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vendredi 22 juin 2018

880-MAGGIE TAYLOR, DE LA PHOTOGRAPHIE VINTAGE À L'IMAGE NUMÉRIQUE




- TAYLOR Maggie (née en 1961), The Garden Game, 2013,
impression couleur à l'encre, 38x38 cm, édition de 15.


VOIR LA VIDÉO (8 MN 07, 2013) DE VERVE GALLERY OF PHOTOGRAPHY,
MAGGIE TAYLOR (ARTISTE AMÉRICAINE, NÉE EN 1961) ARTIST VIDEO,
SUR SON TRAVAIL NUMÉRIQUE À PARTIR DE PHOTOGRAPHIES ANCIENNES (FERROTYPES) SCANNÉES, COLORISÉES ET MODIFIÉES AVEC PHOTOSHOP, NOTAMMENT A L'AIDE D'IMAGES CAPTURÉES D'OBJETS COLLECTIONNÉS ET DE PHOTOGRAPHIES DE TEXTURES ET DE CIELS DANS DES MONTAGES D'ESPRIT SURRÉALISTE. MAGGIE TAYLOR EST L’ÉPOUSE DE JERRY UELSMANN.













jeudi 21 juin 2018

879-LA VIE ET L'OEUVRE DE LOUIS CARROGIS DIT CARMONTELLE (1717-1806)




- CARMONTELLE (Louis Carrogis dit, 1717-1806), Autoportrait, vers 1762,
mine de plomb, aquarelle, sanguine, gouache sur papier de 25x19 cm, Chantilly, Musée Condé.




Cet article est la synthèse d'éléments tirés de nombreux articles mais également de l'ouvrage de Laurence de Brancion, Carmontelle au jardin des illusions, Editions Monelle Hayot, 2003, qui relate la vie et l'oeuvre de Carmontelle et révèle l'histoire des personnes et des lieux fréquentés et dessinés par lui.


LA VIE ET L'OEUVRE DE LOUIS CARROGIS DIT CARMONTELLE (1717-1806)


Louis Carrogis naît en 1717, à Paris, dans une famille d’artisans d’origine toulousaine. Il étudie au collège Louis-le-Grand et devient ingénieur topographe à 27 ans (1744). Il travaille au sein des états-majors militaires (étude et réalisation de cartes de terrains et de plans de fortifications). Il participe aux campagnes militaires et monte une petite troupe théâtrale et s’essaye dès 1743 à l’écriture de comédies. 

En 1746, il devient le précepteur des enfants du marquis d’Armentières qui dirige les troupes en Flandres. Il participe ensuite aux premières années de la Guerre de Sept Ans (1756-1759) et il réalise, en Prusse, les portraits des officiers.



- CARMONTELLE (Louis Carrogis dit, 1717-1806), Portrait d'Emmanuel Louis de Pons Saint-Maurice, 1755,
Emmanuel Louis de Pons (c.1715-?), premier gentilhomme de la chambre du duc d'Orléans, gouverneur du duc de Chartres, 
crayon et sanguine sur papier de 15,3x20 cm, Chantilly, Musée Condé.



Après avoir quitté l’armée, il devient en 1759 (à 42 ans) le précepteur (science militaire, dessin, gravure…) du jeune duc de Chartres (1747-1793), fils du duc d’Orléans (1725-1785) et vit auprès d’eux dans leur résidence hivernale parisienne du Palais-Royal et les accompagne dans leurs résidences d’été de Saint-Cloud et Villers-Cotterêts et dans celles de leurs proches. 



 - CARMONTELLE (Louis Carrogis dit, 1717-1806), Portrait du duc d'Orléans et de son fils le duc de Chartres, 1759,
estampe, Paris, BnF.


Carmontelle réalise, dès lors, une galerie de portraits de l’élite de son temps, nobles et artistes (Rameau, Duni, Mozart, Rousseau, Voltaire, Diderot, Buffon…).



- CARMONTELLE (Louis Carrogis dit, 1717-1806), Portraits de la comtesse de Blot et de la marquise de Barbantane, vers 1759 (?),
mine de plomb, aquarelle, gouache, sanguine sur papier de 23,5x32 cm, Chantilly, Musée Condé.


- CARMONTELLE (Louis Carrogis dit, 1717-1806), Portraits des membres de la Famille Mozart en concert, 1763,
mine de plomb, aquarelle, gouache, sanguine sur papier de 20x32,5 cm, Chantilly, Musée Condé.


- CARMONTELLE (Louis Carrogis dit, 1717-1806), Portrait du duc d'Orléans avec l'uniforme de l'équipage du Cerf, 1763,
mine de plomb, aquarelle, gouache, sanguine sur papier de 22x35 cm, Chantilly, Musée Condé.


- CARMONTELLE (Louis Carrogis dit, 1717-1806), Portrait du duc de Chartres en costume de Villers-Cotterêts, 1764,
mine de plomb, aquarelle, gouache, sanguine sur papier de 16,3x30,5 cm, Chantilly, Musée Condé.




Il compose des chansons, des poésies et continue à écrire et publier des comédies pleines d’ironie. Il divertit ses maîtres lors de soirées baptisées « café », où il développe notamment les « proverbes » (plus de 200 au total), thèmes que les invités, transformés en acteurs, doivent faire deviner aux autres convives, dans des lieux que Carmontelle choisit, et avec les décors, costumes et accessoires qu’il réalise. Il produit également plus d’une centaine d’aquarelles retraçant ses proverbes afin de les faire graver dans un recueil qui paraît en 1768.



- CARMONTELLE (Louis Carrogis dit, 1717-1806), Le Portrait, et, Le Mari absent
Recueil illustré de 103 dessins pour les Proverbes dramatiques, 1778,
aquarelle sur papier, Chantilly, Musée Condé.


- CARMONTELLE (Louis Carrogis dit, 1717-1806), L'abbé de Coure-Dîner, et, Le Peintre en cul de sac
Recueil illustré de 103 dessins pour les Proverbes dramatiques, 1778,
aquarelle sur papier, Chantilly, Musée Condé.


Il organise de nombreuses fêtes (cérémonies, chants, pantomimes, danses et ballets, fêtes champêtres, arguments chinois, pièces de théâtre, illuminations, feux d’artifice, réalisation de portraits) réglant jusqu’au détail des couleurs symboliques des costumes, des animaux et des repas. Il fait également l’acteur interprétant parfois tous les rôles, y compris féminins, avec humour et parfois même un style « poissard ». 

A l’occasion du mariage du duc de Chartres en 1769 (le couple aura six enfants et leur fils aîné deviendra le roi des français, Louis-Philippe, de 1830 à 1848), Carmontelle peint sur une grande toile fine verticale, rétro-éclairée par des pots à huile, le décor d’un paysage italien vu d’une terrasse. 

De 1769 à 1774 (date de la mort de Louis XV), il dessine et fait réaliser les jardins du parc Monceau de la nouvelle propriété du duc de Chartres. Inspiré par les jardins anglais et japonais, Carmontelle multiplie au parc Monceau les points de vue et les perspectives au travers de bosquets mais également de fabriques et de ruines de tout style et de toute époque (la "Folie de Chartres"). Il décore également de peintures, de sculptures et de meubles les pavillons du parc. 



- CARMONTELLE (Louis Carrogis dit, 1717-1806), Jardin de Monceau, Vue du principal Pavillon et du jeu de Bague, 1779,
l'une des 18 estampes de l'ouvrage, Paris, BnF.


Sur les carreaux de verre des fenêtres du pavillon principal, il positionne en hiver des peintures transparentes qui transforment la vision du paysage dépouillé en paysage estival ou exotique. En 1779, il publie un ouvrage sur cette réalisation, contenant textes et estampes. A partir de la même année, il succède progressivement à Diderot pour la rédaction de la Critique des Salons, s’opposant à l’Académie et vantant les œuvres de David et de Greuze.

Ecrivain et acteur moyen, dessinateur mais pas peintre, le voilà qui jouit, à près de 60 ans, du succès dû au parc Monceau (dont la conception est très imitée). Il continue à organiser des divertissements et écrire des comédies et à enrichir ses recueils de portraits (du noble au serviteur), recueils qu’il souhaite vendre mais sans les éparpiller.
Il réalise également des spectacles de lanterne magique, insérant dans une grande boîte de larges diapositives en verre rétro-éclairées par des torches. En 1780, c’est à nouveau un immense transparent qu’il produit, rétro-éclairé par de la paille en feu dans des tranchées.

En 1783, il réalise le premier d’une série exceptionnelle de transparents (une dizaine au total), faisant cette fois défiler, de jour, dans une boîte, une bande enroulée longue de 2,20 à 52 mètres et haute de 40 à 53 cm, peinte de paysages grandioses et de scènes de genre et rétro-éclairée par la lumière de la fenêtre. 



- CARMONTELLE (Louis Carrogis dit, 1717-1806), Transparent, vers 1783-1806,
boîte en bois précieux se refermant par deux portes (avant et arrière) et permettant de faire défiler d'un rouleau à l'autre (manivelles sur le dessus) les feuilles peintes rétroéclairées.


- CARMONTELLE (Louis Carrogis dit, 1717-1806), Les Quatre Saisons, 1798,
le transparent, long de 42 mètres, en restauration, avec les deux rouleaux visibles,
aquarelle, gouache et encre de Chine sur 119 feuilles de papier doublé de soie,
Musée du Domaine Départemental de Sceaux (Île-de-France).


- CARMONTELLE (Louis Carrogis dit, 1717-1806), Les Campagnes de France, transparents, vers 1783-1806,
pierre noire, plume et encre noire, aquarelle et gouache sur feuilles de papier Whatman,
vente anonyme Sotheby's, Londres, 7-8 juillet 2011 et vente Christie's, Paris, du 28 novembre 2017.




En 1785 meurt le duc d’Orléans et Carmontelle s’attache davantage aux services de sa belle-fille. Alors qu’au château de Raincy, il exécute des paysages à la gouache, il fait peindre à la duchesse les paysages sur les grands boutons de chasse de l'uniforme de son mari.

Suite à la Révolution française (1789), le duc est incarcéré et ses biens sont confisqués (1793). Carmontelle est choqué par les emprisonnements et les exécutions de ses connaissances et notamment par celle du duc. Fuyant la Terreur, il quitte Paris cette année-là et rejoint sa sœur à Monfort-L’Amaury (Île-de-France). Là, et ensuite à Paris où il revient l’année suivante, il continue ses transparents, jusqu'en 1804. Il meurt à 89 ans, en 1806.



VOIR SUR CE BLOG



À VENIR
LES DESSINS ET PEINTURES DE CARMONTELLE









mercredi 20 juin 2018

878-UN ALBUM DE J. W. DE BRAY (1839-1901), "ALPES MARITIMES", vers 1881-1883




- DE BRAY Jean Walburg (1839-1901), "Alpes Maritimes, Nice, Monaco, Menton, Cannes", vers 1881-1883,
24 prises de vues, vers 1876-1878, éditées par Jean Giletta au début des années 1880, Collection privée.



VOIR SUR CE BLOG UN ARTICLE SUR JEAN WALBURG DE BRAY



L'ALBUM ÉTUDIÉ : "ALPES MARITIMES".


Cet album anonyme et non daté, au format à l'italienne, a des dimensions de 13,8 x 21,2 x 1,7 cm. Il est constitué, sous une couverture cartonnée recouverte de percaline rouge (usée et frottée) au titre et à l'encadrement dorés, "Alpes Maritimes - Nice, Monaco, Menton, Cannes", de 24 vues (tirages albuminés de 9,3 x 15 cm encadrés d'un liseré rouge sur carton de 12,6 x 19,2 cm) avec dans l'ordre, trois vues de Cannes, une d'Antibes, six de Nice, une d'Èze, une de Villefranche, six de Monaco, une de Roquebrune, deux de Menton, une de Vintimille, une de Bordighera et une de San Remo (rousseurs présentes sur les photographies).


- Cannes (3), Vue prise de la Croix des Gardes, La Ville & la Plage, Le Boulevard de la Croisette & la Ville,

- Antibes (1), Vue prise de la Route du Cap,









































- Nice (6), Vue prise de l'Hôtel des Anglais, La Promenade des Anglais, La Promenade des Anglais à vol d'Oiseau, L'Entrée du Port prise du Château, La Baie des Anges & la Ville, Vue prise de la Route de Villefranche

- Eze (1), Vue prise de la Corniche,

- Villefranche (1), La Ville & la Rade,


















































































- Monaco (6), Vue Générale de la Principauté, Les Jardins du Casino, La façade du Casino, La Salle Mauresque du Casino, Les Jardins du Casino











































- Roquebrune (1), Vue prise de la Corniche

- Menton (2), Vue prise de la Madone, Vue prise du Cimetière

- Vintimille (1), La Ville & la Gare

- Bordighera (1), La Ville & le Borgo Marina

- San-Remo (1), La Ville prise du Port.









Les prises de vue de cet album datent manifestement des années 1875-1880, et peut-être plus précisément des années 1876-1878. Quelques vues de Cannes Nice et Monaco induisent en effet cette datation :

- la vue, Cannes - Le Boulevard de la Croisette & la Ville, montre  l'établissement des Bains de Mer de la Croisette (créé vers 1870), dans son second état, avec le bâtiment allongé érigé après 1874 et le kiosque du Cercle nautique créé vers 1875 et, Cannes - La Ville & la Plage, montre le Musée d'Histoire Naturelle en bord de mer (actuelle Mairie) dont la construction a été réalisée en 1876, 

- la vue de Nice intitulée, L'Entrée du Port prise du Château, montre le prolongement du môle extérieur (enrochement et quai achevés en 1872) mais seulement le début de construction du mur-abri (entreprise en 1875 et achevée en 1879) et pas encore le nouveau Restaurant de la Réserve (1877), ce qui implique une date vers 1876 (entre fin 1875 et début 1877),

- la Vue prise de la Route de Villefranche montre cette fois la construction du mur-abri du môle extérieur du Port de Nice bien avancée mais inachevée, ainsi que le nouveau bâtiment du Restaurant de la Réserve, ce qui implique une date vers 1878 (entre fin 1877 et début 1879),

- d'ailleurs la vue, Nice - la Baie des Anges & la Ville ne montre pas encore le premier Casino de la Jetée-Promenade (entrepris en 1879 et achevé début 1883).

- la deuxième vue des jardins de Monte-Carlo, intitulée, Monaco, Les Jardins du Casino, montre le second état de ces jardins (avec le parterre central postérieur à 1874) mais La Façade du Casino de Monte-Carlo révèle le côté nord du bâtiment sans laisser apercevoir au-delà les tours de la façade sud (1878-1879).

Cet album regroupe un ensemble de photos prises par Jean Walburg de Bray et le photographe apparaît d'ailleurs de dos dans, Antibes, Vue prise de la Route du Cap, et de face dans celle intitulée, Monaco, Les Jardins du Casino (sur la gauche). 

Cet album n'a probablement été édité qu'à partir de 1881 par Jean Giletta (1856-1933), après le rachat d'une partie du fonds de Walburg de Bray dont il a été préalablement l'assistant.



L'ALBUM DE LA B.N.F. - "SOUVENIR DES ALPES-MARITIMES" (VOIR L'ALBUM SUR GALLICA)


L'album étudié est proche d'un album de mêmes dimensions de Jean Walburg de Bray, conservé à la BnF et intitulé pour sa part, "Souvenir des Alpes-Maritimes - Nice, Monaco, Menton, Cannes".

Ce dernier est constitué également de 24 vues mais il offre pour sa part cinq vues de Cannes (au lieu de 3), aucune  d'Antibes (au lieu de 1), quatre de Nice (au lieu de 6), 1 de Villefranche, 7 de Monaco (au lieu de 6), 1 de Bordighera et 1 de San Remo.

Si l'album de la BnF offre des vues des mêmes lieux accompagnées de titres semblables, seulement 3 photographies se retrouvent cependant à l'identique dans les deux albums (Cannes - Le Boulevard de la Croisette ; Nice - La Promenade des Anglais ; Monaco - Les Jardins du Casino). 

L'album de la BnF (vers 1869-1880) peut d'ailleurs montrer des vues contemporaines de l'album étudié (prises le même jour, comme le Port de San Remo), des vues antérieures (vers 1867-1869, comme Nice, Vue prise de la Route de Villefranche ou vers 1873-1874, comme Nice - Vue générale & la Vallée du Paillon) et des vues postérieures, vers 1879-1880 (comme Monaco - Le Théâtre du Casino de Monte-Carlo, avec les tours sud érigées).

L'album étudié semble, en rapport à celui-là, plus abîmé mais plus homogène avec des vues plus resserrées dans le temps. Les deux albums offrent en commun des vues peu courantes chez Jean Walburg de Bray, comme celles de Roquebrune et de Bordighera. L'album étudié offre également une rare, Vue d'Antibes prise du Cap et l'album de la BnF une rare, Vue de Menton - Pris(e) de l'auberge Garibaldi.




































- DE BRAY Jean Walburg (1839-1901), "Alpes Maritimes, Nice, Monaco, Menton, Cannes", vers 1880,
24 prises de vues, vers 1867-1880, éditées par Jean Giletta au début des années 1880, Paris, BnF.







L'ALBUM DE LA BIBLIOTHÈQUE MUNICIPALE ROMAIN GARY, NICE - "ALPES MARITIMES"


L'album étudié est davantage proche d'un album anonyme, de mêmes dimensions, de même titre, "Alpes-Maritimes - Nice, Monaco, Menton, Cannes", conservé à Nice, à la bibliothèque municipale Romain Gary.

Ces deux albums ont en commun 18 vues sur 24 (tirages albuminés au cadrage variant de quelques millimètres), aux titres et encadrements identiques. Six vues de l'album de Romain Gary sont cependant différentes (une de Cannes, une d'Antibes, une de Monte-Carlo, une de Roquebrune et deux de Menton), cet album, en bon état, offrant d'ailleurs une vue supplémentaire de Cannes mais aucune vue d'Èze. Ces deux albums sont contemporains tant par leurs prises de vue que par leur date d'édition.

















mardi 19 juin 2018

877-CARMONTELLE (1717-1806), LES ESTAMPES DU JARDIN DE MONCEAU, 1779




- Anonyme (CARMONTELLE ?), Carmontelle (?) remettant les clés du Jardin Monceau au duc de Chartres, vers 1778 (?),
huile sur toile, 65x93,5 cm, Paris, Musée Carnavalet.








Après avoir réalisé, de 1769 à 1774, le parc Monceau appartenant au duc de Chartres ("La Folie de Chartres"), Carmontelle publie en 1779 (à 62 ans) un ouvrage où, au travers de quelques pages de textes puis de 18 estampes, il présente sa conception du jardin (voir l'exemplaire de la BnF sur Gallica avec les textes de présentation).

Si le jardin fut remanié dès 1779, amputé d'une partie en 1787 puis mis à mal sous la Révolution, il reste ces estampes qui témoignent de ce "jardin naturel", de ce "jardin de peintre", de ce "jardin d'illusions". 

Ces panoramas aux points de vue sans cesse renouvelés, ponctués d'arbres majestueux, d'architectures d'époques et d'origines mêlées (fabriques, ruines), de promeneurs et d'animaux, influenceront bientôt les suites de transparents qu'il entreprendra de 1783 à 1804 (entre ses 66 et ses 87 ans).



COUVERTURE DE L'OUVRAGE

PLAN DU JARDIN DE MONCEAU

VUE DU MOULIN À EAU ET DU PONT QUI Y CONDUIT

VUE DE L’ENTRÉE DU JARDIN ET DU PRINCIPAL PAVILLON

VUE DU CHÂTEAU RUINÉ AVEC SA CASCADE ET DU PONT QUI Y CONDUIT

VUE DE LA FERME

VUE DES RUINES DU TEMPLE DE MARS

VUE DE L’ÎLE DES ROCHES ET DU MOULIN HOLLANDAIS

VUE DE LA HAUTEUR DU MINARET

VUE DE LA VIGNE ITALIENNE

VUE DU PONT DE BOIS

VUE DU CIRQUE OU DE LA NAUMACHIE

VUE DU BOIS DES TOMBEAUX

VUE DES DEUX PAVILLONS FRANÇAIS 

VUE DE LA TENTE TARTARE

VUE DU TEMPLE DE MARBRE BLANC

VUE DU PRINCIPAL PAVILLON ET DU JEU DE BAGUE

VUE  DES TENTES TURQUES

VUE DE LA SALLE DES MARRONNIERS