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AUGUSTE GARCIN (Genève 1816-Genève 1895)
GENÈVE
Auguste Louis Garcin est né à Genève (Suisse), le 22 août 1816. Il est le second enfant de Marc Isaac Louis Garcin, graveur (né le 8 février 1785), et d'Anne Pernette Pittard (née vers 1785), qui se sont mariés à Genève le 10 juin 1812.
Rien n'est connu de la jeunesse d'Auguste Garcin mais il semble se former au dessin et à la gravure auprès de son père mais également à la peinture (à l'Ecole de Dessin de Genève ?).
Il est "graveur" lorsque à 23 ans il épouse à Genève, le 16 octobre 1839, Jeanne Françoise Augustine Villibour/Villibourd/Villibourg (née à Genève le 14 juillet 1818).
PARIS
Vers 1840 (entre fin 1839 et début 1841), Auguste Garcin se forme à la photographie à Paris (Image 1).
Début 1841, il mène en France (accompagné de son épouse ?) une vie itinérante de peintre-daguerréotypeur qui le conduit notamment à Tours (Indre-et-Loire), Nantes (Loire-Inférieure ; aujourd'hui Loire-Atlantique) et Toulon (Var).
TOURS
"Nous appelons toute l'attention de nos lecteurs sur (...) M. Garcin qui, dans la seule ville de Tours, a daguerréotypé plus de 600 portraits" (L'Ouest du 8 juillet 1841 ; l'année 1841 du Courrier de l'Indre et Loire n'est pas conservée) (Image 4).
NANTES
La présence d'Auguste Garcin à Nantes est attestée dès la fin du mois de juin 1841 (Le National de l'Ouest du 25 juin 1841) (Image 2).
Il est présenté comme "un jeune dessinateur" (National de l'Ouest du 25 juin 1841) (Image 2) et "un artiste de la capitale" (L'Ouest du 8 juillet 1841) (Images 1 et 4).
Pendant ces deux mois et demi, il communique avec sa clientèle par le biais de 21 petites annonces qui paraissent dans trois journaux différents (National de l'Ouest des 25 et 28 juin, 5 et 19 juillet, 2 et 14 août ; Le Breton des 28 juin, 5 et 19 juillet et 2 août ; L'Ouest des 6, 8, 12, 18 juillet, 1er, 11, 13, 16, 19 et 21 août et 2 septembre).
Il s'installe tout d'abord dans un local de la rue Rubens, 48, en face de la rue Molière, en l'attente du local mieux adapté, "avec terrasse ou jardin", de la rue Gresset, 10, qu'il intègre dès le 28 juin.
En parallèle, il expose quelques portraits au daguerréotype à la librairie de M. Suireau (rue Crébillon) et à celle de Mme Pot(t)in, rue Santeuil (Le National de l'Ouest du 25 juin 1841) (Image 2).
Auguste Garcin opère de 7h à 10h du matin et de 2h à 5h de l'après-midi. Ses daguerréotypes, dont il garantit la ressemblance, sont réalisés en 5 ou 10 secondes pour un prix de 15 fr. Il agit par tout temps, y compris lorsqu'il pleut, et à l'intérieur des appartements où il peut se déplacer. Il fait également le portrait au pastel et à la mine de plomb et peint la miniature (Le Breton du 5 juillet 1841) (Image 3).
Son départ est annoncé au 4 septembre (L'Ouest du 2 septembre 1841)
TOULON
Les étapes du parcours d'Auguste Garcin entre Nantes et Toulon ne sont pas connues. Il arrive dans cette dernière ville, début décembre, pour un mois environ, à la période des étrennes et y est qualifié de "jeune artiste".
Deux petites annonces seulement vont paraître dans cette ville et la première d'entre elles ne cite pas son nom (Le Toulonnais du 7 décembre 1841) (Image 5).
Il s'installe, rue des Chaudronniers, 36, chez M. Gaudran, pharmacien, expose ses portraits dans ce local mais également chez M. Danillon, papetier, rue Royale (Le Toulonnais du 7 décembre 1841).
Il propose à nouveau ses portraits au daguerréotype mais également, à l'huile, au pastel, mine de plomb et miniature sur ivoire pour broches et médaillons. Il donne également des leçons (Le Toulonnais du 19 décembre 1841) (Image 6).
ÉPILOGUE
Aucune trace d'Auguste Garcin n'a été retrouvée dans les deux années suivantes.
En 1844, son épouse accouche, à Genève, de leur fils Louis Emile Garcin le 15 janvier mais décède malheureusement le 31 janvier.
Auguste Garcin, "graveur", va se remarier le 14 mai 1845 à Plainpalais (banlieue de Genève), avec Amélie Jeanne Marie Bourdillon (née à Genève le 14 mars 1823). Une fille, Juliette Antoinette Garcin, naîtra de leur union à Carouge (près de Genève), le 25 septembre 1846.
À partir de 1845, la carrière d'Auguste Louis Garcin, a été étudiée et mise en ligne sur le site de la Bibliothèque de Genève (ici).





