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mardi 4 août 2026

1482-PLANCHARD, DAGUERRÉOTYPEUR ITINÉRANT EN FRANCE

 

SOMMAIRE DES ARTICLES DU BLOG ET LIENS DIRECTS



INTRODUCTION


Le dépouillement du journal Le Toulonnais a permis de relever le nom du photographe "Planchard" (prénoms, dates et lieux de naissance et de décès inconnus). 

La recherche effectuée ensuite a donné peu de résultats mais d'autres chercheurs pourront apporter des informations complémentaires. 

La trace de son passage n'a pu être retrouvée qu'à Roanne (Loire), Toulon (Var) et Limoux (Aude).



ROANNE (LOIRE), ÉTÉ 1843


- Annonce parue dans L'Écho de la Loire du 23 juillet 1843,
Paris, BnF (Gaiica).



TOULON (VAR), PRINTEMPS 1844


- Annonce parue dans Le Toulonnais des 28 avril et 5 mai 1844,
Archives départementales du Var.




LIMOUX (AUDE), ÉTÉ 1844


- "PORTRAITS AU DAGUERREOTYPE.

Un Elève distingué de Gaudin, M. PLANCHARD, vient se fixer quelques jours à Limoux où il se propose de faire quelques portraits an daguerréotype.

- Peu d'artistes, en province surtout, avaient su tirer tout le parti désirable de la découverte de Daguerre ; on rencontrait bien toujours à peu-près la ressemblance, mais il arrivait parfois que les portraits étaient trop allongés ou trop raccourcis, puis le brillant de la plaque empêchait de les bien distinguer ; enfin ils étaient ternes, påles dans quelques parties, solarisés dans quelques autres. 

Grâce aux leçons d'un maitre aussi habile que Gaudin, M. PLANCHARD est parvenu à donner à ses portraits un fini qui ne laisse rien à désirer; l'application bien comprise des produits chimiques qu'on est forcé d'employer, a permis à M. PLANCHARD d'arriver à la perfection. 

D'ailleurs nous verrons M. PLANCHARD à l'œuvre, car jusqu'ici nous ne faisons que répéter ce que nous lisons dans les journaux de la capitale et de la province, sur le talent de cet artiste. 

- Si son habileté est telle qu'on nous le dit, et nous avons quelque raison pour le croire, nous sommes assuré que M. PLANCHARD aura beaucoup de travail a faire dans notre ville. Ceux qui aiment à avoir des portraits parfaitement ressemblants et à bon marché, s'adresseront à lui" (Journal de Limoux du 14 juillet 1844 ; Gallica).


- "PORTRAITS AU DAGUERREOTYPE. 

Dans un de nos précédents numéros, nous avons annoncé les résultats étonnants obtenus par M. PLANCHARD, à l'aide du Daguerréotype. Employant avec intelligence les divers moyens dont cette précieuse découverte s'est enrichie jusqu'à ce jour, cet habile photographe réussit merveilleusement dans l'exécution des dessins et des portraits qui lui sont confiés. Quelques secondes lui suffisent pour obtenir des épreuves qui ne laissent rien à désirer. Le public est à mème de s'assurer de cette vérité, par l'exposition des portraits obtenus par cet artiste et que l'on peut voir tous les jours sur l'un des piliers de notre place au marché.

Cédant à la prière de son confrère, M. Castanet, dont l'exposition contient aussi quelques épreuves remarquables par leur pureté, M. PLANCHARD a bien voulu consentir à prolonger son séjour dans notre ville, jusqu'au 22 septembre courant. Les personnes qui désirent obtenir un portrait ressemblant et à bon marché, ne sauraient trouver une occasion plus favorable pour se satisfaire.

L'atelier de cet artiste est établi dans le Pensionnat de M. Esparseil, près la porte de la Trinité" (Journal de Limoux du 15 septembre 1844 ; Gallica).



UN DAGUERRÉOTYPE CONSERVÉ


Le Musée Adrien Mentienne de Bry-sur-Marne (Val-de-Marne) conserve un daguerréotype de Planchard, dénommé, Femme au camée (MAM 2009.0.17, voir ici), avec au verso une étiquette présentant un texte qui ne permet ni d'identifier l'adresse (Paris ?) ni la date (années 1840 ?) mais cite un long passage d'un texte de Samuel-Henri/Henry Berthoud, écrivain et journaliste (1804-1891) dont la source n'a pas été retrouvée :


RESSEMBLANCE INFAILLIBLE

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PORTRAITS

PERFECTIONNÉS AU

DAGUERRÉOTYPE

PAR

PLANCHARD

En quelques secondes, quelque temps qu'il fasse,

ET TOUJOURS A L'OMBRE.

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Prix: de 5 à 30 francs selon la grandeur.

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Cette image qui se fixe sur une glace par l'ombre de la personne même, qui conserve son véritable sourire, son coup d'œil exact, n'a-t-elle pas à nos yeux quelque chose de plus doux, de plus sacré que l'œuvre du pinceau ? Une miniature est le travail d'un peintre, une épreuve daguerrienne est celui de (mot illisible : Nature ?) et doit être chère à un parent, à un ami, car c’est le reflet, l'ombre, la pensée, l’œuvre de la personne aimée unie à Dieu par la puissance de la lumière. (S. H. BERTHOUD.)



ÉPILOGUE


Les seuls rensenseignements recueillis permettent de dire que Planchard fait partie des photographes primitifs. 

Au début des années 1840, il travaille à Paris comme portraitiste au daguerréotype. Il se revendique en tant qu'élève de "Gaudin": Marc Antoine Augustin Gaudin (1804-1880) ou son frère Alexis Gaudin (1816-1894) ?

Il entreprend en France, au plus tard en 1843, une vie de portraitiste itinérant qui est encore attestée en 1844.

Aucune trace de son activité postérieure n'a pu être relevée.