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lundi 26 août 2019

1053-UJM : VERMEIREN/RODIN, "RÉPLIQUES DE SOCLES"




- VERMEIREN Didier (né à Bruxelles en 1951), Sculpture, 1980, 
plâtre, 226 x 60 x 52,5 cm
Collection Musée des Arts Contemporains de la Communauté française
 Wallonie-Bruxelles au Grand-Hornu. 

- VERMEIREN Didier (né à Bruxelles en 1951), Sculpture, 1982,
plâtre, 215,5 x 30,2 x 30,2 cm, Paris, MNAM.


VOIR LA  VIDÉO (24 MN 02, 2018) DE L’UNIVERSITÉ JEAN MONNET DE SAINT- ÉTIENNE (UJM), 
CONFÉRENCE DE CELINE CADAUREILLE, "DIDIER VERMEIREN : DE LA COPIE AU RÉEMPLOI".











samedi 24 août 2019

1052-PASSERON (1833-1882), LÉPINOIS (1846-1903), FAMILLE LAURO, PHOTOGRAPHES




- LAURO Jean Baptiste (1844-1897), Portrait d'homme, recto, vers 1885-1887 (?),
inscriptions au recto, "B. Lauro (phylactère) - LB - Nice (phylactère)",
tirage albuminé de 9,2x5,7 cm sur carton de 10,5x6 cm, Collection personnelle.


DERNIÈRE MISE À JOUR DE CET ARTICLE : 27/03/2020




Charles PASSERON ou PASSERONI (1833-1882)

"Carolus Paulinus Passeron" est né à Saint-Martin-Lantosque (Saint-Martin-Vésubie, Alpes-Maritimes) le 23 avril 1833, fils de Petrus Passeron et Eufrosina Tardeyl (agriculteurs en 1843, lors de la naissance de leur second enfant, Paulus).

"Charles Passeroni" est signalé pour la première fois à Nice comme "photographe, 33 ans, célibataire" dans le recensement de la Ville de 1866 au 3, rue de l'Arc, domicile qu'il partage avec son frère "Paul, 23 ans" et sa mère "Euphrasie, 61 ans, veuve" (acte de décès du père non retrouvé).

"Charles Passeron, 34 ans, photographe" est  ensuite cité comme témoin de deux mariages le 13 mars 1867 dont celui de son frère Paul, "23 ans, peintre en bâtiment" (en présence de leur mère "Euphroisine Tardei" - ou "Tardeil" au décès de cette dernière en 1873).

Il est possible que Charles Passeron ait un atelier à son nom dans les années 1860 même si ce dernier n'est jamais cité dans les annuaires niçois. Je ne connais cependant pas de carton-photo portant son nom.

Charles Passeron n'est plus cité dans les registres d'état-civil jusqu'à la date de son décès, "photographe, célibataire, âgé de 48 ans", le 16 juillet 1882, à Nice au 20, rue Lunel.





Dominique Ernest LÉPINOIS (1846-1903)

TARBES

Dominique Ernest Lepinois est né à Tarbes (Hautes-Pyrénées) le 22 juillet 1846, fils de Claude Ignace Lepinois (né vers 1816/1817), menuisier et de Thérèse Filho (née vers 1823/1824).


MARSEILLE

Sa famille semble déménager, au plus tard dans les années 1860, à Marseille car c'est là que ses parents décéderont, sa mère le 10 août 1869 et son père le 24 février 1886.


NICE

"Ernest Lépinois, 27 ans, photographe" est cité une seule et unique fois à Nice, le 14 juin 1873, alors qu'il est témoin de l'acte de naissance de Joseph, fils du photographe Benoît Honoré Bonnet.

J'ignore la date et le lieu (Marseille, Nice ?) de la formation à la photographie d'Ernest Lépinois et sa date d'arrivée sur Nice. 
Est-il, en 1873, opérateur pour l'atelier que Benoît Honoré Bonnet a ouvert l'année précédente au 2, rue Paradis ? 
Ernest Lépinois quitte Nice, entre juin 1873 et juin 1876.


LIMOGES

La présence d'Ernest Lépinois est signalée en 1876 à Limoges. A cette date, il vit maritalement au 10, boulevard de la Pyramide, avec Léonarde Zélie Duclair (veuve Fournier, depuis 10 ans) et ses deux enfants, âgés de 22 et 20 ans.


- L'ATELIER FOURNIER (vers 1852-1866)

En effet, sa compagne, Léonarde Zélie Duclair, sans profession (née à Limoges le 17 juin 1836, fille de Pierre Duclair, menuisier, 1805-1843 et de Valérie Panik, 1805-1865), s'est mariée à 26 ans, le 7 octobre 1863, avec Antoine Florent Fournier, photographe, 45 ans (né à Limoges le 7 novembre 1817, fils de Jean Baptiste Fournier, teinturier, 1786-1842, et de Françoise Marguerite Clémence Barbe, 1796-1844). Ensemble, ils ont eu deux enfants, Jean Baptiste Lucien Fournier, né le 11 mai 1864 et Anne Fournier, née le 28 octobre 1865.

Antoine Florent Fournier a été un photographe primitif qui a exercé du début des années 1850 (1852 ?) à 1866. Il est en effet décédé le 12 mars 1866, à l'âge de 48 ans, au 10, boulevard de la Pyramide. 

De nombreuses photographies de son atelier sont connues, essentiellement des portraits mais également des vues urbaines parfois animées (CDV et grands formats), voire quelques natures mortes.

Les cartons-photos portant, "E. Fournier", j'ai d'abord pensé qu'Antoine Florent Fournier était parent et associé avec "E. Fournier" mais les recherches dans les registres d'état-civil restant vaines, j'ai fini par comprendre qu'Antoine Florent se faisait appeler "Eugène".

Les cartons-photos, dépourvus d'inscriptions au recto, portent sur fond blanc au verso,
- "E. Fournier. - 10, boulevart de la Pyramide, 10 - près la Banque. - Limoges."
- "E. Fournier - Photographe - 10, boulevart de la Pyramide - (près la Banque) - Limoges".



- FOURNIER Antoine Florent, dit "Eugène" (1817-1866), Portrait de couple, recto, vers 1865 (?),
aucune inscription au recto,
tirage albuminé de 9,5,5 cm sur carton de 10,5x6,2 cm, Collection personnelle.

- FOURNIER Antoine Florent, dit "Eugène" (1817-1866), Portrait de couple, verso, vers 1865 (?),
inscriptions au verso, "E. Fournier - Photographe - 10, Boulevart de la Pyramide - (près la Banque) - Limoges",
carton de 10,5x6,2 cm, Collection personnelle.


- L'ATELIER SOUCLIER (vers 1866/67-1873/74)

L'atelier de photographie est repris en 1866 ou 1867 (un carton daté de 1867) par le photographe Henri Joseph Souclier (voir l'article d'Hervé Lestang sur portraitsepia.fr). 

Henri Joseph Souclier est né à Paris (2ème arrondissement) le 16 mai 1833, fils de Louis Charles Souclier, fonctionnaire et de Clarisse Sylvie Parisot. 
Lorsqu'il s'est marié à Paris (9ème arrondissement), le 31 octobre 1863, son père était sous-chef de bureau à la Préfecture et sa mère, décédée. "Photographe, âgé de 30 ans", demeurant au 15, rue de Clichy, il a épousé Marie Valentine Baintejac (née à Angoulême le 24 octobre 1845), 18 ans, sans profession (ils n'auront pas d'enfant).

Avec elle, il a quitté Paris pour reprendre l'atelier Fournier à Limoges. Il y réalise essentiellement des portraits en studio mais également des portraits en extérieur, notamment de groupes. 

Ses cartons photos présentent sur des cartons à fond blanc, au recto bordé d'un liseré rouge, les inscriptions suivantes à l'encre rouge, "10 boult de la Pyramide -- Limoges", et au verso, à l'encre rouge :
- "Photographie du Centre - Limoges - Ancienne Maison Fournier" (un carton daté de 1867),
- "Photographie du Centre - Henry Souclier - Limoges - Ancienne Maison Fournier",
- "Henry Souclier - Photographie du Centre - Limoges - Ancienne Maison Fournier" (un carton daté d'avril 1871).

Il conserve l'atelier de Limoges jusque vers 1873 ou 1874, date à laquelle il repart à Paris (4, rue d'Orléans-Saint-Honoré, 6ème arrondissement). Son épouse y décède le 1er mai 1875, à l'âge de 29 ans. C'est une période difficile pour le photographe qui doit également affronter le décès de son père, 81 ans, le 19 décembre 1878 (16ème arrondissement).

Je ne connais ni la fin de carrière ni la date de décès d'Henri Souclier.



- SOUCLIER Henri Joseph (1833-?), Portrait de femme, recto, vers 1870 (?),
inscriptions au recto, "10, Boult de la Pyramide - - Limoges",
tirage albuminé de 9,4x5,6 cm sur carton de 10x5,9 cm, Collection personnelle.

- SOUCLIER Henri Joseph (1833-?), Portrait de femme, verso, vers 1870 (?),
inscriptions au verso, "Henry Souclier - Photographie du Centre - Limoges - Ancienne Maison Fournier",
carton de 10x5,9 cm, Collection personnelle.





- L'ATELIER LÉPINOIS (vers 1873/74-1901)

Ernest Lépinois a probablement quitté Nice pour Limoges et succédé à Henry Souclier dès 1873 ou 1874. Il est devenu titulaire de l'atelier avant de se mettre en ménage avec Léonarde Zélie. 

En 1876, Léonarde Zélie est enceinte d'Ernest Lépinois et elle va accoucher à 40 ans, boulevard de la Pyramide, de leur fils Henri Lépinois, le 2 janvier 1877. A cette occasion, Ernest Lépinois, 30 ans, est cité comme "photographe". Il est titulaire de l'atelier.

Ses cartons-photos sur fond blanc, beige ou jaune (numéros 3.000 à 6.000 - vers 1876-1882 ?) puis jaune ou orangé (numéros 7.000 à 8.000 - vers 1882-1884 ?) portent au recto, "E. Lépinois , Phot. -- Limoges" et au revers, "Artis Amica Nostrae - allégorie des Arts - Ernest Lépinois - Photographe - 10, Boulevard de la Pyramide, 10 - (A côté de la Banque de France) - Limoges".

Au début des années 1880 la résidence et l'atelier du 10, boulevard de la Pyramide (adresse attestée de 1863 à 1877) sont transférés au 6 bis, Cours Jourdan (adresse attestée de 1889 à 1892).

Les cartons-photos des années 1880 et 1890 portent :
- sur fond noir des inscriptions à l'encre dorée, avec au recto, "E. Lépinois. [Phot.] - - Limoges" et au verso, "Photographie - Et Art - E. Lépinois (signature oblique) - Cours Jourdan - Limoges" ou bien sa seule signature oblique (numéros 9.000 et suivants, vers 1885-1890 ?),
- sur fond jaune/beige, à l'encre brun/rouge, au recto, "E. Lépinois. Phot. - - Limoges" et au verso, "E. Lepinois (signature oblique et sans accent sur le "e") - Photographe - Cours Jourdan. 6bis. - près du Champ de Juillet - Limoges (numéros 15.000 et suivants, années 1890),
- sur fond gris, à l'encre brun/rouge, au recto, "Ernest Lépinois - Cours Jourdan, 6bis - Limoges" et au verso, "Ernest Lepinois (signature oblique sans accent sur le "e") - Photographe - Cours Jourdan, 6bis - Limoges (numéros 15.000 et suivants, années 1890 ?).

Le 21 septembre 1889, "Dominique Ernest Lépinois, photographe, âgé de 43 ans", épouse Léonarde Zélie Duclair, 53 ans et ensemble, ils reconnaissent leur fils Henri né en 1877.

Lorsque Anne Fournier se marie à son tour, à 26 ans, le 21 septembre 1892 (avec François Eloi - dit "Edouard" - Malinvaud, 35 ans, voyageur de commerce), son frère Lucien Fournier, âgé de 28 ans et habitant avec ses parents Cours Jourdan, 6, est son témoin et est qualifié à cette occasion de "photographe", ce qui prouve qu'à cette époque tout du moins, il travaille à l'atelier avec son beau-père.

La Société Photographique de Toulouse (1876-1910) cite "Lepinois (Ernest)" à Limoges de 1897 à 1901. 



- LÉPINOIS Ernest (1846-1903), Portrait de jeune fille, recto, vers 1877 (?),
inscriptions au recto, "E. Lépinois - Phot. -- Limoges",
tirage albuminé de 9,1x5,5 cm sur carton de 10,5x6,3 cm, Collection personnelle.

- LÉPINOIS Ernest (1846-1903), Portrait de Jeanne Delaruella, jeune fille, verso, vers 1877 (?),
inscriptions au verso, "Arts Amica Nostrae - allégorie des Arts - Ernest Lépinois - Photographe - 10, Boulevard de la Pyramide, 10 - (A côté de la Banque de France) - Limoges - - (n°) 3942",
inscriptions manuscrites, "Mds Delaruella Jeanne - tante de Lucienne Chabrol
carton de 10,5x6,3 cm, Collection personnelle.


- LÉPINOIS Ernest (1846-1903), Portrait de soldat du 7ème Régiment d'Infanterie, recto, vers 1890 (?),
inscriptions au recto, "E. Lépinois -- Limoges",
tirage albuminé de 9,2x5,7 cm sur carton de 10,4x6,2 cm, Collection personnelle.

- LÉPINOIS Ernest (1846-1903), Portrait de soldat du 7ème Régiment d'Infanterie, verso, vers 1890 (?),
inscriptions au verso, "Photographie Et Art - E. Lépinois (signature oblique) - Cours Jourdan - Limoges - (n°) 14051",
carton de 10,4x6,2 cm, Collection personnelle.



VITRY-SUR-SEINE

Je crois en effet que l'atelier limougeaud fonctionne jusque vers 1900/1901. A cette date, Ernest, Zélie et leur fils Henri déménagent au sud de Paris, à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne) pour une raison que j'ignore (métier de leur fils ?), laissant leur domicile du Cours Jourdan de Limoges à Anne, son époux et leur fils Fernand Hippolyte Malinvaud (né le 1er août 1893).

Ernest Lépinois est cité à trois reprises dans les registres d'état civil de Vitry-sur-Seine :

- lors du décès de son épouse Léonarde Zélie, à 66 ans, le 13 décembre 1902 où il est dit "sans profession, âgé de 56 ans", au 3, avenue de la République,

- lors du mariage de son fils Henri, 26 ans (électricien, le 1er septembre 1903, à Saint-Mandé, Val-de-Marne, avec Louise Claudina Greffet, 15 ans, sans profession) où il est qualifié de "photographe, âgé de 57 ans", demeurant au 6, avenue des Ecoles,

- lors de son décès, à 57 ans, "représentant de commerce", le 13 décembre 1902, au 10, Chemin latéral Nord.

Il est probable qu'Ernest Lépinois n'ait pas repris d'atelier photographique à Vitry-sur-Seine.





Jean Baptiste (1844-1897), Claude (1847-1907) et André (1875-1933) LAURO

"Gio Battista Lauro" est né à Nice le 28 août 1844 et à été baptisé à la cathédrale Sainte-Réparate le 1er septembre. Il est le fils d'Andrea (Joannes Battista) Lauro, cordonnier et d'Onorata (ou Onorina) Cabrié, couturière.

Son frère Claudio Lauro est pour sa part né à Nice, deux ans et demi plus tard, le 19 février 1847 et a été baptisé à la cathédrale Sainte-Réparate le 21 février.

Jean Baptiste (21 ans) et Claude (19 ans) sont qualifiés pour la première fois de "photographes", dans le recensement de 1866 alors qu'ils demeurent au 1, rue Sainte-Rosalie, avec leur père (né vers 1813 ; leur mère est décédée) et leurs deux autres frères, Pierre Honoré (26 ans, né à Nice le 23 mars 1840) et Adrien (16 ans, né à Nice le 19 novembre 1849). Le recensement de 1872 révèle la même situation.

Jean Baptiste Lauro épouse, le 31 juillet 1875, Françoise Rossi, 21 ans (née à Nice le 26 janvier 1854), avec notamment pour témoin le photographe Guillaume Bienmüller.
Le couple accueille leur premier enfant, André, le 7 septembre de la même année, au 7, rue Gioffredo (avec pour témoin à nouveau le photographe Guillaume Bienmüller).

Les deux frères sont opérateurs, probablement chez Guillaume Bienmüller. Cependant, si Jean Baptiste est cité dans le recensement de 1876 comme "employé" au 58, rue Gioffredo (à la même adresse que Guillaume Bienmüller), Claude est pour sa part signalé à cette date chez son père en tant que "marin". 

Jean Baptiste Lauro et son épouse ont ensuite un second enfant, Laurent, le 13 mai 1877, au 49, rue Gioffredo (avec pour témoin le photographe Pierre Ribaud).

Lorsque Claude Lauro (Nice 19 février 1947-Nice 30 mai 1907) se marie à son tour le 25 janvier 1879, il est à nouveau qualifié de "photographe". Il épouse, à 31 ans, Françoise Andriette Bovis, 26 ans, repasseuse (née à Nice le 22 février 1852).
Une fois marié, Claude Lauro arrête cependant la profession de photographe. Lors de la naissance de ses deux fils, Adrien Marius, le 8 décembre 1879 (au 25, rue Beaulieu) et Georges Joseph, le 5 février 1882 (au 25, rue Biscarra), il est désormais qualifié de "marchand de vins". 

Jean Baptiste Lauro ouvre pour sa part, vers 1880, un atelier à son nom au 11, avenue de la Gare. Cet atelier n'est révélé dans les annuaires niçois qu'à partir de 1883 mais le recensement effectué au début de l'année 1881 affiche déjà cette adresse pour sa famille. Dès le recensement de 1886, le numéro de l'adresse devient le n° 13.

Je n'ai pas connaissance de cartons-photos portant l'adresse avec le n° 11 et les annuaires affichent (dès 1883), "Lauro, J.-B, av. de la Gare, 13.". 

Ses cartons-photos des années 1880-1890 portent :
- sur carton à fond blanc, avec les inscriptions à l'encre dorée, au recto, "B. Lauro (dans un phylactère) - LB - Nice (dans un phylactère)" et au verso sur fond blanc et inscriptions à l'encre dorée ou rouge, "Photographie - Artistique - B. Lauro (signature oblique) - Nice - 13, Avenue de la Gare" (vers 1882-1884 ?),
- sur carton à fond noir et doré, avec les inscriptions à l'encre dorée, au recto, "B. Lauro (dans un phylactère) - LB - Nice (dans un phylactère)" et au verso sur fond blanc ou bleu clair et inscriptions à l'encre dorée ou rouge, "Photographie - B. Lauro (signature oblique) - Nice - 13, Avenue de la Gare" (vers 1885-1887 ?),
- sur carton à fond blanc, beige ou jaune avec parfois la tranche dorée, les inscriptions à l'encre rouge ou brune, avec au recto, "B. (ou JB) Lauro (signature) - Nice - 13 Avenue de la Gare (13.)" (ou seulement, Nice) et au verso,"Photographie - B. (ou JB) Lauro (signature oblique) - Nice - 13, Avenue de la Gare" (un carton daté de juillet 1888, un autre de mai 1892, vers 1888-1893 ?),
sur carton à fond beige, avec les inscriptions à l'encre brune ou grise, avec au recto, "J. B. Lauro (signature) - Nice - 13 Avenue de la Gare" et au verso,"Photographie (écriture néo-gothique) - B. Lauro (signature oblique) - 13, Avenue de la Gare - Nice" (vers 1894-1897).



- LAURO Jean Baptiste (1844-1897), Portrait d'homme, recto, vers 1885-1887 (?),
inscriptions au recto, "B. Lauro (phylactère) - LB - Nice (phylactère)",
tirage albuminé de 9,2x5,7 cm sur carton de 10,5x6 cm, Collection personnelle.

- LAURO Jean Baptiste (1844-1897), Portrait d'homme, verso, vers 1885-1887 (?),
inscriptions au verso, "Photographie - B. Lauro (signature oblique) - Nice - 13, Avenue de la Gare",
carton de 10,5x6 cm, Collection personnelle.


- LAURO Jean Baptiste (1844-1897), Portraits d'enfants, vers 1890 (?),
inscriptions au recto, "B. Lauro -- Nice.",
tirage de 14,5x10,2 cm sur carton de 16,3x10,7 cm, Collection personnelle.

- LAURO Jean Baptiste (1844-1897), Portraits d'enfants, vers 1890 (?),
inscriptions au verso, "Photographie - B. Lauro (signature oblique) - Nice - 13, Avenue de la Gare - N° 11771",
carton de 16,3x10,7 cm, Collection personnelle.


- LAURO Jean Baptiste (1844-1897), Portrait de famille, vers 1895 (?),
inscriptions au recto, "JB. Lauro -- Nice - 13, Avenue de la Gare",
tirage de 14,2x10 cm sur carton de 16,2x10,7 cm, Collection personnelle.

- LAURO Jean Baptiste (1844-1897), Portrait de famille, vers 1895 (?),
inscriptions au recto, "Photographie - JB. Lauro (signature oblique) - Nice - 13, Avenue de la Gare - N° 15083",
carton de 16,2x10,7 cm, Collection personnelle.




Jean Baptiste Lauro est régulièrement cité comme témoin de plusieurs mariages dans les années 1880 dont celui du photographe Jean Charles Achille Maniezzi en octobre 1884 et celui du photographe Pierre Alphonse Michel Régis en décembre 1888. Il n'est plus cité ensuite dans les registres d'état civil, sauf pour son décès, le 10 juin 1897, à près de 53 ans, au 13, avenue de la GareSon fils signataire de l'acte de décès, "André Lauro, 22 ans, photographe", va prendre la succession de l'atelier.

A 60 ans, Claude Lauro est pour sa part qualifié de "rentier" lors du décès de son fils Adrien Marius (26 ans, commerçant) le 15 janvier 1906 puis de "propriétaire" lors de son propre décès, le 30 mai 1907 (quartier du Var, maison Lauro). Son épouse, domiciliée au 13, avenue de la Gare à Nice, décédera à Cannes, le 27 décembre 1917, âgée de 63 ans.

Dans la rubrique professionnelle des annuaires niçois, le nom de "Lauro, J.-B" reste présent jusqu'en 1899 puis le prénom du père disparaît en 1900 ("Lauro"), le prénom du fils n'apparaissant qu'à partir de 1911, "Lauro A.".

Les premiers cartons-photos d'André Lauro (Nice 7 septembre 1875-Nice 21 janvier 1933) reprennent, au tournant du XX° siècle, la dernière version de ceux de son père :
sur carton à fond beige-rosé, les inscriptions à l'encre brune, avec au recto, "A. Lauro fils (signature) - Nice - 13, Avenue de la Gare" et au verso, "Photographie (écriture néo-gothique) - A. Lauro fils (signature oblique) - 13, Avenue de la Gare - Nice" (un carton daté de 1901).



- Publicité pour l'atelier d'André Lauro, parue dans les annuaires niçois 
(rubrique professionnelle) des années 1911 et 1912.




André Lauro, "photographe, demeurant à Cagnes", âgé de 43 ans, se marie à Cagnes-sur-Mer (Alpes-Maritimes) le 24 décembre 1918, avec Cécile Angélique Ancessy, sans profession, âgée de 55 ans (née le 21 novembre 1863 à Tlemcen, département d'Oran, Algérie).

Un mois plus tard, André Lauro est témoin du mariage de son frère Laurent (41 ans), à Nice, le 25 janvier 1919.

L'adresse de l'atelier niçois d'André Lauro reste 13, avenue de la Gare jusqu'en 1920, 3, avenue de la Victoire jusqu'en 1923 (l'avenue étant rebaptisée) puis 10, rue Maréchal Pétain (nouvelle adresse) jusqu'en 1937. 

André Lauro, "photographe", décède cependant à Nice le 21 janvier 1933, âgé de 57 ans, à son domicile du 10, Maréchal Pétain. Son épouse décédera à Nice le 25 septembre 1952, âgée de 89 ans. Son frère Laurent Lauro décédera pour sa part à Nice le 11 mars 1947.













mercredi 21 août 2019

1051-TSPÉ-MAXIME BOURGEAUX : PREZI BAC 2020




- THE KID (né en 1991), Too Young To Die ?, 2013,
vinyle, peinture à l'huile, matériaux divers, 139x115x60 cm, Paris, Galerie ALB,
Exopistion 2019, 'Liberté, liberté chérie", Nice, Galerie Port Lympia.
VOIR LES PREZI RÉALISÉS PAR MAXIME BOURGEAUX,
PROFESSEUR DU LYCÉE HENRI VINCENOT DE LOUHANS (SAÔNE-ET-LOIRE)






mardi 20 août 2019

1050-YANN HERVÉ : "BAUHAUS ET DANSE"




- SCHLEMMER Oskar (1888-1943), Danseurs aux échasses, 1927,
étude préparatoire pour la "Danse dite aux bâtons".


UN ARTICLE DE YANN HERVÉ
 PROFESSEUR D'ARTS PLASTIQUES
AU LYCÉE ANDRÉ MALRAUX DE BIARRITZ

LIRE ET TÉLÉCHARGER LE DOCUMENT DE YANN HERVÉ 
BAUHAUS ET DANSE

samedi 17 août 2019

1049-LES TRÉSORS DU NET : BLOGS D'ARTS PLASTIQUES




- CORDA Mauro (né en 1960), L'Exclu, détail, 1997,
bronze, bois et grillage, 77x200x87 cm, 
Exposition 2019, "Liberté, liberté chérie", Nice, Galerie Port Lympia.




Des sites inspirants à explorer pour le plaisir, tant pour leurs sujets de pratique artistique que pour leurs ressources culturelles...






















https://artpla.co/


























jeudi 8 août 2019

1047- ANTOINE SCHIER (?-?), ANTOINE MURRAYE (1855-1897), FRANÇOIS RANDRUP (1845-1899), PHOTOGRAPHES




- SCHIER Antoine (?-?) & SCHOEFFT Otto (1833-vers 1900), Portrait d'une mère et de sa fille, recto, vers 1865-1869, 
inscriptions au recto, "Schier & Schoefft",
tirage albuminé de 9,5x5,5 sur carton de 10,5x6,1 cm, Collection personnelle.


DERNIÈRE MISE À JOUR DE CET ARTICLE : 13/11/2020




- Antoine SCHIER (?-?)

Antoine Schier est un photographe autrichien (Vienne) dont la date de naissance et les débuts de carrière me sont inconnus. 

Il semble faire la plus grande partie de sa carrière à Alexandrie (Egypte), dès 1863-1865, associé au photographe hongrois Otto Schoefft (Pest 1833-Le Caire vers 1895/1900). 

Leurs cartons-photos, généralement en français, portent au recto (à gauche ou à droite), "Schier & Schoefft" et au verso, "SS - Schier & Schoefft - à Alexandrie." (un carton daté de décembre 1865, un carton daté de novembre 1867).



- SCHIER Antoine (?-?) & SCHOEFFT Otto (1833-vers 1900), Portrait d'une mère et de sa fille, recto, vers 1865-1869, 
inscriptions au recto, "Schier & Schoefft",
tirage albuminé de 9,5x5,5 sur carton de 10,5x6,1 cm, Collection personnelle.

- SCHIER Antoine (?-?) & SCHOEFFT Otto (1833-vers 1900), Portrait d'une mère et de sa fille, verso, vers 1865-1869, 
inscriptions au verso, "SS - Schier & Schoefft - à - Alexandrie.",
carton de 10,5x6,1 cm, Collection personnelle.




L'atelier de Schier et Schoefft est signalé rue de l'Eglise en 1867 puis 15, rue de la Mosquée en 1868 et ils possèdent également une succursale au Caire dans ces années-là ("Cabinet - Portrait - Schier & Schoefft - SS - Alexandrie & Caire").

"Antoine Schier, photographe de la cour d'Egypte à Alexandrie" réalise à cette époque un album intitulé, Souvenir d'Egypte, composé de vingt quatre types différents dont un exemplaire semble acheté par le prince Henri d'Orange-Nassau (Royaume des Pays-Bas et Grand Duché de Luxembourg) en novembre 1869 lors de l'inauguration du Canal de Suez  (voir l'album). 

Cette inauguration est également, pour Schier et Schoefft, l'occasion de photographier la Cour de l'Empereur d'Autriche François-Joseph. Ce dernier les récompense en leur attribuant la Croix d'or du mérite couronnée. 
L'album des vingt-quatre types égyptiens acquis par le prince d'Orange-Nassau portant déjà mention de cette récompense, peut laisser penser qu'il est postérieur à 1869. Ils photographient également Ferdinand de Lesseps et sa famille (vers 1869-1870).

Dès la fin des années 1860 ou le tout début des années 1870, les cartons photos de Schier & Schoefft comportent au verso, "armoiries turques - SS - Schier & Schoefft - à - Alexandrie - Photographes - de - S.A. le Prince Héréditaire - Le Muchir Méhémet Tewfik Pacha" (Tewfik ou Tawfiq Pacha ne deviendra khédive d'Egypte qu'à partir de l'été 1879).

Selon l'article d'Agnès Meszaros, Otto Schoefft (peintre) a peut-être été initié à la photographie par Carlo Naya à Venise dès 1858 et a travaillé avec lui dans cette ville jusque vers 1863-1865, date de son départ pour l'Egypte et/puis de son association avec Schier (Otto Schoefft in Egypt : a photograph from hungarian painters dynasty, Vizualizing the Orient, Prague, 2016 pp 193-214)

L'association prend fin au tout début des années 1870. Otto Schoefft s'installe au Caire puis part travailler à Vienne (Autriche - son atelier y est signalé dès 1872) et ne revient au Caire qu'en 1875 pour produire avec avec son ami Carlo Naya (1816-1882) plusieurs albums dont Le Caire Pittoresque, en 1876.

Carlo Naya semble avoir travaillé avec Otto Schoefft durant son séjour à Vienne et avoir participé à l'Exposition Universelle de 1873. Leurs cartons-photos portent notamment au verso, "Naya & Schoefft - Fotografi du S.M. Vittorio Emmanuele II - E di S.A.R. Il Vicere d'Egitto - Il solo stabilimento d'Italia premiato con - Medaglia d'Argento - all'Esposizione Universale du Parigi del 1867 - e con - Medaglia d'Oro - a quella di Groninga in Olanda Nel 1869 - Medaglia Del Progresso - E Del Buon Gusto - all'Esposizione Universale di Vienna 1873.". Carlo Naya, membre de la Société Française de Photographie, participera à Paris à la XI° Exposition de la S.F.P. en 1876, avec notamment des vues de Venise et 12 vues du Caire.

Il ne paraît pas certain que l'association entre Schier et Schoefft ait pris fin vers 1870-1872. Les deux photographes ont certes quitté l'Egypte pour quelques années mais leurs ateliers ont continué de fonctionner et, à leur retour, Schier et Schoefft sont peut-être restés un temps associés pour l'atelier d'Alexandrie. 
Certains cartons-photos égyptiens de Schier & Schoefft (à fond beige ou orangé) semblent en effet postérieurs à 1870 et dater davantage de la seconde moitié de cette décennie, "armoiries turques - Photographes - de - S.A. le Prince Héréditaire - Le Muchir Méhémet - Tewfik Pacha - Schier & Schoefft - à - Alexandrie - Décorés avec - la Croix d'or du Mérite Couronnée - par - SA. Maj. l'Empereur - d'Autriche". Des collections internationales datent d'ailleurs certains cartons conjoints vers 1875 voire plus tardivement.

Les cartons-photos des années 1870, portant le seul nom de Schier, offrent au recto, "Schier - croix d'or du mérite couronnée - Alexandrie" et au verso, "couronne impériale d'Autriche - Schier - Photographe de la Cour - à - Alexandrie - en - Egypte". 
Ceux d'Otto Schoeft portent au recto, "O. Schoefft -- Caire" et au verso," couronne impériale d'Autriche - O. Schoefft - Photographe - de - S.A. le Prince Héritier - Le Muchir Méhémet - Tewfik Pacha - au - Caire - croix d'or du mérite couronnée" ou "armoiries turques - O. Schoefft - Photographe - de - La Cour au Caire".

Alors que Schoefft part vers 1872 pour Vienne, Schier part, lui, pour la France et s'installe à Nice.

Il est en effet signalé à Nice, mais une seule fois, dans l'annuaire de 1873 (liste professionnelle des photographes, p 60), "Schier, Antoine, rue Pastorelli ou Longchamp.". 
Ses rares cartons-photos connus, mentionnant la ville de Nice, citent également Alexandrie : "couronne turque - Schier - Photographe de la Cour - Alexandrie - en - Egypte - Et A Nice". 


- SCHIER Antoine (?-?), Portrait de femme, recto, vers 1872-1873, 
inscriptions au verso, "Schier - dessin de la Croix du Mérite - Alexandrie.",
tirage albuminé de 9,4x5,7 cm, sur carton de 10,2x6,2 cm, Collection personnelle.

- SCHIER Antoine (?-?) & SCHOEFFT Otto (1833-vers 1900), Portrait d'une mère et de sa fille, verso, vers 1865-1869, 
inscriptions au verso, sous la couronne turque "Schier - Photographe de la Cour - Alexandrie - en - Egypte - Et A Nice". 
carton de 10,2x6,2 cm, Collection personnelle.


Après Nice (mais à quelle date ?), il est probable que Schier regagne Alexandrie pour quelques années puis quitte définitivement l'Egypte au début des années 1880, alors qu'Otto Schoefft reste au Caire.

Antoine Schier (s'il s'agit bien de la même personne) possède ensuite, dans les années 1880-1890, un atelier à Foksany (Focsani, Roumanie). Le verso de ses cartons porte une médaille cruciforme dominant les mentions "A. Schier - Décoré par SM - L'Empereur d'Autriche".

La date de décès d'Antoine Schier m'est inconnue.




- Marius Antoine MOURAILLE, MOURAGLIA ou MURRAYE (1855-1897)

Marius Antonio Mouraille est né à Nice (paroisse de Saint-Martin-Saint-Augustin) le 20 février 1855, fils de Vittore Mouraille, commerçant, et de Maddalena Rancurela.

Il est pour la première fois signalé à Nice en tant que "Marius Mouraille, 26 ans, photographe" lorsqu'il est témoin d'un mariage le 5 juillet 1881, et il signe "Mouraille". 

"Marius Antoine Mouraille"
se marie le même mois, le 14 juillet 1881, avec Ursuline Thérèse Donà, 23 ans, couturière (née à Nice sous le nom de Donati le 15 octobre 1857). 
Le père de Marius Antoine est alors propriétaire et sa mère est décédée (acte de décès non retrouvé). Son père et lui signent "Mouraglia" sur l'acte de mariage.

En décembre 1883, "Marius Mouraglia" est témoin de l'acte de déclaration du décès de sa cousine, ayant définitivement adopté ce nom (officieusement).

J'ignore pour quel(s) photographe(s) Marius Mouraglia travaille du milieu des années 1860 au milieu des années 1880. Sa carrière n'est révélée que par les actes d'état civil.

Le 9 février 1885, les époux Mouraglia ont un fils, Pierre Auguste Louis Mouraglia qui naît au 3, rue de Genève.

Les photographes Marius Mouraglia et Louis Novaro sont, en avril 1885, témoins de naissance du fils du photographe Pierre Ribaud.

Le fils de Marius Mouraglia, Pierre Auguste Louis, décède malheureusement le 28 février 1886, âgé d'un an et 19 jours.

Marius Mouraglia est cité comme témoin du mariage de sa cousine au deuxième degré en février 1887.

Dès 1886 (ou dès 1884, à la suite de Giletta et Gilly ?), il ouvre un atelier au 5, rue de Genève sous le nom de "Murraye". Cet atelier est signalé dans la liste professionnelle des annuaires niçois de 1887 à 1890 et une seule fois dans la liste alphabétique des habitants ("Murraye"), en 1887 (son nom, Mouraille, Mouraglia ou Murraye, étant le reste du temps totalement absent des annuaires). Je n'ai pas encore connaissance de cartons-photos portant son nom.

Il reste cependant photographe après la fermeture de son atelier. "Marius Mouraille, 38 ans, photographe" est d'ailleurs témoin d'un acte de décès en juin 1893.

Le 16 octobre 1897, "Marie Antoine Mouraille, marié à Ursule Donati, 43 ans, photographe" décède à l’hôpital civil de Nice. 



- François RANDRUP (1845-1899)

François Randrup naît en Suisse, à Neufchâtel le 3 novembre 1845, fils de Christian Randrup et de Marie Kempf.

Il est probable que le père de François Randrup soit la personne citée à Nice en septembre 1855, comme "Christian Randrup, danois, né à Copenhague, artiste en instruments" et en octobre 1857, comme "accordeur de pianos"  (AD06, registre des passeports, 1855 - Les Echos de Nice du 7 octobre 1857).

"François Randrup, 21 ans accomplis, photographe" est pour sa part signalé pour la première fois à Nice, le 20 janvier 1866, comme témoin de mariage de Marie Jeanne Sasso, photographe. Je ne connais rien de sa vie et de sa formation à la photographie avant cette date.

- En septembre 1872, François Randrup est témoin de naissance, 
- le 4 janvier 1879, il est témoin de mariage du peintre et photographe Julius Echtler, 
- en mars 1883, il est témoin de naissance avec le photographe François Bono, de la fille du photographe Joseph Antoine Messy, 
- et en octobre 1884, il est témoin, avec les photographes Joseph Silli et Jean Baptiste Lauro, du mariage du photographe Jean Charles Achille Maniezzi.

"François Randruk (sic), photographe, célibataire, 25 ans, allemand" (il est suisse et a 30 ans) est cité dans le recensement de la Ville de 1876 au 7, rue Centrale puis "François Randrup, 45 ans, étranger, photographe" (il a 40 ans) est cité dans celui de 1886 au 8, rue Sainte-Réparate.

François Randrup se marie à 43 ans, le 21 février 1889, avec Marie Magdeleine Moschetti, 50 ans, rentière (née à Moulinet, Alpes-maritimes, le 19 août 1838 - elle est la veuve du photographe Joseph Silli).

Le couple est ensuite cité dans les recensements de la Ville de Nice de 1891 et de 1896, au 43 puis au 45, avenue de la Gare, François Randrup étant qualifié de "photographe" en 1891 mais de "rentier" en 1896. 

En 1892 et 1893, François Randrup "photographe" est d'autre part signalé comme témoin de naissance (février 1892), de mariages (octobre 1892 et décembre 1892) et de décès (décembre 1892 et avril 1893) mais il est qualifié de "rentier" en 1895 alors qu'il est témoin de naissance.

Il semble n'avoir jamais ouvert d'atelier à son nom et avoir travaillé comme opérateur.

François Randrup, "photographe", décède le 1er décembre 1899, à l'age de 54 ans, à Nice, au 45, avenue de la Gare. L'un des témoins de l'acte de décès est le photographe Jean Maniezzi. 
Peut-être François Randrup a-t-il travaillé avec Jean Maniezzi (dans la période 1886-1899 ?), ce dernier ayant son atelier et son domicile au 41, avenue de la Gare ?

Un autre élément troublant réside dans le fait que "Randrup" (comme "Silly") est cité parmi les photographes de Vichy dans l'Aide-Mémoire de Photographie de 1897 à 1905 (l'abonnement continuant après son décès). A-t-il effectué des saisons à Vichy à la suite du décès de Joseph Silli (1886) ou de son mariage avec la veuve Silli (1889) ? A-t-il été l'un des assistants de Joseph Silli auparavant ?

L'épouse de François Randrup, Marie Magdeleine (née Moschetti), décédera pour sa part à Nice, le 23 août 1931, à l'âge de 93 ans. Son corps et celle de son second époux reposent à Nice, au Cimetière du Château, sous le nom de "Randrupp" (sic).











vendredi 2 août 2019

1046-ARISTIDE (1845-1919), FÉRAUD (1855-1907), GARACH (1851-1916), PHOTOGRAPHES




- ARISTIDE (?-?), Portrait d'homme, recto, vers 1863-1865 (?),
aucune inscription au recto,
tirage albuminé de 9x5,2 cm sur carton de 10,3x5,9 cm, Collection personnelle.



DERNIÈRE MISE À JOUR DE CET ARTICLE : 28/07/2020



Jean Pierre Louis ARISTIDE (1845-1919)

Jean Pierre Louis Aristide est né à Saint-Pons (Hérault), le 8 août 1845, de Jean Pierre Louis Aristide, "30 ans, marchand quincailler" et de Marguerite Barthés, "31 ans, sans profession".

Ce photographe peut-il être mis en relation avec l'atelier parisien,  "Aristide et Cie, photographes", signalé uniquement en 1864 (Annuaire-Almanach de du Commerce de Paris, 1864 pp 1504, 1044 ; annuaires absents de 1865 à 1869) à l'adresse du 7, rue Vivienne, dans le 2ème arrondissement (à la suite de Florentin Harmand, 1856-1863) ? 
Cet atelier réalise des portraits, diffuse des gravures de portraits historiques et de paysages (lieux saints de Jérusalem) et réalise des natures mortes.



- ARISTIDE (?-?), Portrait d'homme, recto, vers 1863-1865 (?),
aucune inscription au recto,
tirage albuminé de 9x5,2 cm sur carton de 10,3x5,9 cm, Collection personnelle.

- ARISTIDE (?-?), Portrait d'homme, verso, vers 1863-1865 (?),
inscriptions au verso, dans un médaillon formé notamment de palmes et intégrant une médaille de la Légion d'Honneur, "Photographie Inaltérable - Aristide & Cie - 7, Rue Vivienne, 7 - Paris", 
carton de 10,3x5,9 cm, Collection personnelle.


Hervé Lestang (portraitsepia.fr) signale pour sa part mis une carte de visite portant au verso, sans mention de lieu, "P. Aristide - Photographe - Portraits et Vues." - Photographie à domicile. - rue...".

Jean Pierre Louis Aristide, "19 ans, photographe" (il a en fait 20 ans) est signalé seul à Nice, dans le recensement de la Ville de 1866, au 7, rue Cassini (dans la même rue que le photographe François Rosselli, au n° 12).

Je n'ai pas connaissance de cartons-photos niçois portant son nom.

Célibataire, il décède à Nice, à l'âge de 74 ans, le 19 février 1919, au 16, rue Saint-Philippe.

Je ne connais rien de sa vie et de sa carrière entre son premier et son dernier signalement à Nice. "M. Aristide, notre photographe distingué" est cependant cité à Monaco en 1892 (Le Courrier de Cannes du 9 juillet 1892 p 2).




Gustave FÉRAUD (1855-1907) et Charles FÉRAUD (1856-?)  

Gustavo Giuseppe Felice Celestino Giovanni Maria Feraud est né à Nice le 12 avril 1855 et a été baptisé à l'église Saint-Pierre d'Arène le 15 avril. Il est le fils de Gaspare Feraud, cafetier et de Giulia Perrot, sans profession.

"Gustave Féraud" (comme il signe) est signalé dans cette ville en tant que "photographe", âgé de 22 puis de 23 ans, lorsqu'il est témoin du décès de son cousin puis de sa cousine, respectivement en février et octobre 1878.

En 1881, Gustave Féraud "26 ans, photographe" est cité dans le recensement de la Ville de Nice au 15, rue Meyerbeer, avec sa mère (son père est décédé), sa tante et son frère Charles, "25 ans, cuisinier".
Son frère Giuseppe Carlo Mario Feraud est né le 31 août 1856 et a été baptisé à Saint-Pierre d'Arène le 4 septembre.

Le 26 novembre 1881, Gustave Féraud a avec Thérèse Buob (née à Heiteren, Alsace, le 12 septembre 1858), un enfant hors mariage, Julie, au 21, rue Delille. 
Cette dernière décède malheureusement à 8 mois, le 1er août 1882, au 22, rue Meyerbeer.

Gustave Féraud, 27 ans et Thérèse, 24 ans, officialisent cependant leur union à Nice, le 28 novembre 1882.
Le mariage a lieu le même jour que celui de son frère Charles Féraud (avec Marie Lacaze, née à Luzenac, Ariège, le 29 juin 1858) et ils ont les mêmes témoins dont le photographe Charles Garach qui habite également 22, rue Meyerbeer.

Gustave et Thérèse Féraud ont ensuite un second enfant, Adélaïde Marie, le 24 juin 1883, avec à nouveau pour témoin le photographe Charles Garach.

J'ignore pour quel(s) photographe(s) travaillent à cette époque Gustave Féraud et Charles Garach.

En 1886, Gustave Féraud ouvre son propre atelier au n°5, rue de la Paix (liste professionnelle des annuaires niçois de 1887 à 1890). Le numéro 5 devient le n°11 en 1890 (annuaire de 1891), le n° 15 en 1891 et enfin le n° 27 de 1899 à 1908 (annuaires de 1900 à 1908).

Le couple Féraud a un autre enfant, Charles Alexis le 14 janvier 1889 au 22, rue Meyerbeer. 

Dans le recensement de la Ville de Nice de 1891, Gustave Féraud, "36 ans, photographe" est signalé rue Meyerbeer avec son épouse Thérèse enceinte et leurs deux enfants, "Adèle" (Adélaïde), 8 ans et Charles, 2 ans. 
Gustave, "photographe" est cité (par erreur ?) à nouveau dans l'appartement voisin avec son frère Charles Féraud dit désormais "photographe" (mais sa femme Marie n'est pas citée) et "Julien Féraud, 69 ans, photographe" est en réalité Julie Féraud leur mère (née vers 1821).
Il est probable que son frère et sa mère (?) travaillent avec Gustave Féraud dans son atelier de la rue de la Paix.

Thérèse Féraud accouche de Julie Eugénie Antoinette le 14 avril 1891 au 21, rue Meyerbeer. 

Gustave Féraud est signataire de l'acte de décès de sa belle-sœur Marie, 34 ans, au 21, rue Meyerbeer, le 16 mai 1892, est témoin du mariage de Joseph Novaro (demi-frère du photographe Louis Novaro) en octobre 1894, est témoin d'un décès en janvier 1895, d'une naissance en avril 1896 et du mariage du photographe Costa Élisée en avril 1898. Il est également cité comme photographe avec sa femme et ses enfants dans le recensement de la Ville de 1896. C'est enfin lui qu'il faut reconnaître sous le nom de "Faraud Gustave", en tant que témoin de mariage d'un cousin par alliance en juillet 1897.

Gustave Féraud est cité dans la liste des principaux photographes publiée par la Société de Photographie de Toulouse, de 1897 à 1901.

Ses cartons-photos affichent au recto (verso souvent nu) :
- l'adresse du "5, rue de la Paix" dès 1886 
- puis dès 1891, "G. Feraud - 15, rue de la Paix - & rue d'Angleterre, Nice" ou "G. Féraud, 15 Rue de la Paix, Nice - et Rue d'Angleterre" 

- puis au tournant du XX°siècle, "G. Féraud - Nice" et "G. Féraud - Rue de la Paix, 27 - (Villa Anaïs) Nice" (un carton daté de septembre 1903).

L'atelier perdure jusqu'à fin 1907-début 1908. Gustave Féraud décède en effet le 24 juillet 1907 à Lucéram (Alpes-Maritimes). Il est dit "photographe, âgé de 52 ans, domicilié à Nice au 27, rue de la Paix". Il aura été photographe pendant plus de 30 ans.


[A noter, l'existence d'un photographe marseillais du nom de Féraud cité dans l'Indicateur Marseillais de 1871 au 3, rue Pisançon ; ses cartons-photos portent au revers, "Photographie des Vues de Marseille - D. Féraud - 3, Rue Pisançon. Rue de Rome."]


- FERAUD Gustave (1855-1907), Portrait de femme, recto, années 1890,
"G. Féraud - 15, Rue de la Paix & Rue d'Angleterre, Nice",
tirage de 9,4x5,9 cm sur carton de 10,5x6,3 cm, Collection personnelle.

- FERAUD Gustave (1855-1907), Portrait de femme, verso, années 1890,
verso nu, carton de 10,5x6,3 cm, Collection personnelle.





Charles GARAC ou GARACH (1851-1916)

Carlo Elena Garac est né à Nice le 30 novembre 1851 et a été baptisé à Saint-Pierre d'Arène le 2 décembre. Il est le fils de Pietro Garac, domestique et de Francesca Sburlati, serveuse.

Charles Garac épouse à 18 ans (mineur), le 21 mai 1870, Madeleine Martin, 20 ans, couturière (née à Nice le 9 février 1850). Charles est alors "épicier" et travaille avec ses parents.
Madeleine est enceinte et accouche, le sept septembre 1870, d'Horace, au 9, avenue du prince Impérial.

La mère de Charles, "54 ans, épicière", décède le 19 novembre 1878.

"Charles Garach", 27 ans, est cité pour la première fois en tant que "photographe", en avril 1879 lorsqu'il est témoin de naissance, avec le photographe Honoré Bonnet.
Entre 1870 et 1879, son nom s'est augmenté d'un "h" final, il s'est formé à la photographie et travaille dans ce domaine sans que je sache pour qui.

En 1881, il est cité dans le recensement de la ville, "30 ans, photographe", avec sa femme Madeleine Martin, 29 ans, désormais cuisinière et leur fils Horace, 11 ans, au 15, rue Meyerbeer, dans un appartement voisin du photographe Gustave Féraud. 
En 1882, il assiste d'ailleurs aux deux mariages de Gustave Féraud et de son frère Charles Féraud et en juin 1883, il est témoin de naissance de la fille du photographe Gustave Féraud.

En novembre 1883, Charles Garach est signataire de l'acte de décès de sa sœur Marie, célibataire, âgée de 28 ans.

Il est cité dans les registres d'état civil de 1885-1887 comme témoin de deux naissances et d'un décès.

Charles Garach ouvre un atelier de photographie à son nom, au 6, rue de Rome, en 1887 mais ce dernier semble n'exister que pendant cinq ans (liste professionnelle des annuaires niçois de 1888 à 1891), voire deux ans (liste alphabétique des annuaires), avec le photographe Paul Faraut comme successeur.
Je n'ai pas connaissance, à ce jour, de cartons-photos niçois portant le nom de Charles Garach.

Entre 1888 et 1893, Charles Garach, "photographe" est témoin et signataire des actes de quatre naissances dont, à 40 ans, celle d'un fils du photographe Joseph (dénommé Paul) Faraut, en avril 1892.

Lors du premier mariage de son fils le 10 février 1895, à Saint-Laurent-du-Var, Charles Garach (comme Horace) est désormais qualifié de "négociant" puis, dans le recensement de la Ville de Nice de 1896, au 5, rue Lépante, "Charles Garac" est qualifié de "commerçant". 

Il semble donc avoir cessé la profession de photographe vers 1894, à l'âge de 42 ans environ.

Lors du remariage (après divorce) de son fils à Nice, le 18 octobre 1909, Charles est désormais qualifié de  "rentier" (il a 57 ans) et Horace, "d'agent d'affaires".

"Charles Garac, rentier", âgé de 64 ans, décède à son domicile niçois, route du Var, Chalet Madeleine, le 10 février 1916.