parisien du "40, boulevard Montmartre au 3°", des accords publicitaires avec différents journaux, dans La France, de novembre 1890 et octobre 1891 puis d'août à octobre 1896, dans La Presse, de novembre 1896 à mars 1897 et dans Le Journal, de décembre 1900 à janvier 1901.

Il semble cesser son activité parisienne au début du XX° siècle, entre 1901 (où il est encore cité au boulevard Bonne-Nouvelle) et 1907 (où son nom n'apparaît plus ; Annuaires-Almanachs de Paris de 1902-1906 absents).

Paul Delahaye, "photographe", décède à Nice, au 3, rue Jacques Serraire, le 2 juin 1916, à l'âge de 67 ans. Il semble donc avoir conservé une adresse à Nice où il est venu finir sa vie. 
Son épouse décédera pour sa part le 5 mai 1945. Leurs corps reposent au cimetière niçois de Caucade.



- DELAHAYE Paul (1849-1916), Portrait de femme (nourrice ?) et enfant, recto, vers 1880-1882,
inscriptions au recto, "Paul Delahaye. - PD - Paris", 
tirage albuminé de 9,2x5,6 cm, sur carton de 10,5x 6,3 cm, Collection personnelle.

- DELAHAYE Paul (1849-1916), Portrait de femme (nourrice ?) et enfant, verso, vers 1880-1882,
inscriptions au verso, "Photographie - Paul Delahaye (signature oblique) - 45 - Laffitte - Paris - Succursale - 9, rue Clignancourt - Paris-Montmartre", 
carton de 10,5x6,3 cm, Collection personnelle.












mardi 19 février 2019

992-WARHOL/BASQUIAT




- Andy Warhol (1928-1987) et Jean-Michel Basquiat (1960-1988) posant devant l'une de leurs oeuvres communes, 
Felix The Cat, 1984-1985, acrylique sur toile, 294x406 cm, Collection privée,
lors de leur Exposition "Wahrol & Basquiat : Paintings", New York, 14 sept.-14 act. 1985.


VOIR LA VIDÉO (4 MN 11, 2018) DE TÉLÉRAMA
SUR LES TRACES DE BASQUIAT #6 : WARHOL JUSQU’À LA MORT,
DERNIER EPISODE D'UNE SÉRIE DE SIX, RÉALISÉE À L'OCCASION DE 
LA RÉTROSPECTIVE 2018 DE JEAN-MICHEL BASQUIAT À LA FONDATION VUITTON. 

lundi 18 février 2019

991-MONTEL (1847-1929), BLANC (VERS 1795-1877) ET BONNET (1842-1906), PHOTOGRAPHES




- MONTEL Aristide (1847-1929), Portrait d'homme, vers 1870-1873 (?),
inscriptions au recto, "A. MONTEL",
tirage albuminé de 9,1x5,3 cm, sur carton de 10,5x6,2 cm, Collection personnelle.


DERNIÈRE MISE À JOUR DE CET ARTICLE :  13/09/2019





- Aristide MONTEL (1847-1929) 

"Pietro Aristide" est né à Nice, de parents inconnus, le 28 juin 1847 (paroisse Saint Dominique). 
Il prend, par la suite, le nom de la femme qui le reconnaît le 29 août 1870, Soterica Paolina Teresa Montel (née vers 1825 à Cuneo, Italie ; à 28 ans, elle a épousé à Nice, Jules Orengole 27 août 1854). 

Aristide Montel est cité comme "photographe" pour la première fois dans le recensement de la Ville de Nice de 1872 : âgé de 25 ans, il vit avec sa mère (47 ans) au 8, rue Cassini.

Je ne sais pas à quel âge et chez quel photographe Aristide Montel s'est formé. J'ignore également la date d'ouverture de son atelier au 8, rue Cassini mais elle est probablement antérieure à 1872. Aristide et sa mère n'étant pas nommés au 8, rue Cassini dans le recensement précédent de 1866, il est probable que ce soit entre 1866 et 1871 qu'ils se sont installés à cette adresse et il est possible que l'atelier ait fonctionné vers 1870.

A 27 ans, il épouse le 10 octobre 1874, Anaïs Alexandrine Clémentine Magiolo, proche de ses 18 ans, sans profession (née à Toulon, Var, le 15 octobre 1856). 

Leur premier enfant, Antoine Paul Aristide, naît au 8, rue Cassini le 29 avril 1876.

Lors du recensement de la Ville de 1876, "Aristide Montel, 29 ans, photographe, français" est cité en mai, au 8, rue Cassini avec sa mère Thérèse Montel, 51 ans (italienne), sa femme Anne, 20 ans et son fils Antoine, 24 jours. 

Dans les annuaires de 1873 à 1875, l'adresse de son atelier apparaît seulement dans la liste professionnelle, "Montel, Aristide, rue Cassini, 8" puis en 1877, elle apparaît également dans la liste alphabétique des habitants, "Montel (A.), établiss. photographique, r. Cassini, 8" (annuaires de 1876 et de 1878 absents).

Le revers de ses cartons-photos porte tout d'abord l'adresse du "8, rue Cassini" (vers 1872-1877) avec trois présentations différentes : 
- au recto à gauche, "A. Montel", à l'encre rouge au recto encadré d'un liseré rouge, avec au verso, sous les symboles de la Peinture (palette) et de la Photographie (appareil) accostés d'un putto, les inscriptions suivantes à l'encre rouge, "A. Montel - Photographe - 8, Rue Cassini, 8 - Nice" (dates ?),
- au recto, à droite, "A. Montel. Nice." (écriture italique et mots obliques), avec au verso, dans un médaillon de rinceaux surmonté d'une étoile, un phylactère déroulé portant les inscriptions, "A. Montel - Photographe - 8, Rue Cassini - Nice" (vers 1872-1875 ?),
- au recto, à droite, "A. Montel", à l'encre violette au recto encadré d'un liseré violet, avec au verso à l'encre violette les inscriptions suivantes réparties sur les quatre côtés d'un losange formé de planches, "A. Montel - Photographe - 8, Rue Cassini - Nice" (vers dates ?),
- recto, sur fond jaune ou blanc/beige, portant les inscriptions en italique à l'encre brun-rouge, "A. Montel. - Nice.", en bas à droite, avec au verso sur fond jaune (recto jaune) ou rose (recto blanc/beige), portant les éléments suivants imprimés à l'encre brune : inscriptions aux initiales ornées sur fond de fins rinceaux, "Photographie - De - A. Montel (dans un cartouche oblique) - 8 - Rue Cassini - Nice". 


- MONTEL Aristide (1847-1929), Portrait d'homme, vers 1870-1873 (?),
inscriptions au recto, "A. MONTEL",
tirage albuminé de 9,1x5,3 cm, sur carton de 10,5x6,2 cm, Collection personnelle.

- MONTEL Aristide (1847-1929), Portrait d'homme, vers 1870-1873 (?),
inscriptions au verso, "Amour de la Peinture et la Photographie - 
A. MONTEL - PHOTOGRAPHE - 8, rue Cassini, 8 - NICE",
carton de 10,5x6,2 cm, Collection personnelle.


- MONTEL Aristide (1847-1929), Portrait d'enfant, vers 1874-1876 (?),
inscriptions au recto (en signature oblique), "A. Montel - Nice",
tirage albuminé de 9,2x5,3 cm, sur carton de 10,5x6,4 cm, Collection personnelle.

- MONTEL Aristide (1847-1929), Portrait d'enfant, vers 1874-1876 (?),
inscriptions au verso, phylactère sur fond de rinceaux couronnés d'une étoile,
 "- A. MONTEL - PHOTOGRAPHE - 8 RUE CASSINI - NICE",
carton de 10,5x6,4 cm, Collection personnelle.




Dans l'annuaire de 1879, l'adresse professionnelle d'Aristide Montel devient cependant, "à l'Angle des rues Scaliero et Escarène" (annuaires de 1880 à 1882 absents). 

Aristide Montel a donc quitté Nice-Est pour Nice-Ouest en 1877 ou 1878 pour une maison dont il deviendra propriétaire. La "Maison Montel" (citée dès l'annuaire de 1883) se voit désormais citée soit, rue Scaliero (le plus souvent dans les annuaires : listes des photographes et listes des habitants) soit, rue de l'Escarène (le plus souvent dans les recensements au n° 6, 9 ou 20) avec seulement des variations de numéro. Ainsi, son adresse de la rue Scaliero, n'affiche pas de numéro en 1883 mais le n° 12 de 1884 à 1889 puis le n° 10 de 1890 à 1905.

C'est rue de l'Escarène que naît sa fille Marie Augustine Rose Anaïs, le 30 août 1881 et à cette même adresse que le recensement de 1881 cite Aristide Montel, sa mère, sa femme et leurs deux enfants, Antoine, 5 ans et Marie, 3 mois ainsi que Philomène Palas, domestique de 17 ans. C'est là encore que décède malheureusement, à l'âge de 27 ans, sa femme Anaïs, le 24 février 1884.

Le recensement de la Ville de 1886, cite rue de l'Escarène, Aristide Montel, 38 ans, sa mère, "Thérèse Orengo, 61 ans", ses deux enfants de 10 et 4 ans et Marie Bau, domestique de 18 ans.

A partir de 1877 ou 1878, les cartons-photos affichent la nouvelle adresse, avec des présentations également variées :

- recto sur fond blanc/beige ou jaune portant les inscriptions en italique à l'encre brun-rouge, "A. Montel. - Nice.", en bas à droite, avec au verso sur fond rose (recto blanc/beige) ou jaune (recto jaune) les éléments suivants imprimés à l'encre brune : inscriptions aux initiales ornées sur fond de fins rinceaux, "Photographie - A. Montel (dans un cartouche oblique) - Angle - des Rues Escarène - Et Scaliero - Maison Montel - Nice" (vers 1878-1884 ?),
- recto blanc au cadre doré, avec les inscriptions en italique, à gauche, "A Montel" et à droite "Nice", et au verso rouge, les inscriptions suivantes à l'encre dorée, "Photographie (initiale ornée) - A Montel (signature oblique) - (puis sur fond orné de fins rinceaux) Angle des rues Escarène et Scaliero - Maison Montel - Nice" (vers 1885-1895 ?), 
- recto bleu pâle et tranche dorée, avec les inscriptions en italique, à gauche, "A Montel" et à droite "Nice", et au verso rouge, les inscriptions suivantes à l'encre dorée, "Photographie (initiale ornée) - A Montel (signature oblique) - (puis sur fond orné de fins rinceaux) Angle des rues Escarène et Scaliero - Maison Montel - Nice" (vers 1895-1905 ?).



- MONTEL Aristide (1847-1929), Portrait d'homme, vers 1878-1884 (?),
inscriptions au recto, "A. Montel - Nice",
tirage albuminé de 9,2x5,2 cm, sur carton de 10,4x6,4 cm, Collection personnelle.

- MONTEL Aristide (1847-1929), Portrait d'homme, vers 1878-1884 (?),
inscriptions au verso, "Photographie - A. Montel (phylactère oblique) - 
Angle - des Rues Escarène - Et Scaliero - Maison Montel - Nice",
carton de 10,4x6,4 cm, Collection personnelle.


- MONTEL Aristide (1847-1929), Portrait de couple, vers 1895-1905 (?),
inscriptions au recto, "A. Montel - Nice",
tirage de 13,8x10,1 cm sur carton de 16,3x10,7 cm, Collection personnelle.

- MONTEL Aristide (1847-1929), Portrait de couple, vers 1895-1905 (?),
inscriptions au verso, "Photographie - A. Montel - 
Angle - des Rues Escarène et Scaliero - Maison Montel - Nice",
carton de 16,3x10,7 cm, Collection personnelle.




Le recensement de la Ville de Nice de 1891, cite rue de l'Escarène, Aristide Montel, 43 ans, sa mère, "Thérèse Orengo, 66 ans", ses deux enfants de 15 et 9 ans, avec cette fois Camille Teisseire, domestique de 18 ans.

Le recensement de 1896 ne cite plus, au 20, rue de l'Escarène, qu'Aristide Montel, 48 ans, sa fille Marie, 14 ans et Louise Allemandi, italienne, 22 ans, domestique, sa mère étant peut-être décédée (acte de décès non retrouvé) et son fils Paul, 22 ans ayant quitté Nice pour ses études.
Le recensement de 1901 cite toujours, Aristide Montel, "photographe", sa fille Marie et Marianne Drapénie, italienne, 19 ans, domestique.

Aristide Montel est cité dans la « Liste générale des principaux photographes » publiée par la Société de Photographie de Toulouse, de 1877 à 1885 puis de 1897 à 1905. Il est également cité dans l'Aide-Mémoire de 1892-1894 (pp 113-114), comme constructeur d'une "boîte métallique à rainures pour recevoir les glaces photographiques".

Aristide Montel est qualifié de "propriétaire" le 9 juin 1904 lors du mariage de sa fille Marie (à l'âge de 22 ans mais son atelier du 20, rue de l'Escarène ne cesse son activité que vers 1907/1908 (annuaire de 1907 absent ; nom absent de l'annuaire professionnel de 1908). Aristide est d'ailleurs une dernière fois cité comme "photographe" au moment de son remariage en septembre 1908, à l'âge de 61 ans, avec Adèle Annita Irène Marvaldi, 31 ans (1876-1932).

Aristide Montel, "propriétaire", décède à Nice, au 22, rue Tondutti de l’Escarène, le 8 décembre 1929, à l'âge de 82 ans.

La tombe de la famille Montel est située au Cimetière du Château de Nice, Allée Lenval, la date d'achat de la concession n° 1423, correspondant à celle du décès d'Anaïs Montel, née Magiolo (1884). 

Le scientifique Paul Antoine Aristide Montel (1876-1975) est le fils d'Aristide Montel et de son épouse Anaïs. Il s'est marié à Nice le 9 février 1953 et est décédé à Paris (14ème arrondissement) le 22 janvier 1975. Marie s'est pour sa part mariée à Nice le 9 juin 1904 et y est décédée le 6 mai 1967.


VOIR ÉGALEMENT SUR CE BLOG :




- Joseph BLANC ou BLANC D'AUBIGNY (1795-1877) 

LYON

Joseph Blanc est né à Lyon (La Guillotière) le 23 juin 1795 (5 messidor an III). Il est le fils d'Antoine Blanc, cabaretier et de Claudine Chirat.

Lorsque Joseph Blanc se marie à Lyon le 4 octobre 1826, à l'âge de 31 ans, il est "marchand de dorures" (rue Saint-Polycarpe), son père est rentier et sa mère décédée. Il épouse Marie Jeanne Daubigny, 21 ans (née à Lyon le 25 février 1805).

Le couple a deux enfants dans les années suivantes, Louis (vers 1827-1828) et Emilie (vers 1828-1829).

PARIS

J'ignore tout de la formation à la photographie (Lyon ? Paris ?) et de la carrière de Joseph Blanc (Paris, dès 1849 ?). Son nom est absent de l'Annuaire-almanach de Paris.

A Paris, à l'âge de 71 ans, il est cependant qualifié de "photographe" lors du décès de son épouse Marie Jeanne d'Aubigny (nom de famille modifié en 1864), le 29 juin 1866, à l'âge de 61 ans, à leur domicile du 75, rue Rébeval (nouvelle et récente appellation de l'ancienne rue St.-Laurent à Belleville, 19ème arrondissement).

NICE

Joseph Blanc est ensuite signalé à Nice, en mai 1871, en tant que "Joseph Blanc d'Aubigny, photographe, âgé de 76 ans" (témoin de mariage). Veuf de "Jenny" d'Aubigny, il porte son nom en sa mémoire. Il a quitté Paris après 1866 et est probablement présent sur Nice avant 1871 (1870 ?).

Il est cité dans le recensement de la Ville de Nice de 1872, "Blanc d'Aubigny, photographe, veuf, 60 ans", au 2, rue Paradis où il habite avec sa fille, âgée de 42 ans.

"Joseph Blanc, photographe" est ensuite signalé dans l'annuaire niçois de 1873 au 7, rue du Temple (liste professionnelle). 

Dans les annuaires de 1874 à 1877 (partie professionnelle et liste des habitants), il apparaît désormais sous l'appellation, "Blanc & Cie", au 24, rue Masséna puis en 1879 au n° 26 (annuaires absents de 1876, 1878).

Un carton photo, du milieu des années 1870, précise au verso le nom d'un associé et rassemble les deux adresses : "Blanc & Bonnet - Photographie & Peinture - Rue du Temple et rue Masséna, 24 - Nice". Il est cependant possible que cette association soit plus ancienne (dès 1865-70 ?).

Joseph Blanc est cité à Nice dans la « Liste générale des principaux photographes » publiée par la Société de Photographie de Toulouse, de 1877 à 1885.

Il est cependant décédé à Nice le 31 mai 1877, à l'âge de 82 ans, au 14, route Saint-Pons.



- BLANC Joseph (vers 1795-1877), Portrait de jeune femme, vers 1873-1877 (?),
inscriptions au recto, "BLANC & Cie PHOT.",
tirage albuminé de 5,5x8,9 cm, sur carton de 6,3x10,5 cm, Collection personnelle.

- BLANC Joseph (vers 1795-1877), Portrait de jeune femme, (vers 1873-1877) 
inscriptions au verso, Icône de peintre et de Photographe suivie de, 
"BLANC & Cie - PHOTOGRAPHIE & PEINTURE - 24, Rue Masséna, 24 - Nice",
carton de 6,3x10,5 cm, Collection personnelle.


- BLANC Joseph (vers 1795-1877) et BONNET Honoré (1842-1906), Portrait d'homme, vers 1874-1877,
inscriptions au recto, "Blanc & Bonnet Phot.",
tirage albuminé de 5,5x8,8 cm, sur carton de 6,3x10,5 cm, Collection personnelle.

- BLANC Joseph (vers 1795-1877) et BONNET Honoré (1842-1906), Portrait d'homme, vers 1874-1877,
inscriptions au verso, emblème américain (pygargue au phylactère, E Pluribus Unum, tenant branche d'olivier et volée de flèches, dominé par les étoiles des premiers états, des nuages et rayons solaires), suivi de,
 "Blanc & Bonnet - Photographie & Peinture - Rue du Temple & Rue Massena, 24 - Nice",
carton de 6,3x10,5 cm, Collection personnelle.



- Honoré Benoît BONNET (1842-1906) 

"Benedetto Onorato Bonet" est né à Nice le 28 mars 1842.

Il est cité pour la première fois comme "photographe" à Nice, à l'âge de 23 ans, en tant que témoin de naissance, en septembre 1865. 

Honoré Bonnet, "photographe", se marie en novembre 1869 avec Catherine Joséphine Dalmas (1846-1910), avec qui il aura six enfants dont quatre qui, malheureusement, mourront très jeunes, Caroline (1871-1951), Joseph (1873-1874), Benoît (1875-1876), Sophie (1877-1885), Marie (1878-1879) et André (1885-1962).

La résidence d'Honoré Bonnet est citée dans les recensements successifs de la Ville de Nice ainsi que dans les déclarations de naissance et de décès de ses enfants :
- en 1866 (recensement), au 16, Saint-François-de-Paule,
- en 1871 (naissance) et 1872 (recensement), au 7, quai Masséna,
- en 1873 (naissance) et 1874 (décès) au 2, rue Paradis,
- en 1875 (naissance) et 1876 (décès) au 3, rue Saint-Michel,
- en 1876 (recensement), 1877 (naissance), 1879 (décès) puis 1881 (recensement et naissance) au 7, 8 puis 20, rue Croix-de-Marbre,
- en 1885 (décès) au 9, rue du Pont Neuf.

L'atelier d'Honoré Benoît est cité dans les annuaires niçois :
- de 1873 à 1875, au 2, rue Paradis (il semble y succéder à Emile Messy dès 1872)
- de 1879 (dès 1876 en fait) à 1884 au 5, rue Croix-de-Marbre (annuaires absents de 1876 et 1878 et nom absent de l'annuaire de 1877)
- de 1885 à 1886 au 1, rue Saint-Philippe, 
- et enfin de 1887 à 1889 au 9, rue du Pont-Neuf.

Son nom semble disparaître des annuaires niçois après 1889.

Le revers de certains cartons-photos porte à l'encre violette, sous les armoiries de la Couronne britannique, les inscriptions suivantes : " Photographie - Honoré Bonnet - Rue Paradis, 2. - & Rue Masséna, 13. - au fond du jardin. - Nice" (vers 1872-1875). 
D'autres portent à l'encre rouge : "Photographie - Et - Peinture - H. Bonnet (signature oblique)  - 5, Rue Croix-de-Marbre, 5 - A côté de London House - Près le Jardin Public - Nice" (vers 1876-1878 ?).

Il est probable que ce soit lui qui s'associe à Joseph Blanc, dès le milieu des années 1870 (voir l'article ci-dessus).

Entre 1865 et 1884, Honoré Bonnet est cité dans les registres d'état-civil comme témoin de quelques naissances, mariages et décès mais entre 1884 et 1890, il est cité pour plus de 80 naissances, ce qui interroge sur les raisons de sa présence lors de ces déclarations.

Son frère, Casimir Bonnet, est peintre (cité en 1883). 
Honoré Bonnet semble côtoyer le photographe Charles Garach (cité en 1879) et le photographe Louis Sébastien Orsi (naissance de la fille de ce dernier en 1885). 
Il est proche également du photographe Jean Vaglio ; il apparaît comme témoin dans la déclaration de naissance de la fille de ce dernier en 1870 et dans celle du décès du photographe en 1900. A-t-il travaillé avec Jean Vaglio dans les années 1865-1872 ? 
Toujours est-il que dans cet acte de décès de 1900, Honoré Bonnet est encore présenté comme "photographe" (comme lors du mariage de sa fille Caroline en janvier 1897), domicilié à Nice et âgé de 57 ans. 

C'est d'ailleurs en tant que "photographe" qu'il décède à Nice le 5 août 1906, au 2, place du Palais.

Honoré Bonnet est cité dans la « Liste générale des principaux photographes » publiée par la Société de Photographie de Toulouse, de 1877 à 1885.



- BONNET Honoré (1842-1906), Portrait d'homme, vers 1872-1875 (?),
inscriptions au recto, "Honoré Bonnet, Phot.",
tirage albuminé de 8,7x5,4 cm, sur carton de 10,5x6,3 cm, Collection personnelle.

- BONNET Honoré (1842-1906), Portrait d'homme, vers 1872-1875 (?),
inscriptions au verso, "Armoiries de la Couronne britannique - PHOTOGRAPHIE - Honoré Bonnet - 
Rue Paradis, 2 - & Rue Masséna, 13, - au fond du jardin - NICE",
carton de 10,5x6,3 cm, Collection personnelle.



- BONNET Honoré (1842-1906), Portrait d'une mère et de sa fille, recto, vers 1876-1878 (?),
inscriptions au recto, "HB",
tirage albuminé de 9x5,5 cm, sur carton de 10,5x6,3 cm, Collection personnelle.


- BONNET Honoré (1842-1906), Portrait d'une mère et de sa fille, verso, vers 1876-1878 (?),
inscriptions au verso, "Photographie - Et - Peinture - H. Bonnet (signature oblique) 
- 5, Rue Croix-de-Marbre, 5 - A côté de London House - Près le Jardin Public - Nice",
inscriptions manuscrites, "Tante Armand et - sa fille",
carton de 10,5x6,3 cm, Collection personnelle.


 - BONNET Honoré (1842-1906), Portrait de prêtre, recto, vers 1876-1878 (?),
inscriptions au recto, "HB",
tirage albuminé de 9,1x5,6 cm, sur carton de 10,6x6,4 cm, Collection personnelle.

- BONNET Honoré (1842-1906), Portrait de prêtre, verso, vers 1876-1878 (?),
inscriptions au verso, "Photographie - Et - Peinture - H. Bonnet (signature oblique) 
- 5, Rue Croix-de-Marbre, 5 - A côté de London House - Près le Jardin Public - Nice",
carton de 10,6x6,4 cm, Collection personnelle.



VOIR LA LISTE DES PHOTOGRAPHES ÉTUDIÉS












samedi 16 février 2019

990-NASSIM DAGHIGUIAN, "PHOTOGRAPHIE CONTEMPORAINE : CYBERPORTRAIT"




- LAWICKMÜLLER (LAWICK Friederike van, née en 1958 et MÜLLER Hans, né en 1954), Portraits de Vedova Mazzei, série La Folie à deux, 1992-1996,
photographie numérique contre-collée sur PVC, 150x110 cm, 16 "métaportraits".

- AZIZ + CUCHER (AZIZ Anthony, né en 1961 et CUCHER Sammy,, né en 1958), Maria, série Dystopia, 1994-1995,
tirage cibachrome 110x140 cm.



LIRE ET TÉLÉCHARGER LE DOSSIER DE COURS (PDF)
DE L'HISTORIENNE D'ART SUISSE 
NASSIM DAGHUIGUIAN

jeudi 14 février 2019

989-MARSDEN HARTLEY (1877-1943), "THE GERMAN PAINTINGS (1913-1915)"


- HARTLEY Marsden (1877-1943), Painting n° 48, 1913,
huile sur toile, 119,9x119,9 cm, Brooklin Museum.


Lors d'un voyage en Europe, le peintre américain Marsden Hartley (1877-1943) s'installe à Berlin de 1913 à 1915.
 C'est là qu'il réalise une fabuleuse série de toiles entre figuration expressionniste et abstraction,
 entre rigueur géométrique (apparat militaire) et force colorée, entre primitivisme
(art traditionnel bavarois, art amérindien) et modernité, entre passion amoureuse et mysticisme.
VOIR LA VIDÉO (3 MN 40, 2014) DE KUNST UND FILM,
MARSDEN HARTLEY : DIE DEUTSCHEN BILDER 1913-1915,
AUSSTELLUNG IN DER NATIONALGALERIE BERLIN,
05/04/2014 - 29/06/2014.











mardi 12 février 2019

988-GUNTA STÖLZL (1897-1983) : "LE DESIGN TEXTILE AU BAUHAUS, 1919-1931"




- STÖLZL Gunta (1897-1983), Tenture murale, tapisserie fendue Rouge/verte, 1927-1928,
coton, soie, lin, 150x110 cm, Berlin, Bauhaus/Archives,
oeuvre réalisée dans la période où, près avoir été étudiante au Bauhaus de Weimar (1919-1925),
 elle est devenue enseignante au Bauhaus de Dessau (1925-1931).



VOIR LA VIDÉO (2 MN 14, 2009) DE DELATEX
 DES OEUVRES DE GUNTA STÖLZL (1897-1983).
a