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lundi 31 décembre 2018

968-VERA MOLNAR (NÉE EN 1924), "LA PEINTURE ASSISTÉE PAR ORDINATEUR"

Vera Molnar, Perspective inversée 2, 1957-2007 / 2009, Metz. Peinture murale, 4,5 m x 43 m. Production Frac Lorraine.
- MOLNAR Vera (née en 1924), Perspective inversée 2, 1957-2007 / 2009, Metz. Peinture murale, 4,5 m x 43 m. Production Frac Lorraine.
"Au Frac Lorraine, Vera Molnar propose deux créations in situ, agrandissements de pièces historiques de petit format. Elle produit ainsi des « wall paintings » pour les gigantesques murs des salles d'exposition. Deux principes y sont en jeu : la délégation de production et le changement de dimension. En questionnant ces fondamentaux de la création (la main de l'artiste, l'échelle), elle rappelle que l'idée de l'œuvre prime sur sa réalisation, conditionnée par des critères contingents".




VOIR UNE VIDÉO (1 MN 02, 1983) DE L'INA SUR LE SITE DU CENTRE POMPIDOU


VOIR LA VIDÉO (7 MN 03, 1991) DE VERA MOLNAR,
 LR WAYS.



VOIR LA VIDÉO (15 MN 50, 2011) DE CNAP,
LA JAVA DES CARRES DE VERA MOLNAR.


VOIR LA VIDÉO (10 MIN 38, 1988/2012) DE VERA MOLNAR,
VERA MOLNAR - ÉCRANS,
134 CAPTURES D’ÉCRAN, 1984-1986.



POUR EN SAVOIR PLUS VOIR 
LA RÉTROSPECTIVE JUIN-SEPTEMBRE 2012
AU MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE ROUEN 
ET AU CENTRE D'ART CONTEMPORAIN SAINT-PIERRE-DE-VARENGEVILLE






dimanche 30 décembre 2018

967-CLAIRE DORI (NÉE EN 1982), "THE FRENCH INKTOBER", 2018




- The French InkTober, 2018,
une incitation à faire un dessin par jour en octobre,
d'après une proposition de 31 mots.



- DORI Claire, "TOXIQUE".                               - DORI Claire, "TRANQUILLE".


- DORI Claire, "RÔTI".                               - DORI Claire, "TRANQUILLE".


- DORI Claire, "POULET".                               - DORI Claire, "SALIVE".


- DORI Claire, "ÉPUISÉ".                               - DORI Claire, "ÉTOILE".


- DORI Claire, "PRÉCIEUX".                               - DORI Claire, "FLUIDE".


- DORI Claire, "CRUEL".                               - DORI Claire, "BALEINE".


- DORI Claire, "PROTÉGÉ".                               - DORI Claire, "HORLOGE".


- DORI Claire, "FAIBLE".                               - DORI Claire, "ANGULEUX".


- DORI Claire, "GONFLÉ".                               - DORI Claire, "BOUTEILLE".


- DORI Claire, "ROUSSI".                               - DORI Claire, "FRAGILE".


- DORI Claire, "VIDER".                               - DORI Claire, "CHER".


- DORI Claire, "VASEUX".                               - DORI Claire, "TRANCHER".

- DORI Claire, "PIQUANT".                               - DORI Claire, "ÉTIRER".


- DORI Claire, "TONNERRE".                               - DORI Claire, "CADEAU".


- DORI Claire, "DOUBLE".                               - DORI Claire, "CHOC".


- DORI Claire, "RONDELLE".



VOIR ÉGALEMENT







966-TIJANA KOJIC, ARTISTE SERBE (NÉE EN 1987)





VOIR LA VIDÉO (2018, 1 MN54) DE ARTS IN THE CITY,
SYLLOGISMES DE TIJANA KOJIC (ARTISTE SERBE) AU-DELÀ GALERIE BORIS, PARIS.




VOIR LA VIDÉO (0 MN 58, 2018) DE OKTOBARSKISALON,
TIJANA KOJIC, PRACTISING DISSAPPEARANCE, OKTOBARSKI SALON 2018.











samedi 29 décembre 2018

965-MICHEL (1811-?), BIENMÜLLER (1820-1878) ET CHIAPELLA (VERS 1823-APRÈS 1881), PHOTOGRAPHES



- MICHEL Pierre Constant (1811-?), Portrait d'Homme, vers 1866-1869 (?),
"P.C.M.& C.",
tirage albuminé de 8,9x5,5 cm, sur carton de 10,5x6,3 cm, Collection personnelle.



DERNIÈRE MISE À JOUR DE CET ARTICLE : 18/07/2019





Pierre Constant MICHEL (1811-?)


Pierre Constant Michel est né le 21 juin 1811 à Saint-Germain-en-Laye (Seine-et-Oise), au 6, rue des Louviers, fils de Jean Jacques Théodore Michel, professeur de piano, et de Marie Constance Feugère.

Il se marie dans cette même commune le 4 septembre 1835, à l'âge de 24 ans, "négociant", habitant chez ses parents au 31 bis rue de la Grande Fontaine, avec Zoé Gilbert, 24 ans, sans profession (née le 11 juillet 1811 à Nogent-sur-Seine, Aube).

Il semble avoir une formation de peintre (date ?) puis une formation de photographe (années 1840 ?), probablement sur Paris mais je n'ai aucune trace de lui de 1835 à 1860.

MARSEILLE

La première mention d'un atelier de photographie au nom de Pierre Constant Michel apparaît à Marseille (1er arrondissement) sur le revers de certains cartons-photos, "Photog. P. C. Michel - 55, R. de Lodi, Marseille" (pas d'inscription au recto)
Cet atelier est absent des annuaires de l'époque mais il est possible qu'il existe, au plus tard, dans les années 1860-1862.

Pierre Constant Michel n'est signalé dans l'Indicateur Marseillais (Guide du Commerce et Annuaire des Bouches-du-Rhône), que de 1863 à 1866 mais dans le 6ème arrondissement, à l'adresse du 3, rue Pisançon (un carton daté de janvier 1865).

Ses cartons de l'époque sont alors :
- dépourvus de toute inscription au recto et portent au revers avec une graphie proche des cartons précédents, "Photog. P. C. Michel - 3, R. Pisançon, Marseille" (vers 1862-1863 ?),
imprimés au recto des inscriptions suivantes, "P.C. Michel, Phot", alors que le verso affiche, "Photographie P C Michel - Rue Pisançon, N° 3 - Marseille" (vers 1863-1864 ?),
- imprimés au recto des inscriptions suivantes, "P.C. Michel, Phot. - Marseille, 3, rue Pisançon", alors que le verso comporte sa signature horizontale, "P C Michel", suivie ou non à nouveau de l'adresse, "Marseille, 3, rue Pisançon" (vers 1865-1866 ?).



- MICHEL Pierre Constant (1811-?), Portrait de femme, recto, vers 1862-1863 (?),
aucune inscription au recto,
tirage albuminé de 8,5x5,4 cm, sur carton de 10,2x6 cm, Collection personnelle.

- MICHEL Pierre Constant (1811-?), Portrait de femme, verso, vers 1862-1863 (?),
inscriptions au verso, "Photog. P. C. Michel - 3, R. Pisançon, Marseille",
carton de 10,2x6 cm, Collection personnelle.


- MICHEL Pierre Constant (1811-?), Portrait de femme, recto, vers 1864-1866 (?),
inscriptions (effacées) au recto, "P.C. Michel, Phot. - - Marseille, 3, rue Pisançon",
tirage albuminé de 8,9x5,4 cm, sur carton de 10,5x6,2 cm, Collection personnelle.

- MICHEL Pierre Constant (1811-?), Portrait de femme, verso, vers 1864-1866 (?),
inscriptions au verso, sa signature horizontale, "P C Michel", 
suivie de l'adresse, "Marseille, 3, rue Pisançon".
carton de 10,5x6,2 cm, Collection personnelle.


- MICHEL Pierre Constant (1811-?), Portrait de femme, recto, vers 1865 (?),
inscriptions (effacées) au recto, "P.C. Michel, Phot. - - Marseille, 3, rue Pisançon",
tirage albuminé de 9x5,5 cm, sur carton de 10,3x6,7 cm, Collection personnelle.

- MICHEL Pierre Constant (1811-?), Portrait de femme, verso, vers 1865 (?),
inscriptions manuscrites, "le 15 janvier 1865",
inscriptions au verso, sa signature horizontale, "P C Michel", 
suivie de l'adresse, "Marseille, 3, rue Pisançon".
inscriptions manuscrites, "le 15 janvier - 1865",
carton de 10,3x6,7 cm, Collection personnelle.




Pierre Constant Michel quitte Marseille en 1866, cédant son atelier à Adolphe Moutte : les cartons-photos de ce dernier comportent au verso dans un médaillon circulaire, "Photographie P.C. Michel - Moutte - Successeur - Rue Pisançon - 3 - Marseille".

NICE

Pierre Constant Michel dépose, à Nice, la même année 1866, une demande d'autorisation de voirie pour placer une enseigne au n° 3, place Grimaldi.

Il est ensuite signalé par Les Echos de Nice du 15 septembre 1867 comme, "Michel, photographe, place Grimaldi, français".

Veuf de son précédent mariage avec Zoé Gilbert (date ? Acte de décès non retrouvé sur Saint-Germain-en-Laye, Marseille et Nice), il se remarie à 57 ans, en tant qu'"artiste peintre" à Nice, le 18 juillet 1868 (ses parents sont alors décédés à Saint-Germain-en-Laye), avec Thérèse Marie Anne Aubert, 25 ans, sans profession (née à L'Isle-sur-la-Sorgue, Vaucluse, le 29 novembre 1842). 

Le père de l'épouse est décédé et sa mère vit à Marseille, ce qui peut laisser penser que Pierre Constant était déjà veuf à Marseille et que c'est là qu'il a rencontré sa future épouse qui est venue avec lui à Nice.

Pierre Constant Michel, "56 ans, photographe", devient père le 10 janvier 1869, de Thérèse Constance, au 6, Jardin-Public

Sa nouvelle et jeune épouse, Marie Anne Thérèse décède malheureusement le 2 avril de la même année, à la même adresse. L'un des témoins de ce décès est le photographe Guillaume Bienmüller.

Un rare carton photo conservé précise au verso, sous les armoiries du Second Empire et la médaille avec le profil de Napoléon III puis le revers de la médaille timbré de "A Michel & Cie", les inscriptions suivantes : "Photographie - P. C. Michel & Cie - Maison Brevetée S.G.D.G. [Sans Garantie Du Gouvernement ] - 5, place Grimaldi - Nice".



- MICHEL Pierre Constant (1811-?), Portrait d'Homme, vers 1866-1869 (?),
"P.C.M.& C.",
tirage albuminé de 8,9x5,5 cm, sur carton de 10,5x6,3 cm, Collection personnelle.

- MICHEL Pierre Constant (1811-?), Portrait d'Homme, verso, vers 1866-1869 (?),
"Armoiries du Second Empire - Pièce avec le profil de Napoléon III et inscriptions, Napoléon III Empereur - 
Pièce avec inscriptions, A Michel & Cie - Photographie - P. C. Michel & Cie - Maison Brevetée S.G.D.G. - 5, place Grimaldi - Nice";
carton de 10,5x6,3 cm, Collection personnelle.




Pierre Constant Michel est signalé dans les annuaires niçois de 1870 à 1875 (annuaire de 1876 absent), dans la liste alphabétique des habitants mais pas dans la liste professionnelle, "Michel, photographe, rue de la Buffa, 1". 

Sa trace se perd ensuite (il a 64 ans et se retire probablement des affaires) et la date de son décès me reste inconnue.






- Wilhelm ou Guillaume BIENMÜLLER (1820-1878) et Wilmine BIENMÜLLER (vers 1819-après 1886)

Wilhelm Bienmüller est né en 1820, à Lüdenscheid (Allemagne). Il semble actif dès la fin des années 1840 ou le tout début des années 1850.

AVIGNON

Graveur-lithographe à Avignon chez Clément St. Just (plan de la ville gravé par lui en 1852, cf. sur Gallica), il est également chimiste et photographe dès cette époque. Son adresse est alors, "Place de l'Horloge, Café Genella, Avignon". Il est marié et père de famille.

Il écrit à William Henry Fox Talbot en février 1851 pour essayer de lui vendre son procédé de photographie sur papier et joint à son envoi, "deux épreuves positives, dont une épreuve d'un beau noir et l'autre propre à peindre à l'Aquarelle". Cette lettre (Correspondance) et ces deux épreuves (Photographies) sont conservées à la British Library (London Manuscripts - Fox Talbot Collection, lettre Add MS 88942/2/14, photographies NT01333 et NT01334). Les deux photographies sont des prises de vues de sa femme (17,9x12,5 cm) et de son fils (15,9x12,8 cm).

MARSEILLE

Il semble ensuite être sur Marseille vers 1860. Son nom et sa fonction de photographe apparaissent dans les listes de 1861 et de 1862 des membres de la Société d’Émulation de la Provence à Marseille (Mémoires de la Société d’Émulation, Marseille, 1861, T I p 306 et 1862, T II p 360 ; cf. sur Gallica).

Il est membre actif de la Société Photographique de Marseille et, en tant que tel, organisateur en janvier et février 1862, du "Concours universel relatif à un prix de cinq cents francs pour l'inventeur d'un collodion sec instantané" de 1863 (La Lumière du 15 mars 1862 p 18 ; Revue Photographique, Paris, 1862, T 7 p 57-59 ; cf. sur Gallica). 

En mai 1863, il participe à l'Exposition de la Société où il expose, "Un cadre contenant des cartes de visite. - Une reproduction de gravure (de M. Gabriel) [gravure de Ruysdaël choisie dans le cabinet de gravures du président de la Société Photographique, remarquable par ses dimensions, son rendu et sa netteté]. - Six portraits divers" (Bulletin de l'Union des Arts, Marseille, 1863 p 99 et 199).

Sa présence à Marseille est attestée dans la liste des photographes de l'Indicateur Marseillais (Guide du Commerce, Annuaire des Bouches-du Rhône) de 1862, 1863 et 1864. Il est à chaque fois cité "place de la Bourse, 5" mais en 1864, il est précisé, "Bienmüller W., représentant du Panthéon de la Légion d'Honneur".

Le recto ou le verso de ses cartons photos confirme sa présence dans cette ville, avec "Photographie W. Bienmüller, 5, Place Nouvelle Bourse, 5, Marseille" (vers 1860-1862). On trouve également au verso, "W. Bienmüller - Photographe - Place de la Bourse, 5 - Marseille" (vers 1862-1863), avec ensuite les mentions suivantes, "Représentant du Panthéon de l’Ordre Impérial - de la Légion d’Honneur pour le Département - Des BCHES du Rhône" (vers 1863-1864).

Il semble quitter Marseille pour Lyon en 1864, après avoir cédé son affaire à Jean-Baptiste Henry Pellegrin (qui apparaît dans l'Indicateur Marseillais de 1865, place de la Bourse, 5). 



- BIENMÜLLER Wilhelm (vers 1820-vers 1878), Portrait d'homme, recto, vers 1863-1864,
tirage albuminé de 5,7x9,5 cm, sur carton de 6x10 cm, Collection personnelle.

- BIENMÜLLER Wilhelm (vers 1820-vers 1878), Portrait d'homme, verso, vers 1863-1864,
"W. BIENMÜLLER - PHOTOGRAPHE - Place de la Bourse, 5 - MARSEILLE - Médaille de la Légion d'Honneur - 
Représentant du Panthéon de l’Ordre Impérial - de la Légion d’Honneur pour le Département - DES BCHES DU RHÔNE",
 carton de 6x10 cm, Collection personnelle.


Les cartons-photos de l'époque lyonnaise précisent son adresse : au recto, "W. Bienmüller. Phot.", et au verso, "Photographie - W. Bienmüller - Mention Honorable [pour quelle exposition ?] - 65, Rue de l'Impératrice, 65 - Lyon" (un carton daté de 1865, un autre de 1866).

Certains cartons-photos témoignent de son association lyonnaise avec le photographe Kaiser, sans qu'il soit possible de savoir si elle a eu lieu dès son arrivée dans la ville (en 1864) ou lors de la préparation de son nouveau départ (1867) : au recto, "Bienmüller & Kaiser. Phot.", et au verso, "Peinture & Photographie - Bienmüller & Kaiser - Mention Honorable - 65, Rue de l'Impératrice, 65 - Lyon".

Dans le numéro du 31 octobre 1866 d'Affiches Nationales (journal de petites annonces commerciales), on peut lire : " A vendre, pour cause de maladie, superbe Etablissement de Photographie en pleine activité, situé dans l'une des plus belles maisons de la rue de l'Impératrice, ayant la lumière du Nord. S'adresser à M. Bienmüller, photographe, 65, rue de l'Impératrice, à Lyon". 

Wilhelm Bienmüller est, pour la dernière fois, signalé à cette adresse, en 1867, dans l'Annuaire administratif et commercial de Lyon et du Département du Rhône

Ses problèmes de santé le poussent probablement à suivre des cures, notamment à Digne-les-Bains (photographies de paysages), et à quitter Lyon pour Nice.



- BIENMÜLLER Wilhelm (vers 1820-1878), Portrait de Léon de Brunet (1812-1892), recto, vers 1864-1867,
"W. Bienmüller, Phot.",
tirage albuminé de 5,5x9,1 cm, sur carton de 6,2x10,5 cm, Collection personnelle.

- BIENMÜLLER Wilhelm (vers 1820-1878), Portrait de Léon de Brunet (1812-1892), verso, vers 1864-1867,
inscriptions manuscrites, "Léon de Brunet, 1812, Manosque - 1892",
"PHOTOGRAPHIE - W. BIENMÜLLER - MENTION HONORABLE - 65, Rue de l'Impératrice, 65 - LYON",
"W. Bienmüller, Phot.",
carton de 6,2x10,5 cm, Collection personnelle.




NICE

En 1867, en effet, il est à Nice et fait à 47 ans une demande d'autorisation pour peindre deux enseignes et poser un écusson au 3, rue Chauvain. 

Il est ensuite signalé par Les Echos de Nice du 11 janvier 1868, «Bienmüller, W., photographe, rue Chauvain, 3, allemand ». Il réalise, début mars 1868, le portrait mortuaire de Louis I de Bavière (décédé à Nice le 29 février) sur son lit de parade (Journal général de l'imprimerie et de la librairie, 1868, vol. 57, pp 296 et 380). Il dépose la même année une demande d'autorisation pour exposer des photographies dans le Pavillon des Bains de Mer, situé sur la Promenade des Anglais.

Les cartons-photos de cette époque affichant l'adresse de la rue Chauvain semblent rares (1867-1869) ; deux d'entre eux, conservés au Musée d'Orsay, portent au verso, "Photographie - W. Bienmüller -Mention honorable - Rue Chauvain, 3 - Nice" (voir ici). 

Le Dr Lubanski cite ensuite l'atelier de Bienmüller à une nouvelle adresse dans son Nice-Guide rédigé en 1869 et imprimé en 1870 (p 263), "Bienmüller, rue Gioffredo". L'Indicateur des Alpes-Maritimes et de la Principauté de Monaco de 1869 (de Léon Affourous) précise "rue Gioffredo, 7".

Wilhelm Bienmüller est plusieurs fois cité dans les registres d'Etat civil niçois, notamment comme témoin du décès de la femme du photographe Pierre Constant Michel (1869), comme témoin du mariage du photographe Jean Baptiste Lauro puis de la naissance du fils de ce dernier (1875).

Il faut attendre quelques années avant que les annuaires niçois ne  signalent Wilhelm Bienmüller au 7, rue Gioffredo (1873-1875). Si l'annuaire de 1876 est absent, le Guide d'Alexandre Lacoste (Nice pittoresque et pratique, 1876 p 374) le cite encore à cette adresse (ainsi que deux cartons datés d'octobre 1877) mais l'annuaire de 1877 le situe désormais au n° 49 de la même rue (annuaire de 1878 absent).

Wilhelm Bienmüller et sa femme Wilmine (ou Wilhelmine) sont cités dans le recensement de la Ville de Nice de 1876, respectivement âgés de 57 et 58 ans, et résidant au 58, rue Gioffredo. 

Les dos des cartons photos confirment ces mêmes adresses : "Photographie - W Bienmüller - [Mention Honorable] - Rue Gioffredo, 7 - Nice" (encre noire ; encre de couleur verte sur cartons datés de septembre 1872 et de janvier 1874), précisant parfois pour la même adresse "Portrait Email", puis "Photographie [ou Portrait - Album ]- WBienmüller, Rue Gioffredo, 49 - [à] Nice".

Wilhelm Bienmüler, âgé de 58 ans, décède le 4 octobre 1878 au 49, rue Gioffredo.

L'annuaire de 1879 (49, rue Gioffredo - annuaires absents de 1878 et de 1880 à 1882), celui de 1883 (51, rue Gioffredo - Collection privée Didier Gayraud) et l'ouvrage du Dr Rouget (Guide Nice en Poche, 1883) précisent que c'est sa veuve, Madame Bienmüller, qui a pris la succession mais le verso des cartons ne révèle pas son activité. Il existe de cette période des cartons à fond beige, jaune-orangé puis noir.

Seule Wilmine est désormais citée dans le recensement de la Ville de 1881, comme photographe âgée de 70 ans (erreur), résidant au 41, rue Gioffredo (avec Reine Feihals, parente et photographe également, âgée de 65 ans) puis dans le recensement de 1886 au n° 42.

Le photographe ou plutôt les photographes, Monsieur et Madame, sont cités dans la « Liste générale des principaux photographes » publiée par la Société de Photographie de Toulouse de 1877 à 1885.
Le successeur semble cependant A. Raynaud, dès 1883 (cartons à fond noir).



- BIENMÜLLER Wilhelm (vers 1820-1878), Portrait d'homme jeune, recto, vers 1870-1874 (?),
"W. Bienmüller, Phot.",
tirage albuminé de 5,8x9,2 cm, sur carton de 6,3x10,5 cm, Collection personnelle.

- BIENMÜLLER Wilhelm (vers 1820-1878), Portrait d'homme jeune, verso, vers 1870-1874 (?),
"PHOTOGRAPHIE - W BIENMÜLLER - Mention Honorable - Rue Gioffredo, 7. - NICE - Les Clichés sont conservés -  du Cliché ...", 
carton de 6,3x10,5 cm, Collection personnelle.


- BIENMÜLLER Wilhelm (vers 1820-vers 1878), Portrait d'homme, recto, vers 1870-1876 (?),
verso sans inscription,
tirage albuminé 9,9x14,1 cm sur carton de 10,8x16,4 cm, Collection personnelle.


- BIENMÜLLER Wilhelm (vers 1820-1878), Portrait de femme, vers 1874-1877 (?),
"BW",
tirage albuminé de 5,7x9,2 cm, sur carton de 6,3x10,4 cm, Collection personnelle.

- BIENMÜLLER Wilhelm (vers 1820-1878), Portrait de femme, verso, vers 1874-1877 (?),
"PHOTOGRAPHIE - W BIENMÜLLER - Rue Gioffredo, 7. - NICE - Les Clichés sont conservés -  du Cliché 3568", écriture manuscrite "Marie Mane ?"
carton de 6,3x10,4 cm, Collection personnelle.


- BIENMÜLLER Wilhelm (vers 1820-1878), Portrait de fillette, vers 1874-1875 (?),
"BW",
tirage albuminé de 5,6x9,2 cm sur carton de 6,3x10,4 cm, Collection personnelle.

- BIENMÜLLER Wilhelm (vers 1820-1878), Portrait de fillette, verso, vers 1874-1877 (?),
"PHOTOGRAPHIE - W BIENMÜLLER - Rue Gioffredo, 7. - NICE - Les Clichés sont conservés -  du Cliché "
carton de 6,3x10,4 cm, Collection personnelle.


- BIENMÜLLER Wilhelm (vers 1820-vers 1878), Portrait de femme, vers 1874-1877 (?),
tirage albuminé 9,5x13,4 cm sur carton de 10,3x15,3 cm, Collection personnelle.


- BIENMÜLLER Wilhelm (vers 1820-1878), Portrait de femme, vers 1874-1877 (?),
"PHOTOGRAPHIE - W BIENMÜLLER - Rue Gioffredo, 7. - NICE -  PORTRAIT EMAIL", 
 carton de 10,3x15,3 cm, Collection personnelle.


- BIENMÜLLER Wilhelm (vers 1820-1878), Portrait d'homme, recto, vers 1878-1879 (?),
"W. BIENMÜLLER -- WB - 49, RUE GIOFFREDO, NICE.",
tirage albuminé de 5,9x9,2 cm, sur carton de 6,3x10,5 cm, Collection personnelle.

- BIENMÜLLER Wilhelm (vers 1820-1878), Portrait d'homme, verso, vers 1878-1879 (?),
"PHOTOGRAPHIE - W BIENMÜLLER - Rue Gioffredo, 49. - NICE - Les Clichés sont conservés -  du Cliché 6852",
carton de 6,3x10,5 cm, Collection personnelle.


- Atelier de BIENMÜLLER Wilhelm (vers 1820-1878), Portrait de fillette, vers 1880-1882 (?),
"W. BIENMÜLLER -- WB - 49, RUE GIOFFREDO, NICE.",
tirage albuminé de 5,9x9,2 cm, sur carton de 6,3x10,5 cm, Collection personnelle.

- Atelier de BIENMÜLLER Wilhelm (vers 1820-1878), Portrait de fillette, verso, vers 1880-1882 (?),
"PHOTOGRAPHIE - W BIENMÜLLER - Rue Gioffredo, 49. - NICE - Les Clichés sont conservés -  du Cliché 8203",
carton de 6,3x10,5 cm, Collection personnelle.





- Francesco Maria CHIAPELLA (vers 1823 - après 1881) 

Francesco Maria Chiapella est un photographe italien, actif dès 1855 à Turin (portraits, notamment de militaires, paysages, et reproductions d’œuvres d'art).

Il participe aux expositions de Turin (1858, médaille de bronze) et de Florence (1861), ainsi qu'aux Expositions Internationales de Londres (1862) et de Dublin (1865, médaille). 

Il est à noter que Le Monde Illustré de 1860 (4, 1860, vol. 6 p 164) publie une estampe réalisée "d'après une photographie de Francesco Maria Chiapella (Turin) et Luigi Crette (Nizza)". 

Il est cité comme "photographe du roi" (Vittorio Emanuele II) dès 1861 (FM Chiapella - Fotografo di S. Maestà - Il Re d'Italia). Il réalise la reproduction des œuvres exposées en 1863 par la Société Promotrice des Beaux-Arts de Turin. Il cède son atelier turinois en 1865 à Olinto Zacchia.

Alors que sa carrière connue s'arrêtait là, voici que l'on retrouve sa trace à Nice. Il y demande en effet, en 1868, l'autorisation de construire un atelier de photographe, rue du Canal puis l'autorisation de poser une enseigne, rue du Canal et rue de la Croix de Marbre. 

Si son nom n'apparaît jamais dans les annuaires niçois, sa carrière s'y poursuit cependant car il est nommé dans le recensement de la Ville de Nice de 1881, "François Chiapella, photographe", résidant 5, rue Rancher, et dit âgé de 58 ans.

Je n'ai pas, à ce jour, connaissance de cartons photos réalisés à Nice et portant la mention de la ville. La trace de Francesco Maria Chiapella disparaît après 1881 et sa date de décès me reste inconnue.