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samedi 24 octobre 2026

1497-LE PANORAMA UNIVERSEL DES FRÈRES ROSSI-2 (1855-1868)

 

SOMMAIRE DES ARTICLES DU BLOG ET LIENS DIRECTS





LE PANORAMA UNIVERSEL DES FRÈRES ROSSI-2 

LES ANNÉES 1855-1868



BOLOGNA, ÉTATS PONTIFICAUX, SOUS OCCUPATION AUTRICHIENNE, DE DÉCEMBRE 1856 À FÉVRIER 1857 (Bologne, Émilie-Romagne, Italie)


- Teatri, arti e letteratura du 27 decembre 1856 p. 140 (texte traduit de l'italien)

"Spectacles de Bologne pendant le Carnaval de 1857 (...)

Panorama Universel, sur la Place de la Paix".


- Teatri, arti e letteratura du 15 janvier 1857 p. 164 (texte traduit de l'italien)

"Le Panorama Universel Des Frères Rossi Exposé A Bologne.

Depuis plusieurs semaines déjà, nous avons ouvert au public, sur la Piazza del Pavaglione, le grand Panorama des frères Rossi, ingénieusement aménagé à l’intérieur d’une sorte de palais mobile, faiblement éclairé et doté de tout le confort et de toutes les commodités nécessaires pour satisfaire les nombreux visiteurs.

Il ne s’agit pas de laisser vagabonder le regard et de concentrer l’esprit sur un point de vue quelconque, qu’il soit historique ou monumental, mais dans ce Panorama des frères Rossi, vous pouvez effectuer un long voyage instantané, comme par enchantement ; 

admirer et contempler, dans leur succession, une très vaste étendue de campagne ; et, de surcroît, vous en faire une idée assez exacte, non seulement des lieux qui y sont représentés dans des proportions fidèles, mais aussi des coutumes, grâce aux accessoires qui y sont figurés avec toutes les caractéristiques propres à la région.

La première exposition du Panorama Rossi présente la vue du mont Rigi en Suisse, depuis le sommet duquel s’ouvre au regard du spectateur une étendue infinie de campagne avec de nombreuses villes, des lacs et des chaînes de montagnes ; 

la ville de Londres parcourue le long de la Tamise sur un trajet de 16 lieues, avec une vue sur les principaux monuments, les ponts gigantesques et l’ensemble du profil de la grande métropole ; 

les villes de Buda-Pest sur le Danube ; 

la bataille d’Isly, où est représentée fidèlement la victoire facile des Français sur les Marocains ; 

une vue de Berlin en proie à un incendie en période d’émeutes [18 mars 1848 ?],

Celui qui parcourt du regard, puis à travers les cent lentilles de cristal du Panorama Rossi, voit tout ce qui vient d'être mentionné, et en ressort à la fois surpris, satisfait et même, si l'on veut, instruit. 

Nous ne doutons pas que la deuxième exposition soit à la hauteur de cette première, belle, agréable et intéressante".


- Teatri, arti e letteratura du 5 février 1857 p. 188 (texte traduit de l'italien)

"Le Panorama Des Frères Rossi À Bologne, 

Deuxième exposition.

Au cours de ce deuxième voyage panoramique, l’observateur attentif peut se faire une idée précise des quatre principales villes des États-Unis d’Amérique, en examiner le sol, les produits, les coutumes et ce degré de civilisation raffinée qu’un peuple travailleur et entreprenant a su atteindre en si peu de temps. 

On aperçoit également la ville grandiose et élégante de Saint-Pétersbourg, le cours pittoresque de la Neva qui traverse cette grande métropole, ses principaux établissements, ses fortifications et ses remparts face à la mer Baltique. 

On passe ensuite à parcourir du regard, à travers ses principaux faits d'armes, le plus grand des événements contemporains, la guerre d’Orient [Guerre de Crimée]. On aperçoit le débarquement des Alliés à Eupatoria, la bataille inaugurale des campagnes sur l’Alma, celle, si sanglante, d’Inkermann, et le siège de Sébastopol. 

Dans ces vues, comme dans celles de la première Exposition, que nous avons déjà évoquée, on remarque la fidélité des lieux, les proportions des objets et l’illusion parfaite qui transporte le spectateur au cœur de tant de merveilles à la fois agréables, instructives et divertissantes. 

Lors de cette troisième exposition, on pourra admirer, parmi bien d’autres nouveautés, la suite de la guerre d’Orient jusqu’à la prise de Malakoff".


- Teatri, arti e letteratura du 19 février 1857 p. 208 (texte traduit de l'italien)

"Place de la Paix : Grand Panorama des Frères Rossi". 




FIRENZE, CAPITALE DU GRAND-DUCHÉ DE TOSCANE, EN OCTOBRE 1857 (Florence, Toscane, Italie)


- Il Buon Gusto (Florence) du 18 octobre 1857 p. 31 (texte traduit de l'italien)

"Panorama. Nous invitons le public à se rendre au Grand Panorama universel, présenté par les frères Rossi sur la place de S. Maria Novella.

Le lieu est élégant, et les vues sont peintes d'après nature. Actuellement, les Florentins peuvent faire un voyage à travers les cantons suisses, entre les lacs et les glaciers, puis se rendre en Amérique pour y admirer les fleuves, les lacs et les villes, parmi lesquelles Philadelphie, New York, Baltimore, etc. Ils auront également un aperçu des coutumes américaines, verront leurs bateaux à vapeur, leurs voies ferrées et d’autres curiosités.

Ils feront une halte dans la magnifique ville de Pest, assisteront à la bataille d’Isly, verront la place Saint-Marc à Venise illuminée pour les fêtes ; en somme, ils trouveront de quoi assouvir pleinement leur curiosité et passeront un très bon moment".




FERRARA, ÉTATS PONTIFICAUX, SOUS OCCUPATION AUTRICHIENNE, DOCUMENT NON DATÉ (Ferrare, Émilie-Romagne, Italie)

- Affiche (de 32x22, 5 cm) de la Collection Binetruy (ici), Ferrare (texte traduit de l'italien)

Ce document est, dans la Collection, daté vers 1850, probablement parce que l'un des panoramas évoque un évènement de 1848. Force est de constater cependant, que l'ensemble du programme de cette Première exposition de Ferrara est identique à celui qui est présenté lors de la Première exposition de la ville de Bologna fin 1856-début 1857. Une date vers 1856-57 semble probable pour cette affiche de Ferrara. 

"Mesdames !

Pour La Première Fois A Ferrare Sur La Place Dite "De La Paix"

Dans un Bazar construit en fer sera exposée une Description des plus remarquables voyages ou

Grandiose Panorama Universel Des Frères Rossi

Lequel Contient Cent Lentilles De Cristal

Première Exposition


"Voyage gigantesque de seize lieues sur la Tamise à travers la Ville De Londres"

En Grande-Bretagne, un territoire de 95 lieues anglaises carrées est divisé en deux parties inégales par un grand fleuve. La partie la plus petite, celle du sud, est une vallée marécageuse ; la plus grande, c'est-à-dire celle du nord, est traversée par des collines en pente douce avec de larges vallées arrosées par de généreux fleuves. 

Elle n'était pas réputée pour sa fertilité ; et des centaines de villages et de hameaux y firent resplendir des campagnes verdoyantes. À présent, aucun champ fertile ne s'aperçoit dans cette région, les bosquets ont disparu de ces sommets, et l'on n'entend plus le tintement de ces troupeaux en pâture. 

Toute cette terre est désormais transformée en un immense labyrinthe de bâtiments, où s'entrecroisent d'innombrables rues et ruelles, présentant confusément à l'œil un amas de tours, de coupoles et de monuments. 

Même le majestueux fleuve semble avoir été réduit à un étroit canal, qui disparaît presque à l'ombre de 10 000 mâts de navires bordant ses rives comme une forêt dense. Le lecteur se trouve ainsi au centre de Londres. Celle-ci compte actuellement environ 320 000 maisons dans 13 500 rues, et 110 places et squares.

Les églises et oratoires pour toutes les religions et croyances dépassent le nombre de 500. Saint-Paul, semblable à la basilique Saint-Pierre, est après cette dernière la plus grande du monde. Les établissements d'assistance et hôpitaux sont au nombre de 120. Ces derniers sont pour la plupart de magnifiques palais avec jardins et parcs, certains comptant plus de 1 000 lits.

À la tête des établissements d'instruction publique se trouve l'Université, magnifique palais érigé par souscription sous l'impulsion de Lord Brougham, aujourd'hui fréquenté par 3 200 étudiants. Outre les 900 écoles publiques, on compte plus de 4 600 institutions privées. De nombreuses congrégations promeuvent la diffusion de la science parmi les classes populaires, au moyen de la distribution gratuite de livres, de lectures et d'écoles dominicales. 

Neuf musées offrent les moyens d'acquérir une culture plus vaste dans les arts et les sciences, parmi lesquels le British Museum, qui possède les plus riches collections d'histoire naturelle et d'art du monde entier. Des galeries de tableaux et d'antiquités, la Galerie nationale, dont les nouveaux locaux deviendront les plus vastes et les plus imposants de tout Londres ; enfin de nombreuses académies, parmi lesquelles la Royal Académy of Arts dans le magnifique local de Somerset House ; de nombreuses sociétés littéraires et collèges.

On compte 9 000 cafés, tavernes, débits de boissons, 6 000 brasseries, et plus de 100 000 personnes s'y croisent continuellement. Seize théâtres, puis le Colisée, les jardins des sociétés zoologiques et botaniques, les salles de musique et de concert, dioramas, panoramas, et une infinité d'expositions de merveilles en tout genre.

Plus de 11 000 navires abordent chaque année ses ports en sillonnant toutes les côtes de l'Univers ; 200 bateaux à vapeur sont en permanence occupés au chargement et au déchargement, et 12 000 chaloupes et barques avec 20 000 rameurs et 8 000 employés des douanes se trouvent dans les ports et sur le fleuve en mouvement continuel. 

Chaque jour partent dans toutes les directions du royaume 1 100 diligences rapides et 140 bateaux à vapeur, tant vers les ports du royaume que vers ceux du continent. La Douane est fréquentée chaque jour par 12 000 à 15 000 personnes, la Bourse par 8 000 à 10 000 négociants de toutes les nations. À la Banque, où travaillent 1 200 commis, 6 000 personnes traitent quotidiennement leurs affaires au café Lloyds. 

Les assurances souscrites annuellement représentent un capital de 5 000 millions de florins, les fabriques sont innombrables et particulièrement réputées sont les productions d'acier et de verre, ainsi que celles des carrossiers et bourreliers, et tous les articles de très haut luxe. Les seules manufactures de soie emploient directement plus de 60 000 personnes. 

Les chemins de fer vont dans toutes les directions, parmi lesquels est éminemment admirable celui situé sous la grande Tamise qui relie une partie de la ville à l'autre, tandis qu'une foule de barques circulent au-dessus, et un viaduc d'une longueur de cinq lieues anglaises sur des arcs élevés passe au-dessus des maisons.

Un tel tableau gigantesque est certainement le plus parfait qu'on ait jamais vu, et pour une dépense minime, on peut faire une promenade de plaisir à travers toute l'immense capitale britannique.


"Vue du Mont Rigi en Suisse"

C'est l'une des scènes les plus magnifiques que présente la nature. Le mont Rigi, haut de 5 000 pieds, permet à celui qui monte sur son sommet d'étendre son regard sur les pays environnants jusqu'à une distance de 30 heures de marche. 

Au centre le Wurtemberg, plus à droite on aperçoit la plaine de Bavière ; à gauche apparaissent les montagnes de la Forêt-Noire en Brisgau dans le pays de Bade ; à droite s'étend une autre chaîne de montagnes couronnée de glaces éternelles. 

La montagne la plus élevée de cette chaîne est celle appelée la Jungfrau, haute de plus de 12 000 pieds ; depuis son sommet se révèlent au regard étonné du spectateur 10 lacs, 9 villes et citadelles.


"La Bataille d'Isly du 14 août 1844"

Dans cette bataille combattirent 10 000 hommes de l'armée française commandée par le maréchal Bugeaud, contre 43 000 Marocains guidés par Sidi Mohammed, fils d'Abderrahmane, empereur du Maroc ; ces derniers furent entièrement battus par les Français et durent abandonner leurs tentes, leurs provisions et tous leurs bagages de guerre qui tombèrent entre les mains des vainqueurs.


"Vue de Berlin en 1848"


"Pest-Buda"

Pest, ville royale de Hongrie sur la rive gauche du Danube ; le petit espace qui sépare Pest de Buda est Alt-Ofen, gros bourg de 7 000 habitants que l'on peut dire faubourg de Buda, formant pour ainsi dire une seule ville.

C'est pourquoi nous sommes certains qu'aucun connaisseur des lieux représentés ne pourra relever le moindre défaut dans notre travail. Notre Cyclorama peut être vu également de jour, à la différence des autres qui ont besoin de la lumière des lampes ; c'est pourquoi les frères Rossi s'en remettent au bon cœur des Ferrarais et à celui des illustres garnisons.


Entrée de jour : 6 baïocchi. — Idem en soirée avec illumination : 8 baïocchi.

A Reggio Emilia [Duché de Modena et Reggio ; Reggio d'Émilie, Émilie-Romagne, Italie], par Torreggiani et C. [Compagnie] Tip. Teatr. [Typographie Théâtrale - Imprimerie attestée de 1809 à 1876]".



NAPOLI, CAPITALE DU ROYAUME DES DEUX-SICILES, DE MARS À SEPTEMBRE 1860 (Naples, Campanie, Italie)


- Il Paese du 3 mars 1860 p. 655 (texte traduit de l'italien)

"Grand Panorama Universel des frères Rossi au Largo del Mercatello [place du marché alors située à l'extérieur des murs de la ville - actuelle Piazza Dante].

On a toujours vu à Naples des panoramas, des dioramas, des cosmoramas, et la curiosité du public devrait désormais être satisfaite par le simple fait d’aller regarder à travers des lentilles telle ou telle vue. 

Mais si nous sommes aujourd’hui, comme personne ne pourra le nier, à l’ère du progrès, nous devons admettre que l’art a su apporter de grandes améliorations à ce genre d’expositions. 

Nous avons trouvé ce perfectionnement poussé au plus haut degré possible dans le Panorama Rossi, dont les vues donnent véritablement l’impression que l’art l’emporte sur la nature, en en créant une autre, que nous savons être une fiction, mais qui ne cesse de produire en nous une illusion totale. 

Cet effet extraordinaire et surprenant, les frères Rossi l'ont obtenu grâce à la parfaite exécution des vues, toutes réalisées d'après nature par de talentueux artistes, mais aussi grâce à leur étendue et au système complexe de lentilles qui, cinq, six ou plus selon les besoins, sont disposées pour chaque vue, permettent de la contempler dans toute son étendue, presque infinie, sans que le regard soit confiné à un espace restreint, ce qui contribue grandement à créer une illusion parfaite.

Hier soir, nous avons visité ce Panorama, et encore aujourd’hui, les belles contrées d’Amérique, les villes de Washington et de Philadelphie, nous reviennent devant les yeux comme une vision inoubliable ; le ciel, les nuages, les arbres, les montagnes, les rivières, les hommes et les choses, bref tout ce que la nature peut offrir, représenté avec tant de réalisme qu’on a vraiment l’impression d’être transporté dans ces régions lointaines. 

Le regard se perd dans un horizon lointain, très lointain, jusqu’à ce que tout se confonde dans cette incertitude où l’on dirait que la voûte céleste touche l’extrémité de la mer ou de la terre. Si ces vues ne sont pas du tout nouvelles, nous trouvons tout à fait novatrice la perfection du dessin, de la couleur et la vérité dont elles sont empreintes.

Les frères Rossi ont divisé leur exposition en deux sections : d’un côté, ils vous présentent la nature dans toute sa beauté et dans tout son calme, ainsi que les hommes qui, lancés sur les mers et les voies ferrées, s’adonnent à leurs industries ; 

d'un autre côté, la nature bouleversée par le plus terrible fléau que la société ait jamais créé : la guerre ! Vous voyez ce fléau dans toute son effroyable ampleur ; des morts et des blessés éparpillés pêle-mêle dans la poussière, des rangs contre des rangs, confus dans des nuages de fumée à peine percés par le lointain éclat des armes ; des canons crachant la mort... Magenta, Solferino, San Martino, Cavriana [Campagne d'Italie de juin 1859] y sont représentés dans toute leur effroyable vérité,

Ces scènes sont reproduites à partir de photographies prises sur place et réalisées par un vaillant peintre français, à la demande des frères Rossi, qui ne pouvaient certainement pas présenter quelque chose de plus novateur au public napolitain cultivé.

Dans le Grand Panorama des frères Rossi, composé de 86 panneaux, agencés avec beaucoup de décence et de goût, on passe une bonne heure, qui nous semble la mieux employée au monde. 

Nous avions depuis quelque temps le désir de visiter ce Panorama ; mais nous avions mis cette idée de côté après avoir lu les éloges qu’en faisait le "Nomade" [journal napolitain] en septembre 1859 [?]. 

Ce désir nous est revenu lorsque le "Nomade", le 15 février 1860, en a dit du mal, simplement pour célébrer l’arrivée d’une nouvelle baraque, qui, en présentant les vieilleries habituelles, comme par exemple un "Incendie de Moscou", un "Sérail turc", une "bataille de Marengo" et quelque "Monument égyptien", ne peut que mettre davantage en valeur le Grand Panorama de Rossi et accroître l’affluence des visiteurs.

L'humoriste "plein d'esprit" du "Nomade" conseille à Rossi de monter dans sa calèche et de partir ; nous, au contraire, nous le prions de rester à Naples tant que ce public aura les yeux pour admirer ses magnifiques vues".


- Il Paese du 3 septembre 1860 p. 242 (texte traduit de l'italien)

L'article retranscrit ci-dessous parle d'un Panorama situé à Naples au Largo dello Spirito Santo [place du Saint-Esprit], et non au Largo del Mercatello, montre des images de la Campagne d'Italie de juin 1859 mais ne cite pas les Frères Rossi.

Cependant, il s'agit bien de leur Panorama, avec les photographies prises sur les champs de bataille. Le Largo dello Spirito Santo (aujourd'hui la Piazza Sette Settembre) se situe d'ailleurs à seulement quelques mètres du Largo del Mercatello (actuelle Piazza Dante), séparé du Marché par une ancienne porte de la ville.

"Avant d'arriver à l'exposition des beaux-arts, les visiteurs fatigués pourront faire une pause et s'arrêter à l'autre exposition située sur la place du Saint-Esprit, avant d'entamer la montée des Études.

 On y trouve déjà ce qu'on appelle une baraque foraine ["baraccone"], sur la porte de laquelle est inscrit en haut : "Panorama". On y verra de grandes merveilles, parmi lesquelles les champs de bataille photographiés de la dernière guerre. 

Sans aucun danger, chacun pourra, à travers une lentille, voir Montebello, Palestro, Magenta, etc., tels que les avait laissés la fureur des canons rayés, le carnage causé par la mitraille et les baïonnettes. Une vision douloureuse… mais ceux qui aiment tout savoir ne voudront certainement pas manquer de visiter le Panorama".



LISBOA, CAPITALE DU ROYAUME DE PORTUGAL, D'AOÛT 1862 À FEVRIER 1863 (Lisbonne, Portugal)


Seize annonces sont parues dans le Diario de Lisboa, entre le 27 août 1862 et le 20 février 1863. D'autres, auxquelles je n'ai pu accéder, ont été publiées dans la Gazeta de Portugal.


- Diário de Lisboa des 27 et 28 août 1862 (texte traduit du portugais)

"Asile De Mendicité

Les frères Rossi, propriétaires du cabinet de panorama et de cyclorama, situé sur le largo do Passeio Público [Promenade et jardin publics ; actuelles Avenida da Liberdade et de la Praça dos Restauradores], ont décidé de donner une représentation au bénéfice de ce pieux établissement le jeudi prochain, 28 du courant, à laquelle est reversé le produit des entrées qui s'effectueront le soir même dans ledit cabinet.

Les frères Rossi comptent sur l'élan philanthropique des habitants de toute cette ville et sur toute l'aide possible pour que connaisse un grand succès l'idée charitable qui doit se concrétiser ce soir-là".


- Diário de Lisboa du 12 septembre 1862 (texte traduit du portugais)

Asile De Mendicité

Hier, la somme de 85 000 réis [85 000 réaux en une soirée soit plus de 850 personnes] a été reçue du très illustre M. Antonio Rossi, venu en personne la remettre à notre établissement. Cette somme est le fruit d’un don qu’il a fait de son plein gré, dans le panorama dont il est le directeur et propriétaire, situé Largo do Passeio Público, dans la nuit du 20 août [28 août] dernier.

Asile, 11 septembre 1862. Le directeur, Peregrino José Montez".


- Diário de Lisboa des 14 et 15 novembre 1862 (texte traduit du portugais)

Grand Cyclorama 

Au largo do Passeio Público

Cette semaine marque la fin de la deuxième exposition du cyclorama des frères Rossi, et la troisième, présentant des vues encore plus surprenantes, doit commencer immédiatement.


- Diário de Lisboa du 22 novembre 1862 (texte traduit du portugais)

"Grand Panorama Des Frères Rossi

Au largo do Passeio Público

Dimanche 23 novembre, 3e exposition, entrée réservée aux nouveaux visiteurs. Tarif réduit : 100 réis. Enfants de moins de huit ans et sous-officiers : 50 réis".


- Diário de Lisboa des 22, 28 29 novembre 1er et 12 décembre 1862 (texte traduit du portugais)

"Superbe Panorama Et Cyclorama Des Frères Rossi

Au largo do Passeio Público

La troisième exposition générale de vues a débuté, mettant en vedette celles des principaux lieux d'Amérique, où se déroulent actuellement les scènes les plus marquantes de la guerre civile qui ravage ce pays".


- Diário de Lisboa des 26 et 27 décembre 1862 (texte traduit du portugais)

"Grand Panorama Et Cyclorama Des Frères Rossi De Gênes 

Au largo do Passeio Público

Un changement de perspective, la 3ème exposition entièrement inédite à Lisbonne.

Cette nouvelle exposition présente des vues de l'Amérique, où des hostilités ont actuellement lieu.

Le bureau est ouvert tous les jours de neuf heures du matin à dix heures du soir.

Droit d'entrée : 100 réis ; enfants de moins de huit ans : 50 réis".


- Diário de Lisboa des 13, 16 et 20 février 1863 (texte traduit du portugais)

"Grand Panorama Et Cyclorama

Au largo do Passeio Público

Les frères Rossi, profondément reconnaissants des marques de bienveillance incontestables que le public lisboète leur a témoignées lors des expositions qu'ils ont eu l'honneur de présenter, maintiendront la troisième exposition, si bien accueillie, durant tout le Carnaval.

Le premier jour du Carême, débutera la quatrième exposition, d'une beauté saisissante et d'un réalisme incontestable, où seront représentées les scènes suivantes : 

– Jérusalem – la ville se dévoile dans toute sa splendeur antique : ses fortifications, le lac Bésaïda, le Temple de Salomon, l'église du Saint-Sépulcre, le mont Calvaire, d'où l'on observe la crucifixion de Notre Seigneur Jésus-Christ, le procès de Ponce Pilate et toutes les étapes de la Passion, d'après deux peintures authentiques conservées à Jérusalem. 

– Un voyage gigantesque, de Toulon à Canton (en Chine), traversant l'Europe, l'Afrique, l'Asie et l'Amérique 

– Pesth-Buda, etc.".



MADRID, CAPITALE DU ROYAUME D'ESPAGNE, DE JUIN 1864 À JANVIER 1865


De très nombreuses annonces paraissent du 1er juin 1864 au 6 janvier 1865 dans 10 journaux madrilènes. En voici une petite sélection.

- La Correspondencia de España des 1er (p. 2) et 2 juin (p. 1) 1864 et même article dans la Gaceta de Madrid et La España du 3 juin 1864 (texte traduit de l'espagnol)

"Les frères Rossi sont arrivés dans cette ville, propriétaires d’un magnifique cyclorama, qui a été très applaudi dans toutes les capitales étrangères où il a été présenté.

Ces messieurs ont sollicité l’autorisation des autorités pour installer leur petit théâtre, entièrement en fer, dont nous avons vu le dessin et qui, n’en doutons pas, attirera l’attention.

Quant aux vues que présente le "ciclorama" des frères Rossi, elles font l’objet de grands éloges, et nous espérons que le public madrilène aura très bientôt l’occasion de les admirer".


- Las Noticias du 3 juin 1864 p. 3 (texte traduit de l'espagnol)

"Nous avons cru comprendre que, dans quelques jours, les frères Rossi présenteront au public un magnifique cyclorama, qui a beaucoup attiré l'attention en Italie et qui, selon les journaux de Valence, ville où il a été exposé dernièrement, est ce qu'il y a de plus remarquable à ce jour dans son genre".


- La-Correspondencia de España des 16 juin (p. 1) et 18 juin (p. 4) 1864 (texte traduit de l'espagnol)

"Sur le Paseo de Recoletos, à côté du palais de M. Salamanca, se construit déjà le bâtiment qui accueillera l'exposition du "Panorama universel" de M. Rossi, dont nous avons déjà parlé et qui sera probablement achevé pour la fête de la Saint-Jean".


- La Correspondencia de España des 21, 22, 25 et 26 juillet 1864 p. 3 (texte traduit de l'espagnol)

"Grand panorama ou "ciclorama" universel. - (Paseo de Recoletos.) - À partir de 7 h du soir".


- La Correspondencia de España des 23 et 24 juillet 1864 p. 2 (texte traduit de l'espagnol)

"M. Rossi, propriétaire du magnifique "Ciclorama" situé sur le paseo de Recoletos, reconnaissant envers le public madrilène pour l’accueil qui lui est réservé et soucieux de permettre même aux classes les moins aisées de visiter sa magnifique exposition de vues, a décidé de réduire dès demain le prix d’entrée de moitié, c’est-à-dire à deux réaux. Les enfants paieront un real".


- La Correspondencia de España des 26 août 1864 p. 2 (texte traduit de l'espagnol)

"Le propriétaire du "panorama-ciclorama" offrant de superbes vues, M. Antonio Rossi, a demandé au directeur du service des biens et droits de l'État de pouvoir déménager, l'hiver prochain, du paseo de Recoletos, où il se trouve actuellement, vers le terrain des Vallecas, en face du café Suizo".


- La Correspondencia de España des 1er et 2 octobre 1864 p. 3 (texte traduit de l'espagnol)

"Grand panorama ou "ciclorama" universel. (Paseo de Recoletos.) - À partir de 7 h du soir. Entrée : 2 rs. [réaux]".


- Las Noticias du 17 octobre 1864 p. 4 (texte traduit de l'espagnol)

"Grand Panorama ou Cyclorama universel, situé sur la plazuela de las Descalzas [petite place des Déchaussées et non le terrain prévu des Vallecas], en face de l'ancien couvent de Saint-Martin.

Messieurs Rossy, très reconnaissants de l'accueil que le public leur a réservé lors de leur première exposition, en proposent aujourd'hui une seconde, enrichie de vues nouvelles et précieuses, parmi lesquelles figurent les principaux épisodes de la guerre d'Afrique.

Exposition, de dix heures à dix-neuf heures, et de huit heures à minuit. — Entrée deux réaux, un pour les enfants".


- Las Novades du 6 janvier 1865 (texte traduit de l'espagnol)

"Il s'en va. Le poliorama de M. Rossi est en train de disparaître du terrain de la rue de Preciados. Nous ne savons pas s'il change d'emplacement dans cette ville, ou s'il s'en va changer d'air et de région".



VALLADOLID, ROYAUME D'ESPAGNE, EN NOVEMBRE 1865


- Boletin Oficial de la Provincia de Valladolid du 16 novembre 1865 p. 3 (texte traduit de l'espagnol)

"Circulaire -. NUM. 1839

Les maires de cette province, les détachements de la Garde civile et les autres personnes relevant de mon autorité, mettront tout en œuvre, par tous les moyens à leur disposition, pour découvrir où se trouve Madame Joséfina, épouse d’un certain Rossi, propriétaire d’un panorama.

Si l’on parvient à la retrouver, cela sera porté à ma connaissance, et je m’empresserai d'informer ladite Joséphine dès qu’elle se présentera au secrétariat de ce gouvernement, d’une affaire qui la concerne.

Valladolid, le 14 novembre 1865 – José Gallostra".



BARCELONA, ROYAUME D'ESPAGNE, DE MAI À OCTOBRE 1866


Un historien, qui se présente sous le pseudonyme de Miquel Barcelonauta, a mis récemment en ligne un article précisant la présence du Panorama de "A. Rossy" ou "Rossi" à Barcelone, en mai 1866.

Je renvoie toutes les personnes intéressées à l'article intitulé, "Panorama Rossi", mis en ligne sur son blog, Barcelofilia (ici) (ainsi qu'à ses autres articles concernant la présence de Panoramas à Barcelone).

La recherche a permis de retrouver un très grand nombre d'annonces (plusieurs dizaines), notamment parues dans La Corona et le Diario de Barcelona du 25 avril (ouverture le 20 mai) au 14 octobre 1866 (date de fermeture), où le seul nom de A. Rossi/Rossy mais également celui des "hermanos [frères] Rossi" est parfois cité.

Ces annonces sont détaillées dans les premiers jours de l'ouverture mais sont souvent réduites par la suite, afin de signaler le renouvellement de l'exposition (sans précser son contenu), une baisse du prix d'entrée ou simplement rappeller l'adresse et les horaires du panorama. Auusi, n'est présentée ci-dessous qu'une sélection de quatre d'entre elles.


- La Corona du 19 mai 1866 p. 3 (texte traduit de l'espagnol)

"Le Dimanche 20 [mai] Sera ouvert Au Public

le grand panorama ou cyclorama universel de M. A. Rossy, illuminé la nuit par plus de 100 lampes à gaz, situé sur la grande place de Cataluña [Catalogne], en face de la Rambla de Canaletas.

Ce grand panorama-cyclorama, unique en son genre parmi tous ceux qui ont été présentés au public jusqu’à ce jour, ne ressemble pas à la plupart des autres de sa catégorie, dont les vues sont lithographiées ; ses toiles, en effet, sont de grand format et ont été peintes par les plus grands artistes d’Europe. 

Ces vues représentent les épisodes les plus marquants de la dernière campagne d’Italie, ainsi que les principales villes et monuments du monde, jamais reproduits auparavant, avec tous leurs principaux détails. 

Horaires d’ouverture : de neuf heures du matin à six heures de l’après-midi, et de sept heures à onze heures du soir, le spectacle sera présenté sous un magnifique éclairage au gaz.

Prix : Entrée générale, 2 rs. le jour et 4 rs. la nuit".


- La Corona du 24 mai 1866 p. 2 (texte traduit de l'espagnol)

"Panorama. Celui de M. Rossi, installé dans une élégante baraque située entre les gares de Martorell et de Sarría, mérite d’être visité par toutes les personnes curieuses de se faire une idée de ce qu’est un champ de bataille et qui souhaitent, sans quitter Barcelone, s’imaginer avoir voyagé en Italie et aux États-Unis. 

Les puissantes lentilles dont dispose M. Rossi, ainsi que la perspective parfaite des tableaux sur lesquels se porte le regard, donnent à l’observateur l’illusion d’avoir changé de lieu, le transportant comme par enchantement à des milliers de lieues de l’endroit où il se trouvait auparavant. L’effet constaté est vraiment surprenant !".


- La Corona du 11 août 1866 p. 3 (texte traduit de l'espagnol)

"Grand Panorama

Place de Cataluña.

Changement de vues.

Deuxième exposition de vues récemment reçues d'Italie et d'Allemagne, portant sur les événements les plus intéressants de la guerre actuelle [Guerre austro/italo-prussienne d'avril-juillet 1866].

Entrée 1 réal".


- La Corona du 23 septembre 1866 p. 3 (texte traduit de l'espagnol)

"Grand Panorama. Place de Cataluña. Changement des vues.

Troisième exposition qui aura lieu aujourd’hui, dimanche 23 [septembre], présentant les vues les plus intéressantes connues à ce jour, dont la particularité réside dans le fait qu’elles ont été peintes sur des toiles de 30 à 40 varas de longueur [entre 25,5 et 34,3 mètres de long] par les plus grands artistes d’Europe, reproduisant avec tous leurs détails réels :

1. Paris vu d’en haut. Vue sur 25 verres.

2. Grand voyage à travers la Californie, de San Francisco à Sacramento. Vue sur 25 verres.

3. Guerre d’Afrique. Vue sur 14 verres.

4. Prise de Gaeta [invasion napoléonienne du Royaume de Naples de février à juillet 1806]. Vue sur 14 verres.

Guerre d’Orient [Guerre de Crimée], débarquement de 60 000 alliés. Bataille d’Alma. Bataille d’Inkerman. Siège de Sébastopol [1854-1855].

Prix d’entrée : 1 real".



TOULOUSE, HAUTE-GARONNE, FRANCE, DE JANVIER À MARS 1867


- Journal de Toulouse des 6, 8 et 24 janvier 1867

"Aujourd'hui et jours suivants Première Exposition Du Grand Panorama

De M. A. Rossy

Eclairé, la nuit, avec plus de 100 lumières à gaz, en face la statue Riquet, allée Louis-Napoléon.

Ce grand Panorama, le seul parmi ceux offerts au public jusqu'à ce jour, n'est pas un Panorama ordinaire, aux vues lithographiées; ses tableaux sont de grandeur naturelle, peints par les artistes les plus distingués de l'Europe.

On y représente les les épisodes les plus remarquables de la dernière campagne d'Italie, les principales villes, les monuments de l'Univers entier qui n'ont jamais été représentés dans tous leurs principaux détails.

Chacune de ces vues est peinte sur une toile de 50 mètres de long.

Les frères Rossy ont eu l'honneur de la présence des premiers Souverains de l'Europe à leur Panorama.

Ce Panorama ne peut être comparé à ceux qu'on a montrés jusqu'à ce jour, pour la nouveauté et la la variété de ses magnifiques vues. Enfin, nous dirons que, de la manière dont il est placé et peint, on peut le voir de nuit comme de jour, rendant le même effet à toute heure.

Nous attendons avec confiance le concours empressé des amateurs et du public.

Batailles de Magenta, de San-Martino, de Solferino. Florence. Vue de la Suisse. Nouvelle Jersey, New-York, Philadelphie. Baltimore. Washinton (sic). 

Prix d'Entrée: Le jour, à partir de 10 heures du matin jusqu'à 4 heures du soir, 40 cent.

La nuit, de 7 heures, à 10 heures du soir, 50 cent. - Les enfants et les militaires non gradés paieront demi-place".


- Journal de Toulouse des 14 et 15 janvier 1867

"Aujourd'hui et jours suivants

Grand Panorama De M. A. Rossy

Eclairé, la nuit, avec plus de 100 lumières à gaz, en face la statue Riquet, allée Louis-Napoléon.

Ce grand Panorama, le seul parmi ceux offerts au public jusqu'à ce jour, n'est pas un Panorama ordinaire, aux vues lithographiées; ses tableaux sont de grandeur naturelle, peints par les artistes les plus distingués de l'Europe.

Batailles de Magenta, de San-Martino, de Solferino. - Florence. Vue de la Suisse. -Nouvelle Jersey, New-York,. Philadelphie. - Baltimore. Washinton (sic). 

Prix d'Entrée: Le jour, à partir de 10 heures du matin jusqu'à 4 heures du soir, 40 cent.

La nuit, de 7 heures, à 10 heures du soir, 50 cent. - Les enfants et les mailitaires non gradés paieront demi-place".


- Journal de Toulouse du 19 janvier 1867

"Aujourd'hui et jours suivants Grand Panorama

De M. A. Rossy

Eclairé, la nuit, avec plus de 100 lumières à gaz, en face la statue Riquet, allée Louis-Napoléon".


- Journal de Toulouse des 31 janvier et 2 février 1867

"Au Bout Des Allées Louis-Napoléon, En Face La Statue Riquet.

Au Grand Ciclorama (sic) De M. A. Rossy

Est visible tous les jours, depuis dix heures du matin, jusqu'à cinq heures du soir, et de sept heures jusqu'à dix heures avec grande illumination".


- Journal de Toulouse du 1er Mars 1867

"Clôture De La Première Série 

des Vues du Cyclorama

Allées Louis-Napoléon, statue Riquet.

Prix d'entrée, pour les huit derniers jours, 25 c. ; les enfants et les militaires non gradés, 15 с.

Les journaux et les affiches donneront le nouveau programme".


- Journal de Toulouse du 16 Mars 1867

"AVIS

M. ROSSY, directeur du grand Cyclorama, situé place Riquet, vient de recevoir de Paris et d'Italie, la 2ª série des nouveaux sujets qu'il avait commandés et qu'il va exhiber à Toulouse, qui en aura la primeur.

Ces nouvelles vues, œuvres d'artistes français et italiens, connus par 1eurs talents ne laissent rien à désirer aux personnes qui daigneront venir les voir ; elles sont supérieures à la première exhibition, dont cependant le public a paru déjà très satisfait.

M. Rossy, afin de répondre à la bienveillance du public toulousain, a reuoncé de se rendre à Bordeaux [à la Foire], où il était attendu, et pour compléter sa gratitude du bon accueil dout son établissement a été l'objet, il n'augmentera pas les prix qui resteront, pour tous, fixés à 25 с.".



BÉZIERS, HÉRAULT, FRANCE, EN MAI 1867


- Le Publicateur de Béziers du 17 mai 1867

"Le Ciclorama-Rossi est un spectacle curieux et intéressant, dont l'ouverture aura lieu très-prochainement, place de la Citadelle.

A l'aide du télescope, les objets reproduits sur la toile grossissent jusqu'à atteindre leur grandeur naturelle, et les plus minimes détails du tableau apparaissent avec une précision remarquable à l'œil ravi du spectateur.

Dans ce salon charmant se trouvent groupés, dit-on, des paysages représentant les sites les plus remarquables de l'Europe et les points de vue les plus beaux des villes, tant de France que de l'étranger.

Le public amateur ne peut manquer d'aller en foule visiter ces curiosités artistiques".


- Le Publicateur de Béziers du 24 mai 1867

"Le Cyclorama de MM. Rossi Frères.

Si vous voulez, sans prendre beaucoup de peine et sans courir aucun danger, voyager dans l'Amérique du Nord, en Suisse et en Italie, vous n'avez qu'à aller visiter le Cyclorama de MM. Rossi frères, place de la Citadelle. 

Vous serez émerveillés des panoramas grandioses que présentent les villes de Jersey, New-York, Philadelphie, Baltimore et Washington, soit au bord de la mer, soit au milieu de larges fleuves sillonnés par de gigantesques bateaux à vapeur, dont un saute en l'air avec 700 passagers. Vous verrez Florence comme si vous y étiez. Vous assisterez aux batailles de Magenta et de Solférino et vous pourrez vous faire une idée des horreurs du champ de bataille.

La Suisse et ses glaciers se dérouleront à vos pieds sans que vous ayez à faire des ascensions toujours pénibles et souvent périlleuses.

Plus tard vous verrez Paris moderne. Ce sera pour ceux qui n'ont ni le temps ni les moyens d'aller à l'Exposition, une occasion excellente de connaître la capitale.

Le Cyclorama de MM. Rossi est une œuvre d'art. Les maîtres italiens excellent dans l'exécution de ces vastes et minutieuses aquarelles. On peut les regarder de près sans le secours d'un verre grossissant et les trouver tout aussi belles si ce n'est davantage.

Allez donc voir le Cyclorama, il n'en coûte que 50 centimes le soir et 30 centimes le jour. C'est pour rien".



BORDEAUX, GIRONDE, FRANCE, D'AOÛT À OCTOBRE 1867


- La Gironde du 26 août 1867 p. 3

"Le Grand Ciclorama (sic) de M. A. Rossy (sic) est visible tous les jours, de 9 h. du matin à 10 h. du soir, à La Bastide, place Napoléon.

On y représente les épisodes les plus remarquable de la guerre d'Italie, les principaux monuments et villes de l'univers.

Prix des places, le jour, 30 c. ; la nuit, 50 c.".


- La Gironde du 15 octobre 1867 p. 2

"Demain, ouverture de la foire (...). On n'a plus, après cela, qu'à traverser le cyclorama, où, sans se déranger, on peut faire un voyage dans tout l'univers".


- La Gironde du 19 octobre 1867 p. 2

"ll faut avouer que l'on ne se défend pas d'une certaine surprise en visitant le Cyclorama des Quinconces, autrement dit la grande galerie historique, ou plutôt géographique, de Florence.

Au lieu des vues banales que l'on trouve dans toutes les foires, on voit de grandes et larges peintures rappelant sans désavantage celles que le colonel Langlois expose dans son petit pavillon des Champs-Elysées. 

La première salle est consacrée, d'un côté, aux batailles de la campagne d'Italie ; de l'autre, ce qui est plus pittoresque, aux lacs et aux glaciers de la Suisse (...).

Autour de la salle, sont disposées de très nombreuses ouvertures, munies de lentilles qui permettent d'apercevoir les moindres détails des paysages et de s'en faire l'idée la plus exacte.

Le soir, à la lumiere, la vue des fameuses montagnes Rigi est vraiment féerique. Mais ce que le Cyclorama possède de plus intéressant et de vraiment original, se trouve dans la seconde salle (...) affectant la forme d'une circonférence de 9 mètres de rayon.

C'est la reproduction des grandes villes d'Amérique : New-York, avec ses rues immenses et rectilignes ; Philadelphie, Baltimore et des maisons uniformes, bâties à la hollandaise, en briques rouges ; Washington, au milien de laquelle s'élève la Maison Blanche, résidence du président ; enfin, le fleuve immense du Mississipi, couvert de ces nombreux vapeurs, in-connus en Europe, qui ont deux ou trois étages, et contiennent tous les agréments des cités : théâtres, cafés, salles de bals et de concerts. 

Tout cela est présenté de telle sorte, que le regard embrasse à la fois de très vastes espaces, en même temps qu'il peut découvrir les petits détails, les enseignes des boutiques, par exemple, tout cela est peuplé, vivant, et présente le plus vif intérêt pour ceux qui, comme nous, veulent visiter les Etats-Unis sans faire les frais de la traversée".



TORINO, PIÉMONT, ITALIE, DE JUILLET À OCTOBRE 1868


- Gazzetta del Popolo du 18 juillet 1868 p. 7 (texte traduit de l'italien)

"Le Grandiose "Ciclorama"

d’A. ROSSI, situé sur la place Solferino, construit spécialement en fer ; de style gothique élégant, éclairé par 150 flammes à gaz.

Le lieu se divise en deux grandes salles élégamment décorées.

Dans la première salle, on admire Paris en survolant les rives de la Seine.

Cette immense métropole s'offre à la vue dans toute son étendue.

On y observe ensuite les guerres d'Italie et l'on distingue clairement (d'après nature) les batailles suivantes :

La grande bataille de Magenta ;

La bataille héroïque de San Martino ;

La formidable bataille de Solferino.

Dans la deuxième salle, on peut admirer le grandiose voyage en Amérique du Nord, du New Jersey à New York, en passant par Philadelphie, Baltimore et Washington. 

Tout cela est reproduit fidèlement d'après nature".


- Gazzetta del Popolo du 25 juillet 1868 p. 6 (texte traduit de l'italien)

"Le "Ciclorama" de Rossi sur la place Solferino. 

D'ordinaire, quand on parle de "Ciclorami", "Diorami" ou "Cosmorami", on craint presque d'avoir affaire à ces baraques que le peuple appelle "le monde nouveau".

Celui de M. Antonio Rossi est une série de lentilles disposées en forme ovale dans deux cabines : l’une vous fait voir Paris à vol d’oiseau, ainsi que la série des batailles de 1866 pour l’indépendance italienne ; 

l’autre vous emmène faire un tour en Amérique, de New York à Philadelphie et Washington.

La vue de ces lieux produit un effet singulier, comme si l’on se trouvait réellement sur place. C’est une double visite que chacun peut faire sans grand désagrément et avec une immense satisfaction".


- Gazzetta del Popolo du 1er septembre 1868 p. 3 (texte traduit de l'italien)

"Le "Ciclorama Rossi", sur la place Solferino, continue d'attirer les personnes qui aiment voyager dans leur imagination, grâce à la plus belle des illusions d'optique, en laissant leur regard glisser devant ces excellentes lentilles qui rehaussent le prestige des magnifiques peintures qui restituent fidèlement l'aspect des paysages qu'elles représentent.

La variété des panoramas et l’illusion totale qui permet de laisser vagabonder le regard sur des étendues infinies procurent une telle satisfaction que l’œil s’attarde avec délectation à observer, puis revient avec plaisir pour revoir ce qu’il a déjà vu…

Nous recommandons à ceux qui n’ont pas encore visité le "Ciclorama Rossi" de s’y rendre sans tarder, convaincus qu’ils en seront comblés et satisfaits".


- Gazzetta del Popolo du 1er octobre 1868 p. 4 (texte traduit de l'italien)

"Ciclorama Rossi" (Piazza Solferino) - Samedi prochain [3 octobre], toutes les représentations qui auront lieu du matin au soir seront au bénéfice des victimes de Parme [inondations du 21 septembre 1868]".


- Gazzetta del Popolo du 6 octobre 1868 p. 1 (texte traduit de l'italien)

"Secours Aux Victimes de l'Inondation de Parme

Total des listes précédentes déjà envoyées au maire de Parme .........L. [Lires] 1354,60

Onzième liste

Billotti Gio. Baptiste..........................................................................................L.       1,50

Amor Fraterno, 2e offrande..............................................................................L.      20

de Bologne Un vieux lecteur de la Gazzetta del Popolo................................. L.        2

Représentation donnée au grand cyclorama...................................................L.        8,70

Total 11e Liste..................................................................................................L.      32,20".


À SUIVRE