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mercredi 18 décembre 2019

1073-LES FEMMES ET LA PHOTOGRAPHIE À NICE AU XIX° SIÈCLE-1





- Nice, Portrait de femmes, vers 1862-1865.



LES FEMMES ET LA PHOTOGRAPHIE À NICE AU XIX° SIÈCLE 

Cet article va tenter de préciser la place des femmes actives dans des ateliers photographiques à Nice, entre 1850 et 1900. Du fait que ces femmes ont parfois entamé ou continué ailleurs leur carrière, les cadres géographique et historique de l'étude devront cependant être débordés. 

Épouses, filles ou sœurs de photographes et formées par eux à la photographie, les femmes ont pour la plupart œuvré dans l'ombre des hommes (reflet de la société de l'époque) et s’avèrent
aujourd'hui d'autant plus difficiles à identifier.

A Nice, les photographes forment de petits milieux qui se fréquentent (équipes d'atelier, studios voisins, appartements partagés, associations, amitiés, regroupements selon la région ou le pays d'origine). Ils font parfois des sorties et excursions communes et sont témoins et soutiens de leurs collègues dans les grands moments de leur vie (mariages, naissances, décès).

Ceci explique en partie le fait que les filles de photographe vont souvent épouser un photographe et que certaines veuves de photographe vont se remarier avec un photographe. La connaissance du métier, la capacité d'épauler son conjoint et la nécessité de perpétuer l'affaire familiale expliquent également ces unions.


FILLES DE PHOTOGRAPHES

Le rêve d'un homme est alors de transmettre son affaire à son fils, l'aîné de préférence, et les photographes ne dérogent pas à la règle sauf quand le fils choisit une autre voie ou décède très jeune.

- Ainsi Gustave Julius Echtler (Königsberg, Prusse 22 janvier 1845- ? vers 1920 - actif pendant 40 ans à Nice) qui perd son seul fils Gustave à 11 ans (Nice 1883-Nice 1895), initiera-t-il l'une de ses filles au métier, Marie Thérèse ECHTLER (Nice, 6 décembre 1888-Nice 1er février 1966). Cette dernière sera  active dès le début des années 1910 dans l'atelier familial et sera qualifiée de "photographe" dans le recensement de la Ville de Nice de 1921.

- Eugène Degand (Lille, Nord 7 octobre 1829- Nice 8 octobre 1911 - actif pendant 40 ans à Nice) qui a un garçon, Emile Arsène (Nice 4 novembre 1871-?) et une fille, Eugénie Louise DEGAND (Lille, Nord 2 novembre 1868-Nice 1er avril 1943), initie pour sa part ses deux enfants au métier. Alors que son atelier est situé rue Cotta, il travaille officiellement avec eux dès le milieu des années 1890 dans ses deux adresses de la rue Paradis, Emile Arsène au magasin de photographie du n° 6 et Eugénie Louise au magasin d'appareils photographiques du n°7. 
Voici un extrait d'une lettre de l'épouse d'Eugène Degand, Marie (ou Maria) Louise Lescroart (Lille, Nord 8 avril 1847-Nice 25 septembre 1900), à son frère Charles Lescroart, datée du 10 mars 1899 :
"Je viens à l’instant de recevoir une lettre d’Emile, il est à Londres en ce moment pour apprendre l’anglais. Il nous a quittés il y a deux mois environ en pleine saison, sans s’inquiéter si son père pourrait le remplacer, nous avons voulu le raisonner mais il n’y a pas eu moyen de lui faire entendre raison, il est à la recherche d’une position quand il avait à la maison tout ce qu’il fallait pour gagner de l’argent. Je vous assure qu’Eugénie est bien fatiguée, le magasin lui donne beaucoup de peine, c’est trop pour une femme, nous avons essayé plusieurs employés, nous étions obligés de les renvoyer".
Seul Emile Arsène signera des photographies à Nice vers 1901 ("A. Degand") puis dans l'éphémère succursale cannoise de son père vers 1904. Lorsque Eugène Degand prendra sa retraite cette même année, seul le magasin niçois du n°7 rue Paradis sera conservé et géré par sa fille Eugénie Louise. Cette dernière s'étant mariée le 3 décembre 1901 avec Eloi Edouard Banliat, chemisier (La Rochefoucauld, Charente 1er décembre 1858-Nice 19 juin 1920), l'enseigne du magasin deviendra "Banliat-Degand" (de 1904 à 1912), sans que cette dénomination ne révèle son rôle.


PHOTOGRAPHES AVANT MÊME LEUR MARIAGE

Certaines femmes sont donc photographes avant même la date de leur mariage, soit parce qu'elles sont filles ou parentes de photographe, soit parce qu'elles ont choisi cette voie.

- Marie Jeanne SASSO (Villareggia, province de Turin, Italie 18 avril 1837-Nice 31 décembre 1912), est l'une des deux premières femmes qualifiées de "photographe" recensées à Nice. Qualifiée ainsi, elle épouse à 29 ans dans cette ville, le 20 juin 1866, Pierre Lautier, 23 ans (Mougins, Alpes-Maritimes 1er août 1842-apr. 1912), employé au chemin de fer, avec pour témoin le photographe François Randrup, 21 ans (Neuchâtel, Suisse 3 novembre 1845-Nice 1er décembre 1899). 
Le couple va avoir deux enfants (en 1871 et 1873). Dans le recensement de la Ville de Nice de 1881, les deux époux résidant au 3, quartier Longchamp, sont désormais qualifiés de photographes mais il s'agit probablement d'une erreur car Pierre Lautier est, dans tous les actes d'état civil postérieurs, qualifié d'employé de chemin de fer puis de retraité des chemins de fer. Marie Jeanne a par contre probablement repris son métier de photographe pour quelques années. Elle sera ensuite qualifiée de "sans profession" et décédera à Nice au 5, rue Spitalieri, le 31 décembre 1912, âgée de 75 ans.

- Louise DALBERA (Saint-Jeannet, Alpes-Maritimes 15 mars 1861- Nice 30 janvier 1880) est apprentie à Nice, de 1877 à 1880, dans l'atelier du 13, quai Saint-Jean-Baptiste de son oncle Joseph Silli (Rome, Italie 1826-Vichy, Allier 9 juin 1886). Elle est célibataire et qualifiée de "photographe" lorsqu'elle décède en 1880, âgée de 19 ans

- Pauline CROES (Nice 25 janvier 1857- Nice 21 décembre 1879) travaille, dès le milieu des années 1870, à l'âge de 17 ou 18 ans, dans l'atelier niçois saisonnier du photographe parisien Alphonse de Roux (Marseille, Bouches-du-Rhône 30 novembre 1833-?), situé au 2, rue Longchamp. Qualifiée de "photographe", elle réside à 19 ans à cette adresse qu'elle partage avec son employeur ainsi qu'avec Georges Mariot (Paris vers 1856-?), photographe parisien de 19 ans, comme le révèle le recensement de la Ville de 1876. Célibataire, Pauline décède cependant en 1879, à l'âge de 22 ans. 
Son cousin Charles Maurice Croes (Nice 15 janvier 1863- Nice 17 septembre 1884), plus jeune, ne sera photographe qu'après elle, dès 1880/1882. Associé à Louis Novaro (Nice 7 août 1851-Nice 1er septembre 1898), il tiendra un atelier rue Saint-François-de-Paule puis 9, quai Masséna jusqu'à la date de son décès, en 1884, à l'âge de 21 ans. 

- Marie VAYSSIÉ (Perpignan, Pyrénées-Orientales 3 octobre 1845-?), formée elle-aussi par le photographe Alphonse de Roux (Marseille, Bouches-du-Rhône 30 novembre 1833-?), dans son atelier parisien du 15, rue Drouot (9ième arrondissement) où elle réside, est "photographe', âgée de 27 ans, à la date de son mariage à Paris, en 1873, avec le photographe Antoine Gaspard Lestrade, 31 ans (Brest 13 janvier 1842-Marseille 10 décembre 1894). Alphonse de Roux, qui est peut-être aussi l'employeur d'Antoine Gaspard Lestrade, est l'un des témoins de leur mariage.
Vers 1880, le couple et leurs trois enfants (nés à Paris en 1874, 1876 et 1879) s'installent à Nice mais Marie Vayssié est dite désormais "sans profession". En 1884, son mari ouvre à Nice un atelier de photographie rue Blanqui, qu'il conserve jusqu'en 1888. Toute la famille déménage ensuite à Marseille où Antoine Gaspard Lestrade tient un nouvel atelier au 27, rue de la Martinique, jusqu'à la date de son décès en 1894. 
S'il est probable que Marie Vayssié ait travaillé avec son époux, sa carrière officielle de photographe semble s'être arrêtée du fait de son rôle de mère.

- Anne Pétrolline MESSY (Nice 20 septembre 1857-Nice 29 novembre 1922) est d'abord fille, sœur puis femme et mère de photographe. 
Elle vit et travaille avec son frère et la femme de ce dernier dès le milieu des années 1880, avenue Beaulieu, Villa Ambrosetti. Elle est initiée à la photographie par son frère Joseph Antoine Edouard Messy (1855-1910), lui même formé par son père Emile Messy (1835-1890) puis par Joseph Silli (Rome, Italie 1826-Vichy, Allier 9 juin 1886).
Qualifiée de "photographe", Anne Pétrolline Messy épouse en 1895 le photographe Guillaume Victor Thiel (Galati, Roumanie 9 janvier 1862-Nice 3 novembre 1944) mais son nom n'apparaîtra jamais sur les cartons-photos niçois du 42, quai Saint-Jean-Baptiste ou du 8, avenue Félix-Faure (Thiel Frères puis Thiel Victor). 
Sa fille Marie Louise Thiel (Nice 22 juin 1902-Nice 23 janvier 1970), sera à son tour photographe et épousera en secondes noces, en 1929, le photographe Charles Auguste Laugier (Monaco 1er mars 1897-Nice 31 juillet 1960) qui travaillait peut-être dans l'atelier Thiel et qui dès lors reprendra ce dernier sous le nom de "Laugier-Thiel".


ÉPOUSES DE PHOTOGRAPHES 

A la date de leur mariage avec un photographe, une partie des femmes est dite "sans profession" du fait de leur jeune âge, une autre partie conserve un temps la profession exercée ("repasseuse", "couturière"...) mais doit souvent l'abandonner par la suite, notamment du fait de nombreuses grossesses. 

Même si la grande majorité des épouses de photographes titulaires d'un studio sont citées "sans profession", "ménagère" ou "rentière", elles participent de fait à l'activité professionnelle de leur époux, que ce soit au niveau de l'accueil ou du suivi commercial de la clientèle (atelier, magasin), d'autant que la résidence familiale est proche de l'adresse professionnelle ou se confond avec elle.

Alors qu'à Nice, entre 1850 et 1900, 385 photographes hommes sont recensés (quasiment tous mariés ou vivant avec une compagne sauf ceux morts jeunes), seulement 20 femmes sont qualifiées de photographes dans les documents d'époque (5% environ). 

Si deux d'entre elles sont citées dès 1866, cinq le sont dès les années 1875-1880 et une dès 1885. Les treize autres femmes apparaissent plus tardivement, dans les années 1890 ou les toutes premières années du XX° siècle, ce qui correspond à la visibilité croissante des femmes artistes de cette période. 

La nationalité de ces femmes n'est connue que pour 18 d'entre elles : 12 sont françaises dont 3 sont nées à Nice et 1 dans les Alpes-Maritimes ; 6 sont de nationalité étrangère dont 3 italiennes (dont 1 née à Nice), 2 roumaines, 1 belge et 1 allemande. Par leur mariage, certaines d'entre elles accèdent cependant à une autre nationalité.

Il est à noter que, contrairement à beaucoup d'hommes "peintres et photographes", les femmes recensées ne semblent pas avoir fait d'études de Beaux-Arts car elles n'ont pas pu, ne l'ont pas souhaité ou ne l'ont pas affiché. 
Elles semblent ne pas avoir non plus réalisé de vues extérieures (paysages urbains et naturels) et s'être concentrées sur les activités de studio (portraits). 
Sur ces deux points cependant, il y a des contre-exemples féminins à la même époque, dans d'autres villes françaises et étrangères.

Comme pour les hommes, le terme de "photographe" peut cependant recouvrir plusieurs fonctions : propriétaire ou titulaire de l'atelier et/ou du magasin, opérateur/trice, retoucheur/euse, tireur/euse, assistant/e, employé(e), apprenti(e), voire amateur/trice.

En un mot, il n'est pas toujours facile d'affirmer la pratique photographique de certaines épouses recensées. Leur rôle actif n’apparaît parfois qu'après la séparation d'avec leur conjoint (loi du 27 juillet 1884 instaurant le divorce) ou, plus souvent, lors du décès de ce dernier, alors qu'elles reprennent la direction de l'atelier sans que le nom de celui-ci (souvent prestigieux) soit d'ailleurs modifié. 

- C'est par exemple le cas de Wilhelmine ou Mina SCHULTE (Bühl, Bade-Wurtemberg, Allemagne 1815-Nice 14 décembre 1887). Wilhelmine Schulte épouse, probablement dans les années 1840, Wilhelm Bienmüller (Lüdenscheid, Allemagne vers 1820- Nice 4 octobre 1878), lithographe et photographe. La famille est ensuite signalée en France, avec un fils. 
Wilhelm ou Guillaume Bienmüller a tout d'abord un atelier à Avignon, place de l'Horloge, Café Genella (vers 1852) puis à Marseille, place de la Bourse (1860-1864), à Lyon, 65, rue de l'Impératrice (1864-1867) et enfin à Nice, au 3, rue Chauvain (1867-1869) puis au 7, rue Gioffredo (dès 1869).
Lorsque Wilhelm Bienmüller décède à Nice en 1878, son épouse Wilhelmine, âgée de 63 ans, prend la direction de l'atelier comme le révèlent les annuaires de 1880 à 1883, "Bienmüller, Mme Vve ". Le recensement de la Ville de Nice de 1881 la qualifie de "photographe", vivant rue Gioffredo avec une parente elle aussi "photographe", Reine Feihals (née vers 1815). 
Wilhelmine Bienmüller ne change rien aux inscriptions qui apparaissent sur les cartons-photos, "W. Bienmüller, 49, rue Gioffredo, Nice" mais il faut rappeler qu'elle a presque le même prénom que son mari et la même initiale. 
Il est cependant impossible de qualifier sa participation à l'atelier. En est-elle seulement la propriétaire ou bien possède-t-elle des compétences techniques, masquées depuis 25 ans, qui se révèlent à ce moment-là ?
Wilhelmine Bienmüller prend sa retraite en 1883. Elle décède en 1887, avec pour témoin le photographe Mathurin Raynaud (vers 1844-?) qui est son successeur et voisin de palier.

- Hedwige Sophie THIEL (Galati, Roumanie 5 mai 1866-Nice 13 novembre 1949) et Ida Hélène THIEL (Galati, Roumanie 18 août 1868-Nice janvier 1942) ont trois frères photographes (Thiel Frères), Frédéric (Galati, Roumanie vers 1859-?), Guillaume Victor (Galati, Roumanie 9 janvier 1862-Nice 3 novembre 1944) et Alexandre (Galati, Roumanie vers 1864-Nice 4 février 1930) et travaillent avec eux depuis les années 1880, dans leur atelier du 8 puis du 42, quai Saint-Jean-Baptiste.
Hedwige Sophie Thiel épouse en 1895 le photographe Pierre Sauveur Frédéric Mestres (Papiol, Barcelone, Espagne 19 mars 1858-La Rochelle 25 avril 1917) qui, probablement, travaille également pour ses frères. Le couple, accompagné d'Ida Hélène, déménage cependant en 1898 pour ouvrir son propre atelier à Cannes, rue d'Antibes, "Mestre, Puyol (P. de)" puis, en 1904, à La Rochelle au 29, rue Dupaty, "Mestres de Pujol"
Face à la longue maladie de son mari, Hedwige Sophie reprend l'affaire (1917-1919), sans la changer de nom, avec l'aide, notamment financière, de sa sœur. Le 5 mars 1917, Ida Hélène, veuve, "photographe, demeurant au 29, rue Dupaty", rachète en effet la part de l'atelier de sa sœur Hedwige Sophie et de son mari malade, "pour y réunir l'usufruit au décès de M. Mestres de Pujol" (L'Echo Rochelais des 24 et 31 mars 1917 p 2). Ce décès a lieu en avril 1917. Un second décès a cependant lieu en septembre 1918, celui du seul enfant d'Ida Hélène, Pierre (âgé de 18 ans). Les deux sœurs, veuves et sans enfant, âgées de 51 et de 53 ans, envisagent alors de quitter La Rochelle pour regagner Nice. Ida Hélène revend, au photographe Jean Marcel Arroyo et à son épouse Louise Planté demeurant à Niort, 41, rue du Vingt-Quatre-Février, "le fonds de commerce de photographie exploité par elle à La Rochelle, rue Dupaty, n° 29, comprenant l'enseigne et le nom commercial, la clientèle et l'achalandage, les différents objets mobiliers et le matériel servant à son exploitation, les marchandises existant en magasin et le droit au bail des lieux où il est exploité. L'entrée en jouissance a été fixée au 1er mai 1919" (L'Echo Rochelais des 21 et 28 mai 1919 p 2).
Le nom des deux sœurs ne sera, en définitive, jamais apparu dans les ateliers auxquels elles ont participé.

- DELFINO Elisabeth (Nice 6 juin 1865-Nice 10 avril 1930), italienne, a pour compagnon, au début des années 1890, le photographe italien Salvateur Achille dit Emile Guarnero (Cannes, Alpes-Maritimes 29 novembre 1864-? vers 1898/1902). Ce dernier possède seul, depuis le décès de son frère en 1884, un atelier à Nice au 9, rue Gubernatis. 
Elisabeth et Emile ont en 1894 un fils prénommé Roger Dominique Emile qu'ils vont reconnaître lors de leur mariage en 1895. Lors de ces deux événements, la profession précisée d'Elisabeth est "couturière".
Emile Guarnero décède cependant dans les années suivantes (entre 1898 et 1902) peut-être à son adresse italienne de Casale Monferrato (Alexandrie) et Elisabeth prend alors la direction de l'atelier niçois. Elle est citée, en 1902, comme "Madame veuve Emile Guarnero, propriétaire d'un atelier de photographie" et comme "photographe" (Le Petit Niçois des 24 et 27 février 1902 p 2), à l'occasion d'un vol supposé de clichés photographiques. Le nom de l'atelier reste "E. Guarnero" (au nom du mari, même si, là encore, l'initiale des prénoms des deux époux est la même). 
Elisabeth, 38 ans, "photographe", se remarie cependant en avril 1904 avec Ange André Massa, 24 ans, photographe (Nice 19 janvier 1880-Nice 16 avril 1921), peut-être opérateur pour elle. L'atelier prend alors le nom de "Massa et Guarnero" et perdure jusqu'en 1912 ou 1913.
Le fils d'Elisabeth, Roger Dominique Emile Guarnero (Nice 6 avril 1894-Nice 13 septembre 1977), est initié à la photographie dès les années 1910. Lors de son mariage en juin 1920, il est d'ailleurs qualifié de photographe. Sa mère Elisabeth est à cette occasion qualifiée de "couturière", ce qui prouve qu'après la fermeture de l'atelier familial, elle a repris la profession de ses débuts. En 1921, l'acte de décès de son époux Ange André Massa, âgé de 40 ans, précise qu'il est resté photographe pour sa part. Cela conduit à penser qu'Elisabeth n'a peut-être jamais été une technicienne de la photographie, même si elle a su diriger l'atelier.










mercredi 11 décembre 2019

1072-EXPOSITIONS "PIERRE SOULAGES" (2019-2020)




- SOULAGES Pierre (né en 1919), Peinture 181x145 cm, 12 avril 2012, 2012,
acrylique sur toile de 181x145 cm, Montpellier, Musée Fabre.





VOIR LA VIDÉO (2019, 2 MN 12) DE MAXPPP,
PIERRE SOULAGES AU LOUVRE, UNE BELLE EXPOSITION
 POUR LES 100 ANS DU MAÎTRE DE L'OUTRENOIR,
MUSÉE DU LOUVRE, PARIS, 11 DÉCEMBRE 2019-9 MARS 2020.


VOIR ET TÉLÉCHARGER LE DOSSIER PÉDAGOGIQUE (PDF) 
DE 2009 DU MUSÉE FABRE DE MONTPELLIER
QUI CONSACRE À PIERRE SOULAGES 
UNE EXPOSITION DU 27 NOVEMBRE AU 19 JANVIER 2020
TAPER SUR UN MOTEUR DE RECHERCHE
"PDF PIERRE SOULAGES AU MUSÉE FABRE - MUSÉE FABRE"