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lundi 18 février 2019

991-MONTEL (1847-1929), BLANC (1795-1877) ET BONNET (1842-1906), PHOTOGRAPHES




- MONTEL Aristide (1847-1929), Portrait d'homme, vers 1870-1873 (?),
inscriptions au recto, "A. MONTEL",
tirage albuminé de 9,1x5,3 cm, sur carton de 10,5x6,2 cm, Collection personnelle.


DERNIÈRE MISE À JOUR DE CET ARTICLE :  15/01/2021





- Aristide MONTEL (1847-1929) 

"Pietro Aristide" est né à Nice, de parents inconnus, le 28 juin 1847 (paroisse Saint Dominique). 

Il prend, par la suite, le nom de la femme qui le reconnaît tardivement, le 29 août 1870, Soterica Paolina Teresa Montel. Cette dernière est née vers 1825/1826 à Cuneo (Italie). A Nice, le 27 août 1854, elle a épousé, à l'âge de 28 ans (paroisse Sainte-Réparate), Giulio Serafino Orengo, 32 ans (1825-1885). Thérèse Montel est citée dans le recensement de la Ville de Nice de 1866 au 1, place aux Herbes, avec son mari Jules Orengo, droguiste et leur fille Joséphine Orengo.

Aristide "Montel" est cité comme "photographe" pour la première fois dans le recensement de la Ville de Nice de 1872 : âgé de 25 ans, il vit avec sa mère (47 ans) au 8, rue Cassini.

Je ne sais pas à quel âge et chez quel photographe Aristide Montel s'est formé. J'ignore également la date précise de l'ouverture de son atelier. Aristide n'est pas nommé au 8, rue Cassini dans le recensement précédent de 1866 et il est probable qu'il se soit installé à cette adresse, sous ce nom (reconnaissance) et avec sa mère, vers 1870.

A 27 ans, il épouse le 10 octobre 1874, Anaïs Alexandrine Clémentine Magiolo, proche de ses 18 ans, sans profession (née à Toulon, Var, le 15 octobre 1856). 

Leur premier enfant, Antoine Paul Aristide, naît au 8, rue Cassini le 29 avril 1876.

Lors du recensement de la Ville de 1876, "Aristide Montel, 29 ans, photographe, français" est cité en mai, au 8, rue Cassini avec sa mère Thérèse Montel, 51 ans (italienne), sa femme Anne, 20 ans et son fils Antoine, 24 jours. 

Dans les annuaires de 1873 à 1875, l'adresse de son atelier apparaît seulement dans la liste professionnelle, "Montel, Aristide, rue Cassini, 8" puis en 1877, elle apparaît également dans la liste alphabétique des habitants, "Montel (A.), établiss. photographique, r. Cassini, 8" (annuaires de 1876 et de 1878 absents).

Le revers de ses cartons-photos porte tout d'abord l'adresse du "8, rue Cassini" (vers 1872-1877) avec trois présentations différentes : 
- au recto à gauche, "A. Montel", à l'encre rouge au recto encadré d'un liseré rouge, avec au verso, sous les symboles de la Peinture (palette) et de la Photographie (appareil) accostés d'un putto, les inscriptions suivantes à l'encre rouge, "A. Montel - Photographe - 8, Rue Cassini, 8 - Nice" (dates ?),
- au recto, à droite, "A. Montel. Nice." (écriture italique et mots obliques), avec au verso, dans un médaillon de rinceaux surmonté d'une étoile, un phylactère déroulé portant les inscriptions, "A. Montel - Photographe - 8, Rue Cassini - Nice" (vers 1872-1875 ?),
- au recto, à droite, "A. Montel", à l'encre violette au recto encadré d'un liseré violet, avec au verso à l'encre violette les inscriptions suivantes réparties sur les quatre côtés d'un losange formé de planches, "A. Montel - Photographe - 8, Rue Cassini - Nice" (vers dates ?),
- recto, sur fond jaune ou blanc/beige, portant les inscriptions en italique à l'encre brun-rouge, "A. Montel. - Nice.", en bas à droite, avec au verso sur fond jaune (recto jaune) ou rose (recto blanc/beige), portant les éléments suivants imprimés à l'encre brune : inscriptions aux initiales ornées sur fond de fins rinceaux, "Photographie - De - A. Montel (dans un cartouche oblique) - 8 - Rue Cassini - Nice". 


- MONTEL Aristide (1847-1929), Portrait d'homme, vers 1870-1873 (?),
inscriptions au recto, "A. MONTEL",
tirage albuminé de 9,1x5,3 cm, sur carton de 10,5x6,2 cm, Collection personnelle.

- MONTEL Aristide (1847-1929), Portrait d'homme, vers 1870-1873 (?),
inscriptions au verso, "Amour de la Peinture et la Photographie - 
A. MONTEL - PHOTOGRAPHE - 8, rue Cassini, 8 - NICE",
carton de 10,5x6,2 cm, Collection personnelle.


- MONTEL Aristide (1847-1929), Portrait d'enfant, vers 1874-1876 (?),
inscriptions au recto (en signature oblique), "A. Montel - Nice",
tirage albuminé de 9,2x5,3 cm, sur carton de 10,5x6,4 cm, Collection personnelle.

- MONTEL Aristide (1847-1929), Portrait d'enfant, vers 1874-1876 (?),
inscriptions au verso, phylactère sur fond de rinceaux couronnés d'une étoile,
 "- A. MONTEL - PHOTOGRAPHE - 8 RUE CASSINI - NICE",
carton de 10,5x6,4 cm, Collection personnelle.




Dans l'annuaire de 1879, l'adresse professionnelle d'Aristide Montel devient cependant, "à l'Angle des rues Scaliero et Escarène" (annuaires de 1880 à 1882 absents). 

Aristide Montel a donc quitté Nice-Est pour Nice-Ouest en 1877 ou 1878 pour une maison dont il deviendra propriétaire. La "Maison Montel" (citée dès l'annuaire de 1883) se voit désormais citée soit, rue Scaliero (le plus souvent dans les annuaires : listes des photographes et listes des habitants) soit, rue de l'Escarène (le plus souvent dans les recensements au n° 6, 9 ou 20) avec seulement des variations de numéro. Ainsi, son adresse de la rue Scaliero, n'affiche pas de numéro en 1883 mais le n° 12 de 1884 à 1889 puis le n° 10 de 1890 à 1905.

C'est rue de l'Escarène que naît sa fille Marie Augustine Rose Anaïs, le 30 août 1881 et à cette même adresse que le recensement de 1881 cite Aristide Montel, sa mère, sa femme et leurs deux enfants, Antoine, 5 ans et Marie, 3 mois ainsi que Philomène Palas, domestique de 17 ans. C'est là encore que décède malheureusement, à l'âge de 27 ans, sa femme Anaïs, le 24 février 1884.

Le recensement de la Ville de 1886, cite rue de l'Escarène, Aristide Montel, 38 ans, sa mère, "Thérèse Orengo, 61 ans", ses deux enfants de 10 et 4 ans et Marie Bau, domestique de 18 ans.

A partir de 1877 ou 1878, les cartons-photos affichent la nouvelle adresse, avec des présentations également variées :

- recto sur fond blanc/beige ou jaune portant les inscriptions en italique à l'encre brun-rouge, "A. Montel. - Nice.", en bas à droite, avec au verso sur fond rose (recto blanc/beige) ou jaune (recto jaune) les éléments suivants imprimés à l'encre brune : inscriptions aux initiales ornées sur fond de fins rinceaux, "Photographie - A. Montel (dans un cartouche oblique) - Angle - des Rues Escarène - Et Scaliero - Maison Montel - Nice" (vers 1878-1884 ?),
- recto blanc au cadre doré, avec les inscriptions en italique, à gauche, "A Montel" et à droite "Nice", et au verso rouge, les inscriptions suivantes à l'encre dorée, "Photographie (initiale ornée) - A Montel (signature oblique) - (puis sur fond orné de fins rinceaux) Angle des rues Escarène et Scaliero - Maison Montel - Nice" (vers 1885-1895 ?), 
- recto bleu pâle et tranche dorée, avec les inscriptions en italique, à gauche, "A Montel" et à droite "Nice", et au verso rouge, les inscriptions suivantes à l'encre dorée, "Photographie (initiale ornée) - A Montel (signature oblique) - (puis sur fond orné de fins rinceaux) Angle des rues Escarène et Scaliero - Maison Montel - Nice" (vers 1895-1905 ?).



- MONTEL Aristide (1847-1929), Portrait d'homme, vers 1878-1884 (?),
inscriptions au recto, "A. Montel - Nice",
tirage albuminé de 9,2x5,2 cm, sur carton de 10,4x6,4 cm, Collection personnelle.

- MONTEL Aristide (1847-1929), Portrait d'homme, vers 1878-1884 (?),
inscriptions au verso, "Photographie - A. Montel (phylactère oblique) - 
Angle - des Rues Escarène - Et Scaliero - Maison Montel - Nice",
carton de 10,4x6,4 cm, Collection personnelle.


- MONTEL Aristide (1847-1929), Portrait de couple, vers 1895-1905 (?),
inscriptions au recto, "A. Montel - Nice",
tirage de 13,8x10,1 cm sur carton de 16,3x10,7 cm, Collection personnelle.

- MONTEL Aristide (1847-1929), Portrait de couple, vers 1895-1905 (?),
inscriptions au verso, "Photographie - A. Montel - 
Angle - des Rues Escarène et Scaliero - Maison Montel - Nice",
carton de 16,3x10,7 cm, Collection personnelle.




Le recensement de la Ville de Nice de 1891, cite rue de l'Escarène, Aristide Montel, 43 ans, sa mère, "Thérèse Orengo, 66 ans", ses deux enfants de 15 et 9 ans, avec cette fois Camille Teisseire, domestique de 18 ans.

Le recensement de 1896 ne cite plus, au 20, rue de l'Escarène, qu'Aristide Montel, 48 ans, sa fille Marie, 14 ans et Louise Allemandi, italienne, 22 ans, domestique, sa mère étant peut-être décédée (acte de décès non retrouvé) et son fils Paul, 22 ans ayant quitté Nice pour ses études.
Le recensement de 1901 cite toujours, Aristide Montel, "photographe", sa fille Marie et Marianne Drapénie, italienne, 19 ans, domestique.

Aristide Montel est cité dans la « Liste générale des principaux photographes » publiée par la Société de Photographie de Toulouse, de 1877 à 1885 puis de 1897 à 1905. Il est également cité dans l'Aide-Mémoire de 1892-1894 (pp 113-114), comme constructeur d'une "boîte métallique à rainures pour recevoir les glaces photographiques".

Aristide Montel est qualifié de "propriétaire" le 9 juin 1904 lors du mariage de sa fille Marie (à l'âge de 22 ans mais son atelier du 20, rue de l'Escarène ne cesse son activité que vers 1907/1908 (annuaire de 1907 absent ; nom absent de l'annuaire professionnel de 1908). Aristide est d'ailleurs une dernière fois cité comme "photographe" au moment de son remariage en septembre 1908, à l'âge de 61 ans, avec Adèle Annita Irène Marvaldi, 31 ans (1876-1932).

Aristide Montel, "propriétaire", décède à Nice, au 22, rue Tondutti de l’Escarène, le 8 décembre 1929, à l'âge de 82 ans.

La tombe de la famille Montel est située au Cimetière du Château de Nice, Allée Lenval, la date d'achat de la concession n° 1423, correspondant à celle du décès d'Anaïs Montel, née Magiolo (1884). 

Le scientifique Paul Antoine Aristide Montel (1876-1975) est le fils d'Aristide Montel et de son épouse Anaïs. Il s'est marié à Nice le 9 février 1953 et est décédé à Paris (14ème arrondissement) le 22 janvier 1975. Marie s'est pour sa part mariée à Nice le 9 juin 1904 et y est décédée le 6 mai 1967.


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- Joseph BLANC, BLANC DAUBIGNY ou BLANC D'AUBIGNY (1795-1877) 

LYON

Joseph Blanc est né à Lyon (La Guillotière) le 23 juin 1795 (5 messidor an III). Il est le fils d'Antoine Blanc, cabaretier et de son épouse, Claudine Chirat.

Lorsque Joseph Blanc se marie à Lyon le 4 octobre 1826, à l'âge de 31 ans, il est "marchand de dorures" (rue Saint-Polycarpe), son père est rentier et sa mère décédée. Il épouse Marie Jeanne L'Orillard Daubigny, 21 ans (née à Lyon le 25 février 1805).

Le couple a deux enfants dans les années suivantes, Louis (vers 1827-1828) et Emilie (vers 1828-1829).

PARIS

La famille semble quitter Lyon pour Paris où Joseph Blanc continue peut-être son métier de marchand de dorures et se forme à la photographie.

C'est probablement sa femme, "Blanc (Mme), modiste, [rue de] Montmartre, 168" qui apparaît dans l'Annuaire Général du Commerce et de l'Industrie de Paris, dès 1841 (annuaires de 1841 et 1842) et semble s'associer ensuite à Mme Landwerlin (annuaires de 1846 et 1847), avant de lui céder ses parts (annuaire de 1848).

Joseph Blanc semble photographe à la même adresse, même si son nom n'apparaît pas dans les annuaires de la période. Un daguerréotype (Portrait d'enfant), conservé au George Eastman Museum de l'état de New York, affiche en effet l'étiquette suivante, "Blanc d'Aubigny - Peintre et Photographe - 168, Rue Montmartre, 168 - à côté de la Fontaine en face de la rue Feydeau - Portraits Au Daguerréotype (...) - Leçons aux Amateurs - Paris" (voir ici).

Joseph Blanc n'est pour sa part cité dans les annuaires que de 1852 à 1856, sous le nom de "Blanc d'Aubigny (sic), artiste-photographe, boul. des Italiens, 25" (Annuaire Général du Commerce et de l’Industrie de Paris de 1852 à 1855, Almanach-Bottin du Commerce de Paris de 1856) 

Un daguerréotype de cette époque (Portrait d’homme), conservé à la BnF, porte au revers, l'étiquette suivante, "Blanc Daubigny (sic) – Peintre Photographe – 25, Boulevart des Italiens – Près de la Rue Choiseuil – Daguerréotype sur Papier et sur Plaque – Reproductions de Tableaux et Objets d’Art – Leçons aux Amateurs – Paris" (voir ici).

Il est probable que Joseph Blanc, qui a pris comme nom d'artiste le nom de sa femme accolé au sien, exerce à Paris jusque dans la seconde moitié des années 1860.

A l'âge de 71 ans, il est toujours qualifié de "photographe" lors du décès à Paris, le 29 juin 1866, de son épouse Marie Jeanne d'Aubigny (nom de famille modifié en vertu d'un jugement du Tribunal Civil de Lyon en date du 30 décembre 1864), à l'âge de 61 ans, à leur domicile du 75, rue Rébeval (nouvelle et récente appellation de l'ancienne rue St.-Laurent à Belleville, 19ème arrondissement).

NICE

Joseph Blanc est ensuite signalé à Nice, en mai 1871, en tant que "Joseph Blanc d'Aubigny, photographe, âgé de 76 ans" (témoin de mariage). Veuf de "Jenny" d'Aubigny, il porte son nom en sa mémoire. Il a quitté Paris après 1866 et est probablement présent sur Nice avant 1871.

Il est cité dans le recensement de la Ville de Nice de 1872, "Blanc d'Aubigny, photographe, veuf, 60 ans [76 ans]", au 2, rue Paradis où il habite avec sa fille [Emilie], âgée de 42 ans.

"Joseph Blanc, photographe" est ensuite signalé dans l'annuaire niçois de 1873 au 7, rue du Temple (liste professionnelle). 

Dans les annuaires de 1874 à 1877 (partie professionnelle et liste des habitants), il apparaît désormais sous l'appellation, "Blanc & Cie", au 24, rue Masséna puis en 1879 au n° 26 (annuaires absents de 1876, 1878).

Un carton photo, du milieu des années 1870, précise au verso le nom d'un associé et rassemble les deux adresses : "Blanc & Bonnet - Photographie & Peinture - Rue du Temple et rue Masséna, 24 - Nice". Il est cependant possible que cette association soit plus ancienne (dès 1865-70 ?).

Joseph Blanc est cité à Nice dans la « Liste générale des principaux photographes » publiée par la Société de Photographie de Toulouse, de 1877 à 1885.

Il est cependant décédé à Nice le 31 mai 1877, à l'âge de 81 ans, au 14, route Saint-Pons (asile d'aliénés).


- BLANC Joseph (vers 1795-1877), Portrait de jeune femme, vers 1873-1877 (?),
inscriptions au recto, "BLANC & Cie PHOT.",
tirage albuminé de 5,5x8,9 cm, sur carton de 6,3x10,5 cm, Collection personnelle.

- BLANC Joseph (vers 1795-1877), Portrait de jeune femme, (vers 1873-1877) 
inscriptions au verso, Icône de peintre et de Photographe suivie de, 
"BLANC & Cie - PHOTOGRAPHIE & PEINTURE - 24, Rue Masséna, 24 - Nice",
carton de 6,3x10,5 cm, Collection personnelle.


- BLANC Joseph (vers 1795-1877) et BONNET Honoré (1842-1906), Portrait d'homme, vers 1874-1877,
inscriptions au recto, "Blanc & Bonnet Phot.",
tirage albuminé de 5,5x8,8 cm, sur carton de 6,3x10,5 cm, Collection personnelle.

- BLANC Joseph (vers 1795-1877) et BONNET Honoré (1842-1906), Portrait d'homme, vers 1874-1877,
inscriptions au verso, emblème américain (pygargue au phylactère, E Pluribus Unum, tenant branche d'olivier et volée de flèches, dominé par les étoiles des premiers états, des nuages et rayons solaires), suivi de,
 "Blanc & Bonnet - Photographie & Peinture - Rue du Temple & Rue Massena, 24 - Nice",
carton de 6,3x10,5 cm, Collection personnelle.



- Honoré Benoît BONNET (1842-1906) 

"Benedetto Onorato Bonet" est né à Nice le 28 mars 1842.

Il est cité pour la première fois comme "photographe" à Nice, à l'âge de 23 ans, en tant que témoin de naissance, en septembre 1865. 

Honoré Bonnet, "photographe", se marie en novembre 1869 avec Catherine Joséphine Dalmas (1846-1910), avec qui il aura six enfants dont quatre qui, malheureusement, mourront très jeunes, Caroline (1871-1951), Joseph (1873-1874), Benoît (1875-1876), Sophie (1877-1885), Marie (1878-1879) et André (1885-1962).

La résidence d'Honoré Bonnet est citée dans les recensements successifs de la Ville de Nice ainsi que dans les déclarations de naissance et de décès de ses enfants :
- en 1866 (recensement), au 16, Saint-François-de-Paule,
- en 1871 (naissance) et 1872 (recensement), au 7, quai Masséna,
- en 1873 (naissance) et 1874 (décès) au 2, rue Paradis,
- en 1875 (naissance) et 1876 (décès) au 3, rue Saint-Michel,
- en 1876 (recensement), 1877 (naissance), 1879 (décès) puis 1881 (recensement et naissance) au 7, 8 puis 20, rue Croix-de-Marbre,
- en 1885 (décès) au 9, rue du Pont Neuf.

L'atelier d'Honoré Benoît est cité dans les annuaires niçois :
- de 1873 à 1875, au 2, rue Paradis (il semble y succéder à Emile Messy dès 1872)
- de 1879 (dès 1876 en fait) à 1884 au 5, rue Croix-de-Marbre (annuaires absents de 1876 et 1878 et nom absent de l'annuaire de 1877)
- de 1885 à 1886 au 1, rue Saint-Philippe, 
- et enfin de 1887 à 1889 au 9, rue du Pont-Neuf.

Le revers de certains cartons-photos porte à l'encre violette, sous les armoiries de la Couronne britannique, les inscriptions suivantes : " Photographie - Honoré Bonnet - Rue Paradis, 2. - & Rue Masséna, 13. - au fond du jardin. - Nice" (vers 1872-1875). 
D'autres portent à l'encre rouge : "Photographie - Et - Peinture - H. Bonnet (signature oblique)  - 5, Rue Croix-de-Marbre, 5 - A côté de London House - Près le Jardin Public - Nice" (vers 1876-1878 ?).

Il est probable que ce soit lui qui s'associe à Joseph Blanc, dès le milieu des années 1870 (voir l'article ci-dessus).

Entre 1865 et 1884, Honoré Bonnet est cité dans les registres d'état-civil comme témoin de quelques naissances, mariages et décès mais entre 1884 et 1890, il est cité pour plus de 80 naissances, ce qui interroge sur les raisons de sa présence lors de ces déclarations.

Son nom semble disparaître des annuaires niçois après 1889 sauf dans ceux de 1893 et 1894. Ces derniers affichent un atelier niçois au 8, rue Chauvain, "Auguste et Bonnet". Cet associé d’Auguste Muris (né en 1863), « Bonnet » dont le prénom n’est pas cité, est-il Honoré Bonnet ou un photographe homonyme ?

Le frère d'Honoré Bonnet, Casimir Bonnet, est peintre (cité en 1883). 

Honoré Bonnet semble côtoyer le photographe Charles Garach (cité en 1879) et le photographe Louis Sébastien Orsi (naissance de la fille de ce dernier en 1885). 

Il est proche également du photographe Jean Vaglio ; il apparaît comme témoin dans la déclaration de naissance de la fille de ce dernier en 1870 et dans celle du décès du photographe en 1900. A-t-il travaillé avec Jean Vaglio dans les années 1865-1872 ? 
Toujours est-il que dans cet acte de décès de 1900, Honoré Bonnet est encore présenté comme "photographe" (comme lors du mariage de sa fille Caroline en janvier 1897), domicilié à Nice et âgé de 57 ans. 

C'est d'ailleurs en tant que "photographe" qu'il décède à Nice le 5 août 1906, au 2, place du Palais.

Honoré Bonnet est cité dans la « Liste générale des principaux photographes » publiée par la Société de Photographie de Toulouse, de 1877 à 1885.



- BONNET Honoré (1842-1906), Portrait d'homme, vers 1872-1875 (?),
inscriptions au recto, "Honoré Bonnet, Phot.",
tirage albuminé de 8,7x5,4 cm, sur carton de 10,5x6,3 cm, Collection personnelle.

- BONNET Honoré (1842-1906), Portrait d'homme, vers 1872-1875 (?),
inscriptions au verso, "Armoiries de la Couronne britannique - PHOTOGRAPHIE - Honoré Bonnet - 
Rue Paradis, 2 - & Rue Masséna, 13, - au fond du jardin - NICE",
carton de 10,5x6,3 cm, Collection personnelle.



- BONNET Honoré (1842-1906), Portrait d'une mère et de sa fille, recto, vers 1876-1878 (?),
inscriptions au recto, "HB",
tirage albuminé de 9x5,5 cm, sur carton de 10,5x6,3 cm, Collection personnelle.


- BONNET Honoré (1842-1906), Portrait d'une mère et de sa fille, verso, vers 1876-1878 (?),
inscriptions au verso, "Photographie - Et - Peinture - H. Bonnet (signature oblique) 
- 5, Rue Croix-de-Marbre, 5 - A côté de London House - Près le Jardin Public - Nice",
inscriptions manuscrites, "Tante Armand et - sa fille",
carton de 10,5x6,3 cm, Collection personnelle.


 - BONNET Honoré (1842-1906), Portrait de prêtre, recto, vers 1876-1878 (?),
inscriptions au recto, "HB",
tirage albuminé de 9,1x5,6 cm, sur carton de 10,6x6,4 cm, Collection personnelle.

- BONNET Honoré (1842-1906), Portrait de prêtre, verso, vers 1876-1878 (?),
inscriptions au verso, "Photographie - Et - Peinture - H. Bonnet (signature oblique) 
- 5, Rue Croix-de-Marbre, 5 - A côté de London House - Près le Jardin Public - Nice",
carton de 10,6x6,4 cm, Collection personnelle.



VOIR LA LISTE DES PHOTOGRAPHES ÉTUDIÉS