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jeudi 27 avril 2017

697-VIDÉOS : "LA SCULPTURE ET LA PEINTURE AU PREMIER COUP D'OEIL" PAR ORANGE/RMN-GRAND-PALAIS


SOMMAIRE DES ARTICLES DU BLOG ET LIENS DIRECTS




VOIR LA VIDÉO (3 MN 22, 2017) PAR SOLERNI
ORANGE/RMN-GRAND-PALAIS,
LA SCULPTURE AU PREMIER COUP D’ŒIL.



VOIR LA VIDÉO (3 MN 06, 2017) PAR SOLERNI
ORANGE/RMN-GRAND-PALAIS,
LA PEINTURE AU PREMIER COUP D’ŒIL.



VOIR L'ENSEMBLE DES VIDÉOS DU MOOC 
(module de formation à distance),
UNE BRÈVE HISTOIRE DE L'ART.
https://www.dailymotion.com/Solerni









mardi 25 avril 2017

696-TRAVAUX D’ÉLÈVES-2EEAVIS/1FAC -"MASCARADE"




- Masque d'Océane DOUCHEZ, 1S2.


Modèle portant tous les masques : Aurélie COULETTE, 1L1.



- 1FAC (Première Option Arts plastiques facultative) :
Comment créer un masque qui ne reproduise pas la découpe habituelle du visage mais s'affirme comme une sculpture corporelle avec des formes géométriques et un décor abstrait ?
Matériaux et techniques libres.



- Masque d'Océane BOURBON, 1S1.

- Masque de Dounia DARKAOUI, 1S3.

- Masque de Joséphine DIAKHATE, 1ES2.

- Masque d'Ambre GUIDICELLI, 1S1.

- Masque de Billy BLAY, 1S1.

- Masque de Yasmine BOUZIGUES, 1ES2.

- Masque de Margot PAOLINI, 1ES1.




- 2EEAVIS (Seconde Enseignement Exploration Arts Visuels) :
Comment orner un masque de carnaval d'un décor figuratif ou abstrait qui ne s'adapte pas à la forme du visage ni ne fasse écho à sa symétrie ?
Masque en plastique souple, avec ou sans front. 
Travail couleur. Peinture acrylique.


- Masque de Romanne FIASCHI, 203.


- Masque de Myriam GHEZAIEL, 203.


- Masque de Juliana SILVA CAMPOS, 203.


- Masque de Sabrina HOUTPUT, 203.


- Masque de Quentin LEPEINTRE, 203.


- Masque d'Océane ORLANDI, 203.


- Masque de Zakarie HENINE, 203.


- Masque de Célia BECH, 203.











lundi 24 avril 2017

695-TSPÉ-SUJET DE BAC BLANC DE CULTURE ARTISTIQUE-TROISIÈME TRIMESTRE





- WEIWEI Ai (né en 1957), In Front of Duchamp's Work (Le Petit Verre, 1918), Museum of Modern Art, 1987,
impression à jet d'encre sur papier, 50,8x61 cm.



BACCALAURÉAT BLANC

SESSION 2016-2017


ARTS PLASTIQUES

Série L


ÉPREUVE DE CULTURE PLASTIQUE ET ARTISTIQUE
AVRIL 2017




Durée de l’épreuve : 3 h 30 min.
     Coefficient : 3  



Rappel du cadre réglementaire : 

(Note de service N° 2012-038 du 6-3-2012)

Deux sujets sont proposés au choix du candidat. Chaque sujet présente une œuvre plastique identifiée en rapport avec le programme limitatif publié au Bulletin officiel du ministère de l’éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative. 

Le candidat doit répondre à trois questions : la première l’engage à mener une analyse plastique de l’œuvre reproduite par le sujet. Les deux autres concernent les questionnements induits par cette même œuvre. 

Le candidat organise son temps de façon à répondre aux trois questions. Chacune d’elles est évaluée séparément. La maîtrise de la langue française et de l’orthographe est prise en compte sur l’ensemble rédigé.

Critères d’évaluation et notation 

Cette partie est notée sur 20 points répartis comme suit : 
- la première question (analyse plastique) est notée sur 8 points
- chacune des deux autres questions est notée sur 6 points.


L’usage de tout appareil électronique est strictement interdit.

Tournez la page S.V.P



SUJET N°1



Question 1 :

À partir du document joint (cf. page 3), vous décrirez cette œuvre de Marcel DUCHAMP pour en dégager les caractéristiques plastiques et analyser leurs relations.



Question 2 :

Quelle est la part d’influences reçues par Marcel Duchamp dans sa Peinture ? Vous appuierez votre réponse sur l’étude de quelques exemples significatifs.



Question 3 :

Quelle est l’empreinte de l’Œuvre de Marcel Duchamp sur les artistes des XX° et XXI° siècles ? Vous appuierez votre réponse sur l’étude de quelques exemples significatifs choisis dans et hors programme limitatif.



Seront prises en compte pour l’évaluation, les capacités du candidat à : 

- décrire l’œuvre, nommer ses constituants plastiques à l’aide d’un vocabulaire précis, la caractériser en précisant sa nature, son statut, les particularités de l’organisation du dispositif plastique et de son contexte,

- repérer les principales notions en jeu dans les questions posées et raisonner en établissant des liens avec d’autres œuvres à l’intérieur du programme limitatif,

- ouvrir sa réflexion en direction de problématiques et de notions travaillées dans le cadre du programme de la classe de terminale,

- organiser son devoir de manière claire et structurée en maîtrisant la langue à l’écrit.



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Marcel DUCHAMP, Le moulin à café, 1911,
 huile sur carton, 33x12,5 cm, Londres, Modern Tate.




SUJET N°2



Question 1 : 

À partir du document joint (cf. page 5), vous décrirez cette œuvre de Ai Weiwei pour en dégager les caractéristiques plastiques et analyser leurs relations.


Question 2 : 

Quelle est la place accordée par Ai Weiwei à ses origines chinoises dans son Œuvre ? Vous appuierez votre réponse sur l’étude de quelques exemples significatifs.


Question 3 : 

Pourquoi peut-on dire à propos de certains artistes des XX° et XXI° siècles que le monde est leur atelier ? Vous appuierez votre réponse sur l’étude de quelques exemples significatifs choisis dans et hors programme limitatif.



Seront prises en compte pour l’évaluation, les capacités du candidat à : 

- décrire l’œuvre, nommer ses constituants plastiques à l’aide d’un vocabulaire précis, la caractériser en précisant sa nature, son statut, les particularités de l’organisation du dispositif plastique et de son contexte,

- repérer les principales notions en jeu dans les questions posées et raisonner en établissant des liens avec d’autres œuvres à l’intérieur du programme limitatif,

- ouvrir sa réflexion en direction de problématiques et de notions travaillées dans le cadre du programme de la classe de terminale,

- organiser son devoir de manière claire et structurée en maîtrisant la langue à l’écrit.



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Ai WEIWEI, Template, 2007,
1001 portes et fenêtres de bois, base de bois, 422x1106x875 cm,

œuvre réalisée pour la Documenta 12 de Kassel (Allemagne), 2007.


















vendredi 21 avril 2017

694-TFAC-HERVÉ DARTOIS : SUJETS DE PRATIQUE EN RELATION AUX ŒUVRES DE SOPHIE TAEUBER-ARP (1889-1943)



BAC 2018 - NOUVELLE QUESTION AU PROGRAMME DE L'OPTION FACULTATIVE ARTS PLASTIQUES

En appui sur trois œuvres significatives de Sophie Taueber-Arp, le professeur soutiendra l'investigation de l'entrée de programme portant sur « la tradition, rupture et renouvellements de la présentation : la tradition du cadre et du socle, ses ruptures et renouvellements contemporains ».



- TAEUBER-ARP Sophie (1889-1943), Tapisserie Dada, Composition à triangles, rectangles et parties d'anneaux, 1916, 
tapisserie au petit point, laine, 41 x 41 cm. Musée national d'art moderne, Centre Georges-Pompidou, Paris. Legs Mme Ruth Tillard-Arp, 2007.


- TAEUBER-ARP Sophie (1889-1943), ARP Jean ou Hans (1886-1966), DOESBURG Théo van (1883-1931),
L'Aubette, vue du cinéma-danse, Strasbourg, 1926-1928, 
aménagement et décors d'un complexe de loisirs (café, restaurant, brasserie, salon de thé, ciné-bal, caveau-dancing, salle des fêtes...) sur quatre niveaux (caveau, rez-de-chaussée, entresol et étage), Strasbourg. Premier étage restitué de 1985 à 2006. Classée au titre des Monuments historiques.


 - TAEUBER-ARP Sophie (1889-1943), Relief rectangulaire, rectangles découpés, rectangles appliqués et cylindres surgissants, 1936, 
relief en bois peint, 50 x 68.5 cm, signé et daté sur le dos : SH Taeuber-Arp 1936. Kunstmuseum, Basel. Don de Marguerite Arp-Hagenbach, 1968.



CINQ INCITATIONS EN LIEN AVEC LES ŒUVRES CITÉES, PROPOSÉES PAR HERVÉ DARTOIS, PROFESSEUR AU LYCÉE HYACINTHE FRIANT DE POLIGNY (JURA)


1- " SPATIALISER LA COULEUR "

La couleur est votre médium.
Réalisez une production plastique mettant en espace la couleur (couleur lumière, couleur matière…). Choisissez un lieu à investir ou créez votre propre espace.
Dimensions, matériaux et techniques libres. 

Références artistiques : Rafael Soto, Georges Rousse, Felice Varini, James Turrell, Dan Flavin, Anish kapoor, Mark Rothko…etc.




- TURRELL James (né en 1943), Roden Crater, Arizona, 1977.
Depuis la fin des années 1970, ce volcan est le site d'une œuvre monumentale de Land Art par l'artiste américain James Turrell.
Architecte de la lumière. Depuis la fin des années 60, ses installations, appelées aussi
« environnements perceptuels », sont réalisées à partir d’un seul matériau : la lumière, naturelle ou artificielle. Mis à part les dessins et les plans qui accompagnent ses œuvres de plus grande envergure, sa production ne comporte ainsi aucun objet en tant que tel.
Ses interventions, ses installations « en chambre » ou à ciel ouvert, procèdent toutes d’une quête artistique qui déstabilise nos relations au réel.
En manipulant la lumière, James Turrell sollicite les sens, il se joue de la perception du spectateur, il la bouscule, la trompe… Entre ses mains la lumière prend une extraordinaire matérialité, création d’espaces fictifs…
Tirant pleinement parti de l’architecture, ses installations sont une exploration de l’espace et de  la lumière: immatérielle et matérielle à la fois. L’intemporalité et la fascination des œuvres de James Turrell découlent de son habileté incroyable à capter la lumière fugitive  en lui donnant la présence visuelle et tactile de la densité d’un corps physique.


- KAPOOR Anish (né en 1954), As if to Celebrate, I Discovered a Mountain Blooming with Red Flowers, 1981.
Des cônes, pyramides, croissants ou monticules et crevasses sont entièrement recouverts de poudres de couleurs primaires rouge, bleue, jaune ou encore de blanc. Œuvres hybrides et irradiantes, elles sont comme animées par une énergie vitaliste, proliférant à travers sols et murs. Composé d’une multitude infime de particules, le pigment possède cette étrange qualité d'être à la fois un matériau et un non matériau, tactile et évanescent au toucher. S’offrant comme une seconde peau fragile et éphémère, la substance colorée tend à rendre la masse sculpturale plus légère, à la faire disparaître sous un voile d’invisibilité, transgressant ainsi la spécificité traditionnelle de la sculpture vouée à la stabilité et à la permanence.
Anish Kapoor, crée des installations avec des pigments qu’il sculpte selon des formes variées. La couleur se fait œuvre et espace.
Aimant se définir lui-même comme “peintre sculpteur”, Anish Kapoor pose l’entre-deux
(de par son double héritage indien et occidental) comme passage et enjeu de son travail
pour mieux rendre sensible un “espace en devenir” qui abolirait les dualités matière esprit,
vide-plein ou apparition-disparition dans une perspective poétique et spirituelle.


- ROUSSE Georges (1947), Arles, 1986,
Georges Rousse est un photographe plasticien. Ses images viennent clore un processus qui relève à la fois de la peinture, de l'architecture et du graphisme. Il joue sur la différence entre le lieu et l'image, cette dernière flottant à la surface du lieu de l'installation. Son travail invite à méditer sur la réalité et l'illusion."N'est-ce pas le projet de l'artiste que de montrer le réel de façon imprévue ?".


- SOTO Jesus Rafael (1923-2005), Pénétrable BBL Bleu, 1999,
3,65x4x10 m, Edition Avila, 2007, n°3/8,
Atelier Soto, stand de la Galerie Denise René, Bâle, 2008.
Artiste emblématique des mouvements Op Art / Art cinétique, Soto a notamment exploré la question de l'implication du spectateur dans l'œuvre.
Dans ses "Pénétrables", la perception du spectateur n’est pas seulement visuelle. L’œuvre s’appréhende avec tout le corps. Elle peut même se parcourir les yeux fermés. Elle déclenche fréquemment des attitudes ludiques : courses, danses, etc. Ou au contraire des comportements de retrait plus méditatifs. Un pénétrable de grande taille ajoute une note de complicité et de singularité aux rencontres interpersonnelles qui s’y produisent. Le sentiment de baigner dans une situation, une substance commune, une spatialité insolite et sans limites précises contribuent à désarmer les réflexes d’autodéfenses.



2- " L'OEUVRE SE DÉPLOIE DANS L'ESPACE "

De la deuxième dimension vers la troisième dimension, proposez votre projet d’installation.
Du mur en 2D à l’espace en 3D, du plan au volume (tapisserie, bas relief et œuvre dans l’espace), l’œuvre se déploie dans l’espace.
Dimensions, matériaux et techniques libres.

Références artistiques : Kurt Schwitters, Tadashi Kawamata, Yayoi Kusama...




- WOODROW Bill (né en 1948), Elephant, 1984, 
Bill Woodrow utilise des portières de voiture et des cartes géographiques qu’il découpe afin d’en extraire une nouvelle forme.
Cette installation nécessite un support mural et le sol pour sa présentation.


- MESSAGER Annette (née en 1943), Mes vœux, 1989,
263 épreuves gélatino-argentiques encadrées sous verre maintenu par un papier adhésif noir
 et suspendues au mur par de longues ficelles, H : 320 cm Diamètre : 160 cm, Paris, MNAM.
Mes vœux appartiennent à une série qui rappelle les ex-voto présents dans certaines églises où des chapelles dédiées à un saint guérisseur sont encombrées de photographies, de plaques émaillées ou de moulages en cire d'organes "miraculés". L'œuvre est composée de fragments d'anatomie humaine, photographiés en noir et blanc et en gros plan. Suspendus au bout de minces ficelles, les petits cadres noirs se recouvrent partiellement pour s’assembler en triangle. D'autres compositions de la série prennent la forme d'un cercle ou d'un cœur. Annette Messager associe ici le laid et l’incongru, l'étrange et le familier, l'inhabituel et le banal. Ces corps fragmentés rappellent diverses imageries - médicale, religieuse ou érotique - et font également référence aux cinq sens.


- KUSAMA Yayoi (née en 1929), Dots obsession (Infinited mirrored room), 1998. 
« Ma vie est un pois perdu parmi des milliers d’autres pois » écrit Yayoi Kusama, qui à partir de 1965 commence à réaliser des performances à l’intérieur de ses environnements constellés de ses fameux Dots (points). Elle crée alors la notion de « self-obliteration », se fondant dans son œuvre.


- LÉVÊQUE Claude (né en 1953), Le Grand Sommeil, MAC/VAL, 2006
36 carcasses de lits en PVC, boules blanches en polystyrène, demi-sphères en Plexiglas, lumière noire.  Diffusion sonore : musique de salle de pachinko. Conception sonore en collaboration avec Gerome Nox.
Comme dans un rêve. Une lumière bleutée de mille et une nuits apaise immédiatement l'œil et fait phosphorer les éléments installés dans la pièce. Au plafond sont suspendues, à l'envers, des structures de lits identiques, blanches, alignés avec rigueur ; sur les barreaux sont enfilées des boules, évocation du boulier chinois et du temps qui passe, mais aussi des jouets pour bébés. Des demi-globes transparents accueillent au sol d'autres boules blanches, peut-être tombées des lits où elles se sont égrenées. La déambulation se fait la tête à l'envers, les repères temporels et physiques sont perdus, l'immersion, totale. Une musique asiatique, douceâtre, ajoute encore à l'ambiance douce et surréelle du lieu. Aussi tous les sens sont-ils sollicités, dans une sorte "d'œuvre d'art totale".


- SHIOTA Chiharu (née en 1972), Basel, 2013.
Le travail de Chiharu Shiota se caractérise par un mélange de performances artistiques (art performance) et d’installations spectaculaires pour lesquelles elle utilise en les accumulant de vieux objets comme des lits, des châssis de fenêtre, des chaussures ou encore des valises. Elle explore ainsi les relations entre passé et présent. À cela s’ajoute parfois une dimension onirique par le tissage de véritables toiles d’araignées complexes et impénétrables,  en cordelette noire ou de couleur.



3- " L'ARCHITECTURE COMME SUPPORT DE L'OEUVRE "

Réalisez une œuvre plastique dialoguant avec l’architecture choisie par vous.
Dimensions, matériaux et techniques libres.

Références artistiques : Daniel Buren, Liu Bolin, JR... 



- BUREN Daniel (né en 1938), Les Deux Plateaux, 1985-86, Cour du Palais  Royal,  Paris,
œuvre in situ, environnement.
Occupant toute la cour d’honneur du Palais-Royal, Les Deux Plateaux sont constitués d’un ensemble de colonnes à facettes installé en relation avec l’architecture du lieu, la position des colonnades, la convexité du sol et la déclivité du sous-sol. Les sommets des colonnes implantées dans l’espace central sont alignés et forment le premier « plateau ». Des tranchées ont été creusées, dans lesquelles des colonnes de hauteur égale ont été placées ; leur enfoncement progressif montre la pente du sous-sol sur lequel circule de l’eau, révélant ainsi le second « plateau ». L’œuvre dialogue avec le lieu, le montre, le dévoile et le fait vivre. Malgré une polémique d’ampleur nationale, un arrêt du chantier, une menace de destruction, des manifestations d’incompréhension dont témoignent les graffitis sur les palissades du chantier, l’œuvre a été achevée en juillet 1986.


- BOLIN Liu (né en 1973), Hiding in the City n°91 - Great Wall (100 x 150 cm), 2010,
Liu Bolin est un artiste chinois, diplômé de l'Ecole des Beaux-Arts de Beijing (Pékin) en 2001. Il connaît rapidement une célébrité internationale grâce à sa série Hiding in the City (Se cacher dans la ville, 2005) dans laquelle il se fait photographier dans des performances le présentant en "Homme Invisible" : recouvert de peinture, il reste immobile, dissimulé dans le décor.
 Il vit et travaille à Beijing en Chine et est un artiste contestataire connu internationalement.
«Dans mes œuvres, les arrière-plans expriment l’information la plus importante, les points de tension apparaissent quand mon corps se fond dans différents décors; un reflet de la société vu par mon prisme».


- JR (né en 1983), La Pyramide du Louvre, 24 mai 2016.
JR est un artiste contemporain français. Grâce à la technique du collage photographique il expose librement sur les murs du monde entier, attirant ainsi l’attention de ceux qui ne fréquentent pas les musées habituellement. Son travail mêle à l’art l’action et traite d’engagement, de liberté, d’identité et de limite.



4- " L’OEUVRE SORT DU MUR "

Le mur devient le support et le point de départ de votre réalisation plastique.
Dimensions, matériaux et techniques libres. 


Références artistiques : Kurt Schwitters, Ernesto Neto, Tadashi Kawamata... 




- SCHWITTERS Kurt (1887-1948), Merzbau, 1923-1933,
maison de l'artiste à Hanovre, photo de 1932,
sculpture évolutive, inachevée et disparue, occupant progressivement 3 étages et 8 espaces de la maison,
construite avec des matériaux pauvres et de récupération placés dans des niches consacrées à des artistes,
des amis, à l'amour..., bois et plâtre peints en blanc, papiers, métaux en forme d'éléments géométriques,
objets trouvés ou donnés, notamment des fragments de miroirs et de poupées, une cravate, un dentier, des
lettres, une mèche de cheveux, un flacon d'urine...


- NETO Ernesto (né en 1964), The human kind plateau, 2001.
Les installations interactives de l'artiste brésilien Ernesto Neto permettent aux visiteurs d’expérimenter leur propre corps au milieu d’œuvres qui modifient leurs perceptions sensorielles et spatiales. L’artiste a recours par ailleurs à des matériaux et des formes organiques : épices, sable ou coquillages.


- KAWAMATA Tadashi (né en 1953), Gandamaison, Versailles, 2008,
installation in situ, dimensions variables, cagettes.
Généralement réalisées en bois, parfois avec des matériaux de récupération issus d'un environnement immédiat, les interventions de Tadashi Kawamata recréent des ponts entre passé et présent, entre dehors et dedans, entre effectif et potentiel : elles révèlent une autre identité des espaces et des lieux mettant en lumière la part invisible et pourtant bien réelle de leur dimension culturelle et sociale.



5- " IMMATÉRIEL "   

Imaginez un nouveau support ou dispositif de présentation pour votre réalisation plastique. Ce dernier renouvellera la tradition du cadre et du socle.
Au cours du XXème siècle, certains artistes vont s'interroger sur l'allègement, l'amenuisement, la sublimation du matériau et la dissolution, la disparition de l'objet, jusqu'à l'absence de consistance corporelle (l'expérimentation, la lumière, la transparence, le monochrome, le verre, l'air, le vide, l'absence, le caché, l'invisible, le son, le virtuel - à l'opposé de la gravité, la masse, l'attraction, la solidité, le poids, la pesanteur…).
Matériaux et techniques libres. 


Références artistiques : Walter de  Maria, Olafur Eliasson, Anish Kapoor... 




- DE MARIA Walter (1935-2013), The Lightning Field, 1977, 
Avec The Lightning Field que l'on peut traduire par champ d'éclairs, il s'agit d'une installation pérenne de 400 poteaux en acier inoxydables et polis, régulièrement répartis sur une surface rectangulaire d'un kilomètre par un mile située dans une plaine désertique. Cette installation est destinée à attirer la foudre. The Lightning Field est une des œuvres les plus connues du mouvement Land Art. Pour réaliser son projet, Walter De Maria a utilisé 400 poteaux en acier inoxydable qu'il a disposés tous les 67 mètres. L'œuvre s'étale sur un rectangle de 1 mile sur 1 km. Les poteaux sont faits pour capter les éclairs et ainsi pouvoir figer par photographie le moment ou un éclair touche un de ces poteaux. Cette oeuvre étant éphémère, la photo permet de garder une trace. Une de ces principales caractéristiques est l'imprévisibilité de la foudre. En effet, dans ces zones ou la foudre peut tomber à n'importe quel moment, il faut être prêt à prendre la photo. Tout est une question de timing, de chance et de précision. The Lightning Field était une commande de la Dia Art Foundation et aujourd’hui ce sont les seuls à gérer les visites de cette œuvre. Une sorte de cabane a été installée avec tout les besoins élémentaires afin que chaque spectateur puisse admirer l’oeuvre dans son effervescence.
L'œuvre interroge notamment les notions d’espace, de champ, de paysage, de sculpture et d’architecture.



- ELIASSON Olafur (né en 1967), The Weather Project, 2003,
Londres, Turbine Hall de la Tate Modern, lampes mono-fréquence, feuille de projection, machines de brume, feuille de miroir, aluminium, échafaudages,  26,7x 22,3x 155,4 m.
Un demi-soleil artificiel irradie tout l'espace et se reflète dans le plafond couvert de miroirs (ciel), alors qu'une brume est diffusée partout, modifiant la lumière de son halo. Pour le spectateur, il s'agit tout à la fois de vivre un moment naturel reconstitué (représentation du lever ou coucher de soleil) mais d'en ressentir également les émotions (expérience physique et mentale), le hall devenant un immense terrain de jeu (reflets dans les miroirs miroirs) et de méditation (immersion dans la lumière ne permettant que la vision en jaune et noir).
L'installation in situ fait également écho à l'ancienne affectation de l'endroit (salle des turbines d'une usine électrique) ainsi qu'au "brouillard londonien".
Olafur Eliasson est un artiste danois (il a passé son enfance en Islande) dont les installations ont la particularité de mettre en évidence des phénomènes naturels. Ces derniers sont reconstitués dans les espaces d’exposition. Il s’agit sans doute d’une forme de développement du Land Art, mais l’artiste intervient dans des bâtiments. Il ne recherche pas une qualité sculpturale mais construit en fonction de l’effet, du phénomène qu’il veut mettre en évidence. Au premier abord ses travaux sont déroutants, car on y cherche en vain une recherche plastique. C'est un effet naturel, une sensation immatérielle qu’Olafur Eliasson reconstitue et fait expérimenter au spectateur.


- KAPOOR Anish (né en 1954), Cloud Gate ("The Bean"), 2004,
sculpture formée de 168 plaques d'acier inoxydable, soudées sans soudure visible,
 avec une base de 20x13 m et une hauteur de 10 m, pour un poids de 99,8 tonnes, formant un miroir géant externe et interne (Omphalos) avec une chambre concave, Chicago, Millenium Park.
Anish Kapoor, artiste plasticien britannique, est né le 12 mars 1954 à Bombay en Inde.
Dans ses travaux récents il utilise des surfaces réfléchissantes, des miroirs qui  renvoient au spectateur une image déformée de lui-même et de l'environnement (lumière, échelle).
Les œuvres d’Anish Kapoor tentent, pour la plupart, d’échapper au monde qui les entoure. Elles sont comme importées d’ailleurs, révélant des dimensions cachées et transformant notre perception. A la faveur d’un jeu de miroir, d’un effet de vide ou d’une surenchère de couleur, l’œuvre échappe à son statut d’objet : elle n’est plus tout à fait de ce monde, elle est un « non objet ».















lundi 17 avril 2017

693-TSPÉ : "POÉTIQUE DU FRAGMENT", UN SUJET DE PRATIQUE DE MIKE HAUDAN

- RODIN Auguste, Torse d'Adèle, avant 1884,
terre cuite, 11x37,5x16,4 cm, Paris, Musée Rodin.



"POÉTIQUE DU FRAGMENT " - Sujet de pratique artistique de Terminale Option de Spécialité, proposé par Mike Haudan (Lycée Raynouard de Brignoles, Var) (voir la fiche du sujet téléchargeable au bas de cet article) : 

« On peut détruire un monde, et par la connaissance et la confrontation des possibilités, construire un monde nouveau avec les débris », Kurt Schwitters (voir la fiche sur Kurt Schwitters téléchargeable au bas de cet article).



- SCHWITTERS Kurt (1887-1948), Construction for noble ladies, 1919,  
matériaux divers et peinture, 130x83.3cm, Los Angeles County Museum of Art.
La stratégie artistique de Kurt Schwitters consiste à redéfinir, à reconstruire un monde avec ses propres fragments. Le traumatisme de la Première Guerre Mondiale montre son influence, notamment dans la destruction par les débris. Ainsi le fragment devient-il un outil de reconstruction et l'art combinatoire de l'artiste une revalorisation du débris. Ses compositions créent un équilibre où tous les matériaux vont s'harmoniser à travers la touche picturale qui unifie l'ensemble. Le fragment revêt un discours poétique de recherche d'harmonie dans le chaos de l'après-guerre.

- SCHWITTERS Kurt (1887-1948), Merzbau, 1923-1933, 
maison de l'artiste à Hanovre, photo de 1932,
sculpture évolutive, inachevée et disparue, occupant progressivement 3 étages et 8 espaces de la maison,
construite avec des matériaux pauvres et de récupération placés dans des niches consacrées à des artistes,
des amis, à l'amour... bois et plâtre peints en blanc, papiers, métaux en forme d'éléments géométriques,
objets trouvés ou donnés, notamment des fragments de miroirs et de poupées, une cravate, un dentier, des
lettres, une mèche de cheveux, un flacon d'urine...).



CONSIGNE

Votre réalisation devra mettre en lumière le fragment comme élément plastique absolument déterminant.

CONTRAINTES

1. Le fragment devra nécessairement être un élément constitutif d'un ensemble organisé et cohérent qui le dépasse.

2. Expliquez votre travail en utilisant une œuvre d’Auguste Rodin comme appui.



- NEVELSON Louise (1899-1988), Sky Cathedral/Southern Mountain, 1959, 
bois peint en noir, 315x290x40cm, The Museum of Contemporary Art, Los Angeles.
Édifiées par des pièces de bois issues de menuiseries, souvent des rebuts, les sculptures de Louise Nevelson sont des sortes de monuments dont l'hétérogénéité est palliée par l'organisation structurelle et la couleur. Le fragment est présent, identifiable, mais son appartenance à un tout qui l'intègre lui confère une grandeur et une présence insoupçonnées.



ANCRAGE DANS LES PROGRAMMES : L'espace du sensible 

A aborder sous l'angle de la relation de l'œuvre au spectateur. 

Comment réfléchir à la mise en situation de l'œuvre dans les espaces de monstration, prendre en compte les éléments techniques classiques, du socle à la cimaise, jusqu'aux conditions les plus ouvertes, de la projection à l'installation ou tous autres dispositifs. Les conditions de la perception sensible (regard, sensation, lecture, etc.) sont à anticiper dans l'élaboration formelle du projet plastique.

PROBLÉMATIQUE

Comment le fragment peut-il devenir expressif et apparaître comme un l'élément fondateur de l'œuvre ?



- MESSAGER Annette (née en 1943), Mes vœux (série), 1989, 
263 épreuves gélatino-argentiques, verre, adhésif et ficelle, 320x160cm (diam), C.Pompidou, Paris. 
Les photographies présentes dans la figure circulaire sont autant de détails du corps humain dont la représentation est donc parcellaire. Le cadre joue le rôle de cerne qui va isoler chaque photographie et en même temps l'intégrer dans un ensemble géométrique cohérent. La figure fragmentée renvoie notamment à la pensée freudienne de la fragmentation de l'identité qui compose une personne unique.



VOCABULAIRE

Cohérence plastique, hétérogénéité/homogénéité, fragment, fragmentation, la partie pour le tout (métonymie), installation, présentation, représentation, composition/structure, forme/fond, montage, collage, assemblage, photomontage, reproductibilité/unicité.


CONDITIONS MATÉRIELLES

Durée : Trois séances - Travail seul - Techniques et matériaux libres


- Peter JACKSON (né en 1961),  Le Seigneur des Anneaux 2, 2002, (séquence Gollum), 2'29.
Cette séquence est remarquable dans sa structure car les jeux de mouvements de caméra ainsi que l'alternance champ / contre-champ permet d'avoir accès à la personnalité complexe et fragmentée de Gollum. En effet, un travelling latéral permet de comprendre que Gollum possède deux personnalités différentes. Ensuite l'alternance entre les deux facettes va être jouée à la fois par la caméra et par le jeu du personnage. Le ping-pong des plans permet ainsi un ancrage narratif fort.



COMPÉTENCES VISÉES

Plasticiennes et techniques (être capable d'associer et de maîtriser des moyens plastiques en faveur d'intentions - forme et sens) :
- mobiliser ses connaissances des moyens plastiques et ses capacités expressives et créatives
- maîtriser les techniques

Théoriques (être capable d'un recul réflexif quant à sa démarche, quant à la pratique des autres, et d'analyser de même toute œuvre d'art) :
- savoir identifier le parti pris artistique et esthétique d'un artiste


REPÈRES D’ÉVALUATION

L'organisation d'ensemble rend compte de l'importance du fragment au sein du travail
Les techniques sont maîtrisées et adaptées à la problématique posée
Explicitation de la démarche, notamment par rapport à la notion de fragment et de cohérence plastique



- MENDEZ BLAKE Jorge (né en 1974), The Castle, 2011, 
installation faite de briques et d'un livre.
Cette installation possède un caractère symbolique aussi évident que puissant. En effet, le simple ajout d'un livre va déstabiliser totalement la structure du mur et créer un effet déformant sur le mur désignant ainsi le fragment "livre" comme étant l'unique origine déformante et pourtant faisant partie de l'ensemble constitué par le mur. De plus, chaque brique porte intrinsèquement le potentiel du fragment.



RELATIONS AUX CHAMPS ARTISTIQUES (voir la reproduction des œuvres dans la fiche-élève téléchargeable au bas de cet article)

- Auguste RODIN, Les trois ombres, avant 1886, bronze, H. 97cm x L. 91,3cm x P. 54,3cm, Musée Rodin.
- Kurt SCHWITTERS, Construction for noble ladies, 1919,  matériaux divers et peinture, 130x83.3cm, Los Angeles County Museum of Art.
- Kurt SCHWITTERS, Untitled (Assemblage on Hand Mirror), 1920-1922, assemblage, huile sur miroir cloué à une toile, 28.5x11cm, Musée d'art moderne, Paris.
- Robert RAUSCHENBERG, Estate (Immobilier), 1963, huile et sérigraphie sur toile, 243,2x177,1cm, Philadelphia Museum of Art, Pennsylvanie, USA.
- Claes OLDENBURG, La Bicyclette ensevelie, 1990, sculpture acier, Parc de la Villette à Paris (guidon).
- Annette MESSAGER, Mes vœux (série), 1989, 263 épreuves gélatino-argentiques, verre, adhésif et ficelle, 320x160cm (diam),  C.Pompidou, Paris.
- Louise NEVELSON, Sky Cathedral, Southern Mountain, 1959, Bois peint en noir, 315x290x40cm, The Museum of Contemporary Art, Los Angeles.
- Kurt SCHWITTERS, Merzbau, construction in-situ, matériaux divers, 1923-37.
- Auguste RODIN, La Porte de l'Enfer, 1880-1917, bronze, plâtre, 635 x 400 x 85 cm, Paris, Musée Rodin.
- Andy WARHOL, Self-Portrait, 1966, peinture acrylique et encre sérigraphique sur 9 toiles de 57.2x57.2cm, dimension totale  171,7x171,7cm, MoMA, New York, USA.
- Diego VELASQUEZ, Vénus à son miroir, 1650, huile sur toile, 122,5 x 177 cm, National Gallery, Londres - Fragment(s).
- Tony CRAGG, Spectrum, 1985, objets en plastiques, 28x200x300cm.
- Antony GORMLEY, Champ, 1991, accumulation sculpture d'argile.
- Jorge Mendez BLAKE, L'impact d'un livre, installation de brique et un livre.
- Maurits Cornelis ESCHER, Rencontre, 1944, lithographie, 34 x 46,5 cm, Musée Escher, La Haye.
- Peter JACKSON,  Le Seigneur des Anneaux, 2002, (séquence Gollum), 1'28 - Le rapport du fragment au tout.
- Tadao ANDO,  Church of light (Eglise de lumière), 1994, Chitaksu - Asuka, Japon.
- Daniel LIBESKIND, Between the lines (Entre les lignes), 1989-2001, vue extérieure et vue intérieure, Musée juif de Berlin, Allemagne.
- Michael JOHANSSON, Green Piece, 2009, équipement de jardin de couleur verte, 60x60x60cm, galleri Arnstedt.
- Gilles BOUDOT, Rangement (Aiguilles et moules à Miko), Les Grands Rangements (série), 2008, tirage argentique contre-collé sur verre.
- Anne et Patrick POIRIER, 2235 après J.-C., 2001, matériaux divers, installation, dimensions variables, Galerie Mitterrand, Paris.
- Chiharu SHIOTA, Japan Art Today, 2014,Table, Chair, Letters, Thread, dimensions variables, Espace Culturel Louis Vuitton, Paris.



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- SHIOTA Chiharu (née en 1972), Japan Art Today, 2014, 
table, chair, letters, thread, dimensions variables, Espace Culturel Louis Vuitton, Paris.
Les installations de Chiharu Shiota possèdent une grande force poétique. La répétition du fil dans l'espace va à la fois structurer cet espace, le faire apparaître tout en le rendant inaccessible, et le fragmenter. Les pages volantes sont autant de lettres qui apparaissent elles-mêmes comme des fragments narratifs, comme si nous avions accès à un instant figé, intemporel, où chacun des éléments présents participaient à faire entrer le spectateur dans un monde onirique.