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mercredi 22 septembre 2021

1202-CANNES : PHOTOGRAPHIES DU PORT (1865-1890)


SOMMAIRE DES ARTICLES DU BLOG ET LIENS DIRECTS


DERNIÈRE MISE À JOUR DE CET ARTICLE : 28/06/2022



CANNES, LE PORT : PHOTOGRAPHIES 1865-1890 

LE COURS, LE QUAI SAINT-PIERRE, LE MONT-CHEVALIER ET LE MÔLE DU PHARE


- DEBRAY Jean Walbourg (1839-1901), Cannes, Le Port, 1020, vers 1865-1867,

tirage albuminé de 9,2x5,2 cm sur carton de 10,5x6,3 cm, Collection personnelle.



- Photographe anonyme, Cannes, Les Allées, vers 1865-1868,

tirage albuminé de 9x5 cm, sur carton de 10x6 cm, Collection personnelle.



- DEBRAY Jean Walbourg (1839-1901), Cannes, Le Port, 1020, vers 1865-1868,

tirage albuminé de 14,9x9,4 cm sur carton de 16,2x10,8 cm, Collection personnelle.



- DEBRAY Jean Walbourg (1839-1901), Cannes, Le Port, 1020, vers 1865-1868,

détail de la photographie précédente, la corbeille du Jardin botanique et l'extrémité occidentale du Cours,

tirage albuminé de 14,9x9,4 cm sur carton de 16,2x10,8 cm, Collection personnelle.


- ALEO Miguel (1824-c.1900) & DAVANNE Alphonse (1824-1912), 

Cannes, La Promenade et la plage, vers 1868, 

vues stéréoscopiques de 7,4x7,8 cm chacune sur carton de 17,3x8,4 cm, Collection personnelle.



- ALEO Miguel (1824-c.1900) & DAVANNE Alphonse (1824-1912), 

Cannes, Jardin Public, vers 1868,

l'une des trois nouvelles fontaines entourées d'une grille (début 1868),

vues stéréoscopiques de 7,4x7,8 cm chacune sur carton de 17,3x8,4 cm, Collection personnelle.



- DEGAND Eugène (1829-1911), Cannes, Le Cours, vers 1872-1873,

le quai Saint-Pierre et le quartier du Suquet (Mont-Chevalier) vus de l'extrémité orientale du Cours,

tirage albuminé de 10,3x6,2 cm sur carton de 11,5x7 cm, Collection personnelle.



- DEGAND Eugène (1829-1911), Cannes, Le Port, vers 1872-1873,

le quai Saint-Pierre vu de l'extrémité du môle du phare, 

tirage albuminé de 15x9,6 cm sur carton de 16,5x10,9 cm, Collection personnelle.



- DEGAND Eugène (1829-1911), Cannes, Le Cours, vers 1872-1873,

tirage albuminé de 10,3x6,2 cm sur carton de 11,5x7 cm, Collection personnelle.



- DEGAND Eugène (1829-1911), Cannes, Le Cours, vers 1872-1873,

détail de la photographie précédente, vue plongeante sur le marché des Allées,

tirage albuminé de 10,3x6,2 cm sur carton de 11,5x7 cm, Collection personnelle.



- DEBRAY Jean Walbourg (1839-1901), Cannes, et le Cours, Vue Panoramique, vers 1873,

à droite, le récent Splendid(e) Hôtel (ouvert fin 1871) puis le Cercle du Commerce, 

au centre, la fontaine centrale du Cours (1868), 

à gauche, la nouvelle voie bordée d'arbres longeant la plage 

puis l'extrémité nord du quai Saint-Pierre et du Suquet,

tirage albuminé de 22,1x7,7 cm sur carton de 28,5x13,1 cm, Collection personnelle.



- DEBRAY Jean Walbourg (1839-1901), Cannes, Le Port, Vue Panoramique, vers 1874-1878, 

tirage albuminé de 28,2x13,4 cm sur carton de 29,7x14,6 cm, Collection personnelle.

       - DEBRAY Jean Walbourg (1839-1901), Cannes, Le Port, Vue Panoramique, vers 1874-1878,

détail de la photographie précédente, l'Observatoire (estrade surélevée et sommet de la Tour de la Castre), 

tirage albuminé de 28,2x13,4 cm sur carton de 29,7x14,6 cm, Collection personnelle.


- DE BRAY Jean Walburg (1839-1901), Cannes, Vue Panoramique, vers 1879,

vue générale ouest-est, prise depuis le sommet du Mont-Chevalier,

montrant, de gauche à droite, l'Ecole laïque du Suquet 

puis sur les Allées, l'Hôtel-de-Ville, le Kiosque à musique occidental, le Théâtre en construction, 

le Kiosque à musique oriental, le Cercle philarmonique, le Splendid Hotel, 

et enfin le boulevard de la Croisette,

tirage albuminé de 13x27,3 cm, Collection personnelle.



- DEBRAY Jean Walbourg (1839-1901), Cannes, L'Observatoire du Mont-Chevalier & le Port, vers 1880,

avec sur le Cours, la présence de l'Hôtel-de-Ville (achevé en 1876),

tirage albuminé de 15,1x9,3 cm sur carton de 18x12,8 cm, Collection personnelle.




                    - DEGAND Eugène (1829-1911), Cannes, La Promenade, vers 1887,

 vue plongeante sur l'extrémité orientale du Cours, 

avec le square Mérimée, à l'angle de la rue Notre-Dame (à droite de l'image)

 et du Chemin de la Croisette (à gauche)

puis la plage, le quai Saint-Pierre et le Mont-Chevalier,

le môle du phare et l'Estérel,

tirage albuminé de 15x9,6 cm sur carton de 16,7x11 cm, Collection personnelle.



- DEGAND Eugène (1829-1911), Cannes, La Promenade, vers 1887,

détail de la photographie précédente, vue plongeante sur l'extrémité orientale du Cours, 

avec la file d'attente des cochers et des calèches et l'élagage des arbres,

tirage albuminé de 15x9,6 cm sur carton de 16,7x11 cm, Collection personnelle.



- DEBRAY Jean Walbourg (1839-1901), Cannes, 1075, Février 1889

vue de Cannes Est depuis le Mont-Chevalier,

avec sur le Cours, la présence de l'Hôtel-de-Ville (achevé en 1876),

les nouvelles plantations (1880) et le grand kiosque à musique (1880), 

tirage albuminé de 26,5x20,5 cm sur carton de 31,8x23,8 cm, Collection personnelle.



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lundi 20 septembre 2021

1201-GUIGLION OU GUILLON JOSEPH (1869-1954), PHOTOGRAPHE

 

SOMMAIRE DES ARTICLES DU BLOG ET LIENS DIRECTS





DERNIERE MISE A JOUR DE CET ARTICLE : 01/03/2022


- Joseph GUIGLION, GHIGLION ou GUILLON (1869-1954)


NICE

Joseph "Guillon" est né à Nice le 9 mars 1869 au 4, rue Saint-François-de-Paule. Il est l'un des enfants de Mathieu Guillon, marbrier (né "Guiglion" le 9 août 1831 à Nice) et de Julie Boyer, son épouse, sans profession (née vers 1828 à Nice) qui se sont mariés à Nice, paroisse Sainte-Réparate le 8 septembre 1858.

Joseph a deux frères aînés, Michel Marie "Ghiglion" (né à Nice le 3 mars 1859) et Fortuné "Guiglion" (né le 17 mars 1866, à Nice, rue Droite, 8), ainsi qu'une sœur cadette, Justine "Guiglion" (née le 24 février 1871, à Nice rue Saint-François-de-Paule, 4).


ANTIBES

"Guillon Joseph, 13 ans, apprenti" est cité dans le recensement de la Ville d’Antibes de 1881, vivant au domicile du photographe Félix Trajan.


NICE

Joseph "Ghiglion" est ensuite signalé dans le recensement de la Ville de Nice de 1886, en tant que "photographe, âgé de 17 ans, domicilié rue de la Poissonnerie, 4", avec son père Mathieu, 55 ans, marbrier, sa mère Julie, 58 ans, ménagère, ses frères, Dominique (Michel ?), 29 ans, maçon, Fortuné, 20 ans, colleur, et sa sœur Julie, 15 ans, tailleuse.

A ses 20 ans, Joseph "Guillon" est ensuite cité à la même adresse, en tant que "photographe" dans sa fiche matricule militaire (classe 1889) puis dans la liste électorale de la Ville de Nice de 1890.

Il accomplit ses années de service militaire dans un Régiment de zouaves en Algérie, à partir de novembre 1890. Sa fiche matricule militaire l’y signale jusqu’en septembre 1893 mais il semble qu’il soit rentré à Nice en 1892 et soit ensuite parti à Paris dans la même année (observation portée sur la liste électorale de la Ville de Nice de 1893).


PARIS

Joseph Guillon est en effet engagé comme retoucheur par la Maison Nadar de Paris, située au 51 rue d'Anjou.

Il ne reste cependant dans cette Maison qu'une année environ et, dès 1893, quitte Paris pour retourner en Algérie, à Constantine.


CONSTANTINE

Le suivi de sa fiche matricule militaire le signale, dès septembre 1893, à "Constantine, rue du 26ème de ligne chez Armerigo, photographe".

Il prend, dans cette même ville, dès le mois suivant, la suite de l'atelier du photographe J. Chazal, situé au 53, rue Damrémont (actuelle rue Abdellah Bouhroum), sous le nom de "J. Guiglion".

Joseph Guiglion devient membre du Photo-Club de la ville le 28 octobre 1893 et met à disposition de ce dernier des locaux de son atelier : salle de réunion au 2ème étage, laboratoire indépendant, pièce noire pour une lanterne d'agrandissement (Bulletin du Photo-Club de Constantine, n° 7, novembre 1893 pp 25-26).

Le 7 mars 1894, Joseph Guillon, "photographe, âgé de 25 ans, domicilié à Constantine (Algérie)" se marie dans cette ville (ses parents sont consentants par acte notarié), avec Julie Henriette Grellier, 22 ans, sans profession (née à Constantine le 26 août 1871). L'un des témoins est le photographe Louis Alexis Antoine Trivet (né le 19 février 1867 à Saint-Etienne, Loire).

Le jeune couple habite rue Damrémond mais c'est au numéro 46 que naît leur fils, Henri Georges Guillon, le 20 juin 1897.

Joseph Guiglion fait paraître des publicités pour son atelier dans les journaux locaux. En septembre 1895, son atelier itinérant est signalé à Bougie (L'Oued-Sahel [Bougie] du 26 septembre 1895).


- Annonce parue dans L'Oued-Sahel du 26 septembre 1895.


Tolédano est opérateur-retoucheur pour Joseph Guiglion dans les années 1890 (publicités de Tolédano parues de 1902 à 1905 revendiquant cette ancienne fonction).

Joseph Guiglion obtient une Mention honorable à l'Exposition Nationale et Coloniale de Rouen de mai-octobre 1896.

Il édite en 1902 un album de 32 photographies imprimées des Gorges du Rhumel (Constantine, Les gorges merveilleuses du Rhumel et le chemin des touristes projeté et construit par Frédéric Rémès, ingénieur, Paris, 1902). Il fait paraître une nouvelle publicité pour son atelier dans Les Clochettes algériennes et tunisiennes du 22 juin 1902. 


- Annonce parue dans Les Clochettes Algériennes Et Tunisiennes du 22 juin 1902.


C'est au plus tard en 1902 qu'il se lance dans l'édition de cartes postales, signées "Guiglion. Constantine", "Guiglion. Photo. à Constantine" ou "F.A. n° X - Cliché Guiglion, Constantine" : paysages urbains et naturels, séries ethniques (annonce ci-dessus de 1902 et cartes postales conservées ayant voyagé entre 1902 et 1906).

Il réalise puis expose les portraits de Joseph Chaumié, ministre de l'Instruction, et Auguste Jonnart, gouverneur général, suite à leur venue à Constantine le 7 octobre 1904 (Le Républicain de Constantine du 28 octobre 1904). 

Il est ensuite le photographe de l'excursion du Syndicat de la Presse au Djebel-Ouache le 30 juillet 1905 (L'Echo du Soir [Constantine] du 1er août 1905 et L'Union Républicaine [Philippeville] du 19 août 1905).

Son atelier est parfois cité dans le guide de G. Jacqueton et L. Presse, Algérie et Tunisie, de 1906 (p 11).

Il remporte une médaille d'or à l'Exposition Coloniale de Marseille de 1906.

Joseph Guiglion réalise de nombreux portraits (Cdv, Cabinets et de plus rares grands formats signés) de militaires (chasseurs, tirailleurs, zouaves), posant souvent devant de grandes toiles peintes d'architectures et de paysages aux grands palmiers.

Ses cartons-photos précisent l'adresse de la rue Damrémont au n° 53 jusque vers 1896 environ puis au n° 46 de 1896 à 1908. Ils précisent une médaille d'argent (remportée par J. Chazal à l'Exposition Industrielle, Artistique et Scolaire de Constantine en avril 1882), remplacée par la suite par une médaille d'or (obtenue par Joseph Guiglion à l'Exposition Coloniale de Marseille d'avril-novembre 1906).

Ses cartons-photos affichent :

- au recto, sur fond beige entouré d'un liseré rouge, avec le texte à l'encre rouge, "J. Guiglion - - Constantine - 53, rue Damrémont, 53", et au verso, sur fond beige, "Photographie (texte légèrement convexe sur fond d'enseigne entourée de fins entrelacs) - J. Guiglion (signature oblique) - Successeur de J. Chazal (texte oblique) - Maison fondée en 1858 (texte oblique) - 53, rue Damrémont, 53 - Constantine - (cartonnier ?)" (vers 1893-1896 ?),

au recto, sur fond beige, au cadre et texte à l'encre brune, "J. Guiglion (signature horizontale) - - Constantine - 53, rue Damrémont, 53", et au verso, sur fond beige et à l'encre brune, "Photographie (texte convexe sur fond de fins entrelacs) - J. Guiglion (signature oblique) - Successeur De J. Chazal (texte oblique) - Maison Fondée En 1858 (texte oblique) - 53, rue Damrémont, 53, (avec des fleurs émergeant d'un angle de cadre sur la gauche) - Constantine - (cartonnier ? Vienne)" (vers 1893-1896 ?),

au recto, sur fond beige, avec texte à l'encre brune, "J. Guiglion (signature horizontale) - - Constantine - 53, rue Damrémont, 53", et au verso, sur fond beige, "Photographie (texte convexe) - Médaille (dessin de médaille recto et verso) d'Argent - J. Guiglion (signature horizontale) - Successeur De J. Chazal (texte dans un phylactère) - Maison Fondée en 1858 - 53, Rue Damrémont, 53 - Constantine - Salon de Pose au 1er Etage" (vers 1893-1896 ?),

au recto, sur fond beige, avec texte à l'encre brune, "J. Guiglion (signature horizontale) - - Constantine - 46, rue Damrémont, 46.", et au verso, sur fond beige, "Photographie (texte convexe) - Médaille (dessin de médaille recto et verso) d'Argent - J. Guiglion (signature horizontale) - Successeur De J. Chazal (texte dans un phylactère) - Maison Fondée en 1858 - 46, Rue Damrémont, 46. - Constantine" (vers 1896-1898 ?),

- sur format Cabinet à fond jaune et encre noire, au recto, "J. Guiglion (signature horizontale avec chaque lettre ornée de fins entrelacs) - 46, Rue Damrémont - Constantine (adresse entourée d'un décor d'entrelacs)", et au verso, dans un grand cadre rectangulaire ornementé de motifs décoratifs, "Photographie (texte convexe) - J. Guiglion (texte en italique) - 46, Rue Damrémont - Constantine" (vers 1896-1898 ?),

- au recto sur fond blanc ou beige, avec le texte à l'encre bleutée ou noire, "J. Guiglion (signature horizontale dans un cartouche en forme de trapèze) - 46, Rue Damrémont, 46 (dans une enseigne, sans encre colorée) - Constantine (texte concave)", et au verso à l'encre grise, sur fond ombré, dans un grand cartouche reposant sur un cadre circulaire perlé traversé par une palme, "Photographie - Médaille (dessin de médaille recto et verso) d'Argent - J. Guiglion (dans un phylactère) - Successeur de J. Chazal  - Maison fondée en 1858 (texte ondulé) - 46 - Rue Damrémont - Constantine - B.P. Grimaud Paris ou B.P. Grimaud. Nacivet.Paris (cartonnier)" (vers 1898-1902 ?),

- au recto, sur fond brun à l'encre blanche ou rouge ou sur fond blanc à l'encre brune, sur la droite, "J. Guiglion (signature légèrement oblique) - Constantine", et au verso à l'encre brune, sur fond ombré, dans un grand cartouche reposant sur un cadre circulaire perlé traversé par une palme, "Photographie - Médaille (dessin de médaille recto et verso) d'Argent - J. Guiglion (dans un phylactère) - Successeur de J. Chazal  - Maison fondée en 1858 (texte ondulé) - 46 - Rue Damrémont - Constantine - B.P. Grimaud Paris ou B.P. Grimaud. Nacivet.Paris (cartonnier)" (vers 1898-1902 ?),

- au recto, sur fond brun ou gris foncé à l'encre blanche, sur la droite, "J. Guiglion (signature légèrement oblique) - Constantine", et au verso à l'encre grise ou bleutée, "Photographie - D'Art - Photographie (texte convexe) - A La Lumière Artificielle (texte concave) - (puis, sur fond ombré, dans un décor de porte à double cartouche orné de fleurs et d'une palme reposant sur un linteau métallique) (premier cartouche nu) - J. Guiglion (texte ondulé dans un deuxième cartouche plus grand) - Officier d'Académie (sur le linteau) - 46, Rue Damrémont - Constantine - B.P. Grimaud Paris" (vers 1902-1906 ?).

- au recto, sur fond brun ou gris à l'encre rouge, sur la droite, "J. Guiglion (signature légèrement oblique) - Constantine", et au verso à l'encre brune, "Photographie - D'Art - Photographie (texte convexe) - A La Lumière Artificielle (texte concave) - (puis, sur fond ombré, dans un décor de porte à double cartouche orné de fleurs et d'une palme reposant sur un linteau métallique) Médaille d'or - Expon de Marseille - 1906 (texte convexe dans un premier cartouche) - J. Guiglion (texte ondulé dans un cartouche plus grand) - Officier d'Académie (sur le linteau) - 46, Rue Damrémont - Constantine - B.P. Grimaud Paris" (vers 1906-1908 ?),

- sur format Cabinet, au recto sur fond brun, à l'encre blanche, "J. Guiglion (signature horizontale) - Médaille D'Or (texte concave sous un dessin de médaille entre deux panneaux gravés) - Constantine", et au verso, fond brun nu (vers 1906-1908 ?).

En 1908, Joseph Guiglion cède son atelier au photographe Elie Juge et quitte Constantine avec sa famille et revient à Nice.

L'Aide-Mémoire de Photographie (SFP, Toulouse) cite "Guiglion" à Constantine de 1897 à 1905.


NICE

Il ouvre un atelier de photographie à Nice au 41, avenue de la Gare, y succédant à Jean Maniezzi dès 1908 (annuaire de 1909). 

De novembre 1908 à avril 1909, il fait paraître une publicité pour son atelier dans La Vie Mondaine à Nice.


- Annonce parue dans La Vie Mondaine à Nice du 19 novembre 1908.


Joseph Guiglion officie plus de dix ans dans l'avenue de la Gare à Nice, de 1908 à 1918/1919, entre ses 39 et ses 50 ans.

Ses cartons-photos niçois affichent au recto, "Profr J. Guiglion (signature horizontale suivie d'un petit dessin de palmes) - - 41, Avenue de la Gare - Nice", et un verso nu.

Son fils Henri Georges, 18 ans, violoniste, est, pendant la Première Guerre Mondiale, incorporé dans l'armée de janvier 1916 à janvier 1919. Il devient lieutenant et est décoré de la Croix de Guerre. En 1919, il s'installe à Paris et "commissionnaire en marchandises, âgé de 23 ans", s'y marie, dans le 9éme arrondissement, le 5 février 1921, avec Mercédès Hanbruge, sans profession, âgée de 32 ans (née le 9 novembre 1888 à Charleroi, Belgique). Ses parents, toujours domiciliés à Nice, sont absents à la cérémonie mais consentants par acte notarié.

A partir de 1920, Joseph Guiglion, "photographe", est propriétaire d'une villa dénommée La Source, située aux confins de l'avenue/rue de la Tour Lascaris, de la rue Labruyère et de la ruelle Sainte-Catherine, et n'est plus cité dans les listes professionnelles des photographes.

C'est dans cette villa que sa belle-sœur, "Grellier Rosalie [Rosalie Julie], née à Constantine, Algérie, le 12 [le 6] août 1859", décède malheureusement le 16 janvier 1921.

Joseph Guiglion est toujours présent dans les annuaires des années 1920-1930 (listes des habitants par rue et liste des habitants par ordre alphabétique), comme "photographe et propriétaire" (de 1920 à 1924) puis comme "propriétaire" (de 1925 à 1929) et à nouveau comme "photographe" (de 1931 à 1935), à l'adresse de sa villa La Source. Il est donc difficile de dire à quelle date précise, il stoppe toute activité professionnelle. 

Certains de ses portraits cartes-photos (cartes-postales) précisent d'ailleurs au verso, "Profr [mention de Professeur parfois précédée de Dr pour Directeur] J. Guiglion - 3, rue Masséna - Nice" et cette adresse de la rue Masséna est encore citée dans L'Indicateur de l'Industrie Photographique, Annuaire Général de 1927 (p 47) mais désormais au n° 5.

Il est également à noter que plusieurs photographes du nom de "Guiglion" (rue Honoré-Sauvan, 5) ou "Ghiglion" (Pierre Ghiglion, quai Gallieni, 18 ; Ghiglion et Claret, Photo-Sport, rue Cassini, 13) sont parallèlement cités dans les annuaires des années 1920 et 1930.

Vers 1934, Joseph Guiglion et son épouse quittent Nice pour Cagnes-sur-Mer (Alpes-Maritimes).

 

CAGNES-SUR-MER

Lorsque leur fils, Henri Georges Guillon, artiste chorégraphique, domicilié au 92, rue des Dames, âgé de 37 ans et divorcé depuis le 19 novembre 1934, se remarie à Paris (17ème arrondissement), le 21 mai 1935, avec Betty Emilie Gertrud Ziegler, artiste, âgée de 31 ans (née le 23 janvier 1904 à Leipzig, Allemagne, fille de Jean Ziegler et d'Anne Ziegler, née Gottwald), ses parents sont déjà dits domiciliés à Cagnes-sur-Mer. 

Malheureusement, l'épouse de Joseph Guiglion décède à Cagnes-sur-Mer le 18 décembre 1837, âgée de 66 ans et est inhumée à Nice, au cimetière de Caucade.

Âgé de 70 ans, Joseph Guillon/Guiglion se remarie à Cagnes-sur-Mer (Alpes-Maritimes), le 17 juin 1939, avec Hedwig Gertrud(e) Gottwald, 49 ans (née en 1890, à Leipzig, Allemagne) qui semble être la tante de sa belle-fille.


NICE

Joseph Guillon décèdera à Nice, le 12 septembre 1954, âgé de 85 ans.



VOIR LA LISTE DES PHOTOGRAPHES ÉTUDIÉS




vendredi 17 septembre 2021

1200-LEJEUNE (1812-1889), ROUX A. (1835-?), BLANCON (1862-1904), LANTERI (1864-1921), PHOTOGRAPHES


SOMMAIRE DES ARTICLES DU BLOG ET LIENS DIRECTS 


- Entrée du Port de Nice, vers 1872, 
tirage albuminé de 9,1x14,9 cm sur carton de 12,2x18,1 cm, Collection personnelle.


DERNIERE MISE A JOUR : 28/02/2022



- Jean Henri/Henry Antoine LEJEUNE (1812-1889)


PARIS

Jean Henri Antoine Lejeune est né à Paris le 30 mars 1812 dans le 6ème arrondissement. Il est le fils de Pierre André Lejeune et de Marie Julie Félicité Célestine Denully.

Il suit des études aux Beaux-Arts de Paris et est élève de Paul Delaroche dans les années 1830. Dès 1837, il expose régulièrement au Salon parisien des portraits, des sujets historiques, des allégories, des scènes de genre, des scènes tirées de Notre-Dame-de-Paris de Victor Hugo et des vues de Rome et de Venise.

Les livrets du Salon révèlent son adresse parisienne au 38, rue Cassette (6ème) à la fin des années 1830, au 10, rue des Beaux-Arts (6ème) au milieu des années 1840 et au 2, rue Victor-Lemaire (actuelle rue Duperré, 9ème) dès la fin des années 1840.

Alors qu’il réside au 9, rue Navarin (9ème), "propriétaire", âgé de 39 ans (ses parents sont décédés à cette date), il épouse à Versailles (Yvelines), le 11 septembre 1851, Amélie Julie Duvernoy, 18 ans (née le 03/02/1833 à Versailles). L’un de ses témoins de mariage est son ami le peintre d’histoire Charles François Jalabert, 32 ans, ancien élève de Paul Delaroche également.

La date à laquelle le peintre quitte Paris pour Nice n’est pas connue mais semble postérieure au décès de son épouse (acte de décès non retrouvé) et liée au rattachement de Nice à la France en 1860.


NICE

Henri Lejeune est cité dans le recensement de la Ville de Nice de 1861, rue Chauvain, en tant que "propriétaire, peintre, célibataire [veuf], âgé de 48 ans", avec Hambour (sic) Alexandrine, domestique, âgée de 33 ans.

En 1863, il demande l’autorisation municipale d’ouvrir une fenêtre dans sa maison située au 3, rue Chauvain.

Dès 1864, son nom apparaît à cette adresse dans les annuaires niçois.

Dans le recensement de 1866, "Lejeune Henry (sic) peintre, célibataire [veuf], âgé de 54 ans" partage son domicile avec Ambourg (sic) Alexandrine mais également avec Félix Trajan, photographe, âgé de 21 ans.

Il expose deux peintures au Salon des Champs-Elysées de 1864 et une en 1868 et donne, en dehors de son adresse niçoise, l’adresse parisienne du peintre Paul Balze au 47, rue Dauphine (1864) puis celle de M. Carpentier, au 8, boulevard Montmartre (1868).

En 1868, Henry Lejeune dépose une demande d’autorisation pour construire une nouvelle maison rue Chauvain.

Les listes électorales de la Ville de Nice le citent au 3, rue Chauvain, comme "photographe et propriétaire"  en 1868, "peintre" en 1869 puis "rentier" dès 1871/1872. Il est probable qu’il ait été un temps l’associé de Félix Trajan, certains cartons-photos de ce dernier portant "Trajan & Cie".

Félix Trajan partage le domicile d’Henri Lejeune jusqu’à l’achèvement, en 1870, de sa propre maison, située rue Pastorelli.

Seuls "Lejeune Henri, artiste peintre, veuf, âgé de 60 ans, né à Paris" et sa domestique sont ensuite cités dans le recensement de 1872. Les listes électorales des années suivantes le signalent désormais "rentier".

Dès la fin des années 1870, son adresse devient, n° 4 rue Chauvain (annuaires, listes électorales).

C’est là que "Lejeune Jean Henry Antoine, propriétaire" décède à Nice le 26 juillet 1889, à l’âge de 79 ans.




- Albert ROUX (1835-?)


Albert Roux est cité dans la liste électorale de la Ville de Nice de 1864, "né en 1835, photographe, domicilié rue Bavastro, Maison Carlin" (29 ans) puis (après une interruption de quatre ans) en 1869 et 1870 comme "surveillant de travaux" à la même adresse (avant de disparaître des listes postérieures).

Albert Roux ne semble avoir exercé que peu de temps la profession de photographe.

Ses dates et lieu de naissance, l'ensemble de sa carrière et ses date et lieu de décès restent inconnus.




- Claude BLANCON (1862-1904)


Claude Blancon est né à Nice le 15 juin 1862. Il est le fils de Michel Blancon, boulanger (1833-1897) et d'Adèle Nicolay, boulangère (1837-1865) qui se sont mariés à Nice le 13 février 1862. Il a une sœur cadette Catherine Antoinette Blancon (née à Nice le 25 janvier 1865).

Lorsque sa sœur se marie à Nice, le 16 février 1884, âgée de 19 ans, sans profession, avec Joseph Félix Calviera, âgé de 24 ans, employé de commerce (né le 4 mars 1859 à Levens, Alpes-Maritimes), leur mère est décédée et leur père est dit propriétaire.

Claude Blancon, âgé de 27 ans, est signalé pour la première fois comme "photographe" dans la liste électorale de la Ville de Nice de 1889, rue des Ateliers, 13 (adresse du père, veuf et désormais maçon) puis dans les listes des années suivantes, rue Barralis, 13 (anciennement rue des Ateliers). 

A cette date, il possède un atelier au 6, rue de Rome, comme le révèle la liste des habitants de l'annuaire de 1890, "Faraud (sic), P. et Blancon, photogr., r. de Rome, 6". Son associé est Joseph dit Paul Faraut (né en 1863), ami et ancien voisin de Claude Blancon, dans la rue des Ateliers. 

Claude Blancon, âgé de 29 ans, est cependant "menuisier" lorsqu'il se marie à Nice le 14 juin 1892 (son père, désormais rentier, est présent et consentant), avec Ida Caroline Raveu/Ravel, 23 ans, sans profession (née à Nice le 24 mars 1869), fille de marchands de comestibles. Ils n'auront pas d'enfant.

Claude Blancon n'a probablement été photographe que quelques années, de 1888 au plus tôt, à 1892 au plus tard.

Claude Blancon, menuisier, est témoin de l'acte de décès de sa sœur Catherine Antoinette, âgée de 27 ans, décédée le 17 octobre 1892 au 13, rue Paradis.

Son père décède au 13, rue Barralis le 21 décembre 1897. Il devient le propriétaire de cette adresse (annuaires de 1899 et 1900) remplacé par son beau-frère, Joseph Calviera, dès 1900 (annuaire de 1901).

Claude Blancon, "commerçant", et son épouse vivent désormais à Nice, quartier Saint-Philippe, maison Raveu.

C'est là que Claude Blancon, "négociant", décède le 7 mars 1904, à l'âge de 41 ans et neuf mois.




- Louis LANTERI (1864-1921)


Louis Lanteri est né à Nice au 10, rue de la Loge, le 30 avril 1864. Il est l'un des enfants d'Ange Lanteri, terrassier (né c.1832) et d'Anne Marie Sassi/Saissi, bergère (née c.1837), nés tous deux à Briga (Ombrie, Italie ou à La Briga/La Brigue province de Coni, Piémont, Italie puis Alpes-Maritimes depuis 1947 ?).

Lorsque Louis Lanteri, âgé de 19 ans, s'engage pour 5 ans dans l'armée en mai 1883 (Régiment de Tirailleurs algériens), il est dit "photographe", domicilié à Nice, rue Saint-Etienne, au Pontin, maison paternelle.

A la suite de son service militaire, il semble redevenir "photographe" à Nice car les listes électorales le citent ainsi de 1886 à 1889, domicilié à nouveau rue Saint-Etienne, au Pontin. Cependant, il ne revient de l’armée qu’en octobre 1887 et sa profession de photographe est probablement citée comme dernière profession connue.

Âgé de près de 25 ans, il est "employé des tramways" lorsqu'il se marie à Nice (en présence de ses parents devenues laitiers) le 29 avril 1889 avec Catherine Aureglia, épicière, âgée de 20 ans (née à Nice le 2 mai 1868).

Son épouse décède malheureusement à Nice le 30 mai 1904, âgée de 36 ans.

Lorsque Louis Lanteri se remarie à Nice le 20 août 1904, avec Annonciation Pasqui, 20 ans, sans profession (née à Città di Castello, Ombrie, Italie), il est désormais employé de commerce (peut-être chez ses parents laitiers).

Louis Lanteri s'installe ensuite à Peille (Alpes-Maritimes), au lieu-dit Pont-de-Peille (après la Première Guerre Mondiale ?). 

"'Employé de commerce", il décède cependant à l'annexe de l'hôpital civil Saint-Roch de Nice, située au 51 bis route de Levens, le 11 mars 1921, à l'âge de 56 ans.




VOIR LA LISTE DES PHOTOGRAPHES ÉTUDIÉS





lundi 13 septembre 2021

1199-PHOTOGRAPHES DU XIX° s. : SITES ET BLOGS


SOMMAIRE DES ARTICLES DU BLOG ET LIENS DIRECTS


- SILLI Joseph (1826-1886), Nice, Portrait de fillette, recto, vers 1863-1864,

 tirage albuminé de 9x5,5 cm, sur carton de 10,5x6,2 cm, Collection personnelle.


DERNIERE MODIFICATION DE CET ARTICLE : 19/02/2022



Le site de la BnF, Gallica - Photographes et photographie, 1839-1940, accès par auteur, par collection, par procédé : https://gallica.bnf.fr/html/und/images/photographes-et-photographie-1839-1940?mode=desktop


Le site de la SFP (Société Française de Photographie) - auteurs, images, bulletins et catalogue des expositions de la SFP : https://sfp.asso.fr/collection/



La liste ci-dessous signale les blogs que j'utilise le plus souvent et n'est donc pas exhaustive. 

Vous pouvez me signaler d'autres blogs à : patin.camus@gmail.com



- Photo-Carte - une base de données de 18.000 photographes établie par François Boisjoly, une collection de plus de 27.000 photographies : https://www.photo-carte.com/index.php


- Portrait Sépia - une base de données de plus de 3.000 photographes, établie par Hervé Lestang : https://www.portraitsepia.fr/ et son PDF - Faire l'histoire d'un photographe : http://archives.cg37.fr/UploadFile/GED/Colloque_ligne_demarcation/1524485524.pdf


- L'Atelier des Photographes du XIX-ème siècle : http://laphotoduxix.canalblog.com/


- Collection Appareils par Sylvain Halgand - un site consacré aux appareils photos anciens et à leurs accessoires qui présente également plus de 1.000 photographies par série, auteur et lieu : https://www.collection-appareils.fr/collection_photos/html/proposer_photo.php?serie=Les%20Diableries&submit=Rechercher


- Jpgphoto - collections par photographe et par thème : http://jgphot.free.fr/collection/mover%20button/index.html


- Le blog de Marie-Hélène Degroise (1947-2012) - Photographes ayant travaillé en outre-mer entre 1840 et 1944, Afrique, Amérique et Antilles, Asie, Océan Indien, Pacifique : http://photographesenoutremer.blogspot.com/ 


- CDHA (Centre de Documentation Historique sur l'Algérie) - Les Photographes en Algérie au XIX° siècle  : http://www.cdha.fr/les-photographes-en-algerie-au-xixe-siecle


- Michel Megnin - La Photo-Carte en Algérie au XIX° siècle : http://michel.megnin.free.fr/CDV%20Jounal.html


- GRI (Gruppo Ricerca Immagine) - Histoire de la Photographie italienne, Auteurs, Collection, Articles : https://www.gri.it/fotografi-italia-1839-1939.html


- Associazione per la Fotografia Storica (Torino) - Collection par auteur (avec courte biographie) ou par support : https://www.associazionefotografiastorica.it/it/autori_fotografi_agenzie/


- FOMU Foto Museum - Annuaire des photographes belges - site conséquent : https://fomu.atomis.be/index.php/;actor/browse


- Deutsche Fotothek - site conséquent concernant les photographes allemands des XIX°-XXI° siècles : http://www.deutschefotothek.de/cms/home.xml


- Photographie en Suisse et dans la Principauté du Liechtenstein - site conséquent concernant les photographes des XIX°-XXI° siècles : https://foto-ch.ch/home








samedi 11 septembre 2021

1198-NICE-LES PHOTOGRAPHES DANS LES LISTES ÉLECTORALES


SOMMAIRE DES ARTICLES DU BLOG ET LIENS DIRECTS 


- DE BRAY Jean Walburg (1839-1901), Cannes, Le Port, détail du sommet de la Tour de la Castre, vers 1877-78,
tirage sur papier albuminé de 13x28,3 cm sur carton de 14,6x29,7 cm, Collection personnelle.





LES PHOTOGRAPHES DANS LES LISTES ÉLECTORALES DE LA VILLE DE NICE  AU XIX° SIÈCLE


Les remarques ci-dessous sont en partie valables pour l'ensemble des listes électorales des différentes villes françaises.


INTRODUCTION

Après avoir notamment dépouillé les annuaires, les registres des naissances, mariages et décès et les registres des recensements de la Ville de Nice, il semblait nécessaire de passer aux listes électorales pour y rechercher les photographes listés. 

J'ai commencé, il y a quelques semaines, par me rendre aux Archives Municipales de la Ville, afin de dépouiller les listes électorales depuis l'Annexion française, de 1860 à 1901. Je tiens à remercier ici les personnels des Archives Municipales qui font tout pour mettre à ma disposition les documents demandés et me faciliter la tâche.

Car la tâche est rude. Il faut en moyenne 1h 30 pour lire les 12.000 à 18.000 noms de chacun des 40 registres annuels et en retirer une vingtaine de noms de photographes par année. La difficulté réside dans le fait d'enchaîner la lecture de plusieurs années sans manquer les deux ou trois noms de photographes qui disparaissent et ceux qui apparaissent.

Quand on recherche une ou plusieurs personnes en particulier, la recherche est aisée mais lorsque l'on recherche une profession, c'est beaucoup plus compliqué car il ne suffit pas seulement de relever les mentions "photographe" mais de repérer les noms des électeurs, leurs professions et leurs adresses, avant mais également après leur activité de photographe, pour suivre l'évolution de leur vie et de leur carrière. Il est donc nécessaire de vérifier chaque registre avec la liste des noms relevés dans celui de l'année précédente. La disparition d'un photographe entraîne la vérification de sa nouvelle profession dans le registre en cours et les suivants, et son apparition, la même vérification dans les registres des années précédentes.


LES REGISTRES

Il existe un registre municipal par année et tous les registres des années étudiées (1860-1901) sont intégralement conservés aux Archives Municipales. Il y a également des copies annuelles dont l'une, destinée à l'origine à la Préfecture, est parfois conservée aux Archives Départementales des Alpes-Maritimes.

Les listes des électeurs sont classées par ordre alphabétique. Chaque page offre une colonne des numéros d'attribution, une colonne des noms et prénoms, une colonne des dates de naissance (ou plus rarement des âges), une colonne des professions, une colonne des adresses et enfin une colonne des observations.

A la fin de chaque année civile, une ou plusieurs commissions municipales étaient désignées pour réviser les listes électorales à compter du 1er janvier suivant. La liste de l'année précédente avait été recopiée et enrichie de nouveaux noms, insérés dans les pages ou regroupés en une liste complémentaire en fin de registre. 

Les services de l'état civil, de la police, voire des tribunaux, étaient consultés et la colonne des observations mentionnait tous les ajouts et modifications nécessaires : correction orthographique du nom, ajout de prénoms, correction de l'année de naissance, précision de la nouvelle profession ou de la nouvelle adresse.

Au 31 mars de chaque nouvelle année, la liste était considérée close et validée par la signature du Maire. De nouvelles observations continuaient cependant de compléter le registre jusqu'à l'année suivante et parfois même au-delà.

Les mises à jour ont donc été faites le plus souvent avec une année de décalage (comme pour les annuaires modifiés au dernier trimestre de l'année en cours et édités au premier trimestre de l'année suivante). Ainsi les nouveaux majeurs apparaissent dans les listes électorales l'année suivant leur majorité (sauf lorsqu'ils ont 21 ans au premier trimestre de l'année en cours). Il en est de même pour les étrangers nouvellement naturalisés. Les observations peuvent pour leur part rendre compte d'un changement de situation datant de l'année précédente, de l'année en cours ou plus exceptionnellement de l'année suivante.


FIABILITÉ DES RENSEIGNEMENTS 

Les listes électorales ne concernent uniquement que les hommes, majeurs et de nationalité française d'où l'absence des étrangers, des femmes et des hommes mineurs (sauf lors de rares erreurs).

Les listes sont vérifiées et annotées pendant l'année en cours (voire au-delà) et les observations sont précieuses car elles signalent notamment le décès d'une personne, son départ de Nice avec parfois la précision de la destination, sa faillite ou sa condamnation à une peine de prison (privation du droit de vote).

Avec cette mise à jour annuelle, les listes électorales devraient offrir les renseignements les plus fiables et officiels possibles. C'est en partie le cas mais en partie seulement.

Les listes étant recopiées d'une année sur l'autre, des renseignements erronés et non vérifiés peuvent perdurer plusieurs années ou décennies. De plus, des noms apparaissent, disparaissent puis réapparaissent d’une année sur l’autre sans départ effectif. 

Certaines personne sont encore citées plusieurs années après leur départ ou même leur décès. D'autres, plus rarement, sont en doublon du fait d’une orthographe différente de leur nom. 

Les dates de naissance peuvent varier, pour une même personne, d’une année sur l’autre et le renseignement juste peut attendre plusieurs années et même ne jamais s'imposer. Enfin, les multiples registres d'une même année (copies) peuvent présenter des différences dans le nombre des électeurs et surtout dans celui des observations.


UNE SOURCE PRÉCIEUSE

Il est certain que les listes électorales ne peuvent constituer la seule source de renseignements. Elles représentent cependant une source précieuse car complémentaire aux autres. 

Que la date de naissance d'un même photographe varie d'une année sur l'autre et ne soit parfois jamais la bonne n'est pas grave lorsque l'on possède son acte de naissance. Que le changement d'adresse d'une personne ou son départ de la ville soit annoncé avec deux ans de retard n'est pas grave car il permet de resserrer les recherches. Le fait que la ville de destination soit parfois précisée est une découverte incroyable. Il en va de même pour les décès, parfois décalés dans le temps mais précisant parfois la ville où le décès a eu lieu.

Enfin, les erreurs mêmes de transcription, comme le nom d'une femme, d'une homme mineur ou plus souvent celui d'un étranger (par nature exclus de ces registres) permettent de révéler la présence des photographes recherchés, avant leur disparition du registre de l'année suivante.

A ce jour, j'ai pu dépouiller les registres de 1860 à 1890, et relever déjà 72 noms de photographes dont 10 totalement absents de la liste de mes 400 photographes niçois référencés.

Arrivé à l'année 1901, il sera ensuite nécessaire de dépouiller les "Liste elettorali" des années comprises entre 1839 et 1860, conservées cette fois aux Archives Départementales des Alpes-Maritimes.


BILAN DU DEPOUILLEMENT 

Le dépouillement des registres de listes électorales de 1860-61 à 1901, effectué aux Archives Municipales de la Ville de Nice, est désormais terminé : 90 noms de photographes y ont été découverts.

Plusieurs éléments sont à noter :

- le nombre d'électeurs (hommes de nationalité française majeurs) semble peu élevé en rapport à la population globale de la Ville de Nice : 12.000 électeurs en 1860-61 sur 46 à 48.000 habitants (25% environ) mais 18.000 électeurs en 1901 sur 105 à 119.000 habitants  (16 % environ) ;

- le recensement des photographes du XIX° siècle à Nice, tous documents confondus, donne environ 400 photographes, il semble donc en manquer. Si on ajoute aux 90 noms trouvés tous les absents des listes électorales dépouillées, c'est-à-dire quelques noms de photographes supplémentaires entre 1839 et 1860, 120 photographes étrangers environ (30% d'étrangers parmi les habitants), 25 femmes photographes (dont une part d'étrangères) et 23 photographes mineurs (n'ayant pas continué la profession à leur majorité ou après 1900 dont une part d'étrangers), on arrive tout au plus à un total de 260 photographes et il manque donc potentiellement 140 photographes, français et majeurs donc électeurs.

J'escomptais trouver davantage de noms de photographes et surtout ceux à consonance italienne pour trouver la preuve (comme dans les dossiers militaires) de leur nationalité française (sardes et italiens naturalisés).

Petite déception donc mais de nombreuses découvertes cependant : 11 photographes jusque là non référencés et l'indication du nom des membres d'une même famille, des nombreux changements d'adresses, des dates de départ (avec parfois le lieu de destination), des dates de décès, des professions exercées avant et après celle de photographe...

Tous ces éléments contredisent ou bien précisent ceux qui étaient déjà en ma possession et une longue période va désormais être nécessaire afin d'actualiser toutes les biographies déjà en ligne et de réaliser celles des nouveaux photographes découverts.








samedi 4 septembre 2021

1197-CAILLOT (1830-1903), FERRERO (c.1831-?), BIOLET (1837-?), BARRAS (1845-?), PHOTOGRAPHES

 

SOMMAIRE DES ARTICLES DU BLOG ET LIENS DIRECTS


- Nice, La Réserve et le Château Smith, vers 1872, 
tirage albuminé de 9,1x14,9 cm sur carton de 12,2x18,1 cm, Collection personnelle.


DERNIERE MODIFICATION DE CET ARTICLE : 23/02/2022



- Marie François Xavier CAILLOT/CAILLOL (1830-1903)


BOUCHES-DU-RHÔNE

Marie François Xavier Caillol est né le 14 juillet 1830 à Saint-Rémy-de-Provence (Bouches-du-Rhône). Il est l’un des enfants de Louis Joseph Caillol Carrière (né en 1779), receveur ambulant des Contributions indirectes, et de Marie Antoinette Raud (née en 1796), qui se sont mariés à Marseille le 4 septembre 1823.

NICE

Est-ce à la retraite du père que la famille vient s’installer à Nice ? Le recensement de 1861 cite rue Cassini, Louis Caillot (sic), retraité, âgé de 82 ans, Marie Antoinette, sa femme, âgée de 61 ans [64 ans] et certains de leurs enfants, tous célibataires mais à la profession non précisée, Joséphine, 31 ans, François Xavier, 30 ans, Sophie, 25 ans et Elisabeth, 21 ans.

Les listes des électeurs de Nice citent "Caillot (sic) Xavier, photographe, Pont Neuf" de 1862 à 1868 (nouvelle adresse des parents). Il est cependant probable que ces listes, validées au 31 mars de chaque année, font perdurer des renseignements antérieurs à l’Annexion française, liés à l’immatriculation des personnes au Consulat de France à Nice.

En effet, lorsque Marie François Xavier Caillol, âgé de 31 ans, se marie à Nice le 26 avril 1862, avec Séraphine Jasmine Borrea, 23 ans, sans profession (née à Nice le 14 avril 1839), il est dit "employé aux Contributions indirectes, à Menton" et signe "Xer Caillol".

Il semble donc que Xavier Caillol/Caillot ait été un temps photographe à Nice, sans qu’il soit possible de connaître le lieu et la période précise où il s’est formé à cette discipline. Son nom n’apparaît pas dans les annuaires niçois et il est difficile de savoir s’il n’a exercé cette activité qu’à la fin des années 1850 ou s’il a été photographe de plus longues années. 

Les différents actes de naissance de ses enfants à Nice, Jean Baptiste Marie Victor Caillol (le 3 février 1863 au 2, rue Cassini), Marie Jeanne Thérèse Caillol (le 26 février 1864, quartier de Riquier, maison Roux) et Fortunée Claire Joséphine Caillol (le 2 janvier 1869 au 7, rue Fodéré), réaffirment sa profession d’employé des Contributions indirectes.

Les listes électorales le citent enfin, de 1869 à 1871 "employé aux Contributions indirectes", rue Fodéré, 7, puis rue du Paillon, Maison Crotti. 

Le recensement de la Ville de Nice le cite en 1872 au 14, rue Masséna avec sa femme et ses trois enfants, Victor, Thérèse et Joséphine, et il est alors dit "papetier, âgé de 42 ans". Les listes électorales le signalent ensuite comme "lithographe" en 1873, rue Alberti, 5 puis "parti à Aix" (probablement Aix-les-Bains) en 1874.

Xavier Caillol est cependant de retour à Nice vers 1877, comme receveur buraliste des Contributions indirectes au 14, rue Cassini puis dès 1882 au n° 11 et à partir de 1892 au n° 7 (listes électorales).

Lorsque son fils Victor Caillol, âgé de 26 ans, employé des Contributions indirectes à son tour, domicilié à Entraigues (Vaucluse), se marie à Nice le 25 avril 1889, avec Adèle Marie Rimbaud, 23 ans, sans profession (née le 30 mai 1865 à Carcès, Var mais domiciliée à Nice), Xavier Caillol, âgé de 58 ans, est dit à nouveau domicilié à Nice et receveur des Contributions indirectes.

Il est possible que Xavier Caillol, comme son père et ses frères avant lui, et son fils après lui, ait occupé des fonctions aux Contributions indirectes qui l’ont conduit à accepter des destinations multiples. Il a peut-être refusé certaines affectations d’où ses emplois intermédiaires de "photographe", "lithographe" puis "papetier". 

"Caillol Xavier François", âgé de 72 ans, décède à Nice, 7, rue Cassini, le 1er mai 1903.

Son épouse, Séraphine, née Borrea, décédera à la même adresse le 29 janvier 1922, âgée de 82 ans.



- Laurent FERRERO (c.1831/1832- ?)


Laurent Ferrero semble né à Nice en 1831 ou 1832 (acte non retrouvé).

Il est uniquement signalé dans cette ville lors d’une demande de visa de passeport le 1er octobre 1857 au Consulat de France (AD06, 01Z 0273, n° 4638) : "Ferrero Laurent, photographe, âgé de 25 ans, né et domicilié à Nice", venant de Mondovi (Piémont, province de Coni) et se rendant en France.

La suite de sa vie et de sa carrière, comme les date et lieu de son décès restent inconnus.

[Un photographe nommé Pierre Ferraro, et dit parfois "Ferraris", a officié à Gap mais ne correspond pas].



- Auguste BIOLET (1837- ?)


"Biolet Auguste" est uniquement cité à Nice dans les listes électorales de 1864 et de 1869, "né en 1837, photographe, domicilié boulevard de l’Impératrice, Maison Navello".

Son nom est cependant absent des annuaires et des recensements de la Ville.

La suite de sa vie et de sa carrière, comme les date et lieu de son décès restent inconnus.



- Joseph Victor Honoré BARRAS (1845-apr.1906)


MARSEILLE 

Joseph Victor Honoré Barras est né le 15 octobre 1845 à Marseille au 66, rue Nationale. Il est l’un des deux fils de Louis Victor Nicolas Barras, imprimeur (1820-av.1883) et de Marie Magdelaine/Madeleine Artufel(x) (1809-1883) qui se sont mariés à Marseille le 5 février 1842.

NICE

La famille Barras s’installe à Nice et est citée dès le recensement de la Ville de 1861, rue des Ponchettes : "Barras Louis, imprimeur, 41 ans, sa femme Marie, 43 ans et leur fils Victor, 16 ans". Son frère aîné, Marius Louis Esprit Barras, dans sa 18ème année (né le 8 juin 1843 à Marseille), n’est pas cité.

A 20 ans, Joseph Victor Honoré Barras est dit "photographe" (adresse non précisée) et se voit dispensé de service militaire, remplacé par son frère (tableau de recensement de la classe 1865).

La famille Barras ne semble pas citée dans le recensement de 1866 mais le "photographe, domicilié rue de la Préfecture", est signalé dans la liste électorale de la Ville de Nice de 1867, avec les prénoms de "Nicolas Jean Victor Henri" (sic), puis dans celle de 1868, avec les prénoms de "Joseph Victor Nicolas Henri" (sic).

Son nom reste cependant absent des annuaires. Il semble quitter Nice en 1868 (ses parents restent à Nice où ils sont encore signalés en 1871 mais seul son père est signalé dans le recensement de 1872 au 10, rue des Ponchettes).

PARIS

Peut-être recommandé par l’atelier niçois de Numa Blanc père, il est en 1868, opérateur dans l’atelier parisien de ce photographe puis dans celui du photographe Charles Reutlinger (publicités ultérieures l’attestant).

Il quitte ensuite Paris pour travailler en Belgique, au début de l’année 1869 (Ypres).

YPRES, BRUXELLES, LIEGE, TONGRES, GOSSELIES

Joseph Victor Honoré Barras semble officier comme photographe à Ypres puis Bruxelles, Tongres, Gosselies et surtout Liège, multipliant les emplois et cumulant les ateliers dont il est titulaire pendant trois décennies. 

Âgé de 25 ans, Joseph Victor Honoré Barras (il signe "V. Barras"), se marie à Liège le 19 août 1871, "photographe, domicilié à Liège, rue pont d’île et ci-devant [anciennement] à Bruxelles" (ses parents sont toujours domiciliés à Nice et consentants par acte notarié), avec Mélanie Wyngaard, 31 ans, modiste (née le 15 juin 1840 à Liège).

Son épouse est la fille d’Abraham Wyngaard (1800-1875) et de Rosette Landau (1803-1887). Elle est la sœur de Raphaël Wyngaard (1832-1880 - actif dans la seconde moitié des années 1870) et la tante de Raphaël Gustave Wyngaard (1873-apr.1927 - actif dès le début des années 1890), photographes à Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais) et est peut-être parente d’Elie Wyngaard (1803-1887 - actif dès les années 1840) photographe primitif à Liège et de Ferdinand Wyngaard (1855-?), photographe à Paris puis Albertville (Savoie) (actif au plus tard dans les années 1880).

Le Guide de l’Etranger à Liège et de ses environs de 1873 cite p 25, "Barras, rue Vinâve-d’Île, 4".

Les enfants de Victor et Mélanie Barras naissent à Liège : Louis Joseph Marius Barras, le 2 octobre 1871 au 4, rue Pont d’île ; Mathieu Victor Silvain Barras, le 18 septembre 1872 au 4, rue Pont d’île ; Juliette Marie Elisabeth Barras, le 17 mai 1875, au 10, passage Lemonnier ; Alphonse Laurent Eugène Barras le 17 juin 1879, au 10, passage Lemonnier. A chaque naissance, Victor Barras est dit "photographe".

La mère de Victor Barras, Marie Madeleine, veuve, domiciliée à Paris au 56, rue d’Angoulême (11ème arrondissement), âgée de 73 ans, décède le 25 juin 1883 lors d’un séjour à Liège au 42, rue de l’Univers. 

Victor Barras édite à Liège, en 1889, Résumé de notes pratiques, indispensables pour le photographe amateur-débutant.

Au-delà des nombreux portraits en studio (et des acteurs en scène), Victor Barras réalise de nombreuses vues urbaines de Liège et de ses environs (Esneux, Spa…) mais également d’autres villes belges dont Bruxelles (photographies d’intérieurs également).

Il initie ses enfants à la photographie. Louis Joseph Marius sera chef d’orchestre en France et en Suisse et Alphonse Laurent Eugène, instituteur en France.

Son fils Mathieu Victor Silvain sera lui photographe. Lorsqu’à, 24 ans ce dernier se marie à Liège le 4 décembre 1897, avec Marie Philomène Tossens (née le 11 avril 1874 à Montenaken), il est dit "photographe" et son père également (âgé de 52 ans).

Les carrières belges de Victor Barras et de son fils ont été étudiées en détail (chronologie des ateliers) sur le site, FOMU (Annuaire des Photographes belges).

Ses cartons-photos affichent notamment (leur datation reste à préciser) :

Liège

-au recto, sur fond blanc timbré d’un liseré brun ou bordeaux entourant le tirage, à l’encre brune, "Barras, Phot. - - Liège" ou "Barras & Cie Phot - - Liège", et au verso, sur un format horizontalisé, à l’encre brune, "Barras (signature horizontale) - 53, Rue de la Cathédrale – Maison de la Californie (texte en italique) - Liège", vers 1871-1873 (?),

-au recto, sur un carton encadré de rouge et à l’encre rouge, "Barras Phot." (texte centré), et au verso, sur un format horizontalisé et à l’encre brune, "Barras (signature horizontale) - 4, Rue du Pont d’Ile - Maison Straus (texte en italique) – Liège", vers 1871-1873 (?),

-au recto, sur fond blanc timbré d’un liseré brun ou bordeaux entourant le tirage, à l’encre brune, "Barras, Phot. - - Liège", et au verso, sur un format horizontalisé, à l’encre brune, "Barras (signature horizontale) - 4, Rue Pont d’Ile - Maison Straus (texte en italique) - Liège", vers 1871-1873 (?),

-au recto, sur carton à fond abricot encadré de rouge, à l’encre brune, "Barras, 10 Passage Lemonnier", et au verso, sur fond jaune moutarde, à l’encre brune, "Barras - Photographe – 10, Passage Lemonnier, 10 - Liège - Les clichés sont conservés - N°--", vers 1875-1880 (?),

-au recto muet, sur fond beige encadré de rouge, et au verso, à l’encre rouge, "Barras  - Photographe - Liège", vers 1875-1880 (?),

-au recto, sur carton encadré de rouge et à l’encre brune, "V. Barras", et au verso, à l’encre brune, sous un motif de fins rinceaux symétriques, "Photographie Artistique (texte convexe) - Rue du Pot d’Or, 45 - Près le Boulevard de la Sauvenière - Maison T. Servrancx Fils [successeur] - Liège - motif de fins rinceaux inversé", vers 1877-1880 (?), (une Cdv datée de décembre 1877),

-au recto, sur fond abricot encadré de rouge, à l’encre brune, "V. Barras. 10, Passage Lemonnier", et au verso, sur fond abricot, à l’encre brune, "Photographie Artistique - Rue du Pot d’Or 45 Liège - V. Barras - Photographe - 10, passage Lemonnier, 10 - Liège - Les clichés sont conservés - N°--", vers 1877-1880 (?),

-au recto, sur fond blanc timbré d’un liseré rouge entourant le tirage, à l’encre rouge, "Barras - - Liège – 10, Passage Lemonnier", et au verso, à l’encre rouge, "Barras (signature oblique) - Photographe de S.A.R. Le Comte de Flandre [Philippe de Belgique 1837-1905]- - Liège - 10, Passage Lemonnier 10", vers 1880 (?),

-au recto, sur fond abricot, avec un liseré rouge encadrant le tirage, à l’encre rouge, "Barras. Photographe du Comte de Flandre", et au verso, à l’encre rouge sur fond vert clair, "armoiries de Belgique (grandes armes) - Barras (avec une grande initiale) - Photographe (texte dans un cartouche) – De S.A.R. Le Comte de Flandre (dans un phylactère oblique) – Liège (dans un cartouche) - 10, Passage Lemonnier 10. - Les clichés sont conservés", années 1880 (?), 

-au recto, sur un carton à fond noir à tranche dorée, et à l’encre dorée, "Barras - - Liège", et au verso, "Barras (signature oblique) - Photographe de S.A.R. - Le Comte de Flandre - Liège, 42, Rue de l’Université. - près la Place de l’Université. - Les clichés sont conservés", vers 1882-1884 (?),

-au recto, sur carton à fond noir, tranche dorée et encre dorée ou à fond blanc et encre brune, "Barras, 10 Passage Lemonnier", et au verso, à l’encre dorée sur fond noir ou brune sur fond blanc, "Barras - Photographe - 10, Passage Lemonnier, 10 - Liège - Les clichés sont conservés - N°--", vers 1882-1890 (?),

-au recto, sur fond blanc et à l’encre dorée, "Barras. Photographe du Comte de Flandre", et au verso, sur fond blanc et à l’encre brune, "armoiries de Belgique (grandes armes) - Barras (avec une grande initiale) - Photographe (texte dans un cartouche) - De S.A.R. Le Comte de Flandre (dans un phylactère oblique) - Liège (dans un cartouche) - 10, Passage Lemonnier 10. - Les clichés sont conservés", vers 1882-1890 (?)  

-au recto, "Barras (signature horizontale) - armoiries de Belgique (petites armes) - Liège.", et au verso, "armoiries de Belgique (grandes armes) - Barras (avec une grande initiale) - Photographe (texte dans un cartouche) - De S.A.R. Le Comte de Flandre (dans un phylactère oblique) - Liège (dans un cartouche) - 10, Passage Lemonnier 10. - Les clichés sont conservés", vers 1882-1890 (?),

-au recto, sur fond blanc, "Barras (signature horizontale) - - Liège - Passage Lemonnier N° 10 & 12", et au verso, sur fond beige (texte décalé vers le milieu et le bas du carton),  "armoiries de  Belgique (grandes armes) - Barras (signature oblique) - Photographe de S.A.R. (texte oblique) - Le Comte de Flandre (texte oblique) - Liège - Passage Lemonnier – N° 10 & 12", vers 1882-1890 (?) (une Cdv datée de 1884),

-au recto sur fond noir à tranche dorée, à l’encre dorée, "Barras - - Liège", et au verso (horizontalisé) sur fond noir à l’encre dorée, seulement, "Barras (signature horizontale",

-au recto, sur fond blanc et à l’encre dorée, "Barras (signature horizontale) - armoiries - Liège", et au verso, à gauche, armoiries de Belgique (grandes armes), et à droite,  "Photographe (grande initiale) - De S.A.R. Le Comte - De - Flandre - V. Barras (signature oblique) - Passage Lemonnier - n° 10 - Liège (mot sur fond de fins entrelacs)", vers 1882-1890 (?), (un cabinet daté de 1888),

-au recto, "Barras (signature horizontale) - armoiries de Belgique (petites armes) entourées du texte suivant en petits caractères, Phot. De SAR La Comtesse de Flandre - Passage Lemonnier 10 & 12", et au verso, sous les armoiries de Belgique (petites armes), "Barras (signature oblique) - Photographe de S.A.R. le Comte de Flandre - Liège (texte entouré de fins entrelacs) - 10 & 12 Passage Lemonnier - Formstecher, Offenbach S.M. (nom du cartonnier en petits caractères, probablement Formstecher Frères, nés à Offenbach, Saint-Martin, Paris)", vers 1890-1898 (?), (un cabinet daté de février 1894),

Gosselies

-au recto, à l’encre brune, "V. Barras (signature horizontale) - armoiries de Belgique (petites armes) - Gosselies ", et au verso, à l’encre brune, "Photographie (texte dans un phylactère) - V. Barras (signature oblique) - Rue de la Station (texte oblique) - 23 - Gosselies (dans un cartouche) - Les clichés sont conservés", vers 1880-1882 (?),

Il est à noter que les vues offrent généralement un recto muet mais parfois le nom et la ville du photographe et plus exceptionnellement une légende accompagnée du titre inscrite dans le négatif.

Il semble que Victor Barras stoppe son activité professionnelle en Belgique en 1898 et retourne à Paris. 

PARIS

Il s’installe à Paris où il continue son activité de photographe. 

Lorsque son épouse, âgée de 58 ans, décède (lors d’un séjour ?) à Bruxelles le 12 janvier 1899, il est dit domicilié à Paris, Photographie Industrielle, au 129 bis, boulevard Magenta (10ème arrondissement, près la Gare du Nord).

Il est ensuite signalé dans Paris-Adresses de 1900 et 1901 : "Barras, photographe, Aumaire, 59" (rue au Maire, 3ème arrondissement). 

Il est toujours photographe à cette adresse lorsque sa fille Juliette Marie Elisabeth Barras, qui réside avec lui, se marie dans le 3ème arrondissement, le 29 mars 1904, à l’âge de 28 ans, sans profession, avec Alphonse Joseph Edmond Letonnelier, 25 ans, marchand de vins (né le 18 janvier 1879 à Javron-les-Chapelles, Mayenne).

En 1906, Victor Barras (il a 61 ans) est cette fois signalé "2 rue du Maire (sic)", dans la fiche matricule militaire de son fils Louis Joseph Marius (35 ans, instituteur à Reims, Marne). 

C’est la dernière mention connue de Victor Barras (acte de décès non retrouvé).

[Un photographe du nom de "Henri Battas ou Ballas", né vers 1846 a officié à Nice, sans que les deux personnes puissent être rapprochées. Un photographe du nom de "Barras" est pour sa part signalé à Lourdes (Hautes-Pyrénées) en 1886].


- BARRAS Victor (1845-apr.1906), Portrait de A. Drienans/Driencans, recto, vers 1882-1890 (?),
"Barras. Photographe du Comte de Flandre",
carte de visite, Paris, BnF, (Gallica).

- BARRAS Victor (1845-apr.1906), Portrait de A. Drienans/Driencans, verso, vers 1882-1890 (?),
"armoiries de Belgique (grandes armes) - Barras (avec une grande initiale) - Photographe (texte dans un cartouche) - De S.A.R. Le Comte de Flandre (dans un phylactère oblique) - Liège (dans un cartouche) - 10, Passage Lemonnier 10. - Les clichés sont conservés", 
inscriptions manuscrites, "A. Drienians/Driencans - 3ème Ténor - Liège",
carte de visite, Paris, BnF, (Gallica).



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