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mardi 26 janvier 2021

1174-ROCHE (?-?), RETTIG (c.1858-1883), SANTOS (1872-1944), RIVOIRE (c.1879/80-?), SPINETTA (1881-1916), PHOTOGRAPHES

 

SOMMAIRE DES ARTICLES DU BLOG ET LIENS DIRECTS


- Nice, Square et statue du Maréchal Masséna, deuxième moitié des années 1870.


DERNIERE MISE A JOUR DE CET ARTICLE : 16/08/2021




- A. ROCHE (?-?)


"Roche A., photographe" est uniquement cité à Nice dans l'Indicateur des Alpes-Maritimes et de la Principauté de Monaco de Léon Affairous, en1869, titulaire d'un atelier "boulevard du Pont-Vieux, 24".

Je ne connais ni son prénom ni ses date et lieu de naissance et je ne sais rien de la suite de sa vie et de sa carrière comme ses date et lieu de décès.




- Gottlieb Charles Edouard RETTIG (c.1858-1881)


Gottlieb Carl Eduard Rettig est né vers 1858 à Berlin (Allemagne). Il est le fils de Carl Rettig et de son épouse.

"Gottliet (sic) Charles Edouard Rettig, peintre-photographe, célibataire", domicilié à Nice, est uniquement cité dans cette ville à la date de son décès, à l'âge de 23 ans, le 26 juin 1881, à l'Asile évangélique, ruelle des Prés.




- Pierre SANTOS (1872-1944)


Pierre Santos, est un français né à Nice, ruelle des Prés, maison Fassi, le 30 décembre 1872. Il est le fils de Pedro/Pierre Santos, courrier de famille (anglais né à Gibraltar, c.1837-1887) et de Françoise Ramon/Ramoin, femme de chambre (espagnole née à Palma de Majorque, c.1847-1910). 

Les parents semblent s'être installés à Nice vers 1870. Ils sont absents du recensement de 1866 mais sont signalés dans celui de 1872, avec leur fils Marius, âgé de 2 ans (né vers 1869 mais où ? - leur fille Catherine n'est pas citée). 

Ils ont d'abord vécu au 7, quai Masséna où leur fille Catherine Elise est née le 4 juillet 1870 puis au 5, ruelle des Prés où leur fils Pierre est né le 30 décembre 1872 et ensuite au 31, avenue Beaulieu où leur fils Joseph est né le 20 avril 1877.

Alors que Pierre Santos fils est âgé de 10 ans, sa sœur Catherine Elise décède malheureusement à Nice, l'âge de 12 ans et 3 mois, le 5 octobre 1882 au 3, rue Biscarra.

La fiche matricule militaire de Pierre Santos (classe 1892) indique qu'à ses 20 ans, il exerce la profession de "photographe". L'atelier pour lequel il travaille n'est pas connu. 

Pierre Santos accomplit son service militaire de décembre 1893 à mars 1897 et est signalé ensuite à Genève en juin 1901, à Nice en février 1905 (à l'adresse familiale du 36, rue Lépante) et à Barcelone en mai 1905 (fiche militaire).

Ses voyages semblent liés à son nouveau métier car il a abandonné la profession de photographe. Lors de son mariage à Nice le 2 avril 1903 (son père est alors décédé), avec Gabrielle Léontie Guillin, 29 ans, danseuse (née le 6 décembre 1873 à Paris, 11° arrondissement), Pierre Santos est dit "âgé de 30 ans, courtier de commerce, domicilié à Nice au 36, rue de Lépante".

Son frère Joseph Santos décède malheureusement à l'âge de 26 ans, à Antibes, le 26 novembre 1903, peu après la fin de son service militaire.

Sa mère Françoise Ramon, garde-malade, décède à Nice au 1, rue du Palais, le 31 octobre 1910, à l'âge de 57 ans. Pierre Santos, "âgé de 34 ans, représentant de commerce" est signataire de l'acte de décès.

Le 22 juin 1911, le Tribunal civil de Nice prononce le divorce de Pierre Santos alors qu'il est "employé de commerce, demeurant à Nice". Il se remarie peut-être (acte non retrouvé) après la Première Guerre Mondiale, en dehors de Nice.

Pierre Santos décède à Nice le 19 janvier 1944. Son corps repose avec celui des membres de sa famille, et peut-être celui de ses fils (?), Joseph Robert Santos et Pierre Henri Santos (actes de naissance non retrouvés), au cimetière niçois de Caucade.




- Jean RIVOIRE (c.1879/80-?)


Jean Rivoire, italien, est né vers 1879/80 [à Torre-Pellice, province de Turin ?]. Il est le fils de Jean David Rivoire et de Catherine Buffa qui se sont mariés dans la seconde moitié des années 1870 [à Torre-Pellice ?].

Jean Rivoire est cité à Nice dans le recensement de 1896, domicilié au 8, rue de la Croix, "âgé de 16 ans, italien, photographe", avec ses parents Jean Rivoire, 48 ans, italien, garçon d'hôtel et Catherine Buffa, 48 ans, italienne, son épouse, sans profession. J'ignore chez quel photographe Jean Rivoire travaille alors.

Le 22 février 1904, Jean Rivoire, 24 ans, est désormais "employé d'hôtel", lors du décès de son père "Rivoire Jean David, 56 ans, né à Angrogna, province de Turin, employé d'hôtel, domicilié au 8, rue de la Croix".

Je ne sais rien de la suite de sa vie et de sa carrière ni de ses date et lieu de décès.




- Joseph Louis SPINETTA (1881-1916)


Joseph Louis Spinetta est né à Nice au 6, rue Defly, le 9 mai 1881. Il est le fils de François Camille Spinetta (1839-1891), charron et de Marie Caroline Tordo (1856-1940), ménagère, qui se sont mariés le 15 février 1879 à Tourrette-Levens (Alpes-Maritimes). Il a un frère aîné, Joseph Christophe Spinetta (1880-1955).

Les parents divorcent en juin 1888.

La fiche matricule militaire de Joseph Louis Spinetta, révèle qu'à ses 20 ans (classe 1901), il est "photographe" et réside à Nice Ouest (son père est alors décédé). Il est cependant réformé pour conformation défectueuse du thorax et bronchite suspecte.

L'atelier de photographe pour lequel il travaille alors reste inconnu. 

Âgé de 25 ans, il fréquente en 1906 Françoise Servière, couturière, âgée de 31 ans (née le 9 septembre 1874, au hameau de Pérignat, à Larodde, Puy-de-Dôme). Ils vont avoir une enfant, sans être mariés, Louise Alice Spinetta, qui naît à Nice au 4, place Defly, le 12 mai 1907.

Joseph Louis Spinettasemble quitter Nice dans les mois suivantsaccompagné de sa compagne et de leur fille.

Ils se marient à Vincennes (Val-de-Marne), le 28 mai 1910 (registre non conservé), sans que le choix de cette ville soit connu (travail ?) et légitiment leur fille Louise Alice lors de cette cérémonie.

La famille s'installe ensuite dans le Puy-de-Dôme, département de naissance de l'épouse. Des jumelles naissent à Clermont-Ferrand, au 42, rue de Châteaudun,  le 21 octobre 1911, Simone Caroline Spinetta (1911-1991) et Yvonne Françoise Spinetta (1911-1995). Joseph Louis est dit "photographe" dans ces actes mais l'atelier pour lequel il travaille reste inconnu.

La famille quitte Clermont-Ferrand, vers 1912-1914, pour s'installer à 22 km de là, dans la station thermale de Châtel-Guyon (Puy-de-Dôme), peut-être pour travailler dans l'atelier estival du photographe Bernard ou bien reprendre ce dernier à son nom.

Lors de la Première Guerre Mondiale, Joseph Louis Spinetta est incorporé dans l'armée (22ème Régiment d'Infanterie Coloniale) en février 1915, par décision de la Commission du Puy-de-Dôme. 

Âgé de 35 ans, Joseph Louis Spinetta décède le 4 juillet 1916, suite à ses blessures de guerre, à l'Hôpital militaire de Marcelcave-les-Buttes (Somme). Son épouse Françoise décédera à Châtel-Guyon en 1965, âgée de 91 ans.



VOIR LA LISTE DES PHOTOGRAPHES ÉTUDIÉS







vendredi 15 janvier 2021

1173-ADE (1843-?), CHABRIER (c.1859-?), RUSSO (c.1865-?), BATEZIO (?-?), PHOTOGRAPHES

 

SOMMAIRE DES ARTICLES DU BLOG ET LIENS DIRECTS


- Nice, Fontaine du jardin Public, détail de vues stéréoscopiques, vers 1870.


DENIERE MODIFICATION DE CET ARTICLE : 05/11/2021




- Adolphe Henry ADE (1843-?)


Adolfo Adè (sic) est né à Nice le 25 mai 1843 et a été baptisé à Saint-Pierre d'Arène le 28 mai. Il est l'un des nombreux enfants (10 ?) de Carlo Augusto Adè, sellier (1800-1860) et de Francesca Adelaide Carriel/Gariel, qui se sont mariés dans cette ville le 2 octobre 1832.

Le père fait construire une maison au bord du Paillon vers 1838-1839 (France Archives).

Dans le recensement de la Ville de Nice de 1861, la famille Adé (sic) vit quai Masséna, la mère, marchande de nouveautés, veuve [son mari est décédé à Gênes en 1860], âgée de 49 ans et quatre de ses enfants dont "Adolphe, célibataire, âgé de 17 ans".

"Adé Adolphe Henry, né le 25 mai 1843, fils de feu Charly Auguste Adé, natif de Vurtemberg (sic) (Allemagne) et de Carriel Françoise Adélaïde domiciliée à Nice, lequel nous a déclaré le 11 juillet 1864 : qu’il est fils d’un étranger non naturalisé attendu que son père est né à Vurtemberg ; que son intention est de fixer à toujours son domicile en France ; qu’il est né à Nice et ayant atteint sa majorité, il nous faisait la présente déclaration en vertu de l’article 9 du Code Napoléon, pour être admis à jouir des droits et qualité de Français et du bénéfice de cet article, promettant de se conformer aux lois, décrets et ordonnances de l’Empire" (Archives Municipales de Nice, Listes de recensement des fils d’étrangers de 1860 à 1888, 1H 445).

Adolphe Adé est ensuite cité à Nice le 29 octobre 1864, alors qu'il est témoin de mariage du photographe Auguste Meurisse, "Adé Adolphe, âgé de 22 ans [21 ans], photographe, domicilié à Nice".

Il s’est peut-être formé à la photographie dans l’atelier de Pierre Ferret qui est justement situé au 1er étage de la Maison Adé depuis 1852.

Dans les recensements de 1866 et suivants, la famille Adé vit toujours quai Masséna mais Adolphe n'y est plus cité. Il n'est d'ailleurs pas cité comme témoin des mariages de ses frères et sœurs dans le dernier tiers du XIX° siècle.

Il est peut-être parti à Paris, comme son frère Dominique Adé (né en 1841), signalé commis-négociant dans la capitale en 1860, et son frère Frédéric Adé (1845-1899), mercier, signalé à Paris dès son mariage en 1871 (11ème).

Adolphe Adé réapparaît cependant, à 41 ans, dans la liste électorale de la Ville de Nice de 1882, "Adé Adolphe, né en 1843, rentier, domicilié quai Masséna, 7" (adresse familiale) mais une observation de la liste électorale de 1884 précise qu’il est "Parti".

Il semble être domicilié à Paris (18ème) et marié à Sophie Mathilde. 

J'ignore la suite de la vie et de la carrière d’Adolphe Adé, ainsi que ses date et lieu de décès.



- Albert CHABRIER (c.1859-?)


"Albert Chabrier, âgé de 41 ans, italien, photographe" est uniquement cité à Nice dans le recensement de la Ville de Nice de 1901, partageant (?) un appartement du 5, rue Masséna avec Claire Chabrier, 53 ans, couturière, française qui semble être son épouse et Albert Raffignon, 39 ans, italien, sans profession [photographe].

J'ignore les date et lieu de naissance d'Albert Chabrier, ainsi que la suite de sa carrière et ses date et lieu de décès.

[Un photographe du nom de "Chabrier", associé à Bernard Weinstein (Paul Wenistein), officie au 26, rue Partouneaux à Menton (Alpes-Maritimes) de 1891 (annuaire de 1892) à 1911 (annuaires et fiche militaire de Paul Wenistein)].




- Henri ou Henry RUSSO ou RUSSO CAMARRONE (c.1865-?)


PALERME

Enrico Russo est né à Palerme (Sicile, Italie) vers 1865.

MENTON

Henri Russo semble se marier (acte non retrouvé) vers 1888-1889 à Menton (Alpes-Maritimes) avec Marie Alide/Alida Petit (née vers 1866 à Bordeaux - acte non retrouvé).

Lors de la naissance de leur fille Elisabeth Russo, rue Castellar, le 6 octobre 1889, Henri Russo est dit "employé de commerce, âgé de 24 ans, domicilié à Menton" et son épouse, couturière, âgée de 23 ans. Henri Russo est-il à cette date employé chez l'un des quatre photographes de Menton ?

NICE

"Henry Russo Camarrone" (noms accolés de ses deux parents ?) est cité une seule fois à Nice, suite au décès de sa fille Elisabeth Russo Camarrone, âgée de 17 mois, le 16 mars 1891. Il est dit "âgé de 26 ans, photographe".

J'ignore la suite de la vie et de la carrière d'Henri Russo, comme ses date et lieu de décès.




- V. BATEZIO ( ?- ?) 


V. Batezio est cité à Nice dans la seule liste des photographes professionnels des annuaires de 1889, 1890 et 1891, avec un atelier au 24, boulevard du Pont-Neuf.

Il est probable qu’il ait pris la suite de Séraphin Ciais entre 1886 et 1888 et l’ait cédé à Vincent de Paporocki en 1890, les noms se cumulant à tort dans les annuaires.

J’ignore la date de naissance et le prénom de Batezio, comme la suite de sa carrière et ses date et lieu de décès.



VOIR LA LISTE DES PHOTOGRAPHES ÉTUDIÉS








dimanche 10 janvier 2021

1172-EMILE DEMAY (1828-1883) ET LOUIS DEMAY (1851-apr.1920), PHOTOGRAPHES

 

SOMMAIRE DES ARTICLES DU BLOG ET LIENS DIRECTS


- DEMAY Emile Aurore (1828-1883), Aix-les-Bains, vers 1870, Los Angeles, 
tirage albuminé, 6,5x10,5 cm, Los Angeles, The J. Paul Getty Museum.




Cet article a été rédigé en collaboration avec Hervé Lestang (portraitsepia).



- Emile Aurore DEMAY (1828-1883)


CHAMBLY

Emile Aurore Demay est né à Chambly (Oise) le 12 septembre 1828. Il est le fils de Pierre Magloire Demay, compagnon maçon (né le 5 mai 1805 à Auvers, Val d'Oise) et de Marguerite Désirée Petit (née le 14 avril 1801 à Méru, Oise) qui se sont mariés à Chambly le 16 octobre 1827. Les parents ont un deuxième fils, Auguste Eugène Demay, qui naît le 17 avril 1832, à Chambly, maison sise rue aux Vaches.


PARIS

Âgé de 21 ans, Emile Aurore Demay se marie à Paris (paroisse Saint-Thomas-d'Aquin, 7ème arrondissement), le 25 avril 1850, avec Marie Petit, 18 ans environ (née vers 1832, en Savoie).

Le couple a un fils, Louis Honoré Emile Demay, qui naît à Paris le 16 mai 1851. 

Il est probable qu'Emile Demay soit déjà photographe à Paris dans les années 1850 (état civil reconstitué).

Jean-Marie Voignier dans son "Répertoire des Photographes de France au XIX° siècle" cite un photographe du nom de "Demay. ph. Paris, rue Saint Gilles 16. Ambrotype" (seconde moitié des années 1850 ?).


BOURG-LA-REINE

A la fin des années 1850, le couple s'installe au sud de Paris, à Bourg-la-Reine (Hauts-de-Seine). C'est là qu'il ont un nouvel enfant, Augustine Léonie Demay, le 5 octobre 1858 au 25, Grande Rue. Dans l'acte de naissance, Emile Demay est dit "photographe, âgé de trente ans".


AIX-LES-BAINS ET HYERES

En 1861, comme indiqué au verso de certains de ses cartons-photos, Emile Demay ouvre un atelier d'été, en Savoie (récemment française), dans la station thermale d'Aix-les-Bains au 82, rue de Chambéry, en face l'Hôtel Impérial.

La présence sur une rare vue stéréoscopique d'Aix-les-Bains, à fond beige, d'une étiquette ovale collée au verso et portant, "Demay - Photographe - Rue St. André-des-Arts 43 - Paris" interroge. Son épouse étant originaire de Savoie, Emile Demay a-t-il entamé dans la fin des années 1850, en complément de son atelier parisien, des saisons d'été à Aix-les-Bains avant de s'y installer ? Ou bien cette vue date-t-elle des débuts de son atelier en 1861 ? Des indices semblent indiquer que si par la suite Emile Demay n'a pas conservé d'atelier à Paris, il y a gardé un domicile.

A Aix-les-Bains, à côté de portraits en atelier, il réalise de très nombreuses vues de paysage patrimonial et naturel de l'Isère (la Grande Chartreuse), de la Savoie (Chambéry, Aix-les-Bains - monuments et vie thermale - le Lac du Bourget et le Monastère d'Haute-Combe, la Cascade du Grésy) et de la Haute-Savoie (Annecy, Lac d'Annecy, Duingt, Talloires, Lovagny, le Château de Montrottier, les Gorges du Fier, Le Pont de la Caille, les Thermes de Marlioz)... 

Il ouvre dans les années suivantes une succursale d'hiver à Hyères, vers 1865, certains de ses cartons-photos mentionnant la reine Emma d'Hawaï qui a passé l'hiver 1865-66 à Hyères. A Hyères, il réalise également des vues de la ville et de ses environs (notamment de Toulon mais également de villes de la Riviera comme Nice) et des portraits de studio.

Emile Demay est très rarement cité dans les ouvrages et les journaux des années 1860, que ce soit à Aix-les-Bains ou à Hyères. La seule mention relevée est présente dans le Journal de la Savoie du 19 août 1866 (p 3) où les places pour une représentation au Théâtre du Chalet d'Aix-les-Bains peuvent être notamment retenues "chez M. Demay, photographe".

"Demay Emile [qui signe "Demay"], photographe, 40 ans, domicilié à Aix, place Centrale et Petit Marie son épouse, sans profession, 37 ans" ont une fille, Maria Amélie "Charlotte" Demay, qui naît à Aix-les-Bains (Savoie) le 13 août 1869.

En mai 1876, Emile Demay acquiert une nouvelle maison à Hyères, avenue/rue/route de l'Almanarre ou d'Almanarre, à l'angle de la route nationale, où la famille va s'installer (atelier et résidence), alors que son atelier d'Aix-les-Bains est désormais situé rue du Casino (Savoie et Haute-Savoie, Guide par Gabriel de Mortillet, 3ème éd., 1874 p 125 - Adressbuch für Photographie, Wien und Leipzig, 1879 [mais liste établie vers 1872], Aix p 2, Hyères p 64). 

Le recensement de la Ville d'Hyères de 1876 (p 39) cite au 8, avenue d'Almanarre, "Demay Emile, chef de ménage, photographe, marié, 46 ans [47 ou 48 ans], français, né à Chamblis, Seine-et-Oise ; Petit Marie, sans profession, sa femme, mariée, 43 ans, française, née en Savoie ; Demay Augustine, sa fille, célibataire, 18 ans, française, née à Paris ; Demay Charlotte, sans profession, sa fille, célibataire, 7 ans, française, née à Aix-les-Bains".

Emile Demay confie à son fils Louis l'atelier d'Aix-les-Bains, vers 1878.

L'Aide-Mémoire de la Société Française de Photographie (Toulouse), cite "Demay" à Aix-les-Bains de 1877 à 1881 et à Hyères de 1877 à 1885.

"Emile Aurore Demay, marié à Marie Petit, propriétaire, âgé de 54 ans, domicilié à Hyères, route nationale" décède à Hyères (Var), le 21 juin 1883. Exerçait-il encore le métier de photographe au tournant des années 1880 ? Il semble cité comme adjoint au maire de la Ville d'Hyères en 1880 (Journal de la République Française, 1880 p 47).

Son épouse Marie Demay, née Petit (en 1832), décèdera entre le 1er juin 1886 (date du mariage à Hyères de sa fille Augustine Léonie Demay où elle est présente et consentante) et le 9 janvier 1909 (date du troisième mariage à Belley, Ain, de son fils Louis Honoré Emile Demay où elle est dite décédée).


VUES STEREOSCOPIQUES D'EMILE DEMAY

Le recto est de couleur variée, beige, blanc, jaune, orange ou rouge avec des indications imprimées (nom et maisons du photographe) et manuscrites (titre). L'initiale du prénom du photographe semble apparaître dans la deuxième moitié des années 1870, peut-être pour différencier ses cartons de ceux de son fils. Le verso reste nu et de même couleur que le recto ou bien jaune et comporte parfois le titre. 

Le recto est :

- à fond beige sans texte imprimé (le verso présentant parfois une étiquette ovale collée, "Demay - Photographe - Rue St. André-des-Arts 43 - Paris") (vers 1860 ?) ;

- à fond blanc, avec un cadre à gauche et à droite, celui de gauche portant, "Demay phot à Aix" (début des années 1860 ?) ;

- à fond jaune ou jaune-orangé, avec un cadre à gauche et à droite, celui de gauche portant, "Demay, Phot A Hyères (Var) - et à Aix les Bains" (milieu des années 1860 ?) ;

- à fond orange ou rouge-orangé, avec un cadre à gauche et à droite, portant tour à tour, "Photographie Demay - Maison à Hyères (Var) et à Aix-les-Bains ; une vue datée de 1868 (fin des années 1860 ?) ;

- à fond orange ou rouge-orangé, avec un cadre à gauche et à droite, portant tour à tour, "Aix-Les-Bains Et Ses Environs - Par Demay, Phot. à Aix" (fin des années 1860-début des années 1870 ?) ;

- à fond rouge-orangé sans cadres, avec à gauche, "Vues de Savoie - Demay à Aix-les-Bains" (première moitié des années 1870 ?) n;

à fond rouge-orangé sans cadres, avec à gauche, "Demay à Aix-les-Bains (maison à Hyères - Var)" et à droite, "Vues de Savoie" (première moitié des années 1870 ?) ;

- à fond orange ou rouge, sans cadres, avec à gauche, "Vues De Savoie - E. Demay photographe à Aix-les-Bains" (seconde moitié, voire fin des années 1870 ?).


CARTES DE VISITE ET CABINETS D'EMILE DEMAY

Une encre mauve ou rouge sur fond de couleur jaune ou orangé est utilisée dès le milieu des années 1870L'initiale du prénom du photographe semble apparaître dans la seconde moitié de cette même décennie.

Le recto est :

- nu ; 

- porte, "Demay-Phot.", "Demay Phot." ou "Demay, phot." ;

- "Vues De Savoie" (encre mauve) ;

- "Demay, à Aix Les Bains", "Demay Phot. - Vues de Savoie - A Aix Les Bains", "Demay, phot. - Souvenir D'Aix Les Bains - Aix les Bains", "Demay Phot. - Savoie Pittoresque - Aix les Bains" ou "Demay, phot. - Annecy Et Ses Environs - Aix les Bains" (vues de la Préfecture d'Annecy, datant au plus tôt de 1864, date de son achèvement) ; 

- "Demay phot. - Vues d'Hyères - Aix les Bains" ;

- "E. Demay, à Aix les Bains" ;

- "E. Demay phot. à Aix les Bains - Savoie Pittoresque" ou "E. Demay, à Aix les Bains - Savoie Pittoresque" (vues) (plusieurs cartons-photos datés de juillet ou août 1876) ;

- "E. Demay, Aix les Bains - Hyères Et Ses Environs" ou "E. Demay, phot. à Aix les Bains - Hyères Et Ses Environs" ou encore "E. Demay, Phot. - Hyères Et Ses Environs" ;

Certains Cabinets portent sur fond jaune, "Demay - D [de Demay] - Aix-les-Bains - Photographie" (seconde moitié des années 1870 ?).

Le verso est :

- nu (souvent pour les vues de paysage naturel ou urbain) ou portant le tampon manuel, "Demay phot. à Aix", avec parfois l'étiquette ovale collée du distributeur, "Grand Bazar du Petit Paris - Ravel à Hyères (Var)" ;

- avec, dans un tampon ovale, "Photographie d'Aix-Les-Bains - créée en 1861 - Demay - Rue de Chambery, 82 - En Face L'Hôtel Impérial" ; plusieurs cartons-photos datés de juillet 1865 (vers 1861-1866 ?) ;

L'Hôtel évoqué, construit entre 1853 et 1857, a pris le nom d'Hôtel Royal puis, après le rattachement de la Savoie à la France en 1860, d'Hôtel Impérial.

- avec, "Photographie [texte en arc de cercle] - Demay - Hyères - Maison à Aix Les Bains - (Savoie)" ; plusieurs cartons datés de juillet ou septembre 1865 (vers ou peu avant 1865 ?).

- sous deux blasons, "Demay - Photographe breveté - De S.M. Emma Reine Douairière - de Hawaii (Iles Sandwich) - & de S.A.R. La Princesse Louise Thérèse - Infante d'Espagne - Maison à Hyères (Var) - & A Aix-Les-Bains" ; un carton-photo daté d'août 1867 (vers 1866-1875 ?) ;

La Reine Emma d'Hawaï (1836-1885) a fait un séjour en Europe en 1865-1866 ; elle est signalée à Hyères l'hiver 1865-66 (puis en juin 1866 à Paris). L'atelier d'Hyères a donc été créé entre 1861 et 1865. Certains cartons-photos portant ce texte au verso sont d'ailleurs datés de juillet 1865. La date d'un séjour de l'Infante Louise Thérèse d'Espagne (1824-1900) à Hyères ou Aix-les-Bains reste inconnue mais est contemporaine de celle de la reine Emma, les deux mentions allant toujours de pair.

sous deux blasons, "Demay - Photographe breveté - De S.M. La Reine Emma - Et de S.A.R. L'Infante D'Espagne - maison à Hyères (Var) - & A Aix-Les-Bains (les trois dernières lignes de texte étant animées par des jeux de courbes)", avec sur certains cartons "Les clichés sont conservés" et parfois une étiquette ovale collée portant le nom du distributeur, "Librairie & Papeterie - J. Burnod à Annecy" (la librairie porte ce nom entre fin 1864 et début 1877) ; de nombreux cartons-photos datés d'août ou septembre 1867, de 1868 mais également d'août 1874 dont l'un portant l'encre rouge du tampon manuel, "Librairie Papeterie - L'Hoste & Cie - Place Notre Dame - Annecy" (vers 1866-1875 ?). 

Ce type de texte semble perdurer dans la seconde moitié des années 1870 avec une encre mauve sur fond blanc ou jaune (recto avec un liseré et un texte de même couleur).

- sous deux blasons,  "Demay - Photographe breveté - A Aix-les-Bains (Savoie) - Maison à Hyères (Var) pendant la saison Hyvernale", avec parfois "Les clichés étant conservés on peut - toujours avoir des épreuves semblables" (première moitié des années 1870 ?).

Ce type de texte semble perdurer dans la seconde moitié des années 1870 (?) avec une encre mauve sur fond blanc ou jaune (recto avec un liseré et un texte de même couleur), avec parfois "Les clichés étant conservés on peut - toujours avoir des épreuves semblables"

sous deux blasons, sur fond jaune-orangé, à l'encre rouge, "E. Demay - Photographe breveté - A Hyères (Var) - Maison à Aix les Bains pendant la saison Thermale" (recto avec un liseré et un texte de même couleur), avec parfois "Les clichés étant conservés on peut - toujours avoir des épreuves semblables" (seconde moitié des années 1870 ?).

A noter certains cartons-photos des Gorges du Fier, portent au recto, "Demay, Phot. - -Galeries Des Gorges Du Fier - - à Aix" ou "Demay, Phot. - - à Aix", et au verso, "Galeries Des Gorges Du Fier - Station de Lovagny - Chemin de fer d'Aix-les-Bains - A Annecy (Haute-Savoie) - à 10 minutes de la station - Les Gorges du Fier sont le spécimen le plus saisissant de la puissance de corrosion des eaux dans les Alpes ; elles surpassent de beaucoup en pittoresque les gorges si vantées du Trient - Chalet-Restaurant - et Bureau télégraphique - à l'entrée des Gorges - dans le magnifique Bois du Poëte.". 

Il faut sans doute reconnaître l'évocation de ce type de carton-photo (portant le texte ci-dessus) dans l'article suivant paru dans le Journal de la Savoie du 30 septembre 1874 p 4 : "Ne quittons pas les Gorges du Fier sans signaler le pavillon placé à peu de distance de leur entrée et où vous trouvez (...) les charmantes photographies de M. Demay, artiste des plus distingués résidant à Aix. M. Demay a pris le Fier, je ne dirai pas sur toutes ses faces, mais bien dans toutes ses anfractuosités".




- Louis Honoré Emile DEMAY (1851-apr. 1916)


PARIS

Louis Honoré Emile Demay est né à Paris le 16 mai 1851. Il est le fils d'Emile Aurore Demay (né en 1828) et de Marie Petit (née vers 1832) qui se sont mariés dans cette ville le 25 avril 1850.


AIX-LES-BAINS ET HYERES

Adolescent, Louis Demay a été formé à la photographie par son père, dans l'atelier d'Aix-les-Bains (Savoie) et peut-être également dans celui d'Hyères (Var).


ABBEVILLE

C'est peut-être après son service militaire (vers 1872-1875 ?) que Louis Demay part travailler comme photographe à Abbeville (Somme), probablement comme employé.

"Louis Honoré Emile Demay, photographe, 25 ans, domicilié à Abbeville", se marie le 4 novembre 1876 à Hesdin (Pas-de-Calais, à 37 km d'Abbeville), avec Jeanna Joanna/Jeanne) Petit, modiste, 17 ans (née le 21 janvier 1859 à Hesdin). Ses parents, domiciliés à Hyères (Var), sont absents mais consentants par acte notarié enregistré à Aix-les-Bains (Savoie) le 26 septembre 1876. Son oncle Eugène Demay (Chambly 17 avril 1832-Paris 11 octobre 1892), architecte, Chevalier de la Légion d'Honneur (1871), âgé de 45 ans et domicilié à Paris, est cependant présent.


AIX-LES-BAINS

Louis Demay et son épouse ont une enfant, Marie Thérèse Demay qui naît l'été 1877 (où ?). 

La famille s'installe vers 1878 à Aix-les-Bains (Savoie), Louis Demay prenant la suite de l'atelier de photographie de son père et continuant à diffuser les vues de ce dernier, tout en en réalisant de nouvelles.

C'est à Aix-les-Bains que naît leur fils, Marie Gabriel Demay, le 6 juillet 1879, rue du Casino. L'un des témoins de l'acte de naissance est le photographe, Léon Zoccola, âgé de 43 ans et domicilié à Turin.

La famille Demay n'apparaît plus à cette adresse dans le recensement de la Ville de 1881. 


BELLEY

Vers 1880, Louis Demay s'installe en effet à Belley (Ain) où il ouvre un nouvel atelier, tout en conservant la succursale d'été d'Aix-les-Bains (Savoie), située à 40 km et une autre à Rumilly (Haute-Savoie). Il semble également posséder, dans la première moitié des années 1880, une succursale à Hesdin (Pas-de-Calais), dans la ville de sa belle-famille.

Il affiche au verso de ses cartons-photos les blasons de son père lorsque ce dernier stoppe son activité ou décède.

Vers 1885, Louis Demay semble abandonner les succursales d'Aix-les-Bains, Rumilly et Hesdin, au profit de celles de Bourg-en Bresse (Ain) puis Oyonnax et Nantua et enfin Lons-Le-Saunier (Jura).

Son épouse Jeanna ouvre, pour sa part à Belley, un magasin de modes. Enceinte à nouveau, avec des problèmes de santé, elle met cependant en vente son magasin en février 1883 (Le Salut Public, petites annonces parues en page 4 des 14, 15 et 16 février 1883).

L'enfant, Henri Demay, naît à Belley, le 18 juin 1883, fils de "Louis Emile Honoré Demay, âgé de 33 ans, photographe, domicilié à Belley, rue Grande, n° 26".

"Joanna Petit, modiste, épouse de Louis Emile Honoré Demay photographe", décède malheureusement à l'âge de 24 ans, le 5 juillet 1883, à Belley, au 26, rue Grande.

Du fait de ses enfants en bas-âge, Louis Demay [il signe "L. Demay], domicilié à Belley, se remarie six mois plus tard, à Lyon, le 27 décembre 1883, avec Marie Léonie Christine Brossette, employée de commerce, âgée de 24 ans (née le 20 août 1859, dans le 6ème arrondissement de Lyon, Rhône). A la date du mariage, le père de Louis Demay (Emile Demay) est décédé à Hyères le 21 juin de la même année et sa mère (Marie Petit, veuve Demay) est "rentière, demeurant à Hyères, momentanément à Paris, rue Bertrand, 27, et consentante par acte notarié". Ceci peut laisser penser qu'Emile Demay et son épouse ont conservé une adresse parisienne.

Le 30 avril 1885, naît à Belley, leur fils Edmond André Demay. A cette occasion, "Demay Emile Honoré Louis" [prénoms dans ce nouvel ordre], est dit "âgé de 34 ans, photographe, domicilié à Belley, rue des Capucins". 

Il cède ensuite son atelier de Belley à François Delfino (vers 1886-1888 ?).

 

BOURG-EN-BRESSE

Louis Demay ouvre un atelier à Bourg-en-Bresse (Ain), entre septembre 1885 et mai 1886 (Le Journal de l'Ain du 7 septembre 1885 et du 21 mai 1886). L'article du 7 septembre 1885 rappelle, qu'à côté de ses portraits, Louis Demay réalise de splendides photographies de monuments ou sites connus du département.

Cet atelier de Bourg devient sa "Maison principale" (comme indiqué dans l'article ainsi qu'au revers de certains de ses cartons-photos) et il y installe son domicile. 

Une publicité de Louis Demay parue en décembre 1887, situe son atelier place du Quinconce à Bourg-en-Bresse (Journal de l'Ain des 16, 21, 23, 28 et 30 décembre 1887).


BOURG-EN-BRESSE ET LONS-LE-SAUNIER

Louis Demay ouvre un atelier à Lons-le-Saunier (Jura) vers 1889-1890 où il semble élire domicile quelques années plus tard (vers 1891-1892 ?). 

Des vues des viaducs du "Chemin de fer de Champagnole à Morez" (Jura), réunies dans un album de ce nom, sont datées de 1890 et signées "Photographe L. Demay - - Bourg (Ain) - Lons-le-Saunier (Jura) (Paris, BnF sur Gallica).

Louis Demay pratique la photographie itinérante. Certains de ses cartons-photos de la première moitié des années 1890 affichent d'ailleurs, "Atelier Spécial De Voyage - Pour le Département". "Le photographe breveté de Lons-le-Saunier" est notamment signalé à Arbois (Jura), le 17 avril 1892 (Le Carillon d'Arbois du 17 avril 1892 p 3). 

Son atelier de Lons-le-Saunier est situé au 20 (vers 1890) puis au 6, rue Rouget de l'Isle (vers 1897), comme le révèlent ses cartons-photos.

Le photographe ne semble pas cependant renoncer à son atelier de Bourg-en-Bresse. En effet, si aucun carton-photo postérieur à 1894 ne mentionne en même temps Bourg (Ain) et Lons-le-Saunier (Jura), des factures conservées de l'atelier de Lons-le-Saunier datant de mars et avril 1897 affichent Bourg comme maison principale et rappellent en en-tête, "Travaux Pour Les Ponts & Chaussées" et "Mille Vues Diverses - Des - Départements de L'Ain, Jura & Savoie".

Louis Demay participe d'ailleurs à l'édition d'une brochure intitulée, "Lons le Saunier les Bains et Ses Environs" (sans date, vers 1895-1900 ?), avec 58 dessins d'Alphonse Karl, réalisés d'après ses photographies.

A partir du milieu des années 1890, Louis Demay n'affiche plus, au verso de ses cartons-photos, les deux blasons hérités de son père mais les nombreuses médailles et les nombreux prix qu'il remporte alors dont la Médaille d'Or de Marseille en 1896.

L'Aide-Mémoire de la Société Française de Photographie (Toulouse), cite "Demay" à Belley de 1889 à 1896 et à Lons-le-Saunier de 1897 à 1905.

Au tournant du XX° siècle, Louis Demay devient "photographe-éditeur" de cartes postales (et de menus) avec des vues de Lons-le-Saunier et de ses environs (une carte postale a voyagé en décembre 1899, plusieurs en 1901). Il édite par la suite des publicités pour son atelier sous cette forme. Certains cartes postales portent cependant, dès 1901, "E. Demay - photographe-éditeur". Il est probable que Louis Honoré "Emile" Demay mette en avant l'initiale de l'un de ses autres prénoms car son fils "Edmond" n'a que 16 ans à cette date.

Dès 1900, Louis Demay signe cependant ses cartons-photos, "L. Demay du Coudray".

Louis Demay et son épouse se séparent le 15 mars 1905 et divorcent le 4 août 1908 (jugements du Tribunal civil de Lons-le-Saunier)

"Louis Honoré Emile Demay, âgé de 57 ans, photographe", se remarie cependant à Lons-le-Saunier, le 9 janvier 1909 (à cette date sa mère est décédée), avec Louise Clémence Sanguillon, âgée de 22 ans, sans profession (née le 3 avril 1886 à Saint-Germain-les-Arlay, Jura). Lors de cette cérémonie, le couple légitime leur fils, Marc Jean Joseph Emile, né (Sanguillon), à Lons, le 17 octobre 1906. L'un de leurs témoins de mariage est le photographe Louis Reynoud, 24 ans, domicilié à Lons, qui est probablement un employé de Louis Demay.

Le couple a un nouvel enfant, Marc Jean Albert Demay, qui naît à Lons-le-Saunier le 19 août 1912.

Le couple divorce cependant le 27 février 1916 (jugement du Tribunal civil de Lons), son ex-femme, Louise Clémence Sanguillon, emmenant probablement leurs deux enfants et se remariant le 26 juillet 1917, à la mairie du 1er arrondissement de Lyon, avec Hippolyte Jean André Pind.

A la date du divorce, Louis Demay a 64 ans. Il semble terminer sa carrière à Lons-le-Saunier. Ses date et lieu de décès restent inconnus (acte de décès non consultable).

Des cartes postales de 1924 portent cependant le nom de "Demay" (désormais sans prénom) et des cartes postales, datées de 1927, et des photographies affichent, "Demay Frères - George Successeur - Lons-le-Saunier", laissant penser au décès de Louis Demay au début des années 1920, à plus de 70 ans.

La mention "Demay Frères" évoque la succession des fils de Louis Demay, et notamment de Marie Gabriel Demay (1879-1950), Henri Demay (1883-1957) et Edmond André Demay (1885-1969) qui sont tous trois devenus photographes à Paris et en région parisienne (voir leur vie et leur carrière sur portraitsepia). Leur succession à Lons-le-Saunier semble avoir été de courte durée car ils ont cédé l'atelier au photographe George, au plus tard en 1927. La date de cession de l'atelier de Bourg-en-Bresse reste inconnue.


CARTONS-PHOTOS DE LOUIS DEMAY

Aix-les-Bains (vers 1878-1885 ?)

- au recto, "L. Demay, à Aix les Bains - Savoie Pittoresque", et verso nu (vue) ;


Aix-Les-Bains, Hesdin et Rumilly (vers 1883-1885 ?)

- au recto, carton à fond noir à cadre doré, à l'encre dorée, "L. Demay - LD - Aix-Les-Bains - Photographe", et au verso, sur fond noir, à l'encre dorée, "Fides - Consciencia - Labor" (dans un phylactère souligné d'un fleuron), et en-dessous, "Louis Demay - Photographe Breveté - Aix-Les-Bains - Savoie - Maisons à Hesdin (Pas de Calais) - Rumilly (Haute Savoie) - Les Clichés étant conservés - pour avoir des épreuves semblables - rappeler ce N°" ;


Aix-Les-Bains et Belley (première moitié des années 1880 ?)

- au recto, "Louis Demay Phot. - - Aix les Bains et Belley (Ain), et verso nu (vue datée d'août 1882) ;

au recto, "Louis Demay Phot. - Aix les Bains et Belley (Ain) - La Savoie Et Ses Environs, et verso nu (vue) ;

- au recto, "Louis Demay Phot. - Aix les Bains et Belley (Ain) - Les Gorges Du Fier", et au verso, à l'encre gris-bleu, "Photographie Brevetée - L. Demay - à Belley (Ain) - Spécialité de portraits émail - Agrandissements - de Portraits en Photogravure" ;

- au recto, avec encre gris-bleu et liseré de même couleur, "L. Demay - LD - Aix-Les-Bains - Belley" ou "Louis Demay (signature horizontale) - LD - Aix-Les-Bains - Belley", et au verso, à l'encre gris-bleu, "Fides - Consciencia - Labor" (dans un phylactère souligné d'un fleuron), et en-dessous, deux blasons, "Louis Demay (signature oblique) - Photographe Breveté - Aix-Les-Bains (Savoie) - Belley (Ain) - Les Clichés étant conservés - pour avoir des épreuves semblables - rappeler ce N°" ;


Belley (deuxième moitié des années 1880 ?)

- au recto, à l'encre gris-bleu, "L. Demay (signature horizontale) - - LD - - A Belley - (Ain), et au verso, à l'encre gris-bleu, "Fides - Consciencia - Labor" (dans un phylactère souligné d'un fleuron), et en-dessous, deux blasons, "Louis Demay (signature oblique) - Photographe Breveté - A Belley (Ain) - Vues A Domicile De Villas - Châteaux Usines Travaux (ETC) - Les Clichés étant conservés - pour avoir des épreuves semblables - rappeler ce N° - J.H. Nacivet.Paris. (cartonnier)" ;

- au recto, à l'encre gris-bleu, "L. Demay (signature horizontale) - - LD - - A Belley - (Ain), et au verso, à l'encre gris-bleu, "Fides - Consciencia - Labor" (dans un phylactère souligné d'un fleuron), et en-dessous, deux blasons, "Louis Demay (signature oblique) - Photographe Breveté - A Belley (Ain) - Groupes A Domicile - Villas - Châteaux Usines Travaux (ETC) - Les Clichés étant conservés - pour avoir des épreuves semblables - rappeler ce N° - D. Hutinet - Paris (cartonnier)" 

au recto, carton à fond noir ou bordeaux et cadre doré, "Louis Demay - LD - A Belley - (Ain)", et au verso, sur fond blanc et à l'encre brune, "Fides - Consciencia - Labor" (dans un phylactère souligné d'un fleuron), et en-dessous, deux blasons, "Louis Demay (signature oblique) - Photographe Breveté - A Belley (Ain) - "Groupes A Domicile - Villas, Châteaux Usines Travaux (ETC)" - Les clichés étant conservés - pour avoir des épreuves semblables - rappeler ce N°" et "D. Hutinet - Paris (cartonnier)" ou "J.H. Nacivet. Paris" ;


Bourg, Belley, Nantua et Oyonnax (deuxième moitié des années 1880 ?) 

- au recto, carton à fond noir à cadre doré et encre dorée, "Louis Demay (signature oblique) - LD - A Bourg (Ain) - Au Quinconce", et au verso sur fond blanc et encre brune, "Fides - Consciencia - Labor" (dans un phylactère souligné d'un fleuron), et en-dessous, deux blasons, "Louis Demay (signature oblique) - Photographe Breveté - A Bourg Belley et Oyonnax (Ain) - Les Clichés étant conservés - pour avoir des épreuves semblables et - même des agrandissements inaltérables au charbon rappeler ce - N° - D. Hutinet. Paris (cartonnier)" (deuxième moitié des années 1880) ;

- au recto, carton à fond noir ou brun foncé et cadre doré, "Louis Demay (signature oblique)", et au verso, sur un carton beige, à l'encre brune ou grise, "Fides - Consciencia - Labor" (dans un phylactère souligné d'un fleuron), et en-dessous, deux blasons, "Louis Demay (signature oblique) - Photographe Breveté - A Bourg Belley Nantua (Ain) - Les Clichés étant conservés - pour avoir des épreuves semblables - rappeler ce N°", et "D. Hutinet - Paris (cartonnier)" ou "J.H. Nacivet Paris (cartonnier)" (deuxième moitié des années 1880) ;

- au recto, sur carton noir à cadre doré et à l'encre dorée, "Louis Demay (signature horizontale) - A Bourg (Ain) - Au Quinconce", et au verso, à l'encre brune sur fond blanc, "Fides - Consciencia - Labor" (dans un phylactère souligné d'un fleuron), et en-dessous, deux blasons, "Louis Demay (signature oblique) - Photographe Breveté - A Bourg Belley Et Nantua - (Ain) - Les clichés étant conservés - pour avoir des épreuves semblables et - même des agrandissements inaltérables au charbon - Rappeler ce N° - D. Hutinet - Paris (cartonnier)" (deuxième moitié des années 1880) ;

- au recto, sur fond bordeaux à cadre doré, et à l'encre dorée, "Louis Demay (signature horizontale) - - Bourg & Belley - Ain", et au verso, à l'encre brune sur fond beige, "Fides - Consciencia - Labor" (dans un phylactère souligné d'un fleuron), et en-dessous, deux blasons, "Louis Demay (signature oblique) - Photographe Breveté - A Bourg Belley Et Nantua (Ain) - Les Clichés étant conservés - pour avoir des épreuves semblables - rappeler ce N°" (deuxième moitié des années 1880) ;

- au recto, sur carton bordeaux à cadre doré et à l'encre dorée, "Louis Demay (signature horizontale) - A Bourg (Ain) - Au Quinconce", et au verso, à l'encre brune sur fond beige, "Fides - Consciencia - Labor" (dans un phylactère souligné d'un fleuron), et en-dessous, deux blasons, "Louis Demay (signature oblique) - Photographe Breveté - A Bourg Belley Et Nantua - Ain - Les clichés étant conservés - pour avoir des épreuves semblables - rappeler ce N°" (deuxième moitié des années 1880) ;

- au recto, vue avec titre à l'encre rouge, et au verso, à l'encre rouge, "Photographie Brevetée - L. Demay - au Quinconce Bourg (ain) - Succursales - Oyonnax & Nantua" (fin des années 1880) ;


Bourg et Lons-le-Saunier (années 1890 ?)

- au recto, sur fond beige, à l'encre brune, "L. Demay (signature horizontale) - Bourg (Ain) - Au Quinconce" ou "L. Demay (signature oblique) - Epreuve inaltérable (texte oblique) - Bourg (Ain) - Au Quiconce", et au verso, sur fond beige et à l'encre brune, "Fides - Consciencia - Labor" (dans un phylactère souligné d'un fleuron), et en-dessous, 2 blasons, "Photographe Breveté - Louis Demay (signature oblique) - Bourg (Ain) - Au Quinconce - Maison à Lons-Le-Saunier (Jura) - Les Clichés étant conservés pour avoir des épreuves semblables et - même des agrandissements inaltérables au charbon sans reposer - rappeler ce N°", avec parfois "M.A.F Paris (cartonnier) " (début des années 1890 ?) ; 

- au recto, à l'encre brune sur fond beige, "L. Demay - Epreuve - Inaltérable (texte oblique), et au verso, à l'encre brune sur fond beige, "Fides - Consciencia - Labor" (dans un phylactère souligné d'un fleuron), et en-dessous, 2 blasons, "Photographie Brevetée - Louis Demay (signature oblique)", avec à droite, "Epreuve Garantie Inaltérable" (texte verticalisé), et en-dessous, "Lons-Le-Saunier (Jura) - 20, Rue Rouget De L'Isle - Maison Principale A Bourg (Ain) - Les Clichés étant conservés pour avoir des épreuves semblables et - même des agrandissements inaltérables au charbon sans reposer - rappeler ce N°" (début des années 1890 ?) ;


Lons-Le-Saunier (entre 1892 et 1920 ?)

- au recto, sur fond beige, à l'encre brune, "Epreuve - Inaltérable - Au Charbon - L. Demay (signature oblique) - Lons-le-Saunier - (Jura)" ou  "L. Demay (signature oblique) - Lons-le-Saunier - (Jura)"et au verso, "Fides - Consciencia - Labor" (dans un phylactère souligné d'un fleuron), et en-dessous, 2 blasons, "Louis Demay (signature oblique)", avec à droite, "Atelier Spécial De Voyage - Pour le Département" (texte verticalisé), "Lons-Le-Saunier (Jura) - 20, Rue Rouget de l'Isle - N° - Tous Les Clichés Sont Conservés - Rappeler ce N° pour avoir des épreuves semblables - et même des agrandissements inaltérables au charbon sans reposer" (vers 1892-1894) ;

au recto, à l'encre brune, "L. Demay (signature oblique) - Epreuve Inaltérable (texte oblique) - Lons-le-Saunier - (Jura)", et au verso, à l'encre brune, "Fides - Consciencia - Labor" (dans un phylactère souligné d'un fleuron)" puis sous 2 blasons, Photographie - Brevetée - Louis Demay (signature oblique)", avec à gauche l'encadré "Atelier Spécial De Voyage - Pour Le Département", et à droite l'encadré, "Epreuve Inaltérable", et en-dessous, "Lons-le-Saunier (Jura) - 20, Rue Rouget de l'Isle - Tous les clichés sont conservés - Rappeler ce N° pour avoir des épreuves semblables - et même des agrandissements inaltérables au charbon sans reposer - J.H. Nacivet - Paris (cartonnier)" (vers 1892-1894) ; 

- au recto, à l'encre gris-bleu ou blanche, "L. Demay" (dans un cartouche rectangulaire) - - Lons-Le-Saunier (Jura)", et au verso, à l'encre grise, "Fides - Consciencia - Labor" (dans un phylactère) - Médaille d'Or", dessin de médaille recto et verso sur fond de fleurs, 2 blasons, "Diplôme D'Honneur - Hors Concours Belfort - 1894 - Photographie - Louis Demay Breveté (texte curviligne sur fond grisé) - Lons-Le-Saunier - (Jura) - Tous les clichés sont conservés - Rappeler ce N° - pour avoir des épreuves semblables - et même des agrandissements inaltérables au charbon" (vers 1894-1896) ; 

- au recto, sur fond blanc ou beige, à l'encre gris-bleu ou grise, "L. Demay (signature horizontale) - Lons-Le-Saunier (Jura), et au verso, à l'encre grise, "Fides - Consciencia - Labor" (dans un phylactère) - Médaille d'Or", dessin de médaille recto (1er Prix - Exposition - Dôle - 1894) et verso sur fond de fleurs, 2 blasons, "Diplôme D'Honneur - Hors Concours Belfort - 1894 - Photographie - Louis Demay Breveté (texte curviligne sur fond grisé) - Lons-Le-Saunier - (Jura) - Tous les clichés sont conservés - Rappeler ce N° - pour avoir des épreuves semblables - et même des agrandissements inaltérables au charbon" (vers 1894-1896) ;

- au recto, à l'encre grise, "L. Demay (signature horizontale) - - Lons-Le-Saunier (Jura)", et au verso, à l'encre grise, "Fides - Consciencia - Labor" (dans un phylactère) - Médaille d'Or", dessin de médaille recto et verso sur fond de fleurs, 2 blasons, "Diplôme D'Honneur - Hors Concours Belfort - 1894 - Photographie - Louis Demay Breveté (texte curviligne sur fond grisé) - Lons-Le-Saunier - (Jura) - Tous les clichés sont conservés - Rappeler ce N° - pour avoir des épreuves semblables - et même des agrandissements inaltérables au charbon" (vers 1894-1896) ; 

- au recto, sur fond beige, "L. Demay" - - Lons-Le-Saunier - (Jura)", et au verso, à l'encre grise, à gauche, sous le dessin de 10 médailles sur palmes, "Grand Prix - Marseille - 1896 - Médaille D'Or (1er Prix) - Dôle-1894 - Hors Concours Belfort 1894 - Membre Du Jury - Médaille De Bronze Aux Collaborateurs - Hors Concours Roanne 1895 - Membre Du Jury - Médaille De Bronze Aux Collaborateurs - Membre Du Jury Marseille 1896 - Médaille De Vermeil Aux Collaborateurs - Comité D'Honneur, Membre Du Jury - Nice 1887", et à droite, "Fides - Consciencia - Labor" (dans un phylactère)", 2 blasons, "L. Demay (signature oblique) - Breveté - Lons-Le-Saunier - (Jura)", et en-dessous de l'ensemble, "Tous Les Clichés Sont Conservés - Rappeler ce N° - pour avoir des épreuves semblables - et même des agrandissements inaltérables au charbon - (Long texte publicitaire) - B.P. Grimaud Paris"  (vers 1896) ;

au recto, à l'encre gris-vert, "L. Demay" (dans un cartouche rectangulaire) - - Lons-Le-Saunier - (Jura)", et au verso, à l'encre grise, du côté gauche, dessin de 5 médailles sur une branche d'olivier soulignée de, "12 Médailles - Or - Argent - Vermeil", et à droite "Demay (signature oblique) - Lons le Saunier - et en-dessous, à gauche, "5 médailles - Or - Argent - Vermeil", et à droite, "5 - Diplômes D'Honneur Hors Concours ", et en-dessous, "Membre De Divers Jurys - Pour La Photographie - Expositions : Dôle, Roanne, Belfort - Moscou, Nice, 1894 A 1897 - Grand Prix Marseille - 1896", à droite, dans un cartouche verticalisé, "Spécialité D'Agrandissements - Au Charbon - Rappeler ce N° pour avoir des - Epreuves semblables et même des Agrandissements - inaltérables au charbon - B.P. Grimaud. Paris (cartonnier)" (vers 1897) ;

au recto, à l'encre gris-bleu ou gris-vert, "L. Demay" (dans un cartouche rectangulaire) - Lons-Le-Saunier (Jura)", et au verso, à l'encre brune ou grise, du côté gauche, dessin de 5 médailles sur une branche d'olivier soulignée de, "12 Médailles - Or - Argent - Vermeil", et à droite "Demay (signature oblique) - Lons le Saunier - 6, Rue Rouget De L'Isle - 6 Diplômes D'Honneur - Hors Concours - Grand Prix - Membre du Jury - Marseille 1896 - Dijon 1898", avec à l'extrême droite "Spécialité D'Agrandissements - Au Charbon (cartouche verticalisé)Rappeler ce N° pour avoir des - Epreuves semblables  et même des Agrandissements - inaltérables au charbon - B.P. Grimaud - Paris" (cartonnier) (vers 1898) ;

- au recto, au-dessus du tirage à fond beige et à l'encre brune ou à fond brun foncé à l'encre noire, "Epreuve Inaltérable", et en-dessous du tirage, "L. Demay (dans un cartouche rectangulaire) - - "Pose de Nuit - Lumière Artificielle", et au verso, sur fond blanc et à l'encre brune ou grise, du côté gauche, dessin de 5 médailles sur une branche d'olivier soulignée de, "12 Médailles - Or - Argent - Vermeil", et à droite "Demay (signature oblique) - Lons le Saunier - 6, Rue Rouget De L'Isle - 10 Diplômes D'Honneur - Hors Concours - Grand Prix - Membre du Jury - Marseille 1896 - Dijon 1898 - Moscou-Nice 1899", avec à l'extrême droite "Spécialité D'Agrandissements - Au Charbon" (cartouche verticalisé) - Rappeler ce N° pour avoir des - Epreuves semblables  et même des Agrandissements - inaltérables au charbon - "B.P. Grimaud. Paris" (cartonnier) (vers 1899) ;

- au recto, sur carton gris-vert à l'encre grise ou bien sur carton gris foncé ou brun foncé à l'encre blanche, "L. Demay du Coudray (signature, légèrement oblique, centrée)", et au verso, sur fond blanc à l'encre grise, du côté gauche, dessin de 5 médailles sur une branche d'olivier soulignée de, "Fides - Consciencia - Labor" (dans un phylactère) - Médaille d'Or (1er Prix) - Dôle 1894 - Hors Concours Belfort - 1894 - Membre du Jury - Hors Concours Roanne - 1895 - membre du Jury Marseille 1896 - Médaille d'Argent Aux Collaborateurs - Comité d'Honneur Membre du Jury - Nice 1887 - Dijon - 1898 - 3 blasons - L. Demay du Coudray (signature oblique) - 6 - Rue Rouget-de-l'Isle - Lons-Le-Saunier - Grand Prix - Marseille 1896 - Dijon 1898 - Moscou 1900 - Spécialité d'Agrandissements - Rappeler ce N° pour avoir des épreuves semblables - et même des agrandissements inaltérables - P. Coutance - Paris (cartonnier)" (dès 1900) ;



VOIR LA LISTE DES PHOTOGRAPHES ÉTUDIÉS







lundi 4 janvier 2021

1171-ROSSELLI (c.1833-1889), ROSSETTI (c.1838-?), ROY (1873-1943), ROUX (1874-1904), PHOTOGRAPHES

 

SOMMAIRE DES ARTICLES DU BLOG ET LIENS DIRECTS


- Nice, Les quais du Paillon, vers 1878.




- François ROSSELLI (c. 1833-1889)


Francesco Rosselli est né en Italie vers 1832/33 à Alba (province de Cuneo). Il est le fils de Michele Rosselli et de son épouse Margarita.

Francesco Rosselli semble se marier (où ?) au tout début des années 1860 (acte non retrouvé sur Nice), avec Luigia Nepomucena Virginia (dite Louise ou "Elisa") Gerbin (née à Nice le 6 janvier 1838). Ils ont une première enfant, Magdeleine, vers 1863 (où ?).

"François Rosselli, âgé de 32 ans, professeur de langue italienne" est cité à Nice, le 11 mars 1865, lors de la naissance de sa fille Corinthe Népomucène Virginie, rue Bavastro, Maison Roux (quartier du Port). La famille Rosselli n'apparaît jamais dans les annuaires niçois.

Lors de la naissance, le 1er décembre 1867, de sa fille Marie Emilie Véronique Rose Népomucène au 12, rue Cassini, François Rosselli est désormais dit "âgé de 34 ans, photographe".

Le 26 novembre 1868, décède malheureusement au 12, rue Bavastro, sa fille Corinthe Népomucène Virginie, âgée de 3 ans et huit mois. A cette date, François Rosselli est toujours "photographe".

Le 11 novembre 1870 rue Bavastro (à nouveau), Maison Pontier, naît François Joseph Martin "Rossetti" (sic). Ce dernier décède malheureusement au 2, rue Bavastro le 24 janvier 1872, âgé de 14 mois. Un autre fils naît sans vie le 7 octobre 1872, rue Bavastro, Maison Gioan. A cette date, François Rosselli a 39 ans et est toujours "photographe".

Dans le recensement de la Ville de Nice de 1872, Rosselli François est cependant dit "professeur, âgé de 39 ans, italien", vivant rue Bavastro avec sa femme Elisa, 33 ans et leurs filles, Magdeleine, 14 ans et Rose, 5 ans.

Lors du décès de sa nièce Louise Madeleine Gerbin, âgée de 17 mois, le 11 août 1876, François Rosselli, 43 ans, est désormais "horloger".

Il semble qu'il ait définitivement abandonné la profession de photographe car il est à nouveau dit "horloger" lors de son décès, à l'hôpital civil de Nice, le 5 septembre 1889, âgé d'environ 56 ans.

François Rosselli a donc été photographe de 1866/67 jusqu'à 1872/75, entre 5 et dix ans. Il a peut-être formé son beau-frère Louis Gerbin à la photographie, ce dernier étant signalé "âgé de 23 ans, photographe", dans le recensement de 1872. 

Ceci permet de penser que François Rosselli a été titulaire de son propre atelier à cette époque, ce que vient confirmer un rare carton-photo conservé dans une collection privée (recto muet), avec l'inscription manuscrite suivante au verso, "Frois Rosselli Phot - 14 rue du Paillon Nice" (la rue du Paillon est proche de la rue Bavastro).




- François ROSSETTI (c.1838-?)


François Rossetti est né vers 1837/38 (où ?).

Il est uniquement cité à Nice dans le recensement de 1881, "âgé de 43 ans, photographe, locataire" au 12, rue Saint-Jean-Baptiste.

J'ignore tout du reste de sa vie et de sa carrière comme ses date et lieu de décès.




- Adrien ROY (1873-1943)


Adrien Roy est né le 19 juillet 1873 à Villejésus (Charente). Il est le fils de Marie Aimée Roy, 18 ans (née en 1855) qui le reconnaît le 30 août 1873, et de père inconnu.

La fiche matricule militaire d'Adrien Roy ne précise pas sa profession d'alors mais le dit domicilié, comme sa mère, à Angoulême (Charente) et engagé volontaire à 19 ans dans le 21° Régiment d'Infanterie, de novembre 1892 à novembre 1896.

Le suivi de cette même fiche le signale ensuite à Nice dès décembre 1896 (Hôtel Carabacel) puis Marseille en juin 1897 (19, boulevard des Chartreux) et à nouveau Nice en septembre 1900, d'abord au 3, rue Chauvin en septembre 1900 puis au 3, rue Penchienatti en novembre 1901.

Le recensement de la Ville de Nice de 1901 le cite également au 3, rue Penchienatti, "âgé de 28 ans, français, photographe", partageant l'appartement de Lucie Falco, italienne de 43 ans, couturière. S'est-il formé à la photographie à Angoulême ou à Nice et dans quel atelier ?

Le 5 novembre 1904, à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), "André (sic) Roy, photographe, âgé de 31 ans, demeurant dans cette ville, canton sud, boulevard Trudaine 53 et avant à Nice", épouse Annette Giraud, 30 ans, sans profession (née le 8 octobre 1874 à Laqueuille, Puy-de-Dôme), "veuve de Paul Antoine Basso décédé à Nice [à 27 ans] le 21 février 1901".

C'est donc probablement à Nice que les futurs époux se sont rencontrés avant de résider à Clermont-Ferrand où ils se sont mariés, Adrien Roy alternant dès lors, l'été à Clermont-Ferrand et l'hiver à Nice.

Le couple a une fille en 1913, Raymonde Roy (1913-1992) qui naît à Clermont-Ferrand.

Alors qu'il avait été réformé pour bronchite et anémie en juin 1902, Adrien Roy est reconnu bon pour le service armé par le conseil de révision des Alpes-Maritimes en décembre 1914. Il est incorporé, en mars 1915, lors de la Première Guerre Mondiale, dans le 10° Régiment d'Artillerie à pied mais définitivement réformé pour entérite en octobre 1915 par la commission spéciale de réforme du Rhône.

Très peu de ses cartons-photos (portraits de studio) sont connus et datent du début du XX° siècle. Ils présentent, sur fond blanc, un recto muet et au verso, un tampon violet avec "Travaux Photographiques - Agrandissements - A. Roy - L'Eté à Clermont-Ferrand - L'Hiver à Nice". 

De plus nombreuses cartes-photos des années 1910 portent son nom (portraits en extérieur, portraits de groupes de soldats hospitalisés, de brigades d'hôtel, automobiles) avec "A. Roy Photog. - Nice, Royat et Clermont-Ferrand" ou "Nice et Clermont-Ferrand" (une carte datée de juillet 1913) ou encore  "Nice et Royat-les-Bains" (une carte datée de septembre 1914). 

Les adresses de ses ateliers ne sont pas connues. A-t-il continué d'exercer la profession de photographe après la Première Guerre Mondiale, jusqu'au début des années 1930 ?

Adrien Roy décède à Chamalières (Puy-de-Dôme, commune située entre Clermont-Ferrand et Royat) en 1943, âgé de 70 ans. Son épouse Annette y décédera en 1956. Les corps de la famille Roy reposent dans le cimetière de Chamalières.




- Louis Charles ROUX (1874-1904)


NICE

Louis Charles Roux est né à Nice le 28 novembre 1874. Il est le fils de Gaspard Roux (1845-1880) et de Madeleine Joséphine Faraut (1854-1900) qui se sont mariés dans cette ville en janvier 1874. Il a un frère cadet, Pierre Roux (1876-1954).

La fiche matricule militaire des 20 ans de Louis Charles Roux (1894) permet d'apprendre qu'il est à cette date, "photographe" (son père est décédé) et qu'il est ajourné pour faiblesse. Ajourné à nouveau l'année suivante, il sera incorporé cependant en novembre 1897 mais réformé un mois plus tard pour "tuberculose pulmonaire".

MONACO

Il semble que vers 1898, Louis Charles Roux quitte Nice pour Monaco où il exerce à nouveau la profession de photographe. De même qu'à Nice, son employeur reste inconnu mais il s'agit peut-être de Franz Bucher qui a travaillé à Nice puis Monaco où il a repris l'atelier de Numa Blanc Fils depuis 1895.

Âgé de 24 ans, "photographe, domicilié à Monaco", Louis Charles Roux se marie dans cette ville le 29 juillet 1899 (il signe "Roux Louis"), avec Lucie dite Angeline Siri, de nationalité italienne, 22 ans, domestique (née le 8 avril 1877 à Monaco).

Le 14 janvier 1900 naît, à Monaco, leur fille Francine Sabine Roux, jardin de Millo, maison Rigoni.

C'est à cette même adresse que décède la mère de Louis Roux, Madeleine Roux née Faraut, couturière, âgée de 47 ans, le 20 décembre 1900.

Louis Charles Roux, "photographe, âgé de 29 ans" décède à son tour, le 30 mars 1904 à Monaco, boulevard de l'Ouest, Villa du Lys d'Or.

Sa veuve et sa fille s'installeront définitivement par la suite à Cannes.




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