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jeudi 10 décembre 2020

1169-ROSS (1847-1933), ROGGIA (c.1851-apr.1911), ROQUE (1861-?), ROSSI (c.1864-?), PHOTOGRAPHES


 SOMMAIRE DES ARTICLES DU BLOG ET LIENS DIRECTS


- Nice - Entrée du Port, vers 1885.



- Léon ROSSE ou ROSS (1847-1933)


SAINT-MALO ET DINAN

Léon Rosse est né le 1er janvier 1847 à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine), rue Saint-Vincent. Il est l'un des trois enfants de Léon Rosse (1811-1875), peintre et professeur de peinture et de Marie Louise Caroline Gaubert, sans profession (c.1823-1912) qui se sont mariés en 1843.

Léon Rosse Père est également photographe car il réalise, dès 1858 environ, des daguerréotypes coloriés de Saint-Malo et de la Bretagne. Son atelier est situé rue Saint-Vincent mais Léon Rosse Père possède également une succursale rue Michel à Dinan (Côtes-d'Armor), à 33 kms de Saint-Malo.

Ses carton-photos des années 1860 présentent notamment :

- sur fond blanc, un recto muet, et au verso, à l'encre noire sous les armoiries de Saint-Malo, "Léon Rosse - Rue St. Vincent - St. Malô",

sur fond blanc, à l'encre noire au recto, "Léon Rosse" et au verso, sous les armoiries de Saint-Malo, "Léon Rosse - Rue St. Vincent - St. Malô",

 sur fond blanc, à l'encre noire, au recto, "Léon Rosse" et au verso, à l'encre noire, sous une palette de peintre avec pinceaux, "Léon Rosse - Rue Michel - Dinan",

sur fond blanc, à l'encre mauve, au recto, "Léon Rosse" sous un tirage entouré d'un liseré mauve et au verso, à l'encre mauve sous les armoiries de Saint-Malo, "Léon Rosse - Rue St. Vincent - St. Malô",

- sur fond blanc, à l'encre mauve au recto, "Léon Rosse" sous un tirage entouré d'un liseré mauve, et au verso, sous une palette de peintre avec pinceaux, "Léon Rosse - Rue Michel - Dinan".

Léon Rosse Fils est formé à la peinture et à la photographie de paysage et de portrait par son père et semble travailler avec lui dès la seconde moitié des années 1860. Prend-il sa succession alors que ce dernier atteint la soixantaine au tournant des années 1870 ? S'occupe-t-il de la succursale de Dinan ? Les photographies de Saint-Malo et Dinan datant des années 1870-1875 sont-elles de son père ou de lui ? Des documents explicites manquent pour pouvoir trancher et de plus aucun carton-photo conservé ne semble propre au fils.

Vers 1870, Léon Rosse Fils fréquente Marie Louis Secardin/Scardin, une jeune fille de 20 ans, née à Dinan. Cette dernière l'accompagne dans les Pyrénées et accouche à Bagnères-de-Bigorre, le 22 août 1871, de leur fille Jeanne Louise Sidonie. Cependant, Léon Rosse ne reconnaît pas l'enfant et le couple semble se séparer peu après. 

C'est en 1870 ou 1871 que "L. Ross" (nom d'artiste peintre et photographe qui le distingue de celui de son père) signe des vues de Paris en ruine (vente Leclere de 4 tirages de 29x37,5 cm en janvier 2017).

Le 11 juin 1872, "Rosse Léon, artiste peintre, âgé de 25 ans, domicilié à Saint-Malo" se marie à Paramé (commune limitrophe située à l'est de Saint-Malo), avec Joséphine Gautier, sans profession (née le 29 septembre 1850 à Brest, Finistère).

Leur fils, René Joseph Léon Rosse, naît à Paramé le 10 mars 1873 (Léon Rosse est dit "artiste peintre") mais décède malheureusement à l'âge de 5 semaines, le 16 avril 1873. Joséphine, l'épouse de Léon Rosse, décède à son tour, deux jours après, le 18 avril 1873, âgée de 22 ans.

Le 3 septembre 1875, c'est Léon Rosse Père qui décède à Saint-Malo, à son domicile de la rue Saint-Vincent.

AIRE-SUR-L'ADOUR

A Dinan, Léon Rosse (Fils), reprend sa relation avec sa première compagne, Marie Louise Secardin, au plus tard en 1875. Il a avec elle une deuxième fille, Louise Renée, qui naît le 7 avril 1876 à Aire-sur-l'Adour où elle réside depuis trois mois et où il possède un atelier de photographie. Il ne reconnaît pas ce nouvel enfant.

Âgé de 30 ans, "photographe demeurant à Aire-sur-l'Adour (Landes)", il se marie cependant à Dinan, le 9 juillet 1877 (il signe "L. Ross"), avec Marie Louise Secardin, 26 ans, sans profession (née le 21 février 1851 à Dinan) et les époux légitiment alors leurs deux enfants.

Je ne connais pas, à ce jour, de cartons-photos d'Aire-sur-l'Adour portant son nom.

TARBES, CAUTERETS

Vers 1880, Léon Rosse s'installe comme photographe à Tarbes (Hautes-Pyrénées), avec une succursale située à 54 kms de là, à Cauterets (Hautes-Pyrénées). 

Lorsque son fils Albert Rosse, naît dans cette dernière commune le 30 août 1882, "Rosse Léonce (sic), 35 ans" est dit "photographe, domicilié à Tarbes, de passage à Cauterets, avec son épouse "Scardin Marie Louise", dans sa maison d'habitation, 6 esplanade des Oeufs" (son atelier occupe les numéros 25 à 29 de l'esplanade). 

Léon Rosse qui est installé à Tarbes, place Maubourguet, rue Saint-Louis et rue Lefranc, remporte une médaille d'argent à l'Exposition industrielle de Tarbes de 1884 (L’Avenir des Hautes-Pyrénées du 10 juin 1884 p 3). C'est probablement vers cette date qu'il édite un album intitulé Souvenir des Pyrénées (vallées, cascades, routes, ponts), constitué de 12 vues albuminées (d'environ 9x15 cm ou 20x26 cm - vues conservées au Musée d'Orsay). Les  vues de grand format portent "L. Ross Phot. e Edit. - - Tarbes & Cauterets".

Léon Rosse acquiert l'immeuble de son atelier de la place Maubourguet (actuelle place de Verdun).

NICE

Fin 1891, "Léon Ross" ouvre un atelier de photographie à Nice (Alpes-Maritimes) au 14, rue Garnier (annuaire de 1892). 

Léon Ross connaissait probablement le photographe niçois Joseph Messy, rencontré à Cauterets où ce dernier possédait une succursale. Cela lui a peut-être donné l'idée d'ouvrir un atelier à Nice.

Il semble cependant que cet atelier niçois ne dure que le temps de la saison d'hiver 1891-1892 car il disparaît de l'annuaire dès 1893. Je n'ai pas connaissance, à ce jour, de cartons niçois portant son nom.

LOURDES, SAINT-PE DE BIGORRE

Au plus tard en 1892, Léon Rosse devient propriétaire du Grand Hôtel du Palais-Royal de Lourdes (à 25 kms de Tarbes), à proximité de la Grotte et de la basilique (de nombreuses publicités portent le nom de "Léon Ross, propriétaire" dans les guides de voyage des années 1893-1896).

Lors du mariage de sa fille Jeanne Louise Sidonie Rosse à Montpellier, le 14 février 1894, avec François Baregat (né le 18 juillet 1869 à Azereix, près de Tarbes, Hautes-Pyrénées), Léon Rosse, âgé de 47 ans, est dit "photographe, domicilié à Tarbes", consentant par acte notarié.

Dans la nuit du 16 au 17 novembre 1894, un incendie détruit l'immeuble de Léon Rosse situé à Tarbes rue des Grands-Fossés et contigu à l’Hôtel de la Paix, place Maubourguet, entraînant le décès de la concierge et des dégâts considérables (Le Matin du 17 novembre 1894 p 2, La Libre Parole du 18 novembre 1894 p 4).

Léon Rosse conserve-t-il son atelier après cet incendie ? L'Aide-Mémoire de la Société Française de Photographie publié à Toulouse cite "Ross" à Tarbes de 1888 à 1896 puis "Ross" à Cauterets de 1897 à 1905. Il semble que la famille Rosse s'installe définitivement à Lourdes mais que le photographe conserve sa succursale de Cauterets située à 31 kms de (jusqu'à quelle date ?).

Ses cartons-photos de Tarbes et Cauterets présentent dans les années 1880 et 1890 :

- sur fond gris-beige et à l'encre rouge, au recto encadré d'un liseré rouge, "L. Ross" ou "L. Ross, Artiste Peintre & Photographe", et au verso (à lire horizontalement), "L. Ross - Artiste Peintre & Photographe - Place Maubourguet et Rue St Louis & Lefranc - Tarbes - Cauterets Succursale - Esplanade des oeufs Nos 25, 26, 27, 28, 29. - Vues - des Pyrénées - Leçons de Dessin - Peinture & Photographie" (vers 1880-1884 ?),

sur fond blanc ou beige et à l'encre rouge, au recto, "L. Ross", et au verso (à lire horizontalement), "L. Ross - Artiste Peintre & Photographe - Place Maubourguet et Rue St Louis & Lefranc - Tarbes - Cauterets Succursale - Esplanade des oeufs Nos 25, 26, 27, 28, 29. - Vues - des Pyrénées - Leçons de Dessin - Peinture & Photographie" (vers 1883-1884 ?),

- sur fond noir à tranche dorée et à l'encre dorée, au recto, "L. Ross", et au verso (à lire horizontalement), "L. Ross - Artiste Peintre & Photographe - Place Maubourguet et Rue St Louis & Lefranc - Tarbes - Cauterets Succursale - Esplanade des oeufs Nos 25, 26, 27, 28, 29. - Vues - des Pyrénées - Leçons de Dessin - Peinture & Photographie" (vers 1884-1886 ?),

- sur fond blanc au recto, à l'encre dorée, "L. Ross" (signature horizontale), et sur fond rouge au verso, "A La Palette D'Or - L. Ross (signature oblique dans une palette de peintre avec pinceaux) - Tarbes - 1, Rue des Grands-Fossés - Cauterets - Esplanade des oeufs - N° 25 - 27 - 29. - Vente De Produits Pour La Photographie Et Les Arts - Encadrements - (cartonnier) J.H. Nacivet - Paris" (vers 1886-1888 ?),

- sur fond blanc, recto muet, et verso portant seulement à l'encre dorée, "L. Ross" (signature oblique) (fin des années 1880-début des années 1890 ?),

- sur fond gris-beige, recto muet portant la vue de son Grand Hôtel du Palais-Royal de Lourdes, et au verso, à l'encre mauve, "Grand Hôtel Du Palais-Royal - L. Ross, Propriétaire - Lourdes" (années 1890 ?).

Vers 1900, Léon Rosse acquiert, aménage puis illumine avec son fils les grottes de Betharram situées à 13 kms de Lourdes (Lestelle-Bettharram, Pyrénées-Atlantiques et Saint-Pé de Bigorre, Hautes-Pyrénées), avant de les ouvrir au public en 1903. 

La fiche militaire de son fils Albert Rosse permet d'apprendre qu'en 1902, ce dernier, âgé de 20 ans, est électricien et domicilié avec ses parents rue de la Grotte à Lourdes (Hautes-Pyrénées). C'est Albert qui va ensuite gérer les grottes de Betharram (puis ses descendants sur cinq générations et encore aujourd'hui). 

Dès le début du XX° siècle, de nombreuses cartes postales des grottes sont éditées et parmi elles le portrait de "Léon Ross, Directeur des grottes de Betharram", posant avec son chien près du pont d'accès puis, dans les années 1930, son portrait dans un petit médaillon ovale au-dessus de la vue du chalet d'entrée des grottes.

Lors du mariage de sa fille Louise Renée, 30 ans, sans profession, le 4 octobre 1906 à Paris (15ème), avec Adolphe Jean Jacob Ziegler, 26 ans, représentant de commerce (né le 5 mars 1880 à Darmstadt, Allemagne), Léon Rosse, âgé de 59 ans et son épouse, 55 ans, présents et consentants, sont dits "maîtres d’hôtel à Lourdes".

Leur fils Albert Rosse, âgé de 29 ans, se marie le 12 décembre 1911, à Aureilhan (Hautes-Pyrénées), avec Marie Lucie Jeanne Miégeville, âgée de 26 ans (née le 11 décembre 1885 à Aureilhan). Ils auront un fils (né en 1912 ?) prénommé Edmond (acte non consultable). Albert Rosse participe à la Première Guerre Mondiale et est blessé à Verdun le 9 mars 1916. Il décède à Pau (Pyrénées-Atlantiques) le 11 janvier 1926, âgé de 33 ans.

Léon Rosse décède à Saint-Pé-de-Bigorre le 24 avril 1933, âgé de 86 ans.




- Louis ROGGIA (c.1851-apr.1911)


Luigi Roggia est né à San Damiano d'Asti (province d'Alexandrie), vers 1851-1852.

Il est probable que Luigi Roggia se forme à la photographie à Turin. Vers 1880, il est le compagnon d'Angela Donadio, couturière (née vers 1857-1858 à Turin). 

"Louis Roggia, photographe, âgé de 29 ans" (il signe "Roggia Luigi") est cité pour la première fois à Nice lors de la naissance de son fils Febbo/Phébus Louis Roggia, le 26 janvier 1881 au 25, rue des Ponchettes. J'ignore dans quel atelier il est alors employé.

Lors des naissances de ses fils à Nice au 4, promenade du Cours, Thomas Jean Roggia et Jean Baptiste Roggia, respectivement le 13 avril 1882 et le 6 octobre 1882, Louis Roggia est désormais dit "restaurateur".

Louis Roggia est également cité en tant que "restaurateur" dans les annuaires niçois de 1884 à 1886. Son  mariage est attesté le 23 avril 1885 au Consulat d'Italie à Nice. Il semble que, peu après, Louis Roggia et sa famille quittent Nice. Est-ce pour Cannes ou pour Turin ? 

Le nom de "Roggia" n'apparaît dans les annuaires de Cannes qu'à partir de 1922 mais les fils y sont attestés dès les années 1910. 

Son épouse, Angèle, âgée de 39 ans, décède malheureusement à Turin en 1896 (son dernier fils n'a que 13 ans).

Luigi Roggia "photographe" est signalé à Turin, "Fotografia Lampo, Spécialità per bambini, via Madame Cristina 38, angolo via Burdin", d'environ 1901 à 1911 (Guida Marzorati 1902-1905, cartons-photos et médaille du Mérite à l'Exposition de Turin de 1907 - voir Fotonotizario Cuneese, Fotografi e Fotografia di Provincia, 2008 p 81).

Deux hypothèses sont donc envisageables :

- la famille Roggia est partie vivre à Turin vers 1885-86 et les fils sont revenus en France pour s'installer à Cannes vers 1910,

- ou bien (et c'est l'hypothèse qui a ma préférence), la famille s'est installée à Cannes dès 1885-86, Angèle est décédée à Turin lors d'un séjour chez ses parents en 1896 et Louis est reparti vivre et travailler à Turin vers 1901, alors que ses fils, respectivement âgés à cette date de 20, 19 et 18 ans, ont souhaité rester sur Cannes. 

Lorsque son fils Thomas Jean, 29 ans, italien (il ne sera naturalisé qu'en 1927), peintre-décorateur, domicilié à Cannes, rue Grande, 5, se marie le 7 décembre 1911 à Cannes, avec Marguerite Félicie Madeleine Giraudi, 29 ans, commerçante (née le 13 décembre 1881 à Cannes), avec pour témoins ses deux frères, "Phébus Roggia, 30 ans, photographe" (des cartons-photos attesteront un atelier photographique à son nom au 15, rue de la Gare à Cannes) et "Louis Roggia, 26 ans, photographe" [Jean Baptiste Roggia, 28 ans ?], demeurant tous deux à Cannes, route de Grasse, Louis Roggia, consentant par acte notarié, est dit "photographe, domicilié à Turin" (il a alors 60 ans).

J'ignore la date du décès de Louis Roggia, probablement à Turin.




- François Marius Cassien ROQUE-DUGACHIS (1861-?)


MARSEILLE

François Marius Cassien Roque-Dugachis est né à Marseille le 22 août 1861, dans le quartier de Notre-Dame-de-la-Garde. Il est le fils de Joseph Roque-Dugachis, coiffeur (né vers 1819) et de Marguerite Bonneventure, repasseuse (née vers 1825).

NICE

François Marius Cassien Roque-Dugachis est pour la première fois signalé à Nice, à 20 ans, dans sa fiche militaire, en tant que "photographe, domicilié au 33, boulevard Dubouchage", adresse de l'atelier du photographe Michel Eugène Courret dont il est l'employé.

"Cassien Roque (sic), 22 ans, photographe" est ensuite cité lors du mariage de Pierre Victor Genet (également employé de Michel Eugène Courret) à Nice, le 25 mars 1882, comme l'un de ses témoins, aux côtés de Michel Eugène Courret, 42 ans, photographe, Léon Marie Achille Courret, 52 ans, photographe et Michel Albert Courret, 25 ans, employé de commerce.

PARIS 

Le suivi de sa fiche militaire permet d'apprendre que Cassien Roque-Dugachis quitte Nice en 1882 pour Paris, en même temps que Michel Eugène Courret et Pierre Victor Genet. 

Cassien Roque-Dugachis est domicilié à Paris en décembre 1882 puis en juin 1884 au 70, rue des Batignolles. Il est ensuite signalé à Londres en août et septembre 1885, alors qu'il accompagne probablement Michel Eugène Courret. 

Je ne connais rien de la suite de la vie et de la carrière de Cassien Roque. A-t-il travaillé avec Michel Eugène Courret dans son atelier parisien ouvert en 1890 ? L'a-t-il accompagné  dans son dernier séjour à Lima (Pérou) ? Est-il revenu à Paris avec lui en 1892 ?

J'ignore les date et lieu de décès de François Marius Cassien Roque-Dugachis.




- Attilio ROSSI (c.1864-?)


Attilio Rossi est né à Alessandria (Italie), vers 1864-1865. Il est l'un des enfants de Giovanni Battista Rossi, photographe et de son épouse Luisa Ricardi.

"Rossi Attilius, âgé de 30 ans, photographe, domicilié à Nice (il signe "Rossi Attilio")" est uniquement cité dans cette ville le 4 juillet 1895, lors du mariage de son frère "Rossi Oreste Pierre Antoine, âgé de 33 ans, sculpteur sur bois (né à Alexandrie le 19 juillet 1861), demeurant à Nice, domicilié à Gênes", avec Assomption Caroline Ferro, 21 ans, commerçante (née le 5 juillet 1874 à Nice).

Attilio et Oreste Rossi ne sont jamais cités dans les annuaires niçois. Ce nom de famille n'est reste pas moins très répandu et plusieurs photographes et peintres de ce nom ont officié à Nice et plus encore en Lombardie et en Ligurie.

Il semble cependant qu'Attilio Rossi soit le fils de Giovanni Rossi (né en 1827) qui possède dès la fin des années 1850 un atelier à Alessandria (Lombardie), via puis piazzetta Santa-Lucia et dont deux des fils connus, Attilio et Ernesto ouvrent des succursales à Acqui (province d'Alexandrie, Lombardie), corso Bagni, Casa Caratti et Genova (Ligurie), via Giulia, respectivement en 1888 et 1889 et remportent une médaille d'argent à l'Exposition Universelle de 1889 à Paris (Fotografi Rittratisti nel Piemonte dell' 800, Musumeci Editore, Aosta, 1980 pp 320-321).

Il est difficile de savoir quand Oreste et Attilio Rossi sont arrivés à Nice. Attilio est-il réellement domicilié à Nice en 1895 ou bien séjourne-t-il seulement quelques temps chez son frère pour assister au mariage de ce dernier ?

Oreste Rossi quitte Nice pour Cannes peu après la date de son mariage et son épouse accouche dans cette ville au 29, rue du Pré, le 3 décembre 1895, de Laurence Ernestine Adèle Rossi. La famille d'Oreste s'implante durablement en France et sa fille Laurence Rossi décédera d'ailleurs à Nice le 24 mars 1924, à l'âge de 29 ans. A cette date, sa mère est décédée (acte de décès non retrouvé) mais son père Oreste Rossi est toujours en vie, âgé de 62 ans (1861-apr.1924).

Je n'ai pas trouvé d'autres informations concernant Attilio Rossi et il me semble probable qu'il n'ait jamais travaillé à Nice ou en France et qu'il ait continué sa carrière de photographe avec son frère Ernesto à Gênes, tous deux étant notamment signalés dans cette ville dans le Progresso fotografico de 1905.



VOIR LA LISTE DES PHOTOGRAPHES ÉTUDIÉS






dimanche 6 décembre 2020

1168-ALBUM ANONYME, "ROMA", VERS 1900


SOMMAIRE DES ARTICLES DU BLOG ET LIENS DIRECTS

 





PRESENTATION

Cet album anonyme au format à l'italienne mesure 17,7x24,7 cm et offre une couverture en percaline rouge avec, en léger creux et de couleur bronze (anciennement dorée), le titre "Roma" inscrit sous une représentation de la louve romaine allaitant Romulus et Rémus ; un premier cadre noir aux angles renforcés de rinceaux et d'entrelacs épais entoure l'ensemble, lui-même circonscrit par un double liseré.

Si la couverture est en bon état, la reliure a souffert et les photographies sont globalement pâles et jaunies.


757 Roma - Via Appia - Sepolcro di Cecilia Metella, détail.
Couple posant sur la Via Appia Antica, près du Tombeau.


L'album contient 36 tirages de 12,3x16,2 cm, collés sur des pages cartonnées à tranche rouge de 17,2x22,5 cm et légendés dans le négatif, qui présentent un choix emblématique de 34 monuments (avec parfois une vue extérieure puis intérieure), ainsi que de deux sculptures (en fin d'ouvrage) de la Ville de Rome.

Les rues, places et monuments semblent déserts mais un tiers des vues sont animées par des piétons et des voitures à cheval, le plus souvent lointains. Quatre des vues présentent cependant une scène de vie au premier plan, avec parfois des personnes posant face à l'objectif et donnant vie et échelle au paysage.


3032 Roma Basilica du S. Paolo (facciata esterna).

613 Roma - Facciata della Chiesa di S. Giovanni in Laterano.



Voici le texte des légendes des 36 vues, dans l'ordre de présentation de l'album, avec l'orthographe et la ponctuation adoptées :

1601 Roma - Piazza di S. Pietro e Vaticano

619 Roma - Interno della Basilica du S. Pietro

3032 Roma Basilica du S. Paolo (facciata esterna)

3031 Roma - Basilica di S. Paolo (interno)

613 Roma - Facciata della Chiesa di S. Giovanni in Laterano

1021 Roma Interno della Basilica di S. Giovanni in Laterano

1001 Roma Basilica di S. Maria Maggiore (facciata) 

1003 Roma Basilica di S. Maria Maggiore (interno)

800 Roma - Colosseo da S. Francesca Romana

801 Roma Interno dell'Anfiteatro di Colosseo

Légende effacée [Arco di Traiano]

1005 Roma Arco di Costantino

Légende effacée [Tempio di Antonino e Faustina]

952 Roma Arco di Tito

3005 Arco di Giano Quadrifonte

910 Roma - Foro Romano e Colonne Foca


734 Roma - Via Appia Vecchia da S. Sebastiano, détail.
Sur la droite, l'accès à la basilique Saint-Sébastien et à ses Catacombes.
A gauche, un café puis le Tombeau de Cecilia Metella.
Noter l'aspect et la taille des arbres, ainsi que la présence de la pancarte indiquant les Catacombes.


Sans numéro Roma - Campidoglio

623 Roma - Pantheon d'Agrippa

593 Roma - Circo Agonale a Piazza Novona

1018 Roma Palazzo Quirinale

615 Roma - Foro Traiano

639 Roma - Piazza Colonna [di Marco Aurelio]

1597 Roma - Tempio di Vesta e Fontana

1508 Roma - Mole Adriana Ponte S Angelo e S Pietro

595 Roma - Fontana di Trevi del Bernini

943 Roma -Piazza del Popolo dal Pincio

612 Roma - Piazza del Popolo

925 Roma - palazzo dei Cesari Accademia

3003 Roma - Panorama del Gianicolo

618 Roma Porta S. Paolo e Piramidi di Cajo Cestio

734 Roma - Via Appia Vecchia da S. Sebastiano

757 Roma - Via Appia - Sepolcro di Cecilia Metella

953 Roma - Facciata della Chiesa della Minerva

959 Roma - Tempio di Saturno e Vespasiano

591 Roma - Mose di Michelangelo in S. Pietro in Vincoli

Sans numéro Roma Museo Vaticano - Perseo [di Canova]



1001 Roma Basilica di S. Maria Maggiore (facciata).
Noter la présence et la taille des arbres de la place.

1005 Roma Arco di Costantino.
Noter la présence de barrières en arrière de l'Arc.




DATATION

Premier indice de datation, le type de couverture de l'album étudié, adopté par de nombreux auteurs sur plusieurs décennies (aucun exemplaire identique retrouvé), rappelle par son décor spécifique d'entrelacs la couverture des albums de Romualdo Moscioni (1849-1925), édités entre 1889 et 1914 (via Condotti 10A puis 76) ; les photographies ne semblent cependant pas de lui, les vues et leur numérotation ne coïncidant pas (Catalogues Moscioni de 1903 et 1921).



3005 Arco di Giano Quadrifonte.

3005 Arco di Giano Quadrifonte, détail.
Scène de vie du café situé près de l'Arc.


Roma - Campidoglio.
Noter la présence végétale forte des deux côtés de la Cordonata capitolina.



Une recherche approfondie, menée sur les lieux montrés dans l'album étudié a permis d'étudier les transformations de ces derniers dans plusieurs centaines de photographies anciennes puis de situer chronologiquement les vues possédées. 

Parmi les indices relevés, il y a notamment :

- la végétation luxuriante bordant les deux côtés de la Cordonata capitolina menant au Palazzo senatorio (Roma - Campidoglio), 

- les nouvelles bornes de pierre (hautes et égales) reliées par une barre métallique, ceinturant la fontaine baroque de la Piazza della Bocca della Verità, en avant du Temple dit de Vesta (Temple d'Hercule) (1597 Roma - Tempio di Vesta e Fontana),

- le nombre, la taille et la forme des réverbères entourant l'obélisque de la Piazza del Popolo, ainsi que les grands immeubles au-delà (943 Roma - Piazza del Popolo dal Pincio et 612 Roma - Piazza del Popolo),

- les grilles entourant la fontaine à obélisque de la Piazza della Rotonda, face au Panthéon (623 Roma - Pantheon d'Agrippa),

- les grilles entourant la Fontana dei Calderari et les deux files différentes de réverbères de la Piazza Navona (593 Roma - Circo Agonale a Piazza Navona),

- la présence et la taille des arbres de la Piazza Santa Maria Maggiore et, notamment, l'arbre le plus proche de la Colonna della Pace (1001 Roma Basilica di S. Maria maggiore (facciata)),

- les barrières visibles en arrière de l'Arco di Costantino (1005 Roma Arco di Costantino),

- les grands arbres et la fontaine de la via Appia vue depuis la basilique Saint-Sébastien-hors-les-Murs (734 Roma - Via Appia Vecchia da S. Sebastiano),

- la largeur de la via Appia près du Tombeau de Cecilia Metella ainsi que le muret du champ voisin... Cet exemple mérite d'être précisé. Les photographies du début des années 1850 montrent, d'une part, la voie antique étroite et pavée bordée de bas-côtés et, d'autre part, deux arbres contournés d'une barrière dans le champ voisin du tombeau (vues rares de Frédéric Flacheron, Giacomo Caneva, Gioacchino Altobelli & Pompeo Molins). A la fin des années 1850, l'arbre le plus proche du tombeau est coupé (vue de James Anderson). Au début des années 1860, la voie est en travaux puis fortement élargie allant, du côté du tombeau, jusqu'à l'arbre conservé, et la barrière disparaît. Par la suite, un mur de pierres sèches est bâti à l'emplacement de l'ancienne barrière. Ce mur semble se dégrader progressivement mais à la toute fin du XIX° siècle, il est rénové et crépi et c'est ainsi qu'il apparaît sur la vue de l'album étudié.


757 Roma - Via Appia - Sepolcro di Cecilia Metella.
Noter le bon état du muret du champ voisin du Tombeau.


Les indices relevés impliquent au plus tôt les années 1880 et plus encore les années 1890.

La vue 1508 Roma - Mole Adriana Ponte S Angelo S Pietro montre les bords du Tibre avec le Tombeau d'Adrien, le Pont Saint-Ange et, dans un plan plus éloigné, la basilique Saint-Pierre. Elle révèle l'arche métallique du Ponte degli Alari, nommé également Ponte di Borgo ou Ponte di Ferro. Ce pont provisoire a été érigé dès 1889 et inauguré en 1891, en l'attente de la réalisation du Pont Vittorio Emanuele II. Il a ensuite coexisté avec ce dernier dès 1911 puis a été démantelé, selon certaines sources dès 1911-1912 mais selon d'autres sources plus fiables, seulement en 1914-1915 (Building Knowledge, Constructing Histories: Proceedings of the 6th International Congress on Construction History, 2018, Brussels, vol. 2).


1508 Roma - Mole Adriana Ponte S Angelo e S Pietro.

1508 Roma - Mole Adriana Ponte S Angelo e S Pietro, détail.
Noter la présence du Ponte degli Alari.


La vue du Tempio di Antonino e Faustina implique pour sa part une date antérieure à 1899, du fait de la présence de maisons entre le Temple et la Curie. En effet ces dernières seront détruites en 1898, afin de permettre d'entamer les fouilles de la Basilica Aemilia (Natura ed Arte, 1899 p 578).


Tempio di Antonino e Faustina.
Noter la hauteur de sol du Temple et celui des maisons à l'est qui vont être détruites.



Les vues de cet album semblent dater des années 1890, et cela quelque soit leur numéro (de 593 à 3032), ce qui induit peut-être un seul auteur et son travail sur une même décennie. Les modifications notifiées des sites apparaissent d'ailleurs dans leur ensemble sur des cartes postales ayant circulé dès les toutes premières années du XX° siècle. 

Etrangement, aucune vue identique (numérotation, cadrage, angle de prise de vue, personnages, ombres portées) n'a été trouvée parmi les centaines de vues consultées en ligne, y compris pour les vues verticales du Moïse de Michel-Ange et du Persée triomphant de Canova. 

Un album, intitulé "Roma", vendu en 2016 et constitué de 18 vues, est cependant très proche par de nombreux aspects de l'album étudié : couverture et dimensions semblables ; même présentation des légendes, avec le numéro suivi de "Roma" puis d'un tiret ou non et de l'indication du lieu ; plusieurs lieux en commun avec un numéro identique (1601, 623, 1018, 757) ou -1 (615/614) ; plusieurs vues au cadrage identique ou très proche. Finalement, aucune des vues n'est strictement identique et les albums sont tous les deux anonymes.

Enfin, un autre album de 18 vues de Rome, photographié en 2019, présente 15 vues identiques à l'album étudié mais est également anonyme.

Lors de la rédaction de cet article, il a été nécessaire manipuler à de très nombreuses reprises l'album étudié et le bloc des pages a fini par se détacher de la reliure. Par un heureux hasard, une portion de texte imprimé ayant permis de consolider l'ensemble d'origine est apparue. Ce texte évoquant la septième édition de trois des volumes d'un ouvrage juridique a pu être retrouvé. Il s'agit de la septième édition en quatre volumes de l'ouvrage de Francesco Ricci, Commento al Codice di Procedura Civile, réalisée à Florence en 1895. Ce réemploi permet d'affirmer que l'album a dû être assemblé au plus tôt vers cette date. 

S'il n'a pas été possible d'identifier l'auteur des vues [Domenico Anderson (1854-1938) ?], cet album peut cependant être daté vers 1900.


623 Roma - Pantheon d'Agrippa.

623 Roma - Pantheon d'Agrippa, détail.
Scène de vie autour des kiosques et des calèches.
Noter la présence de grille entourant la fontaine.


1597 Roma - Tempio di Vesta e Fontana.
Noter la présence de bornes hautes reliées par une barrière métallique.


612 Roma - Piazza del Popolo.
Noter le nombre, la taille et la forme des réverbères, de plus grands encadrant les plus petits.


734 Roma - Via Appia Vecchia da S. Sebastiano.
Sur la droite, l'accès à la basilique Saint-Sébastien et à ses Catacombes.
A gauche, une croix, une fontaine puis un café et enfin le Tombeau de Cecilia Metella.
Noter l'aspect et la taille des arbres.




mardi 1 décembre 2020

1167-RAYNAUD MATHURIN MARIE MARC (1844-1900), PHOTOGRAPHE

 

SOMMAIRE DES ARTICLES DU BLOG ET LIENS DIRECTS


- RAYNAUD Mathurin (1844-1900), Portrait de femme, recto, vers 1883-1885,
"Raynaud - 49, Rue Gioffredo, Nice",
tirage de 9,3x6 cm sur carton de 10,4x6,2 cm, Collection personnelle.



- Mathurin Marie Marc RAYNAUD (1844-1900)


Mathurin Marie Marc Raynaud est né le 31 mai 1844 à Pignans (Var). Il est le fils de Paulin Thomas Raynaud (1808-1877), ébéniste et de Marie Marguerite Fournier (née vers 1822) qui se sont mariés dans cette commune le 4 octobre 1841.

Mathurin Marie Marc Raynaud est cité pour la première fois à Nice lors de son mariage le 16 juin 1882. "Âgé de 38 ans, secrétaire du Grand Hôtel" (son père est décédé à cette date et sa mère est dite propriétaire à Pignans), il épouse Régine/Regina Brigitte Guillemine/Wilhelmine Feinhals, 26 ans, sans profession (née le 22 mai 1856 à Schwelm, Westphalie, royaume de Prusse).

La belle-mère de Mathurin Raynaud est la sœur de Wilhelmine Schutte, veuve du photographe Bienmüller (décédé en 1878) qui dirige désormais l'atelier du 49, rue Gioffredo. Ce mariage va changer la carrière de Mathurin Raynaud puisqu'il va venir habiter rue Gioffredo, se former à la photographie puis reprendre l'atelier Bienmüller en 1883 (annuaire de 1884).

Le photographe est prénommé dans les actes d'état civil et les recensements, tour à tour "Mathurin", "Marie", "Marc", voire "Mathieu" et est cité dans les annuaires comme "Raynaud", "Raynaud M.", "Raynaud A.", "Raynaut A." "Reynaut" ou "Reynaut A.", trois orthographes différentes pouvant coexister dans les listes d'un même annuaire ! Cependant, ses publicités le citent bien en tant que "Raynaud" et ses cartons-photos comme "M. Raynaud".

Mathurin Raynaud conserve l'atelier du 49, rue Gioffredo jusqu'en 1886 puis s'installe au 16, rue Garnieri, en face le Théâtre Français (voir annonce ci-dessous et annuaire de 1887).


- Publicité pour l'atelier de Raynaud, parue dans Nice Artistique du 18 décembre 1886 p 6, 
Paris, BnF (Gallica).



Le recensement de la Ville de 1886 cite "Marc" Raynaud et son épouse à leur domicile du 42, rue Gioffredo dans un appartement voisin de la veuve Bienmüller. En décembre 1887, "Mathurin" Raynaud est d'ailleurs l'un des signataires de l'acte de décès de la veuve Bienmüller, en tant que "neveu [par alliance] de la défunte".

En septembre 1888, il est témoin de mariage du photographe Joseph Camille Ghisolfo qui est peut-être son employé.

Fin 1888, Mathurin Raynaud déménage son atelier au 16, rue de l'Hôtel-des-Postes (même si cette nouvelle adresse est citée une dernière fois dans plusieurs documents de 1889, comme deux des trois listes de l'annuaire et le numéro de Nice Artistique du 27 janvier 1889 p 7).

Le recensement de la Ville de 1891 cite le couple (sans enfant) à leur domicile du 12 (ou parfois 14), rue de l'Hôtel-des-Postes, avec "Pauline Laub, 24 ans, étrangère, domestique". 

"Mathurin Raynaud, 49 ans, photographe" est témoin de mariage en mai 1893. Le recensement de 1896 cite seulement le couple au 16, rue de l'Hôtel-des-Postes.

Les cartons-photos de Mathurin Raynaud portent notamment :

- au recto, à l'encre dorée sur fond noir à tranche dorée, "Raynaud (signature horizontale) - - 49. Rue Gioffredo, Nice", et au verso, à l'encre dorée sur fond noir, "Photographie Bienmüller - Raynaud Succr - 49, Rue Gioffredo - Nice (tous les textes sont obliques sauf) - Spécialité d'Agrandissements" (vers 1884-1885),

- au recto, à l'encre dorée sur fond blanc, "Raynaud (signature horizontale) - - 49. Rue Gioffredo - Nice", et au verso, à l'encre dorée sur fond horizontal blanc, "Photographie Bienmuller (sans tréma sur le "u" - Raynaud Succr (signature oblique) - 49, Rue Gioffredo - Nice (cartonnier D. Hutinet Paris)" (vers 1885-1886),

- au recto, à l'encre bordeaux sur fond blanc ou beige à tranche dorée, "M. Raynaud (en italique) - MR - - Nice.", et au verso, à l'encre bordeaux sur un fond blanc ou gris-beige, "MR (dans un médaillon circulaire sur fond d'un long et fin phylactère déroulé) - Photographic (sur phylactère) - Studio - M. Raynaud (signature oblique) - Successeur de Bienmuller (sans tréma sur le "u", texte oblique) - Nice - Avenue de la Gare - Entrée, 16, Rue Garnieri Ire (sic) Etage - (cartonnier) Lith. Armanino - Gênes - Paris" (vers 1886-1888),

- au recto, à l'encre dorée sur fond beige, "M. Raynaud", ou à l'encre brun-foncé sur fond blanc, "M.Raynaud - - Nice", et au recto, à l'encre grise sur fond beige ou brun-foncé sur fond blanc, "MR - Photographic Studio - M. Raynaud (signature oblique) - Succr de W. Bienmuller (sans tréma sur le "u", texte oblique) - Nice - 16, Rue de l'Hôtel-des-Postes - coin de l'Avenue de la Gare" (vers 1888-1900).

Mathurin Marc Marie Raynaud "propriétaire, âgé de 55 ans" décède cependant le 27 janvier 1900, à son domicile de Pignans (Var).

Ce sont les photographes Ribbeck & Zanetti qui prennent sa succession. La date reste cependant sujette à caution. Mathurin Raynaud a-t-il cédé son fonds en 1899, avant de retourner dans sa propriété familiale de Pignans ou bien est-il décédé lors d'un séjour à Pignans alors qu'il était toujours en activité, son fonds étant cédé après son décès en 1900 ?

Dans l'annuaire de 1900, si Ribbeck et Zanetti sont cités séparément et à leur ancienne adresse respective, "Raynaud A." (sic) est encore cité au 16, rue de l'Hôtel-des-Postes dans la liste professionnelle des photographes mais son nom n'apparaît déjà plus dans les listes des habitants (par rue et par ordre alphabétique). Cela permet de penser que Mathurin Raynaud, peut-être malade, a vendu son fonds en 1899, avant de se retirer puis de décéder à Pignans.

L'Aide-Mémoire de Photographie de la S.F.P. cite, à Nice, "Reynaud" de 1888 à 1896 puis "Raynaud" de 1897 à 1901.


- RAYNAUD Mathurin (1844-1900), Portrait de femme, recto, vers 1883-1885,
"Raynaud - 49, Rue Gioffredo, Nice",
tirage de 9,3x6 cm sur carton de 10,4x6,2 cm, Collection personnelle.

- RAYNAUD Mathurin (1844-1900), Portrait de femme, verso, vers 1883-1885,
"Photographie Bienmüller - Raynaud Succr - 49, Rue Gioffredo - Nice - Spécialité d'Agrandissements",
carton de 10,4x6,2 cm, Collection personnelle.


- RAYNAUD Mathurin (1844-1900), Portrait d'homme, recto, vers 1883-1885,
"Raynaud - 49, Rue Gioffredo, Nice",
tirage de 9,5x5,7 cm sur carton de 10,4x6,3 cm, Collection personnelle.

- RAYNAUD Mathurin (1844-1900), Portrait d'homme, verso, vers 1883-1885,
"Photographie Bienmüller - Raynaud Succr - 49, Rue Gioffredo - Nice - Spécialité d'Agrandissements",
carton de 10,4x6,3 cm, Collection personnelle.


- RAYNAUD Mathurin (1844-1900), Portrait de couple, recto, vers 1886-1888,
"M.Raynaud - MR - - Nice.",
tirage de 9,4x6 cm sur carton de 10,4x6,3 cm, Collection personnelle.

- RAYNAUD Mathurin (1844-1900), Portrait de couple, verso, vers 1886-1888,
"MR (dans un médaillon circulaire sur fond d'un long et fin phylactère déroulé) - Photographic (sur phylactère) - Studio - M. Raynaud (signature oblique) - Successeur de Bienmuller (sans tréma sur le "u", texte oblique) - Nice - Avenue de la Gare - Entrée, 16, Rue Garnieri Ire (sic) Etage - (cartonnier) Lith. Armanino - Gênes - Paris",
carton de 10,4x6,3 cm, Collection personnelle.


- RAYNAUD Mathurin (1844-1900), Portrait de femme, recto, vers 1886-1888,
"M.Raynaud - MR - - Nice.",
tirage de 9,4x6 cm sur carton de 10,3x6,2 cm, Collection personnelle.

- RAYNAUD Mathurin (1844-1900), Portrait de femme, verso, vers 1886-1888,
"MR (dans un médaillon circulaire sur fond d'un long et fin phylactère déroulé) - Photographic (sur phylactère) - Studio - M. Raynaud (signature oblique) - Successeur de Bienmuller (sans tréma sur le "u", texte oblique) - Nice - Avenue de la Gare - Entrée, 16, Rue Garnieri Ire (sic) Etage - (cartonnier) Lith. Armanino - Gênes - Paris",
carton de 10,3x6,2 cm, Collection personnelle.


- RAYNAUD Mathurin (1844-1900), Portrait de couple, recto, vers 1886-1888,
"M.Raynaud - MR - - Nice.",
tirage de 14,5x10,1 cm sur carton de 16,2x10,6 cm, Collection personnelle.

- RAYNAUD Mathurin (1844-1900), Portrait de couple, verso, vers 1886-1888,
"MR (dans un médaillon circulaire sur fond d'un long et fin phylactère déroulé) - Photographic (sur phylactère) - Studio - M. Raynaud (signature oblique) - Successeur de Bienmuller (sans tréma sur le "u", texte oblique) - Nice - Avenue de la Gare - Entrée, 16, Rue Garnieri Ire (sic) Etage",
carton de 16,2x10,6 cm, Collection personnelle.


- RAYNAUD Mathurin (1844-1900), Portrait de fillette avec son chien, recto, vers 1888-1900,
"M.Raynaud - - Nice",
tirage de 14,5x10 cm sur carton de 16,5x10,6 cm, Collection personnelle.

- RAYNAUD Mathurin (1844-1900), Portrait de fillette avec son chien, verso, vers 1888-1900,
"MR (dans un médaillon circulaire sur fond d'un long et fin phylactère déroulé) - Photographic (sur phylactère) - Studio - M. Raynaud (signature oblique) - Successeur de Bienmuller (sans tréma sur le "u", texte oblique) - Nice - Avenue de la Gare - Entrée, 16, Rue Garnieri Ire (sic) Etage - (cartonnier) Lith. Armanino - Gênes - Paris",
carton de 16,5x10,6 cm, Collection personnelle.



- RAYNAUD Mathurin (1844-1900), Portrait de soldat du 24° bataillon de chasseurs à pied, recto, vers 1900,
nom coupé par ses successeurs, "M.Raynaud", afin de réutiliser le carton, 
tirage de 9,2x5,5 cm sur carton recoupé de 9,9x6,5 cm, Collection personnelle.

- RAYNAUD Mathurin (1844-1900), Portrait de soldat du 24° bataillon de chasseurs à pied, verso, vers 1900,
"MR (dans un médaillon circulaire sur fond d'un long et fin phylactère déroulé) - Photographic (sur phylactère) - Studio - M. Raynaud (signature oblique) - Successeur de Bienmuller (sans tréma sur le "u", texte oblique) - Nice - (sur une étiquette masquant l'ancienne adresse de M. Raynaud) Ribbeck & Zanetti - 25, Boulevard Victor-Hugo (dans un phylactère)",
carton recoupé de 9,9x6,5 cm, Collection personnelle.



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