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samedi 20 juin 2026

1469-FRANÇOIS QUARELLI (1848-1895), PHOTOGRAPHE À BEYROUTH ?

 

SOMMAIRE DES ARTICLES DU BLOG ET LIENS DIRECTS





INTRODUCTION



Le registre de recensement de 1876 de la ville de Draguignan (Var), cite le nom de "Quarelli, François, photographe".

Est-il ce célèbre photographe du Moyen-Orient, installé lors du dernier tiers du XIX° siècle dans la ville de Beyrouth (sous domination ottomane) ?

Nom, prénom et dates peuvent, certes, correspondre mais comment et où trouver des éléments établissant de manière irréfutable qu'il s'agit bien de la même personne ?



DRAGUIGNAN


"François Marius Cavaglione-Quarelli" est né le 13 novembre 1848, à Draguignan (Var). 

Il est le fils de Samuel Cavaglione, surnommé "Jean Denis Quarelli" (né le 26 octobre 1820 à Turin, Piémont, Etats sardes) et de Marie Magdelaine/Madeleine Meiffret (née le 26 janvier 1826, à Draguignan), qui se sont mariés à Draguignan le 28 avril 1846.

Quelques années plus tard, la famille accueille la naissance de Joséphine Julie Cavaglione-Quarelli, le 15 février 1852.

Samuel, qui signe "Quarelli Cavaglione" (fils de Benoît Cavaglione, marchand, et de Sylvie Levi, domiciliés à Cuneo, Piémont), s'est installé, en 1843, comme relieur, à Draguignan, place du Marché (et impasse de la Paroisse). 

Il a, par la suite étendu son affaire (embauche d'employés), développé l'activité de marchand papetier (un brevet de libraire a été refusé à son épouse en 1847, du fait de son mariage avec un étranger non naturalisé ; Archives de France) puis il a remplacé, en 1861, son activité de relieur par celle de limonadier ("Café du Var"). 

Il a également acquis une maison rue Porte d'Orange et une propriété rurale au quartier de Saint-Joseph, complantée de vignes, d'oliviers et d'arbres fruitiers.

Il va malheureusement décéder à Draguignan, à l'âge de 44 ans, le 30 juillet 1865, alors que ses deux enfants sont encore mineurs. 

C'est sa veuve, Marie Madeleine Meiffret, qui reprend le café et la papeterie (fournitures scolaires et de bureau, accessoires de dessin et de peinture, estampes, photographies, stéréoscopies et encadrement). 

Dès 1861, son père avait mis en vente des photographies et notamment, des "Épreuves stéréoscopiques, telles que : Vues d'Italie, Intérieurs de Châteaux Impériaux, Scènes de la vie privée, Paysages et autres" (Le Var du 28 avril 1861 ; Fréjus, Médiathèque Villa Marie). Est-ce là l'origine de l'intérêt de François Quarelli pour la photographie et le voyage, alors qu'il est adolescent ? 

Le recensement de Draguignan de 1866 cite, place du Marché :

- "Meiffret, Marguerite [Marie Magdelaine], limonadière, veuve, 45 ans [40 ans] ; Quarelli, François, célibataire, 18 ans", ainsi que deux garçons limonadiers mais pas Quarelli Joséphine. 

À la demande de Magdeleine (sic) Meiffret, la succession de son défunt époux est réglée lors de l'été 1868 (Le Var du 20 août 1868).

Le recensement de 1872 cite désormais la famille, quartier Porte [d']Orange :

- "Meiffret, Madeleine, Md de papier, veuve, 42 ans [46 ans] [elle semble avoir renoncé au Café du Var] ; Quarelly (sic), Joséphine, célibataire, 18 ans [20 ans]" mais, cette fois, sans son fils François.

François Quarelli, majeur depuis 1869, a-t-il quitté Draguignan ? A-t-il opté pour la naturalisation française ? A-t-il été dispensé de service militaire, étant le fils unique d'une veuve ? Sa fiche matricule militaire n'a, étrangement, pas été retrouvée. 

Le recensement de Draguignan de fin 1876 (achevé en janvier 1877) cite cependant, rue Porte d'Orange :

- "Meiffret, Marie, [sans précision de profession], veuve, 45 ans [50 ans], Française ; Quarelli François, photographe, célibataire, 28 ans, Français ; Quarelli, Joséphine [sans profession], célibataire, 20 ans [24 ans], Française".

François est-il seulement de passage dans la ville ? C'est la première fois que sa sa nationalité française et que sa profession de photographe sont précisées, sans qu'il soit possible de savoir quand et où il s'est formé à la photographie. 

Après 1876, aucun document ne semble plus attester la présence de François Quarelli à Draguignan. 

Y est-il cependant présent, le 29 septembre 1878, lors du mariage de sa sœur Julie Joséphine Cavaglione-Quarelli, 26 ans (qui signe "Joséphine Quareli"), avec Antoine Marius Crivelli, employé de commerce, 26 ans (né le 15 février 1852, à Draguignan), domicilié à Hyères (Var) ? 

Aide-t-il financièrement sa mère lors de la liquidation judiciaire de son magasin en 1890 (ce dernier sera cependant encore cité en 1897, rue Porte d'Orange) ?

La seule trace ultérieure, laissée par François Quarelli dans son département d'origine, est celle de son décès, à Hyères justement, le 20 août 1895, à l'âge de 46 ans. L'acte précise qu'il était "négociant" et veuf de "Berthe Charlier".

C'est la première preuve de son passé au Moyen-Orient. 



BEYROUTH


C'est en effet à Beyrouth, que François Quarelli a épousé (dans les années 1870 ou 1880 ?), Berthe Jenny Fanny Charlier (née le 10 octobre 1854 à Ganges, Hérault), fille de Jean Baptiste Charlier (1823-1907), professeur à Ganges (dit sériculteur au Liban vers 1845 (1) puis photographe et libraire-papetier à Beyrouth dans les années 1860), et de Julie Léonie Beziès/Béziès/Béziers (née le 27 juin 1827 à Ganges).

L'historien Fouad Debbas (Des photographes à Beyrouth, 2001) considère que Quarelli s'est installé à Beyrouth dès 1870, qu'il a appris la photographie auprès de Jean Baptiste Charlier (d'où une présentation semblable de leurs légendes au bas des tirages) et épousé sa fille. 

François Quarelli étant dit célibataire dans le recensement de Draguignan de 1876, son mariage est donc postérieur à cette date. Est-ce seulement après son mariage que François a ouvert son propre studio de photographie ?

Le couple ne semble pas avoir eu d'enfant. Berthe va décéder à Beyrouth, vers 1893 (à 39 ans environ ; de l'épidémie de grippe ?), peu avant le retour définitif de François en France.

L'activité de François Quarelli à Beyrouth a été étudiée par plusieurs autres historiens de la photographie mais peu de documents ont pu être retrouvés, en dehors de ses vues photographiques de voyages au Moyen-Orient qui l'ont rendu célèbre (tirages albuminés d'environ 21,5x27,5 cm), avec notamment ses vues de Terre Sainte (Jérusalem, Mont Carmel - sa famille, du côté paternel, était de confession juive), et de quelques portraits (cartes de visite).

Nissan Perez (Focus East. Early Photography in the Near East, 1839-1885, 1988), Michel Fani (Une histoire de la photographie au Liban, 1840-1944, 2005) et Alain Arnaudiès (L'Orient des Bonfils, 1867-1918, 2022) ont pu établir que F. Quarelli (Francesco ?), probablement présent à Beyrouth dès la fin des années 1870, est signalé dès 1882 en tant que photographe associé à Édouard Aubin (Dr E. Isambert, Itinéraire Descriptif, Historique et Archéologique de l'Orient, vol. 3, Paris, Collection des Guides-Joanne, 1882).

Il y tient un magasin à l'enseigne de "Quarelli et Cie" [ce nom date du début des années 1890 seulement], avenue des Français, en bord de mer, près de l'Hôtel Victoria, y vend toutes sortes d'articles de bazar mais également fait commerce d'antiquités et possède un studio de photographie. 

L'année de son départ de la ville n'a pu être établie avec précision mais la date de 1893, qui coïncide avec celle du décès de son épouse s'est, semble-t-il, imposée malgré le fait que son nom soit encore cité dans des guides ultérieurs.

Mon étude vient confirmer ces assertions et n'apporte guère de compléments, en dehors de l'identité française du photographe et de sa date de décès à Hyères en août 1895. 

La recherche dans les guides et annuaires a permis de retrouver quelques nouvelles mentions de son activité à Beyrouth mais la date de son arrivée dans la ville n'a pu être précisée (avant ou après 1876 ?). 

Il est intéressant de noter que François Quarelli tient, à Beyrouth, un bazar qui diffuse toutes sortes de fournitures et de papeterie, à l'image de celui de sa mère à Draguignan (Annuaire-almanach du Commerce Firmin-Didot frères de 1879, Daguignan, p. 3498). L'implantation d'un studio de photographie dans un bazar est d'ailleurs attestée à cette époque, tant à Draguignan qu'à Beyrouth.

L'Annuaire oriental du commerce Cervati (Constantinople) de 1890 (p. 761) signale, parmi les photographes de Beyrouth, "Quarelli, vues de l'Orient, types et costum.".

Le Petit Marseillais du 21 juin 1891 cite notamment, "Melle Jenny Beziès et J.-B. Charlier (de Beyrouth) [belle-sœur et beau-père de François Quarelli] ; M. et Mme François Quarelli (de Beyrouth)", lors des funérailles, à Marseille, d'un parent de son épouse (côté maternel), Thomas Mourgue d'Algue (Ganges 1807-Marseille 1891), importateur de cocons secs du Liban (et fait, pour cette raison, chevalier de la Légion d'Honneur, le 30 juillet 1863).

Le 15 janvier 1892, on peut lire dans Le Moniteur du tissage mécanique des soies (Lyon) :

- "Formations de Société - Lyon et Beyrouth. Société en commandite Quarelli et Cie (bazar à Beyrouth) ["Au Grand Magasin", Sûk el-Tawileh], siège social, 13, rue de la République, succursale à Beyrouth (Syrie), Cap.: 120,000 fr. fournis par le commanditaire (18 novembre et 2 décembre 1891). 

Ainsi, il apparaît probable que François Quarelli a, d'une part, effectué plusieurs allers-retours (via Alexandrie et Marseille) entre Beyrouth et la France (est-il resté en France de juin à décembre 1891 ?), et qu'il a eu affaire, lui aussi, par l'intermédiaire de sa belle-famille, avec l'industrie de la soie.

François Quarelli, photographe est, pour la dernière fois, cité à Beyrouth les 25 et 28 avril 1894, lorsqu'il côtoie Philippe Berger (Notes de voyage : de Paris à Alexandrie, l'Égypte, la Palestine, la côte de Phénicie, la Syrie, le retour, 1895, pp. 237 et 249).

Son départ de Beyrouth peut donc être daté entre mai 1894 (récit de Pierre Berger) et août 1895 (date de son décès à Hyères).



DRAGUIGNAN


De nouveaux éléments ont pu, en outre, être collectés à Draguignan.

 

Édouard Aubin

Le photographe Antoine Édouard Auxile Aubin, signalé à Beyrouth en tant qu'associé de François Quarelli, dans l'Itinéraire...de l'Orient de 1882, s'avère être né (lui aussi) à Draguignan, le 30 juin 1847. 

Il est le fils de Joseph Henri/Henry Aubin, cordonnier puis propriétaire (né le 29 novembre 1823 à Bargemon, Var) et de Marie Thérèse Garnier (née le 12 mars 1822 à Cotignac, Var), qui se sont mariés à Claviers (Var), le 2 octobre 1844.

Édouard Aubin et François Quarelli, qui se connaissent probablement depuis l'adolescence, se sont, tous les deux, installés Beyrouth mais sans que l'on sache s'ils sont partis ensemble ou si l'un des deux a rejoint l'autre.

Les historiens considèrent qu'Édouard Aubin est présent à Beyrouth, dès 1867, et qu'il ouvre, à cette date, un magasin qui prendra par la suite le nom de "Au Gant Rouge" et diffusera des articles de luxe.

Cependant, en 1867, Édouard Aubin est encore mineur et il sera ensuite jugé "bon pour le service" militaire et incorporable en juillet 1868 (Archives Départementales du Var, registre matricule militaire 1 R 697).

Les Annuaires-almanachs Firmin-Didot frères (Paris) de 1875 (p. 3832) et de 1879 (p. 4155) citent Édouard Aubin à Beyrouth, en tant que "négociant-commissionnaire de maisons européennes, recouvrements". 

En 1881, Édouard Aubin réalise un album de 29 photographies académiques de femmes nues (Bulletin et mémoires de la Société d'anthropologie, séance du 20 octobre 1881, p 670 ; Bibliographie de la France du 5 novembre 1881, p. 648).

L'Annuaire oriental Cervati de 1882, nous l'avons vu, le signale ensuite dans la rubrique des "Photographes" (associé pour un temps à Quarelli), puis en 1883, 1887 et 1889-90, dans la rubrique des négociants en "Modes et confections (Articles de Paris)" (Annuaire Almanach du Commerce ou Indicateur oriental Cervati, Constantinople, 1883 p. 627, 1887 p. 662 et 1889-90, p. 761). Son nom reste cité dans des ouvrages ultérieurs (comme celui de Quarelli).

C'est donc, au plus tôt vers 1869-70 et au plus tard vers 1874-75, qu'Édouard Aubin s'est implanté à Beyrouth. Il est possible que cela soit également le cas de François Quarelli, et que son signalement à Draguignan lors du recensement de 1876, n'atteste que la réalité d'un séjour en France.

Édouard Aubin effectue d'ailleurs, lui aussi, des allers-retours entre Beyrouth et Draguignan. 

En octobre 1884, âgé de 37 ans, "négociant domicilié et demeurant à Beyrouth, Syrie, se trouvant alors à Draguignan", il réalise, le 24, l'achat d'une propriété rurale de son oncle à Bargemon (Var) (Le Var du 15 février 1885) et, le 28, il se marie aux Arcs (Var), avec Marie Jeanne Ursule Berthet, 18 ans, sans profession (née le 27 septembre 1866, aux Arcs). 

Le couple semble avoir par la suite deux enfants : 

- Thérèse Marie Roseline Aubin, qui naît aux Arcs, au domicile de ses grands-parents maternels, le 19 juillet 1886, déclarée par "son père, négociant, domicilié à Draguignan" (Édouard Aubin est-il reparti à Beyrouth entre fin 1884 et fin 1886 ?) 

- puis, probablement un fils, dont la date et le lieu de naissance (Beyrouth ?) restent inconnus, et qui n'est évoqué qu'avec les seules initiales de son prénom, "J-M-A" (Joseph-Marius-Alexis, du nom d'un autre membre de la famille Aubin ?).

Le 6 février 1891, Édouard Aubin effectue, avec sa mère, une vente de propriété sise à Draguignan, au quartier de l'Estéron (Le Var du 22 mars 1891). 

En 1893 et 1894, il est cité comme membre de la Chambre de Commerce Française de Milan : "Aubin E. Sériculture, Draguignan, villa Beyrouth" (Bulletin de la Chambre de Commerce Française de Milan, d'octobre 1903 à mai 1904). 

Est-il rentré définitivement en France vers 1893 ou avant ? S'occupait-il antérieurement de sériculture (comme la famille du photographe Charlier de Beyrouth dont il vendait les albums de photographies) ?

En 1895, son retour est désormais attesté. Il est dit, "ancien négociant, sans profession, demeurant et domicilié à Draguignan", lorsqu'il vend, le 27 mai 1895, un jardin situé au quartier de l'Espéron (quartier de la maison de ses parents où vit encore sa mère) (Le Var du 16 juin 1895).

Rentier, il est nommé administrateur de la Société Anonyme Électrique de l'Argens, le 17 février 1903 (Le Var du 30 avril 904). 

En janvier 1907, "Aubin, villa Beyrouth à Draguignan" [!] met en vente un alternateur puis, en juin, sa propriété de Bargemon (Le Petit Marseillais des 21 janvier et 3 juin 1907).

Le 22 juin 1908, à l'approche de ses 61 ans (malade ?), il rédige son testament. Il lègue une somme à chacune des dix sociétés de secours mutuels de Draguignan ; son linge à l'hospice de la ville ; ses livres et cartes à la bibliothèque de la ville ; ses souvenirs de voyage (meubles et objets arabes), ainsi que des gravures, dessins et tableaux, au Musée de la ville (Bulletin des Lois de la République Française du second semestre 1911, 1912, pp. 1449-1450).

Il liste notamment des aquarelles et dessins au fusain de "F. Quarelli" [!] dont Portrait-charge d'Édouard Aubin (caricature) et Danseuses arabes. François Quarelli a peut-être suivi, dans sa jeunesse, une formation aux Beaux-Arts (à l'Ecole de Dessin de Toulon ?).

Édouard Aubin, époux de Jeanne Berthet, décède huit mois plus tard, à Draguignan, Villa Beyrouth, le 28 février 1909.

Son legs est approuvé par décret ministériel du 1er mai 1911 et l'ensemble des éléments évoqués est conservé, de nos jours, au Musée des Beaux-Arts de Draguignan. 

Il constitue un témoignage important qui concerne tout à la fois l'histoire et l'art du Moyen-Orient, ainsi que la vie à Beyrouth de deux négociants-photographes français, nés à Draguignan.



NOTE


- Jean Baptiste Charlier

Le lien entre Jean Baptiste Charlier (né le 8 novembre 1823 à Lemé, Aisne) et la famille Mourgue(s) (d'Algue) semble créé par le biais de son mariage à Ganges, le 29 mai 1850, avec Julie Léonie Beziès, fille de Pierre Beziès et de Zélie Mourgues (décédée en 1830). 

Il paraît difficile d'imaginer que Jean Baptiste Charlier soit parti au Liban travailler dans le domaine de la sériculture, avec la famille Mourgue, dans le milieu ou la seconde moitié des années 1840, comme le proposent les historiens Badr Ḥājj (Des photographes à Damas, 1840-1918, 2000, p. 31) et Michel Fani (Une histoire de la photographie au Liban, 1840-1944, 2005, p. 36).

Quant à la date de l'installation, à Beyrouth, de Jean Baptiste Charlier, de son épouse Léonie, de leurs quatre enfants (nés entre 1851 et 1854) et de sa belle-sœur Jenny Beziès, elle est généralement située par les historiens de la photographie dans les années 1860. 

Cependant, un ouvrage des années 1930 situe cette installation dès 1856 (Jean Bianquis, Les origines de la Société des Missions évangéliques de Paris, 1822-1829, T 2, note 1 p. 32). 

Le dépouillement des registres de recensement de la ville de Ganges (Archives départementales de l'Hérault), semble confirmer cette hypothèse, la famille Charlier étant citée en 1851 (rue plan de l'Eglise, 10) mais restant ensuite absente des registres de 1856 (recensement achevé en juin) et de 1861, toutes adresses confondues.