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samedi 18 mai 2019

1021-"LE MENSONGE", FILM DE M. CAILLE-BONNET & A. GUIDICELLI




- VALLOTTON Félix (1865-1925), Le Mensonge (Intimités I), 1897,
bois gravé sur vélin ivoire, 17,9x22,5 cm,
Cabinet d’arts graphiques des musées d’Art et d’Histoire de la Ville de Genève.


VOIR LA VIDÉO (2 MN 07, 2019) DE AMBRE DLR,
LE MENSONGE,
UN FILM D'ANIMATION DE MERLIN CAILLE-BONNET & AMBRE GUIDICELLI
RÉALISÉ EN PREMIÈRE ANNÉE DE LICENCE DE CINÉMA 
À L’UNIVERSITÉ DE PARIS I PANTHÉON SORBONNE
PRATIQUE ET ESTHÉTIQUE, TECHNOLOGIE DES MÉDIAS, PROFESSEUR M. GOMEZ.











vendredi 17 mai 2019

1020-TSPÉ-SUJETS DE BAC BLANC DU TROISIÈME TRIMESTRE



- LEWITT Sol (1928-2007), Form derived from a Cube, 1982,
l'un des six éléments de l'oeuvre, encre et crayon sur papier, 28x28 cm, Nice, MAMAC.

- LEWITT Sol (1928-2007), Lehni n°7 (Form derived from a Cube), 1988-1990,
l'un des éléments en aluminium blanc émaillé, environ 1 m3, Nice, MAMAC.





BACCALAURÉAT BLANC
LYCÉE APOLLINAIRE DE NICE
SESSION 2018-2019


ARTS PLASTIQUES

Série L


ÉPREUVE DE CULTURE PLASTIQUE ET ARTISTIQUE
MAI 2019




Durée de l’épreuve : 3 h 30 min.
     Coefficient : 3  



Rappel du cadre réglementaire : 

(Note de service N° 2012-038 du 6-3-2012)

Deux sujets sont proposés au choix du candidat. Chaque sujet présente une œuvre plastique identifiée en rapport avec le programme limitatif publié au Bulletin officiel du ministère de l’éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative. 

Le candidat doit répondre à trois questions : la première l’engage à mener une analyse plastique de l’œuvre reproduite par le sujet. Les deux autres concernent les questionnements induits par cette même œuvre. 

Le candidat organise son temps de façon à répondre aux trois questions. Chacune d’elles est évaluée séparément. La maîtrise de la langue française et de l’orthographe est prise en compte sur l’ensemble rédigé.

Critères d’évaluation et notation 

Cette partie est notée sur 20 points répartis comme suit : 
- la première question (analyse plastique) est notée sur 8 points, 
- chacune des deux autres questions est notée sur 6 points.


L’usage de tout appareil électronique est strictement interdit.




SUJET N°1



Question 1 : À partir des documents joints (cf. ci-dessous), vous décrirez cette œuvre de Véra MOLNAR pour en dégager les caractéristiques plastiques et analyser leurs relations.



Question 2 : En vous appuyant sur quelques exemples précis du programme limitatif, vous interrogerez la notion de série en art.



Question 3 : En vous appuyant sur quelques exemples précis pris dans et hors programme limitatif, vous analyserez la part laissée au hasard dans les œuvres d’art des XIX°, XX° et XXI° siècles.



Seront prises en compte pour l’évaluation, les capacités du candidat à : 

- décrire l’œuvre, nommer ses constituants plastiques à l’aide d’un vocabulaire précis, la caractériser en précisant sa nature, son statut, les particularités de l’organisation du dispositif plastique et de son contexte,

- repérer les principales notions en jeu dans les questions posées et raisonner en établissant des liens avec d’autres œuvres à l’intérieur du programme limitatif,

- ouvrir sa réflexion en direction de problématiques et de notions travaillées dans le cadre du programme de la classe de terminale,

- organiser son devoir de manière claire et structurée en maîtrisant la langue à l’écrit.



- MOLNAR Véra, Horizontales en triptyque – A 1971-2013,
Peinture sur toile, 80x140, 5 cm.





SUJET N°2



Question 1 : 

À partir des documents joints (cf. ci-dessous), vous décrirez cette œuvre d’ERNEST-PIGNON-ERNEST & Claude GUDIN pour en dégager les caractéristiques plastiques et analyser leurs relations.



Question 2 : 

En vous appuyant sur des exemples précis et significatifs, vous montrerez la diversité des types de cocréation et collaboration artistiques des années 1960 à nos jours.



Question 3 : 

Montrez comment les artistes des XX° et XXI° siècles ont développé les liens entre arts, sciences et nouvelles technologies. Vous appuierez votre réponse sur des exemples précis et significatifs.




Seront prises en compte pour l’évaluation, les capacités du candidat à : 

- décrire l’œuvre, nommer ses constituants plastiques à l’aide d’un vocabulaire précis, la caractériser en précisant sa nature, son statut, les particularités de l’organisation du dispositif plastique et de son contexte,

- repérer les principales notions en jeu dans les questions posées et raisonner en établissant des liens avec d’autres œuvres à l’intérieur du programme limitatif,

- ouvrir sa réflexion en direction de problématiques et de notions travaillées dans le cadre du programme de la classe de terminale,

- organiser son devoir de manière claire et structurée en maîtrisant la langue à l’écrit.






- ERNEST-PIGNON-ERNEST & Claude GUDIN, Les Arbrorigènes, Forêt d’Uzeste (Landes), 1983.












mercredi 15 mai 2019

1019-TRAVAUX DE 1ÈRE OBLIGATOIRE : "SOUS LES OLIVIERS DE CIMIEZ"






Mardi 14 mai 2019 - Élèves de Première option Arts plastiques de Spécialité du Lycée Guillaume Apollinaire de Nice - Sortie à Cimiez - Cinq croquis dans le Carnet de travail (olivier, tronc rameau, feuille, racines) - Techniques sèches et humides, noir et blanc et couleur.






















































vendredi 10 mai 2019

1018-GUSTAVE ECHTLER (1845-VERS 1920) & FRANZ GRAINER (1840-1908), PHOTOGRAPHES




- ECHTLER Gustave (1845-vers 1920) & GRAINER Franz (1840-1908), Portrait de jeune homme, verso, vers 1879-1883,
"ECHTLER & GRAINER - Rue Adélaïde 3 - NICE - AVENUE DE LA GARE",
 carton de 10,2x6,5 cm, Collection personnelle.




Gustave Julius ECHTLER (1845-vers 1920) et FRANZ GRAINER (1840-1908)


Gustave Julius Echtler est né à Koenigsberg (Prusse), le 22 janvier 1845. Je connais peu de choses de sa carrière.
Il semble qu'il se soit tout d'abord formé à la peinture, notamment auprès de son père, Edouard Echtler.

En janvier 1879, âgé de presque 34 ans, il est signalé pour la première fois domicilié à Nice en tant qu' "artiste peintre" (son père est alors artiste peintre à Gorizia, Autriche puis Italie), à l'occasion de son mariage avec Charlotte Cécile Chiappero, 29 ans (née le 25 juillet 1849 à Gênes), domiciliée à Nice. Il a pour témoin de mariage le photographe François Randrup. 

En septembre 1879, il est à nouveau cité lors de la naissance de sa fille (sans vie) au 1, rue Chauvain puis en décembre 1880, lors de la naissance de sa fille Cécile Marie Charlotte, au 9, rue Adélaïde (avec pour témoin Hugo Bannicke). 

Gustave Echtler est rarement qualifié de "photographe", sauf lors du mariage du photographe Pierre Séraphin Ciais en mai 1882 mais est le plus souvent qualifié d' "artiste peintre", comme lors de la déclaration du décès de son père (venu à Nice) en mars 1883 ou lors de la déclaration de naissance de son fils Gustave en novembre 1883 (12 novembre 1883 - 25 juin 1895).

Dès cette époque, il semble avoir un atelier de peintre et de photographe aux 3 et 4, rue Adélaïde. Quelques cartons-photos datés révèlent en effet, dès 1879, sa présence à cette adresse, associé à Grainer, photographe allemand également : "Echtler & Grainer - Rue Adélaïde 3 - Nice - Avenue de la Gare". Ils occupent probablement cette adresse, dès 1877, à la suite de Charles Delahaye.

Gustave Echtler n'est cependant signalé dans les annuaires niçois qu'à partir de 1883 (Collection privée Didier Gayraud), à cette même adresse (jusqu'en 1887) qu'il semble conserver seul.

Cet associé est Franz Grainer senior (1840-1908) (père de Franz Grainer junior, 1871-1948, qui deviendra le célèbre photographe allemand de la première moitié du XX° siècle - dès 1895).

Franz Grainer père a ouvert un atelier à Reichenhall (Bad Reichenhall, en Bavière) dès la fin des années 1860 ou le tout début des années 1870 (cartons datés de 1871) : "F. Grainer - Reichenhall - Photograph Jhrer Faiserl. Hoheit - der Princess - Therese von Oldenburg" (de son Altesse Impériale la Princesse russe Thérèse Petrovna von Oldenburg, 1852-1883).
Le voilà associé à Nice, à son compatriote Gustave Echtler, à la fin des années 1870. Il est d'ailleurs possible que Gustave Echtler arrive, lui aussi, de Reichenhall.

Cette association semble de courte durée car le nom de Grainer n'apparaît pas dans les annuaires niçois mais il est possible que l'association perdure quand même car certains cartons au nom du seul Gustave Echtler, antérieurs à 1887 (portant l'adresse de la rue Adélaïde) et postérieurs à cette date (portant l'adresse de la rue Gioffredo), signalent par la suite une "Succursale à Reichenhall" : sur carton au recto noir et tranche dorée et verso rouge à écriture dorée, "GE Photographie - Et - Peinture - Atelier - de pose dans le jardin - Gustave Echtler (signature oblique) - N° 3 - Rue Adélaïde - Près l'Avenue de la Gare - Nice - Succursale - Reichenhall - Bavière".

De plus, certains historiens de la photographie considèrent que les cartons affichant au verso, "Photographie Cosmopolite - Nice - 3, Rue Adélaïde, 3 - Atelier de Pose dans le Jardin - Photographies et Reproductions - en toutes dimensions - Procédé inaltérable - Poses instantanées", renvoient, sans le citer, à Franz Grainer (vers 1885 ?).



- ECHTLER Gustave (1845-vers 1920) & GRAINER Franz (1840-1908), Portrait de jeune homme, recto, vers 1879-1883,
tirage albuminé de 10,1x5,9 cm sur carton de 10,2x6,5 cm, Collection personnelle.

- ECHTLER Gustave (1845-vers 1920) & GRAINER Franz (1840-1908), Portrait de jeune homme, verso, vers 1879-1883,
"ECHTLER & GRAINER - Rue Adélaïde 3 - NICE - AVENUE DE LA GARE",
 carton de 10,2x6,5 cm, Collection personnelle.


- COSMOPOLITE [ECHTLER Gustave (1845-vers 1920) & GRAINER Franz (1840-1908) ?] , Portrait d'homme, vers 1885 (?),
"Cosmopolite -- NICE",
tirage albuminé de 9x5,6 cm sur carton de 10,5x6,4 cm, Collection personnelle.

- COSMOPOLITE [ECHTLER Gustave (1845-vers 1920) & GRAINER Franz (1840-1908) ?], Portrait d'homme, vers 1885 (?),
"PHOTOGRAPHIE - COSMOPOLITE - NICE - 3, Rue Adélaïde 3. - ATELIER DE POSE DANS LE JARDIN - Photographies et reproductions - en toutes dimensions - Procédé inaltérable - Poses instantanées"",
carton de 10,5x6,4 cm, Collection personnelle.



Gustave Echtler participe à L'Exposition Internationale de Nice, ouverte de décembre 1883 à mai 1884. Les cartons de cette époque témoignent de cette participation : "G. Echtler - Photographe - Exposant à l'Exposition Internationale de Nice - Photographies et Reproductions - En tous genres - et toutes les dimensions d'après les plus innovants procédés - Toutes les poses sont instantanées - Portraits Miniature - Aquarelles et à l'Huile - 3, rue Adélaïde, 3 - près l'Avenue de la Gare, Atelier dans le Jardin - Nice - On Parle toutes les Langues Modernes".

Les autres cartons-photos de cette époque portent au verso, sur fond  beige, jaune (un carton daté de 1883, un autre de 1887) puis noir ou rouge, "GE - Photographie d’Art - GEchtler – Rue Adélaïde, 3 - Avenue de la Gare - Atelier au rez de Chaussée - Nice".

Le recensement de la Ville de Nice de 1886 cite la résidence de Gustave Echtler et de sa famille au 15, rue Adélaïde : Gustave (40 ans, allemand, "photographe"), son épouse "Caroline" (au lieu de Charlotte Cécile), 34 ans (36 ans en fait), Gustave (son fils, 8 ans et demi), Cécile (sa fille, 5 ans et demi) mais également deux ouvriers, Antoine Hellmerth (allemand, 25 ans) et Martin Sategna (italien, 21 ans). 

En 1887, Gustave Echtler quitte la rue Adélaïde pour les 49 et 51 rue Gioffredo (n° 51 dans les annuaires de 1888 à 1890, n° 43 dans l'annuaire de 1891, n° 49, dans les annuaires de 1892 à 1926)

Une publicité parue dans le journal Nice Artistique du 5 janvier 1890, précise : « Photographie et Peinture - Agrandissements, reproductions, procédés au charbon et au platine, selon les derniers procédés. Toutes les poses sont instantanées. Poses par tous les temps. G. Echtler - Leçons et fournitures pour amateurs. On parle les langues modernes. Les clichés sont conservés. 49, rue Gioffredo, Nice – Ancien local Bienmüller [puis Raynaud], près la place Masséna ».

De décembre 1897 à mai 1898, une nouvelle publicité paraît dans le journal Nice Artistique puis le 24 novembre 1900 dans le journal, La Semaine Niçoise : « Photographe - Echtler, rue Gioffredo, 49 ».

Une publicité de l'époque affiche également, "Photographie & Peinture - On se rend à domicile - G. Echtler - Rue Gioffredo, 49 - Nice - Près la Place Masséna - Peinture à huile - Aquarelle - Pastel - On parle les Langues Etrangères - On pose le soir à la lumière artificielle".

Le revers de ses cartons de l'époque porte les indications suivantes, 
- sur fond clair (mais recto noir), "G.E. - Gustave Echtler - Photographe - Nice - Rue Gioffredo, 49 - Succursale à Reichenhall - Poses instantanées par tous les temps",
- sur fond beige, "Photographie & Peinture - G. Echtler - Nice - 49, Rue Gioffredo -1er Etage - Poses instantanées par tous les temps - L'Atelier reste ouvert toute l'année",
- sur fond blanc, "GE - Gustave Echtler – Photographe - Nice – Rue Gioffredo, 49 – 1er étage" (un carton daté d’avril 1893).



- ECHTLER Gustave (1845-vers 1920), Portrait de Monsieur Jacob (médaillon), recto, vers 1882-1887,
tirage albuminé de 9,3x5,9 cm sur carton de 10,5x6,3 cm, Collection personnelle.

- ECHTLER Gustave (1845-vers 1920), Portrait de Monsieur Jacob, verso, vers 1882-1887,
monogramme "EG - PHOTOGRAPHIE D'ART" puis signature oblique "GECHTLER -
 Rue Adélaïde, 3. - Avenue de la Gare - Atelier au rez de Chaussée - NICE",
 carton de 10,5x6,3 cm, Collection personnelle.


- ECHTLER Gustave (1845-vers 1920), Portrait de Madame Jacob (médaillon), recto, vers 1882-1887,
tirage albuminé de 9,4x5,8 cm sur carton de 10,5x6,3 cm, Collection personnelle.

- ECHTLER Gustave (1845-vers 1920), Portrait de Madame Jacob, verso, vers 1882-1887,
monogramme "EG - PHOTOGRAPHIE D'ART" puis signature oblique "GECHTLER -
 Rue Adélaïde, 3. - Avenue de la Gare - Atelier au rez de Chaussée - NICE",
carton de 10,5x6,3 cm, Collection personnelle.


- ECHTLER Gustave (1845-vers 1920), Portrait de femme, recto, vers 1900 (?),
"G. Echtler - NICE",
verso muet (papier serpente imprimé disparu),
tirage albuminé de 9,2x5,7 cm sur carton de 10,5x6,4 cm, Collection personnelle.
Sur le revers d'un carton-photo contemporain, on peut lire dans un cartouche :
 "Photographie d'Art - Diplôme d'Honneur - G. ECHTLER - 49, Rue Gioffredo - 
1er Etage - Ancien Local Bienmüller - NICE - Près la Place Masséna".



Le couple Echtler a un nouvel enfant, Marie Thérèse, en 1888 (Nice, 6 décembre 1888 - Nice 1er février 1966) mais leur fils Gustave décède malheureusement à l'âge de 11 ans, le 25 juin 1895.

Leur famille est citée dans les recensements de la Ville de Nice de 1891, 1896 et 1901, au 49, rue Gioffredo, Gustave Echtler y apparaissant comme "photographe", et sa femme sous le prénom de "Caroline" (au lieu de Charlotte Cécile).

Gustave Echtler est cité dans la « Liste générale des principaux photographes » publiée par la Société de Photographie de Toulouse de 1888 à 1905 mais il est cité dans les annuaires niçois jusqu'en 1926 (successeur : V.A. Bogolovski). 

Didier Gayraud, historien niçois de la photographie et de l'architecture, a cependant attiré mon attention sur une ordonnance du 26 octobre 1914 qui a privé Gustave Echtler de son atelier en tant que sujet allemand. 
La Liste des Austro-allemands séquestrés dans le département de 1918 (Archives Départementales 06), cite : "Echtler, rue Gioffredo, 51".
Son magasin a été placé sous séquestre le 3 mai 1920 et vendu aux enchères (Fonds du TGI de Nice 03V01/1182).
Le Journal Officiel de la République Française du 10 mai 1920 (p 7038, voir sur Gallica) confirme cette liquidation des biens faisant l'objet d'une mesure de séquestre de guerre (décret du 23/10/1919, art. 4). 

Je n'ai pas retrouvé à ce jour le certificat de décès de Gustave Echtler mais ce dernier est décédé entre 1911 et 1921. En effet, il est encore cité dans les recensements de la Ville de Nice de 1906 et de 1911 mais n'apparaît plus dans celui de 1921.

Nommé encore en 1918, 1919 et 1920 (mise sous séquestre de ses biens), Gustave Echtler est probablement décédé vers 1920, à l'âge de 75 ans.

Sa fille Marie Echtler (française, âgée de 22 ans), dite "sans profession" dans le recensement de la Ville de 1911, est cependant citée comme "photographe" dans celui de 1921. Il est probable qu'après avoir été formée par lui, elle ait pris la succession de son père au début des années 1910.

















1022-JOSEPH RADIGUET (1836-1887), LOUIS RADIGUET (VERS 1840-?), ACHILLE BOUTET (VERS 1831-?), PHOTOGRAPHES




- ANFOSSI Jean Baptiste (1822-1907) & RADIGUET Joseph (1836-1887), Portrait d'une mère et son bébé, recto, vers 18 (?),
inscriptions, "ANFOSSI & RADIGUET. -- à MENTON",
tirage albuminé de 6,4x10,5 cm, sur carton de 5,4x9 cm, Collection personnelle.




Le nom de "Radiguet photographe" est cité à plusieurs reprises dans le département des Alpes-Maritimes entre 1872 et 1887, alors que ce nom de famille est rare dans les annuaires de cette période. 

Il est probable qu'il n'y ait eu que deux photographes de ce nom, "Joseph Radiguet" et "Louis Radiguet" car les mentions, "Radiguet", "J. Radiguet" et "Joseph Radiguet" semblent ne concerner qu'un seul et même photographe, même s'il est impossible de l'affirmer à ce jour.



Joseph RADIGUET (1836-1887)


Joseph Radiguet semble né à La Ferté-Bernard (Sarthe) vers 1836/1837 mais je n'ai pas retrouvé son acte de naissance. Les débuts de sa carrière de photographe me restent inconnus.

On peut se demander cependant si ce n'est pas le même photographe "Radiguet" qui, associé à A. Wacquez dans les années 1860 à Paris, ouvre avec lui, vers 1868 (?) un atelier à Baden-Baden (portraits et vues), à la suite de Numa Blanc Père. "Radiguet" semble de plus quitter Paris vers 1871-1873, date à laquelle son nom apparaît justement sur la Riviera.

Leurs cartons de l'époque affichent, "A.Wacquez & Radiguet" (recto) et l'adresse parisienne seule (verso) ou l'adresse allemande seule (verso, "Successeurs de Numa Blanc") ou les deux adresses, "A. Wacquez et Radiguet, Baden et Paris." (recto des stéréoscopies) ou "Photographie Artistique - A. Wacquez & Radiguet - Baden-Baden - Aux Bains Stéphanie - Paris - Rue Vivienne, 36 - Maison Tony-Rouge" (verso des CDV).



- WACQUEZ A. & RADIGUET, Portrait de trois fillettes, recto, vers 1868-1871 (?),
inscriptions, "A. WACQUEZ & RADIGUET",
tirage albuminé de 6,4x10,6 cm, sur carton de 5,7x9,1 cm, Collection personnelle.

- WACQUEZ A. & RADIGUET, Portrait de trois fillettes, verso, vers 1868-1871 (?),
inscriptions, "PHOTOGRAPHIE ARTISTIQUE - A. WACQUEZ & RADIGUET - 
BADEN-BADEN - Aux Bains Stéphanie - PARIS - Rue Vivienne, 36 - MAISON TONY-ROUGE",
carton de 5,7x9,1 cm, Collection personnelle.


"Radiguet" est en effet cité à Menton, dès 1872, à l'âge de 35 ou 36 ans, comme associé du photographe Jean Baptiste Anfossi (1822-1907). 

Leurs cartons-photos de l'époque présentent au recto, "Anfossi & Radiguet - à Menton", et au verso, sous le blason de la famille Gênes-Savoie, "Anfossi & Radiguet - Photographe & Peintre - A Menton - Brevetés - De Son Altesse Royale La Duchesse De Gênes". L'atelier est situé "près la place St. Roch".

Avec Jean Baptiste Anfossi, Joseph Radiguet réalise des vues de Menton mais également des photographies d'un squelette (1872) découvert dans des fouilles préhistoriques (Emile Rivière [1835-1922], Découverte d'un squelette humain de l'époque paléolithique dans les cavernes des Baoussé-Roussé, dites Grottes de Menton, avec 2 photographies par MM. Anfossi et Radiguet - voir la deuxième édition de cet ouvrage et les photos pp 71 et 73 sur Europeana Collections), voire d'outils préhistoriques (Journal de Monaco du 3 décembre 1872 p 3).



- ANFOSSI Jean Baptiste (1822-1907) & RADIGUET Joseph (1836-1887), Portrait d'une mère et son bébé, recto, vers 1872-1875 (?),
inscriptions, "ANFOSSI & RADIGUET. -- à MENTON",
tirage albuminé de 6,4x10,5 cm, sur carton de 5,4x9 cm, Collection personnelle.

- ANFOSSI Jean Baptiste (1822-1907) & RADIGUET Joseph (1836-1887), Portrait d'une mère et son bébé, verso, vers 1872-1875 (?),
inscriptions sous le blason de la famille Gênes-Savoie, "ANFOSSI & RADIGUET - Photographe & Peintre - A MENTON - Brevetés - De Son Altesse Royale La Duchesse De Gênes".",
carton de 5,4x9 cm, Collection personnelle.




Les deux photographes réalisent la même année les photos d'un Album de la Vésubie (arrière-pays niçois). La sortie de cet album est annoncée dans le Journal de Monaco du 22 octobre 1872 puis commentée dans celui du 26 novembre : "Bien que les Alpes présentent, dans cette région-ci, une dépression relativement grande, elles n'en offrent pas moins, dans quelques unes de leurs parties, des altitudes considérables. C'est au pied de quelques-uns des pics qui se dressent sur ces points, que s'ouvrent les fraîches vallées que nous signalons. Parmi celles-ci, il en est une très-remarquable désignée sous le nom de Vésubie. Sillonnée par une rivière torrentueuse, formée des affluents de Boréou et du Col des Fenêtres, elle offre aux yeux du touriste qui la parcourt des changements constants. C'est une succession incessante de paysages rappelant ceux de la Suisse. C'est afin de faire connaître ces lieux, c'est pour vulgariser ces sites, que deux photographes de Menton, MM. Anfossi et Radiguet, ont eu l'heureuse idée de les reproduire. Ils en ont fait un magnifique album composé de quatorze vues, tontes plus remarquables les unes que les autres. Un texte, dont la rédaction a été confiée à la plume savante et imagée de notre excellent confrère M. Marie de Saint-Germain, accompagne ces épreuves photographiques" (Journal de Monaco du 26 novembre 1872 pp 1-2 ; voir également l'article de Jean-Paul Potron, "Album de la Vésubie - mémoire photographique d'une vallée niçoise", dans, Nice Historique, 1991, vol. 94 à 95, pp 2-12 - voir les photos et l'article en ligne sur le site de Nice Historique).

Cette association prend fin en février 1877, date à laquelle "Radiguet" cède ses parts au photographe Louis Ferret (Archives commerciales de la France, 4ème année, n° 23, du 22 mars 1877 p 370).

"Joseph Radiguet" semble s'être associé, entre-temps, à l'âge de 40 ans, avec le photographe Achille Boutet (vers 1831-? - voir ci-dessous). Le recensement de la Ville de Nice de 1876 précise en effet qu'il vit au 4, rue de Rome, dans l'appartement de la famille d'Achille Boutet dont il est l’associé. L'atelier est pour sa part situé au 3 puis au 6, rue de Rome (annuaires niçois de 1877 et 1879).

Au départ d'Achille Boutet (vers 1879/1880), "Radiguet" semble ensuite s'associer à Nice avec le photographe Esprit Guarnero (1859-1884), au 27 (et 29) rue Gioffredo (annuaires niçois de 1880-1882 absents). 

Leurs cartons-photos affiche en effet au recto, "Esprit Guarnero & Radiguet", et au recto, "Photographie Artistique - Esprit Guarnero & Radiguet - Rue Gioffredo, 27 - Jardin de la Maison Bermond - Nice". 

Il garde seul cette même adresse à partir de 1882, sous le nom de "J. Radiguet" (annuaires de 1883-1885). 

Ses cartons-photos (à fond beige, jaune à cadre rouge puis noir) présentent au recto, "J. Radiguet, -- Nice", et au verso, "Photographie Artistique - J. Radiguet - Rue Gioffredo .27. - Jardin Bermond - Nice" (une photo datée de 1884).



- RADIGUET Joseph (1836-1887), Portrait d'homme, recto, vers 1884,
inscriptions, "J. RADIGUET - 27. Rue Gioffredo - NICE",
tirage albuminé de 6,4x10,5 cm, sur carton de 5,5x9,2 cm, Collection personnelle.

- RADIGUET Joseph (1836-1887), Portrait d'homme, verso, vers 1884,
inscriptions, "Photographie - Artistique - signature oblique J. Radiguet - RUE GIOFFREDO-27- 
- Jardin Bermond - NICE",
inscription manuscrite, "1884",
carton de 5,5x9,2 cm, Collection personnelle.


- Publicité pour J. Radiguet parue dans l'annuaire niçois de 1884 (p 182) et dans l'annuaire niçois de 1885 (p 598),
 Archives Départementales des Alpes-Maritimes.


En 1885, il cède l'atelier à Rose Bergagna et déménage pour le 25, rue Delille (annuaire de 1886). 

Il est, de 1879 à 1885, cité à plusieurs reprises dans les registres d'état civil niçois (en tant que témoin de quatre naissances et de quatre décès).

Joseph Radiguet, 50 ans, célibataire, photographe, décède cependant à Nice, au 17, rue Biscarra, le 7 janvier 1887. Il est dit être né "à La Ferté Bernard (Sarthe), sans autres renseignements". L'un des témoins de son acte de décès est le photographe Emile Gianola, 26 ans (son assistant ?).




- Louis RADIGUET (vers 1840-?)

Louis Radiguet, photographe, est uniquement cité à Nice dans le recensement de la Ville de 1881, âgé de 41 ans et vivant, avec sa femme Rose (30 ans), au 8, rue de l'Escarène. 

Je n'ai, à ce jour, connaissance ni de cartons-photos portant son nom (assistant ?) ni de sa date de décès.




- Achille BOUTET (vers 1831-?)

Achille Boutet est un photographe, né à Orléans. Je ne connais rien de ses débuts de carrière.

En juin 1873, il est pour la première fois signalé à Nice, en tant que "photographe âgé de 43 ans", comme l'un des témoins d'un mariage avec les photographes François Serafino et Paulin Gilly.

Il réalise en 1876 un "Album religieux - Cannes", constitué de 8 tirages albuminés accompagnés de textes (voir l'album sur Gallica).

Il est nommé dans le recensement de la Ville de Nice de 1876, né à Orléans, âgé de 45 ans et résidant au 4, rue de Rome, avec sa famille mais également avec son associé, Joseph Radiguet (1836-1887 - voir ci-dessus), français, né hors département, âgé de 40 ans et célibataire.

Il est uniquement signalé dans les annuaires niçois, rue de Rome, au n° 3 en 1877 et au n° 6 en 1879 (annuaire de 1878 absent). 

Peu de CDV de lui sont connus. Le revers de ses cartons-photos indique, sous le dessin des attributs de la Peinture et de la Photographie, "Boutet - Photographe - Avenue de la Gare - près l'Eglise Notre Dame de Nice - entrée par la Rue de Rome - Nice".

Il semble quitter Nice vers 1879-1882 (annuaires absents). Je n'ai pas connaissance de la suite de sa carrière ni du lieu et de la date de son décès.




- BOUTET Achille (vers 1831-?), Portrait de jeune homme, recto, vers 1880 (?),
sans inscriptions,
tirage albuminé de 6,2x10,4 cm, sur carton de 5,4x8,3 cm, Collection personnelle.

- BOUTET Achille (vers 1831-?), Portrait de jeune homme, recto, vers 1880 (?),
inscriptions, "BOUTET - PHOTOGRAPHE - Avenue de la Gare - Près de l'Eglise du Père Lavigne - Entrée par la Rue de Rome - NICE",
 carton de 5,4x8,3 cm, Collection personnelle.