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jeudi 30 juillet 2020

1135-VIDÉOS : "FILM MEETS ART"







VOIR LA VIDÉO (2 MN 25, 2016) DE VUGAR EFENDI,
FILM MEETS ART I.


VOIR LA VIDÉO (2 MN 16, 2016) DE VUGAR EFENDI,
FILM MEETS ART II.


VOIR LA VIDÉO (2 MN 14, 2017) DE VUGAR EFENDI,
FILM MEETS ART III.










1134-VIDÉO : PARIS EN 1900









VOIR LA VIDÉO (5 MN 58, 2018) DE GUY JONES,
LATE 1890s (1896-1900), A TRIP THROUGH PARIS, FRANCE
(VITESSE CORRIGÉE ET SON AJOUTÉ).







1133-VIDÉO : "LES RAYURES DE BUREN"






VOIR LA VIDÉO (5 MN 45, 2019) DE FRANCE.TV
HISTOIRES D'ART,
(ARTISTE FRANÇAIS, NÉ EN 1938)







mercredi 29 juillet 2020

1132-VIDÉOS : LES COULEURS, BLEU, JAUNE, ROUGE PAR ORANGE/RMN-GRAND PALAIS








VOIR LA VIDÉO (4 MN 58, 2020) PAR ORANGE/RMN-GRAND PALAIS
LES COULEURS, INTRODUCTION.


VOIR LA VIDÉO (4 MN 51, 2020) PAR ORANGE/RMN-GRAND PALAIS
LES COULEURS, LE BLEU.


VOIR LA VIDÉO (5 MN 16, 2019) PAR ORANGE/RMN-GRAND PALAIS
LES COULEURS, LE JAUNE.


VOIR LA VIDÉO (4 MN 57, 2020) PAR ORANGE/RMN-GRAND PALAIS
LES COULEURS, LE ROUGE.












jeudi 16 juillet 2020

1131-LIOT (1855-1925) ET BAUDOIN FILS, WOLF (?-?), LANGENBERGER (c.1873-?), LA CARIA FRÈRES, LAFOND (c.1884-?), PHOTOGRAPHES




- Nice, Le Monument au Maréchal Masséna, début des années 1880.





- Gaston Victor Emile LIOT (1855-1925) (Père ?), Jean Alfred Gaston Auban BAUDOIN (1883-1919) et Marius Gaston Edouard BAUDOIN (1885-1939) (Fils)

LE HAVRE

Gaston Victor Emile Liot est né au Havre (Seine-Inférieure, actuelle Seine-Maritime), au 28, rue Louis-Philippe, le 27 octobre 1855. Il est le fils d'Emile Alfred Liot, commis (1825-1872) et d'Alexandrine Eliska Angammare, repasseuse (1834-1882) qui se sont mariés au Havre en décembre 1854. 
Gaston Liot est le fils aîné d'une famille qui sera constituée de six enfants (4 fils et 2 filles).

BOULOGNE-SUR-MER

Au début des années 1880, alors que Gaston Liot est probablement photographe à Boulogne-sur-Mer, il semble se mettre en ménage avec Marianne Eugénie Baudoin, née à Roquestéron (Alpes-Maritimes ; acte de naissance non retrouvé).
Cette dernière, qui réside au 4, rue Charles Butor, a deux fils qui naissent à Boulogne-sur-Mer, de père inconnu : "Baudoin Jean Alfred Gaston Auban, le 8 octobre 1883" et "Baudoin Marius Gaston Edouard, le 10 février 1885". 

Dans la fin des années 1880, tous quittent Boulogne-sur-Mer pour Nice.

NICE

Dans les registres de recensement de la Ville de 1891, 1896 et 1901, le nom de famille de Gaston "Liot" est souvent illisible et se lit, "Lich, 35 ans, photographe" (1891), "Liot, 40 ans, photographe" (1896) et "Liet, 46 ans, photographe" (1901).

Gaston Liot vit, à Nice, au sein de la famille Baudoin qui loge au 21, rue Biscarra (recensement de 1891) puis au 2, rue Raspail (1896, 1901) et il y est tout d'abord dit "pensionnaire" (1891) puis "chef" (1896) et enfin "cousin" (1901). 

Marianne Baudoin, "ménagère", est prénommée, "Marie" dans le recensement de 1891, "Marianne" dans celui de 1896 et "Maria" dans celui de 1901. Elle est accompagnée de ses enfants, nès de père inconnu, "Baudoin Alfred, 7 ans", "Baudoin Gaston, 6 ans" (recensement de 1891) puis "Baudoin Lucien, 1 an" (1896), né à Nice, le 15 février 1895. Ce dernier  décède malheureusement à l'âge de 23 mois, le 5 janvier 1897, et "Liot Gaston, 41 ans, photographe, non parent du défunt" est l'un des témoins de l'acte de décès, avec Pierre Ribaud, 47 ans, photographe. 

Si aucun document officiel ne permet d'affirmer que Gaston Liot est bien le compagnon de la mère, qu'il vit avec elle depuis Boulogne-sur-Mer et qu'il est le père des enfants, tout porte à le croire cependant. Deux des enfants portent d'ailleurs le prénom de "Gaston" et vont devenir tour à tour photographes, et Gaston Liot va partager à Nice la vie de Marianne Baudoin pendant plusieurs décennies.

Le recensement de 1901 cite "Baudoin Alfred, 18 ans, photographe" et "Baudoin Gaston, 15 ans, tapissier".

Le 23 mars 1901, au 2, rue Raspail, naît le quatrième enfant de Marianne Baudoin, "Baudoin Charlotte Thérèse Jeanne, de père inconnu" (1901-1976).

Les fiches matricules militaires des 20 ans de ses fils précisent qu'ils souffrent tous deux de rachitisme, de bronchite chronique et d'une grande faiblesse. Alfred y est dit "photographe" (1903) et Gaston "journalier, employé de commerce" (1905). 
Le suivi de leur fiche militaire précise qu'Alfred décède le 27 juin 1919 (il est alors âgé de 35 ans - acte de décès non retrouvé sur Nice), alors que Gaston est toujours domicilié au 2, rue Raspail cette année-là.

Les annuaires niçois n'affichent jamais le nom de Gaston Liot au 2, rue Raspail mais celui de, "Baudoin, employé" (1914), puis "Baudoin, photographe" ou "Baudoin, ouvrier photographe" (de 1918 à 1925) et enfin "Baudoin" (de 1926 à 1934), le nom disparaissant ensuite. Gaston Baudoin est donc, comme son frère avant lui, devenu "photographe".

Le recensement de la Ville de Nice de 1921 (3ème canton) cite au 2, rue Raspail, "Baudoin Maria [sic], née en 1859", son fils "Baudoin Gaston, né en 1885, employé", sa fille "Baudoin Charlotte, née en 1901, couturière" et "Liot Gaston, né en 1855, locataire, photographe".

"Charlotte Thérèse Jeanne Baudoin, couturière, 25 ans" (1901-1986) se marie à Nice le 22 février 1927, avec Louis Virginius Sauvaigo, marbrier, 25 ans (né à Nice le 23 mars 1901, décédé en 1967). Son frère, "Marius [Gaston] Baudoin, employé de commerce" est l'un de ses témoins.

"Gaston Victor Emile Liot, photographe, célibataire", décède à l'âge de 70 ans, au 2, rue Raspail, le 12 janvier 1925. "Marius Baudoin, 39 ans, employé de commerce" est témoin de l'acte de décès.

"Marius Gaston Edouard Baudoin, garçon de magasin, célibataire", décède pour sa part à l'âge de 44 ans, rue Solau [Soleau], Maison Zoppi, le 16 décembre 1939. 
A cette date, sa mère Marianne Eugénie Baudoin est dite "décédée" ; le décès de cette dernière a donc eu lieu entre 1927 et 1939 (acte de décès non retrouvé sur Nice).

J'ignore pour quels photographes ont travaillé Gaston Liot et les frères Baudoin. Cependant, la carrière de Gaston Liot, photographe à Boulogne-sur-Mer et à Nice, a peut-être été liée pendant une décennie environ, au photographe américain Andrew Ebert qui a possédé un atelier dans ces deux villes, dès le début des années 1880. 

Marianne Baudoin, née dans les Alpes-Maritimes, alors âgée de 22 ans environ, a peut-être connu Gaston Liot (âgé de cinq ans de plus), à Nice, lors d'une saison de ce dernier (avec ou pour Andrew Ebert), avant de l'accompagner à Boulogne-sur-Mer vers 1882 puis de revenir avec lui à Nice dans la fin des années 1880 pour s'y installer définitivement.



- Maurice WOLF (?-?)


Le nom de Maurice Wolf est uniquement cité à Nice lors de la faillite de son atelier de photographie en 1884 : "Wolf Maurice dit Hélios, photographe à Nice".

Son atelier au nom de "Hélios", apparaît dans la liste professionnelle des photographes niçois de 1884, "Hélios, boul. Dubouchage, 3" mais est absent de celle de 1883. Son atelier semble donc avoir été ouvert en 1883 et fermé en 1884.

Le nom de "Hélios" (dieu du soleil) servant à désigner un atelier de photographie se retrouve dans les années 1870-80 à Paris, Strasbourg, Lyon ou encore Troyes mais le plus souvent accompagné du nom du photographe.

Je n'ai pas connaissance, à ce jour, de cartons-photos niçois portant le nom de "Wolf" ou "Hélios" et j'ignore tout de la vie et de la carrière de Maurice Wolf en dehors de cet épisode niçois.



- Fritz LANGENBERGER (c.1873-?)


Fritz Langenberger est né vers 1873 en Allemagne (où ?) .

Il est cité une seule fois à Nice, dans le recensement de 1901, "Lengenberger Fritz, 27 ans, allemand, photographe", collocataire d'un appartement situé au 6, rue de France.

Je n'ai pas connaissance de la suite de sa vie et de sa carrière.



- Daniel LA CARIA (c.1878-?) et Alfred LA CARIA (c.1881-?) (FRÈRES)


"La Caria Daniel, 22 ans, italien, photographe" et "La Caria Alfred, 19 ans, italien, photographe" sont uniquement cités à Nice dans le recensement de la Ville de 1901, résidant au 11, rue Vernier avec leurs parents, "La Caria Dominique, 59 ans, italien, valet de chambre" et "La Caria Henriette (?), 50 ans, italienne, sans profession".

J'ignore tout du reste de leur vie et de leur carrière.



- Eugène LAFOND (c.1884-?)


Eugène Lafond est né vers 1884 (où ?). Il est le fils de Pierre Ernest Lafond (né à Marseille en 1859), employé, et de Lazarine Eugénie Enor Roseneau, son épouse (née à Marseille en 1863) qui se sont mariés à Marseille en mai 1881.

La sœur aînée d'Eugène Lafond, Georgette Eugénie, est née à Paris, au 119, rue des Dames (17ème arrondissement), le 5 août 1882, alors que leur père était "employé aux Chemins de fer".

NICE

Eugène Lafond est uniquement cité à Nice dans le recensement de la Ville effectué au début de l'année 1901, "Lafond Eugène, 17 ans, français, photographe", vivant au 13, rue de l'Hôtel-des-Postes avec ses parents, "Ernest Lafond, 42 ans" et "Eugénie Lafond, 46 ans" [38 ans en fait], tous deux sans profession (son père semble malade), et sa sœur Georgette, 19 ans, couturière.

Pierre Ernest Lafond (le père), "représentant de commerce, âgé de 41 ans et cinq mois" décède à Nice, au 13, rue de l'Hôtel-des-Postes le 29 avril 1901.

J'ignore chez quel photographe Eugène Lafond travaille alors et je ne possède aucun renseignement sur la suite de sa vie et de sa carrière.

Lorsque sa sœur Georgette Lafond (1882-1972), 20 ans, sans profession, se marie à Nice le 22 avril 1903 (avec Léon Alexandre Tamisier [1879-1961]), l'adresse familiale est désormais au 17, rue Cassini et leur mère est dite, "commerçante" mais Eugène n'est pas cité (mineur). La veuve est citée à la même adresse dans les annuaires de 1902 et 1903.

Leur mère Eugénie, née Roseneau, se remarie à 41 ans, le 16 juillet 1904 à Paris (11ème arrondissement - Eugène n'est pas cité mais il est encore mineur) avec Octave Eugène Laureau (1871-1910), et elle va par la suite vivre à Royan (Charente-Maritime) où elle sera de nouveau veuve en 1910. 

Eugène Lafond, âgé d'une vingtaine d'années, a-t-il suivi sa mère à Paris puis Royan ? 

Plusieurs hommes de ce nom et prénom sont décédés pendant la Première Guerre Mondiale, sans qu'il soit possible d'affirmer que l'un d'eux est bien la personne étudiée. Je n'ai retrouvé ni son acte de naissance sur Paris et Nice ni sa fiche matricule militaire









mercredi 15 juillet 2020

1130-TL SPÉCIALITÉ ARTS PLASTIQUES : REDOUBLEMENT 2020-21







BACCALAURÉAT 2020


Pour les candidats ayant suivi une scolarité pendant l’année 2019-2020, les épreuves du baccalauréat ont été validées à partir des notes de contrôle continu, c’est-à-dire les notes obtenues aux évaluations réalisées pendant l’année de formation.

Les épreuves du second groupe, dites « épreuves de rattrapage » ont été maintenues pour les candidats dont la note globale à l’issue du premier groupe a été égale ou supérieure à 8 et inférieure à 10 sur 20.

Les candidats n’ayant pas pu faire valoir des résultats de contrôle continu auprès du jury se présenteront aux épreuves de remplacement organisées en septembre 2020.



REDOUBLEMENT 2020-21 EN SÉRIE L SPÉCIALITÉ ARTS PLASTIQUES


Certaines notes obtenues lors du baccalauréat 2020 pourront être conservées à la demande de l’élève. La note moyenne des épreuves communes de contrôle continu sera issue des notes de contrôle continu de la classe de terminale, et non pas des classes de première et de terminale comme leurs camarades non-redoublants. 

L’épreuve commune de contrôle continu portant sur l'enseignement de spécialité suivi uniquement en classe de première fait l'objet d'une dispense pour les élèves redoublants. Seule l'évaluation chiffrée annuelle des résultats en classe de terminale sera prise en compte. Il est à noter que les résultats des épreuves facultatives ne pourront pas être conservés par l’élève.

La note obtenue à l'épreuve de spécialité d'arts plastiques (ou arts du cirque, cinéma-audiovisuel, histoire des arts, musique, théâtre ou danse), peut être conservée au titre de l'épreuve terminale de spécialité arts correspondante. 

Les notes obtenues aux épreuves anticipées de français, écrite et/ou orale, et à l'épreuve de philosophie peuvent être conservées, respectivement, au titre des épreuves terminales de français, écrite et/ou orale, et de philosophie.

La note obtenue à l'épreuve d'histoire-géographie peut être conservée au titre de la note résultant des épreuves communes de contrôle continu d'histoire-géographie.

Les notes obtenues aux épreuves de langues vivantes 1 et 2 peuvent être conservées au titre des notes résultant, respectivement, des épreuves communes de contrôle continu de langue vivante A et de langue vivante B.

La note obtenue à l'épreuve de contrôle en cours de formation d'éducation physique et sportive peut être conservée au titre de la même épreuve.













mardi 14 juillet 2020

lundi 13 juillet 2020

1128-KOLB (1815-1894), KAUFFMANN PÈRE & FILS, LATONI (c.1855-?), LAZZARINI (c.1856-?), PHOTOGRAPHES




- KAUFFMANN L. (?-?), Portrait de jeune fille, recto, vers 1884-86,
"L. Kauffmann - Hof-Photograph - LK - Bad Kreuznach - Hinter Dem Curhause",
tirage albuminé de 9,2x5,9 cm sur carton de 10,6x6,5 cm, Collection personnelle.





 - Gustave Adolphe KOLB (1815-1894)

STRASBOURG

Gustave Adolphe Kolb est né à Strasbourg (Bas-Rhin), le 24 novembre 1815 au 5, place d'Armes. Il est le fils de Jean Sigismond Jacques Kolb, brasseur (1770-1851) et de son épouse Julie Schweighaeu(s)ser (1779-1842) qui se sont mariés en 1799 et auront au moins cinq enfants.

En 1832, son père, Sigismond Kolb, brasseur à Strasbourg, édite à Paris un ouvrage sur l'Art du Brasseur, suivi d'un Traité sur la plantation du houblon (Le Constitutionnel des 11 et 22 juillet 1832 p 4).

PARIS

Gustave Adolphe Kolb semble quitter Strasbourg pour Paris dans le milieu ou la fin des années 1830.

Il se marie le 10 juillet 1841 à Paris (8ème arrondissement) avec Juliette Taetti dont le nom sera par la suite orthographié, Thaily/Taily/Taille ou Caetti. 

Le couple a deux fils nés à Paris, Victor Emile Kolb, vers 1843 et Jules Sigismond Kolb, vers 1848 (actes de naissance non retrouvés mais enfants attestés par la suite). Le couple a peut-être eu cependant d'autres enfants.

Gustave Adolphe Kolb est en 1848, "ouvrier ébéniste" et il demeure au 73, rue Sainte-Croix de la Bretonnerie dans le 4ième arrondissement (Archives nationales-Minutier Central-CXVII/1206-Durand Marc-6C100).

Il semble ne se former à la photographie, à Paris, qu'à partir des années 1850, sans que l'atelier où il travaille soit connu.

STRASBOURG

Gustave Kolb semble revenir vivre à Strasbourg dans les années 1860. Ses parents sont désormais décédés mais ses frères et sœurs habitent toujours la région. 

Entre 1861 et 1865, Gustave Kolb ouvre un atelier de photographie à Strasbourg, rue des Hallebardes (au n°10 puis 23) et loge à la même adresse avec sa famille.

Il est signalé pour la première fois dans le recensement de la Ville de Strasbourg de 1866 (absent de cette rue dans celui de 1861) au 23, rue des Hallebardes, "Kolb Gustave, photographe, 50 ans", avec son épouse "Juliette Thaily, 42 ans" et leur fils "Jules, 18 ans".

Ses cartons-photos de l'époque présentent :
- un recto vierge, et au verso, à l'encre noire, "G. Kolb - Photographe - 10, rue des Hallebardes - Strasbourg",
- au recto, à l'encre noire, "G. Kolb Phot", et au verso, à l'encre noire, "G. Kolb - Photographe - 23, Rue des Hallebardes - Strasbourg",
- un recto vierge, et au verso, à l'encre noire ou brun-rouge, "GK - G. Kolb - Photographe - 23, Rue des Hallebardes - Entrée rue du Sanglier - Strasbourg",
- au recto, à l'encre noire (à droite), "Kolb - - Photog.", et au verso, sous deux figures assises accostant une chambre photographique dont l'une tient une photo, "Photographie [dans un phylactère] - G. Kolb - Strasbourg - Rue des Hallebardes - N° 23 [dans un cercle de feuillages] - K. Wieger à Strasbourg".

Le 9 mars 1869, à six heures du matin, un terrible incendie éclate "dans la maison n° 23, au coin de la rue des Hallebardes et de la rue du Sanglier". En un clin d’œil toute la maison s'embrase et les habitants n'ont plus d'issue pour se sauver. "Au quatrième étage, logeait M. Kolb, photographe, et sa famille". Un nommé Rothfeld voit le danger qu'ils courent, monte "au grenier de la maison Ritti, située de l'autre côté de la rue du Sanglier, et, posant une échelle depuis la place qu'il occupait jusqu'à la fenêtre où se trouvait M. Kolb, il fournit à celui-ci une espèce de pont sur lequel celui-ci se sauva avec sa femme et son fils". Les maisons voisines sont gagnées par le brasier, "l'atelier du photographe fournit de nombreux éléments aux flammes". L'incendie, meurtrier et destructeur, dure près de 4 heures. "Rien ou presque rien n'a pu être sauvé dans ce sinistre (...) tout est brûlé ou détruit" (Le Temps du 11 mars 1869 p 3). Dans les déblais, on retrouvera des ustensiles en fer, "la machine à laminer de M. Kolb, photographe " (Le Temps du 15 mars 1869 p 3).

Pendant la guerre franco-prussienne de 1870, la ville de Strasbourg est assiégée puis bombardée en août et septembre. 
Le fils de Gustave Kolb, Jules Sigismond Kolb, sergent (ou maréchal des logis) fourrier (chargé des vivres et du logement des troupes) de la Garde Nationale Mobile (Artillerie), est tué lors de ces bombardements, le 2 septembre 1870, à l'âge de 22 ans. La capitulation de Strasbourg a lieu le 28 septembre 1870.

CAHORS

A la suite de ces malheurs, Gustave Kolb et sa famille quittent Strasbourg pour Cahors (Lot), vers 1869-71. 

La présence de Gustave Kolb est attestée à Cahors dès 1873 (Bulletin de la Société des Etudes Littéraires, scientifiques et artistiques du Lot, Cahors, 1873). Son atelier est situé au 10, rue de la Mairie. 

Au-delà des portraits, Gustave Kolb réalise à Cahors de nombreuses vues de paysage urbain et naturel (Cahors, Cathédrale, Ponts, Eglises ; Rocamadour, village, statue de Notre-Dame).

Ses cartons-photos présentent alors :
- au recto, à l'encre rouge, "G. Kolb Phot", et au verso, à l'encre rouge ou noire, GK - G. Kolb - Photographie - 10, Rue de la Mairie - Cahors", ce texte étant parfois surmonté de deux médailles recto et verso dédiées à "M. G. Kolb" dont l'une est une médaille décernée par la Ville de Cahors pour l'Exposition des Beaux-Arts de 1873 et l'autre une médaille de la Société des Etudes Littéraires, Scientifiques et Artistiques du Lot.

La Société Française de Photographie (Toulouse) cite uniquement Gustave Kolb dans son Aide-Mémoire de Photographie, à Cahors en 1877.

NICE

A la fin des années 1870 (vers 1877-80), Gustave Kolb semble quitter Cahors pour Nice. Il a alors près de 65 ans. 

Il est probable que son épouse et lui souhaitent rejoindre leur fils Emile Victor Kolb qui, dès 1877, est commissaire de police dans cette ville et réside au 15, rue Cassini, près du port (Archives des Alpes-Maritimes 04M 0022, Annuaire niçois de 1879 ; Bulletin de la Société des Etudes Littéraires, scientifiques et artistiques du Lot, Cahors, 1880).

"Gustave Kolb, 66 ans, photographe, est cité avec son épouse "Juliette, 58 ans" dans le recensement de la Ville de Nice réalisé au début de l'année 1881 au 17, boulevard de l'Impératrice de Russie (près du port).

Il est difficile de dater avec précision l'ouverture de son atelier niçois. Il est probable qu'il ait ouvert son atelier dès son arrivée ou peu après, même si ce dernier n'apparaît pas avant 1886 dans les listes professionnelles des photographes des annuaires niçois. Il est cependant signalé, comme "photographe" dès 1884 dans les listes alphabétiques des habitants "au 38, boulevard de l'Impératrice". 

Je n'ai pas, à ce jour, connaissance de cartons-photos niçois de Gustave Kolb.

Le recensement de la Ville de Nice de 1886 le cite au 22, boulevard de l'Impératrice de Russie, "Kolb Gustave Adolph (sic), 70 ans, français, photographe", avec son épouse "Caetti Juliette, 62 ans" et leur fils "Kolb Victor Emile, 43 ans, commissaire de police".  

Les listes professionnelles et les listes alphabétiques des habitants des annuaires niçois, de 1886 à 1891, citent l'atelier et la résidence de "Kolb, Gustave" ou "Kolb, G." puis de "Krolle, G." (sic - dès 1889) au 38, boulevard de l'Impératrice de Russie.

Le recensement de la Ville de 1891 cite Gustave Kolb, "75 ans, français, photographe" et son épouse "Caetti Juliette, 68 ans".

"Adolphe Gustave Kolb, marié à Caetti Juliette, ébéniste, âgé de 78 ans, domicilié à Nice, né à Strasbourg, ayant opté pour la nationalité française", décède à Nice, ruelle des Prés, à l'Asile évangélique, le 5 mars 1894.



- L. KAUFFMANN (?-?) (PÈRE) ET E. [Ernst ?] KAUFFMANN (?-?) & Hermann KAUFFMANN (c.1855-?) (FILS)


L. Kauffmann est un photographe allemand sur lequel je possède peu de renseignements. 

BAD KREUZNACH

L. Kauffmann vit et travaille dans la ville thermale de Bad Creuznach/Kreuznach (Allemagne de l'ouest, Rhénanie-Palatinat).

Certains de ses cartons-photos tardifs révèlent que sa Maison a été fondée en 1855. Il semble prendre des associés dans les années 1860, "L. Kauffmann & Co" puis s'associer avec Kesseler dans les années 1870, "Kauffmann & Kesseler". 

Ses cartons-photos affichent notamment :
- recto vierge, et verso à l'encre bleue, avec sous la grande médaille des portraits de profil de Niepce/Daguerre/Talbot, "L. Kauffmann & Co - Bad-Creuznach - Hinter Dem Curhause [Derrière le Centre de Cure]",

- recto avec à l'encre rouge, "Kauffmann & Kesseler - - Creuznach" et verso à l'encre rouge, avec sous la grande médaille des portraits de profil de Niepce/Daguerre/Talbot, "L. Kauffmann & Co - Bad-Creuznach - Hinter Dem Curhause",

- recto, avec à l'encre rouge, "Kauffmann & Kesseler - - Creuznach", et au verso, à l'encre rouge "Hof-Photographen - armoiries des Hohenzollern - Kauffmann & Kesseler - Bad Creuznach - hinter dem Curhause".

NICE

En 1883, L. Kauffmann ouvre une succursale à Nice au 21, avenue de la Gare. Il semble que ce sont ses fils qui y assurent la saison d'hiver car la mention, "Kauffmann, E. et H." [Ernst ? et Hermann] apparaît, dès 1884, dans la liste professionnelle des photographes des annuaires niçois. Les listes alphabétiques de ces mêmes annuaires affichent pour leur part "Kauffmann H." ou "Kauffmann Hermann".

Vers 1886, l'atelier prend désormais le nom de "Kauffmann Frères" sur les cartons-photos. En 1889, les listes de l'annuaire affichent désormais le 27, avenue de la Gare. 

Les cartons-photos affichent :
- sur fond noir au cadre doré, à l'encre dorée, "L. Kauffmann - Hof-Photograph - LK - Bad Kreuznach - Hinter Dem Curhause", et au verso, sur fond noir à l'encre dorée, sous les armoiries des Hohenzollern, "L. Kauffmann - Hof-Photograph - Bad Kreuznach - hinter dem Curhause [dans un large cartouche] - Atelier in Nizza - 21, Avenue de la Gare" (vers 1883-1886),

- sur fond noir à tranche dorée, au recto, à l'encre dorée, "Kauffmann Frères (signature horizontale) - - Nice.", et au verso, à l'encre dorée, un texte entièrement oblique, "Atelier de Photographie - des artistes - Kauffmann Frères (signature) - Nice - Avenue de la Gare 21. - Kreuznach - Hinter dem Kurhause" (vers 1886-1888),

- sur fond noir, à l'encre dorée ou sur fond blanc à l'encre brune, "Kauffmann Frères - armoiries des Hohenzollern - Nice - Avenue de la Gare 21", et au verso, sur fond noir, à l'encre dorée ou sur fond blanc à l'encre brune, entre les armoiries des Hohenzollern et de Kreuznach - "Breveté - Photographie - Artistique [écriture oblique] - Kauffmann Frères [signature oblique] - 21. Avenue de la Gare. 21 [écriture oblique] - Nice. [écriture oblique] - Maison à Kreuznach - fondée 1855" (vers 1886-1888),

- sur fond blanc à l'encre brune, au recto, "Kauffmann Frères - - Nice - Avenue de la Gare 27" et au verso, sur fond blanc à l'encre brune, "Fournisseur de sa Majesté - le roi de - Württemberg - Breveté [entre les armoiries des Hohenzollern et du Wurtemberg] - Photographie - Artistique [écriture oblique] - Kauffmann Frères [signature oblique] - 27. Avenue de la Gare. 27 - Nice. - Maison à Kreuznach - fondée 1855" (vers 1888-1889).

"Kauffmann Herman [sic], 33 ans, photographe" est témoin de mariage en janvier 1889, ce qui permet de déduire qu'il est né vers 1855 et d'envisager la naissance de son père vers 1830 environ.

Fin 1889, l'atelier niçois Kauffmann est cédé au photographe Vincent (annuaire de 1890).

La Société Française de Photographie de Toulouse cite "Kauffman [sic] frères" à Nice de 1888 à 1896.

BAD KREUZNACH

L'atelier de Bad Kreuznach perdure jusqu'au début du XX° siècle, toujours sous le nom de "L. Kauffmann" mais peut-être avec ses fils. 

Les cartons-photos affichent :
- sur fond beige à l'encre rouge, "L. Kauffmann - - Bad Creuznach", et au verso, à l'encre rouge sur fond blanc, entre les armoiries des Hohenzollern et de Creuznach, deux putti manipulant une chambre photographe pour l'un et tenant une photo pour l'autre, puis dans un large cartouche, "L. Kauffmann - Hof-Photograph - Bad Creuznach - hinter dem Curhause", 

- sur fond beige à l'encre brune, "L. Kauffmann - Hof-Photograph - LK - Bad Creuznach - Hinter Dem Curhause", et au verso, sur fond beige à l'encre brune, sous les armoiries des Hohenzollern, dans un large cartouche, "L. Kauffmann - Hof-Photograph - Bad Creuznach - hinter dem Curhause", 

- sur fond noir, à l'encre dorée ou sur fond beige à l'encre brune, "L. Kauffmann - Hof-Photograph - LK - Bad Kreuznach - Hinter Dem Curhause", et au verso, sur fond noir à l'encre dorée ou sur fond beige à l'encre brune, sous les armoiries des Hohenzollern, dans un large cartouche, "L. Kauffmann - Hof-Photograph - Bad Kreuznach - hinter dem Curhause", 

- au recto, sur fond blanc à l'encre brune, "L. Kauffmann [signature] - KGL. Hofphotograph", au verso, sous des armoiries des Hohenzollern et du Wurtemberg, "L. Kauffmann [sur fond de cartouche] - Königl. Würtemb. U. - Furstl Hohenzollerscher Hof-Photograph - Bad Kreuznach [encadré] - hinter Dem Kurhause".

- au recto, "L. Kauffmann [signature] - KGL. Hofphotograph", au verso, sous les armoiries du Wurtemberg, "L. Kauffmann [sur fond de cartouche] - Hof-Photograph - Seiner Majestät des Königs v.Württemberg - Bad Kreuznach [encadré] - Augusta - Str. 12 - am Kurgaten [décor de cartouche et de rubans]", avec parfois les dates imprimées, "1897-1898", "1898-1899", "1899-1900" ou "1900".


- KAUFFMANN L. (?-?), Portrait de jeune fille, recto, vers 1884-86,
"L. Kauffmann - Hof-Photograph - LK - Bad Kreuznach - Hinter Dem Curhause",
tirage albuminé de 9,2x5,9 cm sur carton de 10,6x6,5 cm, Collection personnelle.


- KAUFFMANN L. (?-?), Portrait de jeune fille, verso, vers 1884-86,
sous les armoiries des Hohenzollern, "L. Kauffmann - Hof-Photograph - Bad Kreuznach - 
hinter dem Curhause [dans un large cartouche] - Atelier in Nizza - 21, Avenue de la Gare",
carton de 10,6x6,5 cm, Collection personnelle.




- Amédée LATONI (c.1855-?)


Amédée Latoni est né vers 1855 (où ?).

Il est mentionné une seule fois à Nice dans le recensement de la Ville de 1881, "Latoni Amédée, 25 ans, photographe", vivant seul au 5, rue Cassal.

Je n'ai pas connaissance de la suite de sa vie et de sa carrière.



- Jacques LAZZARINI (c.1856-?)


Jacques Lazzarini est né vers 1856 (où ?).

Il est cité une seule fois à Nice, en tant que témoin de décès en juin 1886, "Lazzarini Jacques, 29 ans, photographe, domicilié à Nice".

Je n'ai pas connaissance de la suite de sa vie et de sa carrière.










mardi 7 juillet 2020

1127-HUANG YONG PING (1954-2019), "SERPENT D’OCÉAN", 2012




- HUANG YONG PING (1954-2019), Serpent d'Océan, 2012,
représentation d'un squelette de serpent, aluminium, 130 m, 
création pérenne dans le cadre du parcours Estuaire, 
embouchure de la Loire, estran de Saint-Brévin-les-Pins, Pointe de Mindin, Loire-Atlantique.

Le serpent est posé comme les carrelets (filets de pêche), aux limites des marées basse et haute 
(sculpture quotidiennement recouverte en grande partie),
en relation avec la courbe du pont voisin de Saint-Nazaire
et il est destiné à être progressivement recouvert par la faune et la flore marines.
Si la sculpture est immobile et l'animal représenté à l'état de mort, 
le serpent n'en est pas moins un symbole asiatique de l'énergie vitale et de la mutation.
Au mouvement sinueux du serpent, s'ajoute le mouvement permanent des vagues, de la lumière et du spectateur.
 La question de l'échelle est ici en jeu (relation à l'espace, à l'échelle humaine).
L'artiste chinois, qui vivait en France depuis 1989, est décédé en 2019.



VOIR LA VIDÉO (2013, 4 MN 16), DE MACHINEMACHINE SUR VIMEO


VOIR LA VIDÉO (2013, 4 MN 16), LEMONDE.FR


POUR EN SAVOIR PLUS 
SUR L'OEUVRE


SUR L'ARTISTE












1126-WILLIAM KENTRIDGE, "MORE SWEETLY PLAY THE DANCE", 2015




- KENTRIDGE William (né en 1955), More Sweetly Play the Dance, 2015
dimensions variables, installation vidéo 8 canaux haute définition, 15 min, avec 4 porte-voix, 
Ottawa, musée des beaux-arts du Canada.


- Portrait de William Kentridge, artiste sud-africain né à Johannesbourg en 1955.


L'artiste sud-africain William Kentridge (né en 1955) a acquis une renommée mondiale avec ses grandes installations poétiques et incisives. Au cours des dernières décennies, l'artiste polyvalent a développé une façon multidisciplinaire de travailler qui combine le cinéma, l'animation, le dessin, la musique et le théâtre. Les dessins puissants au fusain qu'il transforme en images animées sont typiques de son travail qui explore le passé chargé d'histoire de son pays natal (Introduction de l'ouvrage de Marente Bloemheuvel et Japp Guldemong, More Sweetly Play the Dance, 2015). 
VOIR LA VIDÉO (2015, 14 MN 02) DE ARTDONE DE L'OEUVRE DE
WILLIAM KENTRIDGE (NÉ EN 1955), MORE SWEETLY PLAY THE DANCE, 2015,
KUNSTMUSEUM BASEL EXHIBITION VIEW 2019.


VOIR LA VIDÉO (2020, 1 MN 40) DE OTTAWA CITIZEN DE PRÉSENTATION DE L'OEUVRE DE
WILLIAM KENTRIDGE (NÉ EN 1965), MORE SWEETLY PLAY THE DANCE, 2015,
(EN ANGLAIS - ACTIVER LES SOUS-TITRES) PAR
JOSE DROUIN-BRISEBOIS, SENOIR CURATOR,
CONTEMPORARY ART, NATIONAL GALLERY OF CANADA.



POUR EN SAVOIR PLUS 
VOIR L'ARTICLE DU 7 AOÛT 2016
DE PRÉSENTATION DE L'OEUVRE À ARLES 
ET TOUS LES LIENS PROPOSÉS SUR LE BLOG 















lundi 6 juillet 2020

1125-HERPIN (c.1869-?), HEILLIETTE (c.1872-?), GROSSO (1875-1914), GUIDO (1880-1936), PHOTOGRAPHES




- NEURDEIN, Nice, La Promenade des Anglais, fin des années 1880,
tirage de 14,6x9,4 cm sur carton de 16,3x10,8 cm, Collection personnelle.



DERNIÈRE MISE À JOUR DE CET ARTICLE : 14/01/2021




- Léon Louis HERPIN (c.1869-?)


Léon Louis Herpin est né vers 1869 (où ?).

Il est cité une seule fois à Nice comme "photographe, âgé de 28 ans", en tant que témoin, avec le photographe Emile Guarnero (avec lequel il travaille peut-être), du mariage du photographe Elysée Antoine Philippe Costa.

Est-ce lui qui ouvre en 1899, un magasin à Nice : "Herpin, Louis, modes, av. de la Gare, 33" (annuaire de 1900) ? Il semble que oui car le dossier de faillite du "magasin de fournitures pour modes", en 1901, cite "Herpin Léon Louis".

Son nom réapparaît ensuite dans les différentes listes de l'annuaire niçois de 1906, comme "Herpin L., photographe, av. Malausséna, 29" (atelier ouvert en 1905).

Dès 1908 cependant, il cède son atelier au photographe Léon Pellisseri (annuaire de 1909).

Je n'ai pas connaissance de la suite de sa vie et de sa carrière, comme de sa date de décès.



- Jules Lambert HEILLIETTE (c.1872-?)


Jules Lambert Heilliette, sujet français, est né à Genève (Suisse) vers 1872. 

Jules Lambert Heilliette, "22 ans, photographe" est cité pour la première fois à Nice le 10 janvier 1895, lors de la naissance de sa fille Marie Désirée Francine Heilliette au 45, rue de la Paix. La mère de l'enfant est Joséphine Caroline Ciocco, "sans profession, 22 ans" (24 ans en fait car elle est née à Nice le 29 mars 1870), avec laquelle Jules Lambert Heilliette n'est pas marié.

Je ne connais pas la suite de la vie et de la carrière de Jules Lambert Heilliette ni sa date de décès.

Sa fille Marie Désirée Francine se mariera à Toulon (Var), à l'âge de 32 ans, le 5 mars 1927 avec Raymond Guinand, 25 ans, militaire de carrière dans la marine (1901-1972) (acte non consultable).




- François Pierre GROSSO (1875-1914)


François Pierre Grosso est né à Cabbé Roquebrune (Alpes-Maritimes), le 2 juin 1875. Il est le fils de Pierre Grosso et d'Augustine Lantéri, son épouse.

La fiche matricule militaire de François Grosso (classe 1895) le dit à 20 ans, "garçon de magasin, résidant à Nice" (ses parents sont décédés à cette date).

Dans le recensement de la Ville de Nice de 1901, il est dit "photographe, français, âgé de 26 ans" et résidant au 31, avenue de Beaulieu chez le photographe Joseph Messy pour lequel il travaille.

"Garçon de magasin, âgé de 26 ans, domicilié [désormais] au 2, ruelle Saint-François", il se marie à Nice la même année, le 22 octobre 1901, avec Antoinette Grinda, 24 ans, couturière (née à Nice le 19 mars 1877). 

Le couple ne semble pas avoir d'enfant. 

Pendant la Première Guerre Mondiale, François Pierre Grosso, 39 ans, est porté disparu puis déclaré décédé à la date du 16 novembre 1914, à Chauvoncourt (Meuse).




- Antoine GUIDO (1880-1936)



Antoine Guido est né à Nice le 19 mai 1880, au quartier Saint-Etienne, maison Martin. Il est le fils de Jean Baptiste Guido, boulanger (né à Tende, Italie, en 1853) et d'Anne Virello, ménagère (née à Nice en 1854) qui se sont mariés en 1879.

En 1891, lors de la naissance de Madeleine Guido, la sœur d'Antoine qui a alors 11 ans, la famille vit désormais au 25, avenue Pauliani. 

Le nom de la famille Guido n'apparaît pas dans les annuaires niçois.

Le recensement de la Ville de Nice de 1901 signale les membres italiens de la famille Guido au 5, rue du Moulin, avec le père Jean Baptiste, 48 ans, boulanger, la mère Anne, 47 ans, ménagère, leur fille Madeleine, 10 ans et Antoine, "21 ans, photographe".

La fiche militaire d’Antoine Guido (classe 1901) signale également qu’il est "photographe" à ses 21 ans et précise, en juillet 1914, son adresse au 2, rue Michelet.

Il participe à la Première Guerre Mondiale où il est blessé à deux reprises et fait prisonnier. En mars 1919, il est à nouveau signalé au 2, rue Michelet.

J’ignore pour quel(s) photographe(s) il travaille, avant et après la Première Guerre Mondiale.

Le 11 juin 1921, Antoine Guido, 41 ans, "photographe, domicilié au 2, rue Michelet" (son père est décédé à cette date), se marie à Nice avec Judith Chiarelli, 27 ans, femme de chambre (née à Tallone, Haute-Corse le 2 janvier 1894).

A partir des années 1930, un "Guido, Antoine", apparaît dans les annuaires niçois (est-ce lui ?) au 66, rue de France en 1930 et au 43, boulevard de l'Impératrice en 1932.

Antoine Guido, "sans profession, époux de Judith Chiarelli", décède à Nice le 29 octobre 1936, âgé de 56 ans, au 4, avenue Pauliani (Hospice Pauliani).

Il est possible que son domicile ait été, en 1936, au 16, boulevard François-Grosso où un "Guido A., propr." est signalé "Maison Guido", alors qu'en 1938 (annuaire de 1937 absent) une "Guido A. (Vve), co-propr." est désormais signalée. 











samedi 4 juillet 2020

1124-GOQUILLE (c.1866-?), GASPERINI (1873-?), CRISTINI (1876-1929), GIOVANIDES (1877-1939), PHOTOGRAPHES




- Anonyme, Cannes, Le boulevard de la Croisette, vers 1890,
tirage de 15,8x11 cm, Collection personnelle.





- Paul GOQUILLE (c.1866-?)

Paul Goquille est né en 1866 ou 1867 (où ?).

Il est uniquement cité à Nice dans le recensement de 1896, comme "photographe, âgé de 29 ans, français", vivant au 1, rue du Palais avec sa soeur Constance, 29 ans également et Marie Barberis, domestique italienne de 38 ans. 

J'ignore tout de la suite de la vie et de la carrière de Paul Goquille, comme sa date de décès.



- Ange Louis GASPERINI (1873-?)


Ange Louis Gasperini est né le 28 décembre 1873 à Moulinet (Alpes-Maritimes). Il est le fils de Victor Gasperini, buraliste et de Thérèse Torelli.

La fiche militaire d'Ange Gasperini nous apprend qu'à 20 ans (1893), il est "photographe imprimeur" (probablement à Nice), que sa mère est décédée à cette date et que son père vit toujours à Moulinet.

Après son incorporation (novembre 1893-septembre 1895), il reprend probablement son métier de photographe à Toulon (Var), sans que l'on sache le nom du ou des photographes pour lesquels il travaille. Sa fiche militaire le signale en janvier 1896 dans cette ville au 36, rue du Puits.

"Ange Louis Gasperini, 25 ans, photographe (militaire de la réserve), domicilié à Toulon au 71, rue Félix Brun", se marie à Toulon le 14 décembre 1899, avec Pauline Marie Charlotte Guérain, 20 ans (née à Toulon le 4 novembre 1878), sans profession.

Sa fiche militaire le signale en 1900 à Toulon, 7 cité Montiti puis à Marseille, au 71, rue Mérentier.

Le 15 août 1902 naît son fils Félix Victor Louis Gasperini, à Toulon, au 42, rue Nationale. A cette occasion, Ange Gasperini est dit "âgé de 28 ans, employé à la Compagnie des eaux".
Il semble donc que, peu après son mariage, Ange Gasperini ait renoncé à la profession de photographe.

Après sa participation à la Première Guerre Mondiale, Ange Gasperini est signalé en 1919, à Pierrefeu (Var), route Nationale.

Son fils Félix Victor Louis Gasperini (1902-1995) se marie à La Seyne (Var) le 30 septembre 1924 (acte non consultable).

J'ignore la suite de la vie et de la carrière d'Ange Gasperini, comme sa date de décès.



- Armand Valentin CRISTINI (1876-1929)


Armand Valentin Cristini est né à La Trinité Victor (Alpes-Maritimes), le 6 janvier 1876. Il est le fils de Barthélémy Cristini (né en 1824) et de Ma(g)deleine Verani (née en 1847/48).

Sa fiche matricule militaire révèle qu'à l'âge de 20, il vit avec sa famille à Nice et est "photographe", sans préciser l'atelier où il travaille.

Après son service militaire (novembre 1897-septembre 1900), Armand Cristini reprend son métier de photographe.

"Armand Valentin Cristini, âgé de 25 ans, photographe, domicilié au 29, rue Assalit", se marie à Nice le 18 avril 1901 avec Candide Françoise Sencerin, 18 ans (née à Nice le 23 septembre 1882), sans profession.

Lorsque naît leur fils Jean Baptiste Julien Cristini, à Nice, le 6 janvier 1912 au 29, rue Assalit, Armand Cristini est désormais "négociant".

Il est probable qu'Armand Cristini ait repris l'épicerie familiale de la rue Assalit, située au n° 29 puis, après la Première Guerre Mondiale, au n° 32.

Les annuaires des années 1920 citent Armand Cristini comme "négociant", rue Assalit puis en 1929, comme "propriétaire" au 43, rue Rossini.

Armand Valentin Cristini, 53 ans, "commerçant", décède à Nice le 5 août 1929, au 43, rue Rossini.



- Nicolas GIOVANIDES (1877-1939)


Nicolas Giovanidés/Giovanidès est né à Alexandrie (Egypte) le 20 juin 1877. Il est le fils d'Apostoli Giovanidès, commerçant et d'Eugénie Colombani, son épouse.

Nicolas Giovanidès est signalé pour la première fois à Nice dans le recensement de la Ville de 1901, "âgé de 19 ans [23 ans en fait], égyptien, célibataire, photographe", résidant au 20, rue Lunel.

"Nicolas Giovanides [il signe "Giovanidés"], âgé de 24 ans, employé de commerce, domicilié à Nice, au 20, rue Lunel et légalement à Alexandrie" se marie la même année, le 21 décembre 1901, avec Ermenegilde Damian, 21 ans (née le 30 novembre 1880 à Ponte Nelle Alpi, province de Belluno, Italie), employée de commerce, résidant à Nice, rue Dabray, maison communale.

Il est difficile de dire si Nicolas Giovanides travaille encore pour un photographe.

Le couple a deux fils qui naissent au 16, rue Dabray, Eugène Joseph Giovanides, le 27 mars 1905 et Louis Désiré Giovanides le 22 juin 1906. A ces occasions, Nicolas Giovanides et son épouse sont à nouveau dits "employés de commerce".

Le nom de "Giovanidès Nicolas", apparaît dans les annuaires niçois à partir de 1909, domicilié "r. Dabray, 18" puis à partir de 1924, "propr., vallon de Barla".

Les deux fils Giovanidès vont se marier à Nice, Eugène Joseph (1905-1971), mécanicien électricien, le 21 juillet 1928 et Louis Désiré (1906-1967), ébéniste, le 29 avril 1930. Lors des actes de mariage, Nicolas Giovanides est désormais dit "comptable " et son épouse, sans profession et ils habitent "vallon Bornala" ou "vallon de Barla, propriété Giovanides".

Nicolas Giovanides, "comptable, domicilié vallon Barla, propriété Giovanides" décède à Nice au 46, avenue de la Voie Romaine (Hôpital Pasteur), le 5 novembre 1939, âgé de 62 ans. 
Son épouse décédera à Nice le 25 juillet 1967, à l'âge de 86 ans.

La famille Giovanides repose dans un tombeau du cimetière niçois de Caucade.