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mardi 23 juillet 2019

1042-"MIROIRS, REFLETS DE L'ÊTRE HUMAIN", ZURICH, 2019




- COWPER Frank Cadogan (1877-1958), Vanité, 1907
 huile sur toile, 75,1 x 38,1 cm, Royal Academy of Arts, London.



VOIR LA VIDÉO (5 MN 10, 2019) PAR VERNISSAGETV,
DE L'EXPOSITION, MIROIRS, REFLETS DE L'ÊTRE HUMAIN,
MUSEUM RIETBERG, ZURICH, 17 MAI-22 SEPTEMBRE 2019.














lundi 15 juillet 2019

1040-HALFF (VERS 1839-?), GIRAL (1839-?), RIBAUD (1850-APRES 1911), SABATINI (?-?), PHOTOGRAPHES




- SABATINI A. (?-?), Portrait de femme, recto, vers 1887-1888 (?),
aucune inscription au recto,
tirage albuminé de 5,5x9,1 cm sur carton de 6,4x10,5 cm, Collection personnelle.





Henri ou Henry HALFF ou ALFF (vers 1839-?)

Henri Halff est né vers 1839 à Haguenau (Bas-Rhin) mais je n'ai pas retrouvé son acte de naissance dans cette ville. Je n'ai aucune connaissance de sa vie avant ses 26 ans.

"Henri Halff" est signalé pour la première fois à Nice comme "photographe, âgé de 26 ans", le 3 octobre 1865, à l'occasion de la naissance de son fils Henri Louis Halff, au 9, rue Gioffredo.

Il vit alors, sans être marié, avec "Françoise Rose Antoinette Laffon", 23 ans (née à Paris vers 1842, repasseuse). 

Le recensement de la Ville de Nice de 1866 cite "Henry Alff, 26 ans, photographe" et "Françoise Lafon, 22 ans" au 14, place Charles-Albert mais pas leur enfant (ce dernier n'est pas signalé dans les actes de décès, le mariage des parents non plus).

Le nom de famille n'est pas cité dans les annuaires niçois de l'époque. Je n'ai pas connaissance de cartons-photos portant son nom.
Je n'ai retrouvé aucune trace postérieure à 1866 de ce photographe sur Nice. 
Je ne connais pas la suite de la carrière ni la date de décès dd'Henri Halff.




Jules GIRAL (1839-?)

Jules Giral est né à Puylaurens (Tarn) le 6 avril 1839, de Jean Giral, potier et de Marie Isnart.

Je ne connais rien de son adolescence ni de sa formation à la photographie.

Jules Giral est pour la première fois signalé à Nice le 4 mai 1867 comme "photographe, âgé de 28 ans", le jour de son mariage avec Angèle Antoinette Clémence Trestour, 24 ans (née à Roquebillère, Alpes-Maritimes, le 21 novembre 1842), domestique (parents décédés).
Les parents de Jules Giral sont absents mais toujours domiciliés à cette date à Puylaurens.
Les témoins de mariage de Jules Giral sont notamment les photographes Pierre Ferret et Louis Busino.

Le 11 octobre de la même année 1867, naît leur fille Eulalie Césarine au 10, rue Gioffredo. Jules Giral, "photographe", signe "Giral" sur l'acte de naissance, comme sur l'acte de son mariage.

Le nom de Jules Giral est totalement absent des annuaires niçois.

En juin 1870, Jules Giral, "photographe" est une dernière fois cité à Nice comme témoin du décès du photographe François Raimbert âgé de 22 ans (né à Grasse le 20 janvier 1848 - cité à Nice en 1868 comme témoin de naissance - décédé à Nice, quartier Longchamp, maison Ratarel, le 11 juin 1870).

Je n'ai pas connaissance de cartons-photos portant le nom de Jules Giral. Il est probable qu'il ait été employé dans un atelier ; il s'agit peut-être celui de Pierre Ferret (6, rue Gioffredo), du fait de l'adresse familiale de Jules Giral dans la même rue (10, rue Gioffredo) et de la présence de Pierre Ferret comme témoin de son mariage.

Jules Giral et sa famille semblent quitter Nice vers 1870, leurs noms n'apparaissant plus dans les actes d'état civil postérieurs à cette date. Je n'ai pas connaissance de la suite de la carrière ni la date de décès de Jules Giral.




Pierre RIBAUD (1850-après 1911)

Pietro Ribaud est né à Nice le 27 septembre 1850, fils de Stefano Ribaud et de Vittoria Alech, cultivateurs.

Il est cité pour la première fois comme "photographe, âgé de 21 ans" dans le recensement de la Ville de Nice de 1872, vivant avec ses parents Stéphane Ribaud et Victoire Alech, domestiques, au 4, rue Centrale.

Le 19 mai 1872, Pierre Ribaud se marie, en présence de ses parents et de ses beaux-parents domiciliés à Nice, avec Marie Joséphine Icard, 29 ans, couturière, née à Nice le 29 octobre 1842.

Le couple va avoir quatre enfants : Victoria, le 9 avril 1877 au 7, rue du Pont Neuf (l'un de ses témoins de naissance est le photographe Jean Baptiste Lauro), Victor, le 24 août 1879 au 1, rue Pastorelli, Joseph Etienne le 9 juillet 1883 au 25, rue Delille, Louis Joseph, le 24 avril 1885 au 16, rue du Collège (les témoins de sa naissance sont les photographes Marius Mouraglia et Louis Novaro).

Dans tous les actes d'état civil des années 1870 et 1880, Pierre Ribaud (qui signe "Ribaud") est toujours qualifié  de "photographe". Il est à cette époque témoin de deux mariages (1873 ; 1881, avec les photographes Victor Genet et François Bono), de huit naissances (1873, naissance du fils du photographe Jean Baptiste Depetris ; 1877, naissance du fils du photographe Jean Baptiste Lauro ; 1878 ; 1882 ; 1883 ; 1884 ; 1886, naissance du fils du photographe Joseph Luzzatto) et d'un décès (1890, celui de son oncle).

Pendant toutes ces années (1872-1889), il est probable que Pierre Ribaud n'est pas à son compte mais travaille dans un ou plusieurs ateliers de photographie. Son adresse personnelle n'apparaît jamais dans les listes alphabétiques des habitants des annuaires niçois.

Un atelier de photographie au nom de Pierre Ribaud n'apparaît qu'en 1890 dans les annuaires niçois dans la rubrique professionnelle des photographes, "Ribaud, rue Pertinax, 30" et à l'adresse des habitants, "Ribaud, P., photogr., r. Pertixax, 30" puis en 1891 à l'adresse des habitants seulement.
L'atelier n'a-t-il duré que de 1889 à 1890/91 ou n'est-il plus cité dans les annuaires, comme l'adresse de sa résidence ?

Dans le recensement de la Ville de Nice de 1891, Pierre Ribaud "41 ans, photographe", sa femme Joséphine "47 ans, couturière" et ses enfants "Victorine" (Victoria), 14 ans, Joseph (Joseph Etienne), 7 ans et "Lucien" (Louis Joseph) 5 ans sont encore cités au 30, rue Pertinax. Son fils Victor, 11 ans n'est pas nommé (aucun acte de décès retrouvé à son nom entre 1879 et 1891).

Dans le recensement de la Ville de Nice de 1896, avec Pierre Ribaud "photographe" et son épouse Joséphine, leurs seuls enfants cités sont, Joseph (Joseph Etienne), 13 ans et Louis (Louis Joseph) 11 ans au 19, avenue Villermont. Son fils Victor, 11 ans n'est à nouveau pas cité et sa fille Victoria ne l'est plus mais elle a déjà 20 ans à cette date.

Dans les années suivantes, Pierre Ribaud abandonne le métier de photographe pour prendre ou reprendre celui de menuisier. Faut-il voir un lien avec le "Ribaud, menuis., ruelle des Prés, 3" uniquement cité dans la liste des habitants de 1892 ?
Pierre Ribaud est qualifié de "menuisier" (de même que son fils Louis Joseph) à la date du décès de son épouse Marie Joséphine Icart, âgée de 66 ans, le 28 septembre 1908, au 4, place Defly. 
Pierre Ribaud, 61 ans est à nouveau qualifié de "menuisier" lors du mariage à Nice de son fils Louis Joseph, "mécanicien" désormais, âgé de 26 ans, le 7 octobre 1911.
Il est à noter que le nom de Pierre Ribaud comme sa fonction de menuisier sont systématiquement absents des listes professionnelles et alphabétiques des annuaires niçois.

Je n'ai pas retrouvé sur Nice l'acte de décès de Pierre Ribaud.




A. SABATINI (?-?)

Je connais peu de choses sur le photographe Sabatini. j'ignore son prénom, sa date de naissance, le lieu où il s'est formé à la photographie.

Je ne connais que son épisode niçois et d'une manière partielle car il n'est mentionné dans aucun acte d'état civil et dans aucun recensement.

"A. Sabatini" semble ouvrir un atelier à Nice entre 1879 et 1882 (annuaires niçois absents). Ce dernier est cité dans la liste professionnelle de l'annuaire de 1883 (Collection privée Didier Gayraud), au 14, rue Saint-François de Paule, à la même adresse que les photographes Louis Novaro & Charles Croes.

L'atelier de Sabatini disparaît cependant des annuaires dès 1884, n'ayant probablement duré que 4 ou 5 ans, de 1879 ou 80 à 1883.

A ce jour, je n'ai connaissance d'aucun carton-photo au nom de A. Sabatini comportant l'adresse de la rue Saint-François-de-Paule.

Le nom de "Sabatini, A." réapparaît dans l'annuaire de 1888 mais cette fois, rue Chauvain, au n° 5 (atelier) dans la liste professionnelle et au n° 7 (résidence) dans la liste des habitants, pour disparaître définitivement des annuaires niçois dès l'année suivante.

Quelques cartons-photos datant des années 1887-88 sont conservés, affichant au verso, sur un fond jaune ou orangé, un tampon horizontal à l'encre rouge ou bleue portant les indications suivantes : "Sabatini - Peintre Photographe - Portrait Grandeur nature, Reproductions & Paysages - 5, rue Chauvain, 5 - Nice".

Je ne sais rien de la suite de la carrière d'A. Sabatini et j'ignore sa date de décès.



- SABATINI A. (?-?), Portrait de femme, recto, vers 1887-1888 (?),
aucune inscription au recto,
tirage albuminé de 5,5x9,1 cm sur carton de 6,4x10,5 cm, Collection personnelle.

- SABATINI A. (?-?), Portrait de femme, verso, vers 1887-1888 (?),
inscription, au verso, "Sabatini - Peintre Photographe - Portrait Grandeur nature, Reproductions & Paysages - 5, Rue Chauvain, 5 - Nice",
carton de 6,4x10,5 cm, Collection personnelle.


- SABATINI A. (?-?), Portrait de femme, recto, vers 1887-1888 (?),
aucune inscription au recto,
tirage albuminé de 5,7x9,2 cm sur carton de 6,3x10,5 cm, Collection personnelle.

 - SABATINI A. (?-?), Portrait de femme, verso, vers 1887-1888 (?),
inscription, au verso, "Sabatini - Peintre Photographe - Portrait Grandeur nature, Reproductions & Paysages - 5, Rue Chauvain, 5 - Nice",
carton de 6,3x10,5 cm, Collection personnelle.


- SABATINI A. (?-?), Portrait de militaire du 111ème Régiment d'Infanterie, recto, vers 1887-1888 (?),
aucune inscription au recto,
tirage albuminé de 5,7x9,3 cm sur carton de 6,3x10,4 cm, Collection personnelle.

- SABATINI A. (?-?), Portrait de militaire du 111ème Régiment d'Infanterie, verso, vers 1887-1888 (?),
inscriptions au verso, "Sabatini - Peintre Photographe - Portrait Grandeur nature, Reproductions & Paysages - 5, Rue Chauvain, 5 - Nice",
carton de 6,3x10,4 cm, Collection personnelle.


















 



mercredi 10 juillet 2019

1039-CARTIÉ (1842-APRÈS 1908) & BONTET (VERS 1836-?), ARDOIN (1839-1871), CIAIS (1855-VERS 1885), PHOTOGRAPHES




- CIAIS Séraphin (1855-vers 1885), Portrait d'homme, recto, vers 1885 (?),
inscriptions au recto, "Ciais, photogr. -- Nice",
tirage albuminé de 5,6x9,1 cm sur carton de 6,3x10,4 cm, Collection personnelle.





Arsène Drozin CARTIÉ (1842-après 1908) & Raymond BONTET (vers 1836-?)

Arsène Drozin Cartié est né à Connantre (Marne) le 7 mars 1842, fils d'Eugène César Cartié et de Sophie Apolline Violette. Il est le troisième enfant d'une famille qui sera composée de 3 fils et 2 filles. 

Arsène Drozin Cartié semble se former à la photographie dès ses 17-19 ans (?), à Paris, dans l'atelier de Pierre Petit puis accompagner ce dernier lors de ses saisons et déplacements, notamment à Nice. Pierre Petit est notamment présent à l’Exposition des Beaux-Arts de Nice de 1861 (décembre 1861-mars 1862) et son nom apparaît dans les annuaires niçois des années 1862 et 1863 : "Petit, promenade des Anglais". 

Arsène Cartié a 20 ans lorsque avec Catherine Conzelmann, 25 ans, rentière (née vers 1857, à Ribeauvillé, Alsace), sans être mariés, ils ont un premier enfant, Arsène Eugène, qui naît à Nice le 9 novembre 1862. 
Les témoins de naissance sont les photographes Raymond Bontet, 26 ans (né vers 1836), et Antoine Rossi.

Le 16 novembre 1862, le Journal de Monaco révèle l'ouverture de l'atelier Cartié & Bontet à Nice, au 4, place du Jardin Public.



- Article du Journal de Monaco du 16 novembre 1862.





Malheureusement, le fils d'Arsène Drozin Cartié, Arsène Eugène, âgé de 2 mois, décède à Nice, le 2 janvier 1863 au 4, Jardin Public. L'associé d'Arsène Drozin Cartié, Raymont Bontet, est à nouveau l'un des témoins de l'acte.

L'atelier du 4, Jardin Public est repris au cours de l'année 1863, par Sérène Lemière.

Je n'ai pas connaissance de cartons photos niçois aux noms de "Cartié & Bontet" et j'ignore tout de la suite de la vie et de la carrière de Raymond Bontet.

Par contre, grâce aux recherches d'Hervé Lestang (portraitsepia.fr/), j'ai connaissance de la suite de la vie et de la carrière d'Arsène Drozin Cartié.

Après Nice, Arsène Drozin Cartié retourne dans sa commune natale de Connantre (Marne), avec son épouse, à nouveau enceinte.
C'est là qu'ils ont un deuxième enfant, Lucien Arsène qui naît le 29 octobre 1863. A cette occasion, Arsène Drozin Cartié est qualifié de ''fabricant de bas" (comme son père, son oncle maternel, son frère aîné et sa belle-soeur), probablement employé dans l'entreprise familiale.

Il semble cependant qu'Arsène Drozin Cartié, cumule, dès 1868, les deux métiers ambulants de photographe et de bonnetier dans le département de l'Yonne.
Le couple Cartié a ainsi quatre nouveaux enfants dans ce département : Blanche Lucie, le 7 septembre 1868 à Parly, Alice Lucie, le 13 octobre 1869 à Egleny, Arsène Lucien, le 1er octobre 1873 et Henriette Blanche Alice, le 30 décembre 1874, à Saint-Aubin-Château-Neuf (Archives départementales de l'Yonne).
Arsène Drozin Cartié est dit "photographe" dans les déclarations de naissance de 1868, 1873 et 1874 mais "bonnetier" dans celle de 1869 (il signe, "A. Cartié").

En 1884, la famille réside désormais à Romilly-sur-Seine (Aube), rue Sainte-Colombe où Arsène Drozin Cartié, 42 ans, "photographe" (en présence de ses parents âgés) et Catherine Conzelmann, 46 ans, sans profession, enceinte à nouveau, se marient le 31 mai 1884 et reconnaissent leurs enfants (Archives départementales de l'Aube).

Un nouvel enfant voit le jour à Romilly le 14 août 1884, Léonie Marie Appoline Lucile, mais elle décède malheureusement à 11 jours, le 25 août du même mois, rue Sainte-Colombe. 

Le 5 octobre 1889, Arsène Cartié, marie sa fille Alice Lucie, 19 ans et 11 mois, à Romilly, avec François Peillon, 41 ans, caissier parisien (10ème arrondissement), veuf d'un premier mariage.

Si Arsène Drozin Cartié est systématiquement qualifié de "photographe" dans tous les actes d'état civil de Romilly cités ci-dessus, il n'en reste pas moins vrai que la plupart des témoins, parents, amis, employés ou voisins, sont des bonnetiers. Il possède donc une boutique de bonneterie dans cette ville mais il est possible qu'il ait conservé une pratique et un atelier de photographie. Après 1889 cependant, il est désormais qualifié de "bonnetier".

Le 10 août 1890, à Romilly mais rue Béchère, son fils Arsène Lucien, "employé de bonneterie" (chez son père "bonnetier"), décède avant ses 17 ans.

Arsène Drozin Cartié (profession non précisée) marie sa fille Henriette Blanche Alice, 26 ans, sans profession, à la mairie du 11ème arrondissement de Paris, le 27 juin 1901, avec Benjamin René Chaux, ingénieur, âgé de 23 ans.

Le recensement de la Ville de Romilly de 1901 signale, rue Béchère, uniquement Arsène Drozin "bonnetier" et son épouse (Blanche Lucie se mariera à Genève, le 31 août 1912, avec Achille Siroz et décédera à Preuilly-sur-Claise, Indre-et-Loire, le 3 juillet 1965).

Le 14 décembre 1904, le père d'Arsène Drozin Cartié, Eugène César Cartié, âgé de plus de 93 ans, décède à Connantre. Arsène Drozin fait alors venir vivre sa mère à Romilly-sur-Seine. Lorsque cette dernière décède à 93 ans le 22 février 1908 au 58, rue de l'Ecole à Romilly, Arsène Drozin Cartié, signataire de l'acte de décès (qualifié par erreur de "gendre"), est dit "âgé de 65 ans, bonnetier" . 

Je n'ai pas retrouvé la date de décès d'Arsène Drozin Cartié ni de son épouse dans les archives en ligne de Romilly (jusqu'en 1932).

Je n'ai, à ce jour, connaissance d'aucun carton-photo portant le nom de Cartié.





Justin Paul ARDOIN (1839-1871)

Justin Paul Ardoin est né à Marseille le 7 septembre 1839.

Il est pour la première fois cité à Nice, en tant que "photographe, âgé de 28 ans", le 25 avril 1868, lors de son mariage. A cette date, son père est décédé et sa mère est domiciliée à Nice. Il épouse Angélique Joséphine Leborgne, 19 ans (née à Nice le 9 février 1849). L'un de ses témoins de mariage est "employé aux ponts et chaussées".

A la naissance de leurs fils, Paul Jules, le 25 janvier 1859 puis Paul Marius, le 4 décembre 1870, ils résident au 18, rue Centrale. Lors des déclarations de naissance, Justin Paul Ardoin est désormais qualifié "d'employé des ponts et chaussées" (comme les témoins de la déclaration de naissance de son fils Paul Jules), ce qui n'est pas contradictoire avec sa fonction de photographe, l'Ecole des ponts et chaussées dispensant des cours de photographie et l'Administration des ponts et chaussées employant des photographes.

Justin Paul Ardoin, "photographe, âgé de 31 ans" décède malheureusement à Nice le 30 décembre 1871, au 18, rue Centrale.




Pierre Séraphin CIAIS (1855-vers 1885)

Pietro Serafino Ciais est né à Utelle (Alpes-Maritimes) le 2 juillet 1855 (paroisse de Saint-Véran).

Il est pour la première fois cité à Nice, en tant que "photographe", en octobre 1876, comme témoin de naissance.

Pierre Séraphin Ciais, 26 ans, "photographe", se marie à Nice le 2 mai 1882, avec Séraphine Marie Boniface, 24 ans (née à Nice le 8 septembre 1857). L'un de ses témoins est le photographe Gustave Echtler. 

Séraphin Ciais (comme il signe) ouvre son propre atelier (où travaillait-il auparavant ?) entre 1880 et 1882 (annuaires niçois absents). Ce dernier est cité dans l'annuaire de 1883 (Collection privée Didier Gayraud) au 26, rue du Pont Neuf. 

C'est d'ailleurs à cette adresse que naît leur fils Félicien Francis Gratien le 30 juin 1883. 

Fin 1883, le numéro de la résidence et de l'atelier devient dorénavant le 24, rue du Pont-Neuf. L'adresse de l'atelier est ainsi nommée dans les annuaires niçois de 1884 à 1886, tant dans la liste alphabétique des habitants que dans la liste professionnelle des photographes.

Pierre Séraphin Ciais "photographe", est cité à Nice en tant que témoin de mariage en janvier 1885. 

Son fils Félicien Francis Gratien décède malheureusement à 19 mois et demi, le 13 février 1885, au 24, boulevard du Pont-Neuf. 

Le décès de l'enfant entraîne-t-il celui de ses parents ? Pierre Séraphin Ciais décède peu après son fils en 1885 ou 1886, âgé d'environ 30 ans. Étrangement, je n'ai pas pu retrouver son acte de décès sur Nice.
Lorsque sa femme Séraphine Marie, née Boniface, décède à son tour le 23 juillet 1887, à l'âge de 29 ans, elle est cependant qualifiée de "veuve de Ciais Pierre Séraphin". Elle décède au 9, ruelle Saint-Michel, à l'adresse de ses parents où elle est d'ailleurs déjà signalée dans le recensement de la Ville de Nice de 1886.

L'atelier du 24, rue du Pont-Neuf perdure cependant dans les listes professionnelles des annuaires niçois au nom de "Ciais, Séraphin, photographe" jusqu'en 1891. 

De 1886 à 1888, il est probable que l'atelier continue tout d'abord de fonctionner avec les assistants du photographe. Dans les annuaires de 1889 à 1890, un nouveau nom est cité sur une autre ligne que celui de Séraphin Ciais : "Batezio V., boul. du Pont-Neuf, 24" (je n'ai aucun autre renseignement sur ce photographe). En 1891, le nom de "Vincent de Paporocki, peintre-photographe, av. de la Gare, 27 (Succursale boul. du Pont-Neuf, 24)" s'ajoute aux deux précédents et en 1892 les trois noms de Batezio, Ciais et Paporocki disparaissent au profit de celui de "Esmont de Pietracesqui", à cette même adresse du 24, boulevard du Pont-Neuf.

La Société de Photographie de Toulouse cite pour sa part Séraphin Ciais, dans la liste des photographes niçois, de 1888 à 1896 (abonnement de 9 ans pris après la mort du photographe).

Les cartons-photos au nom de "Ciais" semblent rares. Je n'ai à ce jour connaissance que d'un seul carton-photo que j'ai d'ailleurs pu acquérir.
Il porte, sur fond rose les indications suivantes : au recto, "Ciais, Photogr. -- Nice", et au verso, "Ciais - Photographe (dans un phylactère) - Boulevard du Pont neuf, 24 - Nice -(et en petits caractères, l'indication de l'éditeur-cartonnier) H. & F. Paris.". 

Ce carton à fond rose est typique du milieu des années 1880, ce qui est d'ailleurs confirmé par le n° 24 de l'adresse, adopté au plus tôt en 1883. La photographie présente un homme prenant la pose et tenant une barrière devant une grande toile peinte montrant le port de Nice et la Baie des Anges, vus depuis le col de Villefranche. Cette toile n'a pu être peinte qu'à partir d'une image du réel (croquis ou photographie) réalisée entre 1880 et 1882, seule période où le môle extérieur du port de Nice, allongé, a possédé deux phares, l'ancien et le nouveau, avant la destruction de l'ancien.



- CIAIS Séraphin (1855-vers 1885), Portrait d'homme, recto, vers 1885 (?),
inscriptions au recto, "Ciais, photogr. -- Nice",
tirage albuminé de 5,6x9,1 cm sur carton de 6,3x10,4 cm, Collection personnelle.

- CIAIS Séraphin (1855-vers 1885), Portrait d'homme, verso, vers 1885 (?),
inscriptions au verso, "Ciais - Photographe (dans un phylactère) - Boulevard du Pont neuf, 24 - Nice -
(et en petits caractères, l'indication de l'éditeur-cartonnier) H. & F. Paris.",
carton de 6,3x10,4 cm, Collection personnelle.







dimanche 7 juillet 2019

1038-TSPÉ-LE DOSSIER DE TRAVAUX DE LOUANNE POVIGNA (2019)








LYCÉE GUILLAUME APOLLINAIRE DE NICE - TERMINALE OPTION DE SPÉCIALITÉ - 

DOSSIER DE TRAVAUX DE LOUANNE POVIGNA
ANNÉE SCOLAIRE 2018-2019




1-"FAUSSAIRE"
Ajoutez un assemblage (et son cartel) au catalogue des œuvres de Rodin.
Dimensions maximales de 60 cm3.







Main moulée sur nature (technique du rotomoulage).
Main peinte en blanc avec les traces des différentes étapes du processus visibles (comme le travail de Rodin).
Assemblage avec un petit vase en argent (style antique). H: 30 cm.



2-"SUJET PERSONNEL"
Dessin à la pierre noire sur format Raisin, d'après le sujet précédent.





3-"SUJET PERSONNEL"
Reprise du sujet "Faussaire" pour un nouveau travail sur la main, mêlant 3D et 2D.




Main réalisée en sur nature (technique du rotomoulage).
D'abord peinte en blanc avec de l'acrylique, la main a été recouverte d'un damier dessiné au marqueur noir et enfin rempli à l'acrylique en blanc et noir.
Main moulée jusqu'au poignet qui sert lui même de "socle" à la sculpture. H : 20 cm.  



4-"PERFORMANCE"
En collaboration avec un ou plusieurs danseurs ou danseuses, concevez, réalisez et filmez une performance où le corps en mouvement laisse une trace graphique de son passage.


VOIR LA VIDÉO DE LOUANNE (2019, 2 MN 17).


Vidéo en collaboration avec une danseuse projetant de la peinture fluorescente.
Réalisation d'une combinaison noire en lycra.
Utilisation de projecteur lumière noire.
Vidéo dont le son de base à été enlevé et où une musique à été ajoutée (Roadgame – Kavinsky). 
Vidéo en couleur. Les plans se succèdent par des coupures nettes (« cut »).
Vidéo filmée verticalement avec un smartphone.
Logiciel montage : Imovie.
Vidéo comprenant un générique de début et de fin.
Durée de la vidéo : 2min 17sec.



5-"COLLABORATION"
Vous réaliserez un travail dans lequel vous vous mettrez en scène à partir de plusieurs postures qui exprimeront vos états d'âmes : sentiment de liberté, d'oppression, de colère, joie, peur, angoisse...
Présentation : vidéo, photos, petite maquette, dessin de qualité...
Contrainte : votre travail montrera le travail à plusieurs mains, une co création artistique.








Travail réalisé en collaboration avec deux autres élèves.
Tour à tour, nous nous sommes prises en photo dans différentes postures afin de varier notre montage final.
Utilisation de l'application Picsart afin de détourer notre corps pour le présenter sur les fonds de notre choix.
Chacune d'entre nous avions un thème : la culture, la violence animale et la communauté LGBT. Respectivement nous avons chercher des images pouvant illustrer notre cause. Nous avons ensuite créé un fond constitué des images trouvées. Puis, nous avons juxtaposé, collé, ajouté des membres en plus sur notre corps.
Enfin, et afin de créer une cohérence entres nous trois, nous avons assemblé nos trois photos afin de présenter une quatrième photo à notre série.



6-"IDENTITÉ FAUSSÉE"
Donnez une vision faussée de qui vous êtes, physiquement ou psychologiquement.
Production(s) numérique(s). Vidéo (entre 1 et 3 minutes) ou une série d'au moins 3 photos.






Série de 3 photos couleur réalisées avec une technique d'assemblage et de juxtaposition.
Prise de photos de mon visage sur plusieurs semaines afin de capturer les changements.
Prise de photos de mes parents, et récupération des photos de moi petite.
Une photo mettant en scène le mélange de mon propre visage sur une longue période puis une photo mélangeant mon visage actuel et mon visage de moi enfant et enfin une photo mélangeant mon visage avec celui de mes parents.
Montages réalisés avec l'application Picsart.




7-"SÉRIE 3D"
Vous concevrez une série 3D avec les motifs, matières et techniques de votre choix. 
Cette série comprendra au minimum 5 supports.






Série 3D comprenant 6 bouteilles. Chacune d'entre elles est réalisée avec des matériaux et des techniques différentes :
- une bouteille plastique contenant de l'eau (non ouverte) est présentée en tant que ready-made et une autre bouteille, vidée et peinte en violet, en tant que ready-made assisté,
- une autre bouteille est réalisée en résine mélangée avec de la peinture turquoise tandis qu'une autre est faite à partir de plâtre de moulage,
- deux autres ont été taillées dans du polystyrène par un bras robotique : une a été laissée en polystyrène brut tandis que l'autre a été recouverte de papier journal et de colle blanche.  
Toute les bouteilles ont les mêmes dimensions et sont présentées photographiquement dans le contexte habituel de l'objet.



8-"SÉRIE 2D"
Vous concevrez une série 2D avec les motifs, supports, formats et techniques de votre choix. Cette série comprendra au minimum 5 supports.








Production comprenant des objets de récupération à l'échelle du corps humain
Série 2D réalisée sur des vêtements préalablement tendus (comme une toile), avec des punaises. 
Utilisation d'un t-shirt jaune, d'un pantalon gris et d'une paire de chaussettes grises sur lesquels j'ai dessiné, à l'aide d'une règle, d'une équerre, d'un stylo et d'un marqueur, un code-barres.
La série passe par l'idée du code-barres car sa forme est elle même une série puisque elle est composée d'une suite de barres verticales et d'une série de nombres.
Les vêtements incarnent aussi cette idée de série car les usines vestimentaires créent les produits à la chaîne, tous identiques, sauf quelques variations de tailles.     












samedi 6 juillet 2019

1037-JEAN DEPETRIS (1838-1895), ANTOINE LESTRADE (1842-1894), PHOTOGRAPHES




- DEPETRIS Jean (1838-1895), Portrait de femme âgée, recto, années 1880 (?),
aucune inscription au recto,
tirage albuminé de 9,6x15,3 cm, sur carton de 10,3x16,4 cm, Collection personnelle.



DERNIÈRE MISE À JOUR DE CET ARTICLE : 16/07/2019




Jean Baptiste DEPETRIS (1838-1895)


Giovanni Battista Depetris est né à Bargi (Italie, province de Cuneo) le 27 décembre 1838.

Il est pour la première fois signalé à Nice le 22 février 1868, âgé de 29 ans, lors de son mariage, et qualifié de "photographe".
Il épouse Claire Broc (ou Broch), âgée de 28 ans, née à Nice le 31 juillet 1839.

Ils résident tout d'abord au 6, rue des Voûtes en 1868-69 puis petite rue Saint-Etienne dès 1869-70, 21, rue Droite dès 1875-76 et enfin du début des années 1880 (après 1881 et avant 1886) jusqu'au milieu des années 1890 au 9, ruelle Saint-François, comme nous le révèlent les actes de naissance de leurs enfants mais également les quatre recensements de la Ville de Nice de 1876 à 1891.

Jean Depetris (comme il signe) et son épouse ont six enfants qui naissent entre 1868 et 1879 : Honoré (Nice, 24 octobre 1868- Nice, 18 juillet 1870), Joseph (Nice, 24 avril 1870- Nice, 31 août 1872), Angèle (Nice, 28 octobre 1871-?), Eugène Louis (Nice, 21 juillet 1873- Nice, 25 août 1874), Hospice Joseph (Nice, 16 janvier 1875- Paris, 14 décembre 1854) et Henri (Nice, 22 décembre 1879- Nice, 12 octobre 1958) mais trois d'entre eux décèdent malheureusement à moins de deux ans.

La déclaration de naissance de son fils Eugène Louis en 1873 a pour témoins les photographes Louis Ferret et Pierre Ribaud.

Dans les années 1870 (1870-1872) puis 1880 (1883-1890), Jean Depetris est régulièrement qualifié de "photographe" en tant que  témoin de cinq naissances, d'un mariage (celui de son frère Joseph) et de deux décès.

Son épouse Claire "Broch" décède à l'hôpital civil le six janvier 1895, âgée de 54 ans (55 ans passés en fait), et Jean Depetris "photographe", également, quelques mois plus tard, le 15 décembre 1895, à l'âge de 57 ans.

Le nom de Jean Depetris n'apparaît jamais dans la liste alphabétique des habitants ni dans la liste professionnelle des annuaires niçois et aucune adresse d'atelier n'y est citée laissant croire qu'il n'en a jamais possédé et est resté un assistant photographe tout au long de sa vie. 

J'ai pu cependant acquérir un rare Cabinet de ce photographe (années 1880 ?) portant au verso, "Depetris Jean - Photographe - Paysagiste - Nice", révélant son activité de paysagiste mais pas l'adresse de son atelier.



- DEPETRIS Jean (1838-1895), Portrait de femme âgée, recto, années 1880 (?),
aucune inscription au recto,
tirage albuminé de 9,6x15,3 cm, sur carton de x cm, Collection personnelle.


- DEPETRIS Jean (1838-1895), Portrait de femme âgée, verso, années 1880 (?),
inscriptions obliques au verso, "Depetris Jean - Photographe-Paysagiste - Nice",
 carton de 10,3x16,4 cm, Collection personnelle.



Il ne faut pas confondre Jean Depetris avec le photographe Joseph Depretis dont le nom est parfois, par erreur, orthographié "Depetris" (liste alphabétique des habitants de l'annuaire de 1887). Il ne s'agit pas de Joseph Depetris, frère de Jean car ce dernier est signalé "cordonnier" dans les années 1870 et 1880.

Joseph Depretis (?-?) ouvre pour sa part un atelier à Nice en 1885 au 5, rue Lunel et est cité dans les annuaires professionnels de 1886 à 1890 et dans la liste des habitants, à la même adresse, en 1886 et 1887. Je n'ai à ce jour connaissance d'aucun autre renseignement sur sa vie ou sa carrière et d'aucun carton-photo signé de son nom.




Antoine Gaspard LESTRADE (1842-1894)


Antoine Gaspard Lestrade est né à Brest (Finistère) au 20, rue royale, le 13 janvier 1842, fils de François Pollinice Lestrade (pâtissier) et de Marie Bot (qui se sont mariés à Brest le 22 juin 1833).

J'ignore où Antoine Gaspard Lestrade a grandi, où il s'est formé à la photographie et quand il s'est installé sur Paris.


PARIS - LESTRADE 1

Au milieu des années 1860, un photographe du nom de "Lestrade" possède son propre atelier au 4, rue du Ruisseau à Montmartre (18ème arrondissement). 

Ce dernier collabore à cette époque avec le photographe "Pattou". Ensemble, ils réalisent des vues stéréoscopiques des monuments de Paris et de ses environs (Fontainebleau, Saint-Cloud, Versailles) et des vues de l'Exposition Universelle de 1867 qu'ils vont regrouper dans des recueils édités en 1868. 

Leurs deux noms sont notamment réunis (à partir de quelle date ?) au dos de Cartes de visite, "Lestrade & Pattou - Photographes - 4, Rue du Ruisseau, 4 - Montmartre-Paris". 



- LESTRADE & PATTOU, Paris, Place de la Concorde, recto,
vers 1865-1867,
pas d'inscription au recto,
tirage albuminé de 5,5x7,8 cm sur carton de 6,2x10,2 cm, Collection personnelle.

- LESTRADE & PATTOU, Paris, Place de la Concorde, verso,
vers 1865-1867,
inscriptions au verso, "Lestrade & Pattou" - Photographes - 4, Rue du Ruisseau, 4 - Montmartre-Paris",
carton de 6,2x10,2 cm, Collection personnelle.



"Pattou" va ensuite possèder (à quelle date ?) un atelier au 17, impasse Rébeval (19ème arrondissement), en face de la rue du Buisson-St. Louis à Belleville.
"Lestrade" et "Pattou" vont continuer à éditer en 1868, chacun de leur côté avec l'étiquette de leur propre atelier, des vues et recueils réalisés ensemble vers 1867 (voir sur Gallica). 

L'absence de publications sur "Lestrade & Pattou" m'a conduit à effectuer des recherches sur ces deux photographes dont les dates de naissance et les prénoms sont inconnus, afin de vérifier notamment si "Antoine Gaspard Lestrade" est ou n'est pas le "Lestrade" de cette association. 

Les recherches dans l'Annuaire-Almanach de Paris, globalement infructueuses, m'ont poussé à rechercher dans les registres d'état civil de Paris les actes concernant notamment le photographe "Pattou" dont le nom, orthographié ainsi, est extrêmement rare à cette période.

Joseph Alfred Pattou est né en 1834 ou 1835 (où ?). Âgé de 23 ans (profession ?), il se marie à Paris (ancien 4ème arrondissement), le 4 août 1857, avec Véronique Carpentier, 21 ans (profession ?). 
Ils ont un premier enfant prénommé Albert Joseph Hippolyte qui naît à Paris le 3 juin 1858 (ancien 4ème arrondissement). 

Ils ont par la suite Clémence Joséphine, le 10 août 1865, au 4, rue du Ruisseau (18ème arrondissement). Joseph Alfred Pattou est là qualifié de "photographe" et son épouse également. L'un des témoins de naissance est "Prosper Lestrade, 40 ans, photographe" (né vers 1824-1825) qui habite la même maison que la famille Pattou, au 4, rue du Ruisseau.

Ils ont également Anastasie Marie, le 25 février 1868, au 17, impasse Rébeval (19ème arrondissement). Joseph Albert, qui signe seulement "Pattou", est toujours qualifié de "photographe" mais sa femme est désormais dite "sans profession". 

Le couple Pattou a un dernier enfant mâle, malheureusement né sans vie le 19 janvier 1875, au 17, impasse Rébeval. Joseph Albert est toujours qualifié de "photographe" et sa femme, dite "sans profession". 

Le 4 juin 1881, leur fils aîné Albert Joseph Hippolyte, âgé de 23 ans qui vit avec eux au 17, rue de l'Atlas (nouveau nom de l'impasse Rébeval, 19ème arrondissement) se marie à Paris avec Fanny Joséphine Thomas, âgée de 20 ans, sage-femme.
L'un des témoins est à nouveau "Prosper Lestrade, 57 ans, photographe demeurant à Paris, rue Marcadet 99, oncle de l'époux". Le jeune couple aura un enfant l'année suivante, Lucien Joseph François, le 26 septembre 1882, au 5, rue de l'Atlas.

Les deux actes de 1865 et de 1881 révèlent donc l'existence d'un autre "Lestrade, photographe", prénommé Prosper, né vers 1824-1825 (où ?), vivant dans le 18ème arrondissement et directement lié à la famille "Pattou", Prosper Lestrade étant certainement l'époux (date du mariage ?) de la sœur (prénom et date de naissance ?) de Joseph Alfred Pattou. 

Cela identifie formellement le photographe de l'association "Lestrade & Pattou", induit l'initiation du second par le premier, le partage d'un atelier commun au milieu des années 1860 (atelier du 4, rue du Ruisseau attesté en août 1865) et confirme ensuite la séparation en deux ateliers (atelier du 17, impasse Rébéval propre à Joseph Alfred Pattou attesté dès février 1868 puis en 1875). Dans le début des années 1880, Prosper Lestrade est toujours photographe, avec un atelier désormais situé au 99, rue Marcadet, alors que Joseph Alfred Pattou est qualifié de "négociant" au 17, rue de l'Atlas (nouveau nom de l'impasse Rébeval).

"Prosper Lestrade" est-il un parent "d'Antoine Gaspard Lestrade" ? Ce nom de famille étant très répandu à cette époque, notamment sur Paris, et n'ayant pas retrouvé la présence du nom de "Prosper Lestrade" dans des actes d'état-civil concernant "Antoine Gaspard Lestrade" et réciproquement, j'aurais tendance à penser que non. Au final, je n'ai pas avancé dans la découverte de la carrière d'Antoine Gaspard Lestrade mais j'ai en partie clarifié la situation.


PARIS - LESTRADE 2


La présence d'Antoine Gaspard Lestrade à Paris est pour la première fois attestée en 1873.

"Photographe, âgé de 31 ans", il se marie le 9 août 1873 à la mairie du 9ème arrondissement de Paris, avec Marie Julie Vayssié, 27 ans (née à Perpignan le 3 octobre 1845, rue petite de la réale, maison n° 3), photographe également.
Si Antoine Gaspard Lestrade réside à cette date avec son père désormais veuf et cordonnier, au 24, rue Lemercier (17ème arrondissement), Marie Julie Vayssié, aux parents décédés, réside pour sa part au 15, rue Drouot (9ème arrondissement).

Ils ont notamment pour témoins de mariage le photographe Ernest Josset, 50 ans, résidant 29, avenue de Clichy (17ème et 18 ème arrondissements) et le photographe Alphonse de Roux, 40 ans, qui demeure pour sa part 15, rue Drouot et s'avère être probablement l'employeur et le logeur de l'épouse d'Antoine Gaspard Lestrade.

Les époux Lestrade vont avoir trois enfants : Jeanne Marie Alphonsine qui naît le 30 avril 1874 au 6, Impasse de l'Ecole (9ème arrondissement), Gabrielle Céline Antoinette qui naît le 2 janvier 1876 au 86, avenue de Clichy (17ème arrondissement), et Paul Antoine qui naît le 14 février 1879, 5, Villa Saint-Michel (18ème arrondissement). 
L'un des témoins de la déclaration de naissance de Paul est le photographe François Alexandre Mireux, âgé de 42 ans et résidant 1, rue Durantin (18ème arrondissement).

Il est à noter qu'Antoine Gaspard Lestrade est signataire des déclarations de naissance de ses enfants en avril 1874 et février 1879 mais qu'il est dit "absent" en janvier 1876.
S'il est toujours qualifié de "photographe", son épouse est dite "photographe" en 1874 mais "professeur" en 1876 et "sans profession" en 1879. Il semble qu'elle ait donc abandonné sa carrière de photographe puis tout emploi pour se consacrer à sa famille.


NICE

En décembre 1879, Antoine Gaspard Lestrade est pour la première fois signalé à Nice comme "photographe, âgé de 37 ans", en tant que témoin du décès de la photographe Pauline Croes. 

Ce signalement entraîne de nombreuses questions. Antoine Gaspard Lestrade est-il installé dès cette époque sur Nice avec toute sa famille ou bien n'effectue-t-il en solitaire que la saison d'hiver sur le littoral méditerranéen ? Est-ce sa première saison sur Nice ou bien est-ce une pratique qu'il renouvelle chaque année depuis son mariage ? Comment se retrouve-t-il signataire de l'acte de décès de la photographe Pauline Croes ? D'où et depuis quand la connaît-il ? Travaillait-il avec elle ?

Peu de choses sont connues sur la carrière de Pauline Croes née à  Nice le 25 janvier 1857, photographe, et décédée à Nice, avant ses 23 ans, le 21 décembre 1879. 

Un élément relie cependant les carrières de Pauline Croes et d'Antoine Gaspard Lestrade : il s'agit de la personne du photographe Alphonse de Roux, ancien employeur parisien de Marie Lestrade et témoin de son mariage, qui travaille les hivers sur la Riviera, en particulier à Monaco dès 1872-1873 et semble se fixer sur Nice vers 1875-1876, avant de s'y marier en septembre 1878 puis de quitter la ville vers 1880.
Pauline Croes est d'ailleurs signalée dans le recensement de la Ville de Nice de 1876 comme photographe de 19 ans, employée et logée chez Alphonse de Roux au 2, boulevard Longchamp, comme le photographe parisien du même âge, Georges Mariot.

Antoine Gaspard Lestrade travaille-t-il à Paris puis sur la Riviera avec Alphonse de Roux depuis le début des années 1870 ? Est-ce dans l'atelier de ce dernier qu'il a rencontré sa future épouse ? Travaille-t-il avec Alphonse de Roux à Nice en cette fin d'année 1879, après avoir été signalé à Paris en février de la même année lors de la naissance de son fils Paul ?

En 1881, Antoine Gaspard Lestrade semble, cette fois, installé à Nice. Il est cité dans le recensement de la Ville de cette année-là, âgé de 38 ans et résidant au 10, rue Bovis Frères [probablement l'actuelle rue Hancy reliant la rue de Paris et l'avenue Notre-Dame] avec son épouse Marie, 36 ans et ses trois enfants, Jeanne 7 ans, Gabrielle 6 ans et Paul 3 ans.

Possède-t-il un atelier à cette époque ou travaille-t-il avec un autre photographe, comme Achille Courret qui a racheté le fonds d'Alphonse de Roux ?

Antoine Gaspard Lestrade est ensuite cité à Nice comme témoin de deux naissances, l'une en octobre 1884 en présence du photographe Joseph Radiguet, l'autre en octobre 1885.

De novembre 1884 à juillet 1885, il fait cependant paraître des publicités dans Nice Artistique pour un atelier personnel, situé rue Blanqui, maison Vial. Il est fort probable que ce soit son premier atelier, qu'il n'en ait jamais possédé à Paris.



- Nice Artistique du 6 novembre 1884 p 8, publicité pour l'atelier d'Antoine Lestrade
 parue dans ce même journal de novembre 1884 à juillet 1885.


En 1886, il est cité dans le recensement de la Ville de Nice, âgé de 38 ans et résidant désormais avec sa famille au 17, rue de la Reine Jeanne (nouveau nom du Chemin Saint-Etienne, derrière la Gare).

Dans les annuaires, l'adresse de son atelier n'est citée dans la liste alphabétique des habitants que de 1885 à 1888, "Lestrade, Antoine, ph., r. Blanqui, 5" puis "Lestrade, Antoine, photog., r. Blanqui, m. Vial", puis dans la liste des photographes professionnels que de 1887 à 1889, "Lestrade Ant., rue Blanqui, m. Vial" (maison de Jacques Vial, entrepreneur maçon, propriétaire au n° 5 rue Blanqui, petite rue disparue [proche de l'actuelle rue Veillon] qui débouche côté ouest dans l'avenue de la Gare prolongée [actuelle avenue Malaussena] et côté est dans l'avenue Villermont).

Ses cartons-photos restent rares et ne semblent pas mentionner la ville de Nice.


- LESTRADE Antoine Gaspard (1842-1894), Portrait de fillette, recto, 
vers 1884-1888 à Nice ou vers 1890-1894 à Marseille (?),
aucune inscription au recto,
tirage albuminé de 5,7x8,9 cm sur carton de 6,4x10,4 cm, Collection personnelle.

- LESTRADE Antoine Gaspard (1842-1894), Portrait de fillette, verso, 
vers 1884-1888 à Nice ou vers 1890-1894 à Marseille (?),
inscriptions obliques au verso dans un phylactère 
(étrangement proche des rouleaux de pellicule des années 1890),
 "Lestrade, Photographe",
carton de 6,4x10,4 cm, Collection personnelle.



La trace d'Antoine Lestrade se perd à partir de 1890, alors qu'il a 48 ans. Il semble qu'il ait quitté Nice vers cette époque (aucun acte d'état civil niçois ne cite plus le photographe ou sa famille après cette date).

Les actes parisiens de naissance des enfants d'Antoine Gaspard Lestrade indiquent cependant que Jeanne est décédée à près de 85 ans, à Marseille le 3 mars 1959, que Gabrielle est décédée à 64 ans à Prigonrieux (Dordogne) le 17 janvier 1950, et que Paul, après s'être marié à Marseille le 3 mai 1902, est décédé à 73 ans dans le 18ème arrondissement de Paris, le 20 octobre 1952. Tout ceci a orienté la recherche sur Marseille.

Si l'Indicateur Marseillais ne révèle pas la présence dans cette ville d'Antoine Gaspard Lestrade les registres d'état civil de la ville signalent qu'Antoine Gaspard Lestrade est déjà décédé à la date du mariage de son fils Paul en 1902. La famille a bien déménagé de Nice à Marseille, vers 1889-1890.

Antoine Gaspard Lestrade, "52 ans, photographe", est décédé à Marseille le 10 décembre 1894, à son domicile du 27, rue de la Martinique.

Le carton-photo affiché ci-dessus est-il un carton marseillais du début des années 1890 (1890-1894) ?




POUR ÉCHANGER SUR CES PHOTOGRAPHES : 
patin.camus@gmail.com