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mercredi 28 février 2018

820-UNTEL (1975-1980) : L'ART ET LA VIE QUOTIDIENNE EN MILIEU URBAIN





- UNTEL, Marquage UNTEL.


COLLABORATION ET CO-CRÉATION ENTRE ARTISTES : 
DUO, GROUPES, COLLECTIFS EN ARTS PLASTIQUES DU DÉBUT DES ANNÉES 1960 À NOS JOURS :
UNTEL, COLLECTIF D'ARTISTES



Trois étudiants de l'Ecole nationale supérieure des Arts Décoratifs de Paris (1972-1973), Jean-Paul Albinet (né en 1954), Philippe Cazal (né en 1948) et Alain Snyers (né en 1951), se regroupent pour oeuvrer ensemble en 1975, sous le nom anonymé d'UNTEL. Ils resteront ensemble jusqu'en 1980, Wilfrid Rouff (né en 1951) remplaçant le départ d'Alain Snyers en 1978.



- UNTEL, Socles, performance, Chalon-sur-Saône, 1978,
réalisée dans une rue pietonne du centre-ville sur des socles blancs au marquage noir UNTEL.



Marqués par le Dadaïsme, le Futurisme, Fluxus, la pensée situationniste de Guy Debord et l'esprit contestataire de mai 1968, ils veulent abolir les frontières entre les arts ainsi qu'entre les arts et la vie (théâtre, art de rue...), et ils considèrent que l'art est un projet de société où chacun peut être artiste. Ils se considèrent comme des oeuvres vivantes et anonymes ainsi que des activistes (lutte conte l'ordre établi, distribution de tracts) véhiculant, souvent avec joie et humour, une critique de la société de consommation (économie de marché, tourisme, publicité, médias...).

Adeptes de tous médiums, ils privilégient la performance dans la rue (offrir du vin, discuter, crier des slogans, écrire sur des rouleaux de papiers déroulés sur le sol, poser sur des socles, se faire photographier, simuler un meurtre, distribuer des tracts énigmatiques...) ou les lieux institutionnels (interventions au Louvre : tableau vivant, défilé de mode) afin de rencontrer les gens, dialoguer avec le public et le faire participer (regarder, écouter, photographier, réagir, discuter, poser pour des photographies, écrire, dessiner sur des rouleaux de papier journal de plusieurs centaines de mètres...).

Quelques actions :
- "Je vous offre un verre (1975, 1976, 1977). A partir d'un bar portatif à bretelles, offrir un verre de vin aux passants et engager une conversation de pilier de bar".
- "Place Rouge, Moscou. Lire devant le mausolée de Lénine un journal blanc. Faire 7 prélèvements, les conserver en sachets. Modifier des numéros peints sur le sol de la place pour l'organisation du défilé militaire du 1er mai".
- "Je pers mon temps. Répéter dans un haut-parleur la phrase "Je perds mon temps" en centre-ville de Cahors et dans la campagne environnante".
- "Canons de proportionsDessin du "Carré de Léonard Da Vinci". Inviter les passants et le public des Rencontres internationales de la photographie à prendre des poses "proportionnées" pour la prise de vue. Rencontre internationale de la photographie d’Arles. 24 juillet 1976".  



- UNTEL, Le Déjeuner sur l'herbeactualisation d'après Manet (en hommage au Salon des Refusés, 1863), intervention non officielle au Salon des Artistes Français, Grand Palais, Paris, 1975,
tableau vivant, sur le sol du musée, le 8 avril 1975, bâche peinte, panier, nourritures, boissons, journaux, radio, cigarettes, etc.

- UNTEL (avec Elisabeth de la Boissière), Le Déjeuner sur l'herbe, actualisation d'après Manet (en hommage au Salon des Refusés, 1863), intervention non officielle au Salon des Artistes Français, Grand Palais, Paris, 1975,
tableau vivant, sur le sol du musée, le 8 avril 1975, bâche peinte, panier, nourritures, boissons, journaux, radio, cigarettes, etc.


- UNTEL, Le Bonheur, pour vous qu'est-ce que c'est ?, Bordeaux, 1975,
performance "Registre des utopies", avec la participation du groupe Mike Westbrook Brass Band. 
Intervention réalisée dans les rues du centre-ville de Bordeaux au cours de la manifestation Sigma11 aux Entrepôts Lainés(CAPC), en 1975. Banderole, distributions de tracts.


- UNTEL, Appréhension du sol urbain, rue de Rivoli, Paris, 1976,
cette performance (parcours corporel sur le sol urbain) a été réalisée dans plusieurs villes dont Bordeaux et Mâcon en 1975-1976.


- UNTEL, 350 m d'informations, rue de la Barre, Mâcon, 1976,
intervention sur un rouleau de papier vierge.

- UNTEL, 350 m d'informations, rue de la Barre, Arles, 1976,
intervention sur un rouleau de papier sérigraphié, matériel graphique à disposition du public.
Dérouler dans la rue une bande de papier sérigraphiée d’une seule pièce longue de 350 mètres. Inviter le public des Rencontres photographiques d’Arles à écrire, dessiner et photographier les improvisations générées par cette performance participative.
Rencontre internationale de la photographie d’Arles. 17 juillet 1976.



Ils agissent en France (Paris, Chalon-sur-Saône, Cahors, Mâcon, Bordeaux) et à l'étranger (New York, Moscou) et collectent dans tous ces lieux des petits déchets (Prélèvements urbains), témoins archéologiques du quotidien, du vécu et de la société de consommation à un instant T : papiers, emballages, mégots, fragments d'objets, etc.

En 1977, lors de la X° Biennale de Paris, ils réunissent de nombreux éléments collectés à Paris même, dans un environnement intitulé Vie quotidienne, de type Grand magasin, avec ses rayonnages, ses objets présentés sous blister coloré, ses publicités visuelles, ses bandes-son... Plus de 1600 pièces sont classées selon les thèmes suivants: le logement, les expulsions, la police, les banques, le chômage, le sexe, les cafés et les bars, les lieux culturels, la radio et la télévision, la presse écrite, les jardins publics, les voyages, le métro, les déchets urbains, la campagne électorale, l’inauguration de Beaubourg/Centre Pompidou, les interviews…



- UNTEL, Vie quotidienne, environnement de type Grand Magasin, détail, Biennale de Paris, 1977,
Paris, MAMVP, du 17 septembre au 1er novembre 1977.

- UNTEL, Vie quotidienne, environnement de type Grand Magasin, détail, Biennale de Paris, 1977/2001, Albi, 2001.

- UNTEL, Vie quotidienne, environnement de type Grand Magasin, détail, Biennale de Paris, 1977/2001, Albi, 2001.

- UNTEL, Vie quotidienne, environnement de type Grand Magasin, détail, Biennale de Paris, 1977, MAMC, Strasbourg (oeuvre acquise en 2009).

- UNTEL, Vie quotidienne, environnement de type Grand Magasin, détails, Biennale de Paris, 1977, MAMC, Strasbourg (oeuvre acquise en 2009).



- UNTEL, Fashion Show, défilé de présentation de la collection Touriste, 1978,
Paris, Grande Galerie du Louvre, le 16 octobre 1978,
costumes et T-shirts sérigraphiés, badges,
présentation et commentaire à haute voix de la Collection Touriste.

- UNTEL, Les trois artistes en costume Touriste, Cahors, 1978.



- UNTEL, Socles, performance dans une rue piétonne de Chalon_sur-Saône, 1978,
trois actions (statique - excitation - réflexion) de 10 mn chacune,
réalisée dans une rue pietonne du centre-ville
dans le cadre de l'exposition du groupe Untel : "Changement de direction" à la Maison de la Culture de Chalon. Socles peints UNTEL sur fond blanc.



Dès le début de leur collectif, ils ont décidé d'archiver toutes les traces visuelles, sonores et textuelles de leurs actions (livre, articles, photos, DVD, CD, sons, notes, courriers, affiches, tracts, objets fabriqués).

Ces archives ont été réunies en 2013 par l'édition de la Boîte Untel (24 ex. numérotés et 10 épreuves d'artiste) en lien avec la Galerie mfc-michèle didier (édition également du Sac UNTEL, de la Chemise Touriste à 100 exemplaires, des badges et autocollants Touriste...), ce qui a fortement contribué à remettre UNTEL sur le devant de la scène artistique (FIAC 2014, expositions 2015-2016).

La Boîte UNTEL est tout à la fois l'archive du groupe, une oeuvre à part entière, une exposition en kit (contenant son mode d'emploi) à déployer (en vitrine, étagères, projections vidéo, diffusions sonores, affiches...).



- La Boîte UNTEL 1977-2013, présentée dans la Galerie mfc-michèle didier, Paris.


La Boîte UNTEL 1977-2013, présentée ouverte et montrant son contenu.















lundi 26 février 2018

819-ABRAMOVIC/ULAY : PERFORMANCES (1975-1988)




COLLABORATION ET CO-CRÉATION ENTRE ARTISTES : 
DUO, GROUPES, COLLECTIFS EN ARTS PLASTIQUES DU DÉBUT DES ANNÉES 1960 À NOS JOURS :
ABRAMOVIC/ULAY
MARINA ABRAMOVIC ARTISTE SERBE NÉE LE 30 NOVEMBRE 1946) & ULAY ARTISTE ALLEMAND (NÉ LE 30 NOVEMBRE 1943)


VOIR LA VIDÉO INTÉGRALE DE LOUISIANA CHANNEL (31 MN, 2016),
THE STORY OF MARINA ABRAMOVIC & ULAY
GIF MONTRANT :
RELATION IN SPACE, 58 MN, 1976, BIENNALE DE VENISE ;
LIGHT/DARK, 20 MN, 1979, COLOGNE ;
REST/ENERGY, 4 MN, 1980, RTB STUDIO, LIEGE.


VOIR LA VIDÉO (6 MN 25, 2013) DE NICOLA FLINT 
MARINA & ULAY ARCHIVAL
MONTRANT  LES PERFORMANCES DE MARINA ABRAMOVIC DE 1973 A 1975
AVEC PAR ORDRE D'APPARITION
ART MUST BE BEAUTIFUL. ARTIST MUST BE BEAUTIFUL, 1975, 14 MN (VIDÉO 1/4) ;
RHYTHM 10, 1 H, 1973, ROME ; RHYTHM 0, 6 H, 1974, NAPLES (VIDÉO - 3 MN) ;
FREEING THE VOICE, 3 H, 1975, BELGRADE (VIDÉO 2/4 - à 14 mn 25) ;
PUIS LES PERFORMANCES RÉALISÉES AVEC SON COMPAGNON ULAY DE 1975 A 1988
BREATHING IN/BREATHING OUT, 19 MN, 1977, BELGRADE (VIDÉO - 11 MN) ;
LIGHT/DARK, 20 MIN, 1979, COLOGNE (VIDÉO - 2 MN 24) ;
REST/ENERGY, 4 MN (POUR VIDEO), 1980, DUBLIN (VIDÉO - 3 MN 49) ;
IMPONDERABILIA, 90 MN, 1977, BOLOGNE (VIDÉO CI-DESSOUS) ;
RELATION IN TIME, 16 H, 1977, BOLOGNE (VIDÉO - 2 MN 27) ;
AAA-AAA, 15 MN, 1978, STUDIO TV DE LIÈGE (VIDÉO CI-DESSOUS) ;
THE LOVERS, THE GREAT WALL WALK , 90 JOURS, 1988 (VIDÉO - 1 H) ;
ET ENFIN LA RÉTROSPECTIVE CONSACRÉE À MARINA ABRAMOVIC 
PAR LE MOMA DE NEW YORK EN 2010,
AVEC, THE ARTIST IS PRESENT (3 MOIS - 8 H PAR JOUR - 1000 VISITEURS)
ET DES PIECES REJOUÉES DONT
IMPONDERABILIA, 1977/2010 ET RELATION IN TIME 1977/2010.


VOIR ÉGALEMENT LA VIDÉO (2 H 28 MN) DES PERFORMANCES DE 1975 A 1979
MARINA ABRAMOVIC AND ULAY, RELATION WORK, 1979 (FULL MOVIE)



VOIR LA VIDÉO (4 MN 20) DE LOUISIANA CHANNEL, POSTÉE EN 2017,
MARINA ABRAMOVIC & ULAY, IMPONDERABILIA (90 MN, 1977, BOLOGNE),
INTERVIEW : A LIVING DOOR OF THE MUSEUM.
"NOUS SOMMES DEBOUT, NUS DANS L'ENTREE PRINCIPALE DU MUSEE, FACE A FACE. LE PUBLIC DOIT TRAVERSER LE PETIT ESPACE QUI NOUS SEPARE POUR ENTRER. CHACUN DES VISITEURS DOIT CHOISIR LEQUEL DE NOUS AFFRONTER. LA PERFORMANCE A ETE INTERROMPUE PUIS STOPPEE PAR LA POLICE".
Au mur de l'exposition on pouvait lire ce texte :
"Imponderable. Such imponderable human factors as one's aesthetic sensivity / the over-riding importance of imponderables in determining human conduct." (Impondérable. Des facteurs humains aussi impondérables que la sensibilité esthétique de chacun / l'importance primordiale des impondérables dans la détermination de la conduite humaine).




VOIR LA VIDÉO (9 MN 51), POSTÉE EN 2016 PAR RADIO THEÂTRE,
MARINA ABRAMOVIC & ULAY, AAA-AAA (15 MN, 1978, RTB STUDIO, LIÈGE).
"NOUS SOMMES EN FACE L'UN DE L'AUTRE, PRODUISANT TOUS DEUX UN SON VOCAL CONTINU. NOUS AUGMENTONS LENTEMENT LA TENSION, NOS VISAGES SE RAPPROCHENT JUSQU'À CE QUE NOUS CRIONS DANS LA BOUCHE OUVERTE DE L'AUTRE".


"LA PREMIÈRE FOIS QUE J'AI MIS MON CORPS DEVANT UN PUBLIC, J'AI COMPRIS : CECI EST MON MEDIUM".

"LA PERFORMANCE : UN ART DONT LE FONDEMENT FUT TOUJOURS ANARCHIQUE ET MAGNIFIQUEMENT REBELLE". 

MARINA ABRAMOVIC



QUELQUES MOTS-CLES POUR ANALYSER LES PERFORMANCES : 

LE CORPS

- un seul ou plusieurs performers (hommes, femmes),
- intensité, tension, sentiment, émotion,
- relation à soi, à l'autre (face à face, dos à dos), à l'animal, au public, à l'accessoire,
- l'individu dans le couple (identité, féminisme) et le groupe,
- mise en danger physique et mentale,
- rapport aux codes sociaux, aux interdits, à la morale, à la religion,
- la présentation, le corps support et matériau,
- la présence physique du corps vivant (la chair, la nudité, la sexualité),
- le son du corps, réel ou amplifié (les battements de coeur, la respiration, le souffle, la voix, le texte dit, le cri), la musique ou les bruits,


L'ACTION

- l'action (l'immobilité, le mouvement, la déambulation, l'effort, l'épuisement),
- la posture (debout, asis, agenouillé, couché), le geste et sa répétition, 
- fusion ou séparation, attraction ou répulsion, compassion ou agressivité (se toucher, s'embrasser, se rejoindre, se séparer, s'agresser, se heurter),
- la part théâtrale ou chorégraphique,
- l'ambiance (sereine, engagée, tendue, violente, humoristique...),
- l'intervention de la police,


L'ESPACE

- l'espace intérieur ou extérieur, le lieu urbain ou naturel, le lieu institutionnel ou non, l'espace public ou privé,
- la scénographie du lieu (cloisons, meubles, accessoires),
- le rapport du corps au lieu (sol, mur, porte, pilier...),
- le silence ou le bruit,
- la lumière ou l'obscurité (source, intensité, clair-obscur),
- le texte affiché ou prononcé,
- la part de l'accessoire (objet, meuble - chaise, table, vêtement, ficelle, couteau, machine...),


LE TEMPS

- le temps, l'instant présent, l'impermanence (l'éphémère), la durée (brève, interminable), le déroulement, le rythme (lenteur, rapidité, accélération, effet crescendo, arrêt brutal ou non), la part de répétition et de hasard,
- la relation au lieu (institutionnel ou non), à l'espace, à l'architecture, au paysage,



LE PUBLIC

- la présence ou l'absence du public,
- la performance découverte en live ou en différé (traces photo et vidéo),
- la performance rejouée (reenactment, reperformance) comme une partition (interprétation, durée),
- l'identification du visiteur au performer,
- l'implication mentale et physique, le vécu, la réaction (gêne, prise de parole, bruit, départ), 
- présence (rapprochée ou lointaine) et seul regard ou interpellation, participation (orale, physique), le droit, la peur ou la volonté d'interagir.















dimanche 25 février 2018

818-FIGURES AU BORD DE LA MER D'ARABIE

























Photos, juillet-août 2012, Kerala (Inde).









817-VIDÉO D'EXPO IN THE CITY : "EN SUSPENS", LE BAL, PARIS, 2018






VOIR LA VIDÉO (4 MN 09, 2018) D'EXPO IN THE CITY,
EN SUSPENS
PARIS, LE BAL, 9 FÉVRIER-13 MAI 2008.


VOIR UN EXTRAIT VIDÉO (0 MN 20) DE LA PERFORMANCE
PUDDLES, 2013,
DE SEBASTIAN STUMPF (NÉ EN 1980).
PLASTICIEN, PHOTOGRAPHE ET VIDÉASTE ALLEMAND
L'ARTISTE RÉALISE DES PERFORMANCES DANS DES LIEUX VIDES, GALERIES D'ART 
ET ESPACES URBAINS, ET EN GARDE TRACE PAR LA PHOTO ET LA VIDÉO.















vendredi 23 février 2018

816-GALERIE DES ÉLÈVES-1L1/FAC : "CANETTE(S)"




- Dessin de Myriam GHEZAIEL, élève de 1L1.




CANETTE(S) 

Choisissez l’un des deux sujets ci-dessous.


SUJET NOIR ET BLANC
Dessinez un ensemble de 3 canettes déformées disposées selon votre choix, en les agrandissant au format de votre feuille Raisin puis choisissez une technique définitive, en imitant le plus possible les formes, logos, textes, motifs, reflets et ombres propres et portées de l’objet.

Format Raisin - Au choix, une ou plusieurs techniques parmi les suivantes : pierre noire, feutre et marker noirs, encre de Chine, peinture noire - 7 heures.


SUJET COULEUR
Dessinez au crayon de papier 1 canette déformée, en l’agrandissant au format de votre feuille Raisin puis passez à la couleur, en imitant le plus possible les formes, logos, textes, motifs, couleurs, reflets et ombres propres et portées de l’objet.

Format Raisin – Techniques libres - 7 heures. 


- Dessin de Nicole SIFUENTES, élève de 1L1.


- Dessin de Lou PAVEC, élève de 1S3.


- Dessin de Quentin LEPEINTRE, élève de 1S1.


- Dessin de Louanne POVIGNA, élève de 1L1.


- Dessin de Zakarie HENINE, élève de 1ES1.


- Dessin de Romanne FIASCHI, élève de 1ES3.


- Dessin de Juliana SILVA CAMPOS, élève de 1L1.


- Dessin d'Ornella LACOMBRADE, élève de 1ES2.


- Dessin de Clea GENTIL, élève de 1L1.


- Dessin de Yasine BOUANAN, élève de 1S1.


- Dessin de Hanna NAIT OUAZIZ, élève de 1ES2.











lundi 19 février 2018

815-FRANCIS ALYS, "SOMETIMES DOING SOMETHING LEADS TO NOTHING", 1997







VOIR LA VIDÉO (4 MN 57, 1997) DE LA PERFORMANCE DE
FRANCIS ALYS (NÉ EN 1959), ARTISTE BELGE BASÉ AU MEXIQUE,
SOMETIMES DOING SOMETHING LEADS TO NOTHING
(PARFOIS FAIRE QUELQUE CHOSE NE MÈNE À RIEN)
MEXICO, 1997.
Cette action était la synthèse de plusieurs thème explorés par Alÿs au millieu des années 1990 et constituait un moment décisif dans son effort de réflexion sur la logique qui sous-tend les économies périphériques du Sud. L’action parodie l’énorme disproportion entre l’effort et le résultat dans le modus vivendi d’une grande partie de la société latino-américaine, tout en réglant ses comptes avec l’esthétique de l’objet minimalisme. En poussant un bloc de glace pendant plus de neuf heures jusqu’à ce qu’il ne reste rien d’autre qu’une flaque d’eau, Alÿs faisait allusion à l’effort apparement improductif qu’impliquent les stratégies de survie quotidienne de la plupart des gens de la région. Le bloc, identique aux milliers d’autres livrés chaque matin aux commerces de rues, était aussi un moyen détourné de figurer la fonte de l’objet générique de l’art contemporain.


POUR EN SAVOIR PLUS, VOIR