4

4

mercredi 27 juillet 2011

14-LE VOCABULAIRE DU DESSIN ET DE LA PEINTURE



Production d'un élève de Troisième, "Sac de classe", dessin d'observation, crayons de couleur aquarellables sur papier 29,7x42 cm.


POUR EN SAVOIR PLUS

-PETIT GLOSSAIRE A L'USAGE DE CEUX QUI PRÉTENDENT N'Y CONNAÎTRE RIEN (LES ABATTOIRS - BORDEAUX): http://www.lesabattoirs.org/enseignants/dossiers/2010/glossaire.pdf
-GLOSSAIRE GÉNÉRALISTE (ACADÉMIE DE GRENOBLE) http://www.ac-grenoble.fr/disciplines/artpla/spip.php?article40
-DICO D'ART JEUNE PUBLIC (RÉUNION DES MUSÉES NATIONAUX): http://www.rmn.fr/francais/jeune-public-6/dico-d-art-507/dico-d-art-2219





Vocabulaire d’Arts plastiques : dessin, peinture


A-PLAT ou APLAT : large surface colorée unie, uniforme (par opposition à nuance, dégradé)

: qualité plus ou moins grasse et pulvérulente d’un crayon (ex : 4B, 6B…) (par opposition à H)

CAMAÏEU : différents tons et nuances d’une couleur dominante (ex : camaïeu de bruns)

CERCLE CHROMATIQUE : représentation circulaire des couleurs organisées comme au sein d’un arc-en-ciel

CLAIR-OBSCUR : effet de fort contraste entre une zone de lumière cernée d’ombres profondes (ex : en peinture, zone de clarté d’une bougie ou d’une lampe sur fond nocturne)

CONTRASTES (oppositions) DE COULEURS :
CONTRASTE THERMIQUE, opposition de couleurs froides  et de couleurs chaudes ;
CONTRASTE DE COMPLÉMENTAIRES, opposition de deux couleurs opposées sur le cercle chromatique, avec une des couleurs primaires en opposition au mélange des deux autres ; le contraste de complémentaires est également un contraste thermique ;
CONTRASTE DE VALEURS (ou CLAIR-OBSCUR), opposition de couleurs claires et sombres ;
CONTRASTE DE QUANTITÉ, opposition entre couleurs de grande et petite surfaces (étendues) ;
CONTRASTE DE QUALITÉ, opposition de couleurs saturées et désaturées ;
CONTRASTE DE COULEUR EN SOI, opposition de différentes couleurs saturées ;
CONTRASTE SIMULTANÉ, opposition de couleurs qui ne sont pas exactement complémentaires ;

COULEURS :
COULEURS PRIMAIRES : couleurs pures (jaune, rouge Magenta, et bleu Cyan) qui ne peuvent être fabriquées par mélange et qui, mélangées entre elles, permettent de créer un grand nombre d’autres couleurs ; le mélange des trois couleurs primaires (jaune + rouge + bleu) donne un gris-marron-noir ;
COULEURS SECONDAIRES (ou BINAIRES) : couleurs formées par le mélange, à quantité égale, de deux couleurs primaires (ex : orange = jaune + rouge ; vert = bleu + jaune ; violet = bleu + rouge) ;
COULEURS TERTIAIRES : couleurs formées par le mélange, à quantité égale, d’une couleur primaire et d’une couleur secondaire (jaune+orange= doré,  jaune+vert= vert chartreuse, rouge+orange= écarlate, rouge+violet= pourpre, bleu+violet= indigo, bleu+vert= turquoise) ;
COULEURS COMPLÉMENTAIRES : correspondance, contraste et équilibre entre l’une des couleurs primaires et le mélange des deux autres : jaune et violet (bleu+rouge) - bleu et orange (jaune+rouge) - rouge et vert (jaune+bleu) ;
COULEURS FROIDES : (couleurs de l’eau) bleu, vert, violet (par opposition à couleurs chaudes) ;
COULEURS CHAUDES : (couleurs du feu et du sang) rouge, orange, brun ;
COULEURS SATURÉES : couleurs fortes, vives, lumineuses (par opposition à couleurs désaturées) ;
COULEURS DÉSATURÉES : couleurs ternies par un ajout de valeurs ou bien de couleurs complémentaires (ex : bleu + gris ; bleu + orange…) (par opposition à couleurs saturées) ;





Production d'un élève de Cinquième, "Détail" (intégré et réinventé), feutre fin et marker noirs sur papier 29,7x42 cm.



D ou DIMENSIONS 2D, travail en deux dimensions (largeur, longueur) et donc plan et plat (ex : dessin, peinture, rectangle…) ; 3D, travail en trois dimensions (longueur, profondeur, hauteur) et donc en volume (ex : sculpture, parallélépipède…)

DÉGRADÉ : passage progressif du sombre au clair, de l’ombre à la lumière (ex : bleu clair, bleu moyen, bleu sombre) ou d’une couleur vers une autre (ex : rouge, violet-rouge, violet-bleu, bleu)

DESSIN : techniques sèches aux outils variés : pointe de métal, pierre noire, fusain, mine de plomb et crayon graphite (carbone), sanguine, craie, pastel sec ou gras, technique des trois crayons avec craie sanguine, pierre noire et craie blanche sur papier teinté… Mais également techniques humides : encre passée à la plume, encre et lavis passés au pinceau avec des rehauts de gouache blanche, voire toute peinture sur support papier

DILUANT : liquide (eau, essence…) permettant de désépaissir la peinture pour la passer sur le support (voir médium)

DIPTYQUE : tableau à deux volets 

ENDUIT : produit permettant de préparer le support (mur, bois, toile) avant le passage de la peinture ; pour la toile et le bois : colle de peau de lapin et plâtre fin dans le passé, et produit acrylique depuis le XX° siècle ; pour le mur : enduit de chaux ou de plâtre

EMPÂTEMENT : épaisseur de peinture formant du relief par rapport au reste de la surface peinte et lisse

FACTURE : résultat global peint, déterminé d’une part par la peinture elle-même (pigment, liant, diluant mais aussi transparence -glacis-, opacité ou touche et empâtement), l’outil utilisé (brosse, pinceau…, le geste accompli (précis, large, rapide) et la texture du support

FORMAT : dimensions du support (ex : format Raisin – 50x65 cm, A3 – 29,7x42 cm…) ; FORMAT PAYSAGE : support rectangulaire pris horizontalement (ainsi adapté à la vision panoramique d’un paysage, voire à sa ligne d’horizon séparant terre et ciel) (par opposition à format portrait) ; FORMAT PORTRAIT : support rectangulaire pris verticalement (ainsi adapté à la verticalité d’une figure humaine) (par opposition à format paysage)

FRESQUE : peinture murale réalisée sur un enduit de mortier de chaux ou de plâtre frais (a fresco), et donc par petites surfaces avant que l’enduit ne sèche et n’emprisonne les pigments mélangés à de l’eau. Des couleurs et détails sont ensuite ajoutés a secco sur enduit sec, avec cette fois un liant permettant aux pigments d’adhérer

GLACIS : voile de couleur transparente

: qualité plus ou moins maigre et sèche d’un crayon (ex : 2H, 4H…) 

LAVIS : encre diluée à l’eau donnant un effet proche de l’aquarelle et jouant sur les effets de valeurs

LIANT : matière plus ou moins liquide (eau, cire, gomme arabique, huile, œuf, gel acrylique...) servant à transformer en peinture les pigments secs et colorés

MATÉRIALITÉ DES MOYENS PLASTIQUES : intérêt au choix des matières, des outils et des gestes ainsi qu’aux effets, relations et sens ainsi produits, au-delà même de la représentation

MATIÈRE PICTURALE : couche de peinture, opaque ou transparente, parfois très épaisse et formant des empâtements (reliefs)

MÉDIUM (médium ou intermédiaire) : technique choisie pour traduire un projet artistique (ex : photographie ou peinture) mais ce terme désigne également le diluant en peinture

MODELÉ : rendu du volume des formes en 3D mais aussi en 2D (par le jeu des ombres et des lumières)

NUANCES ou DÉGRADÉS : différents tons (ou valeurs) d’une même couleur (ex : bleu clair, bleu sombre) ou différents degrés d’une couleur vers une autre (ex : rouge puis violet)




Production d'un élève de Sixième, "Nature morte", peinture acrylique sur papier 29,7x42 cm.



OMBRES :
OMBRES PROPRES : ombres sur l’objet (la chose ou la figure) dues aux creux (formes concaves) (ex : ombre du creux du menton ou des yeux sous l’arcade sourcilière) ; 
OMBRES PORTÉES : ombres de l’objet (la chose ou la figure) sur d’autres éléments que lui (ex : ombre de la figure humaine sur la table, le mur ou le sol) ;  
OMBRES AUTO-PORTÉES : ombres sur l’objet (la chose ou la figure) dues à des éléments proéminents de l’objet (la chose ou la figure) lui-même (ex : ombre du nez sur la joue) ;

OUTIL (ou instrument) : matériel de travail plastique (ex : pinceau, brosse)

PASTELS SECS OU GRAS : craies de couleurs sèches et pulvérulentes aux teintes douces et blanchies (comme les craies de tableau) ou grasses et adhérant au support aux couleurs vives (craies à l’huile)

PEINTURE : œuvre bidimensionnelle réalisée avec une matière colorée (à base de pigments, de liant et diluant – ou médium), passée à l’aide d’un instrument ou outil sur un support  
ENCAUSTIQUE : technique ancienne de peinture liant les pigments avec de la cire d’abeille blanchie (et d’autres ingrédients) diluée ou chauffée 
TEMPERA (ou DÉTREMPE) : technique ancienne liant les pigments avec le blanc et/ou le jaune d’œuf
AQUARELLE : pigments liés avec de l’eau gommée (gomme arabique-sève durcie d’acacia- dissoute dans de l’eau) donnant une peinture transparente (diluant : eau) 
GOUACHE : pigments liés avec de l’eau gommée mais épaissie et opacifiée par une charge de craie (diluant : eau)
PEINTURE A L’HUILE : peinture, à base de pigments mélangés à de l’huile de lin permettant un séchage lent et de nombreux glacis et repentirs, définitivement mise au point par les peintres flamands au début du XV° siècle (diluant : huile de lin et essence de térébenthine) ; elle bénéficie d’une bonne adhésion au support
PEINTURE ACRYLIQUE : peinture, à base de pigments mêlés à une résine (liant) de synthèse (gel-colle)  commercialisée au milieu du XX° siècle ;  elle bénéficie d’une bonne adhésion au support et d’un séchage rapide et définitif (diluant : eau)

PERSPECTIVE : ensemble de codes plastiques donnant, sur un support en deux dimensions, la sensation d’espace par la superposition des formes (masquage), la réduction progressive de leurs dimensions et de leur netteté avec l’éloignement (perspective géométrique ou linéaire) mais aussi par le refroidissement et le blanchiment de leurs couleurs (perspective aérienne ou colorée) (ex : paysage peint) 

PICTURAL : adjectif désignant ce qui relève de la peinture

PIGMENTS : poudres de couleurs d’origine minérale, végétale, animale ou chimique servant à la préparation de la peinture

POLYPTYQUE : tableau à plusieurs volets, fixes ou se repliant les uns sur les autres (voir aussi retable) : diptyque : à deux volets ; triptyque : à trois volets

RÉFÉRENT : élément du réel (figure, chose, objet) ou image servant de modèle

REPENTIR : trace d’une correction réalisée par l’artiste dans un dessin ou une peinture, souvent par recouvrement

REPRÉSENTER : littéralement, présenter à nouveau, traduire le modèle ou référent dans une création artistique qui utilise des codes plastiques donnant l’illusion du réel

RÉSERVE : partie non recouverte du support (ex : blanc du papier ou de la toile…)

SICCATIF : sels de plomb ou de zinc permettant d’accélérer le séchage de l’huile dans la peinture du même nom

SUPPORT : matière et surface à recouvrir (ex : feuille de papier, bois, toile, mur…)

TABLEAU : littéralement table de bois servant de support à la peinture (XIII°-XVII° siècles), progressivement remplacée dès le XV° siècle par la toile (initiée par les peintres vénitiens) tendue sur un cadre de bois (ou châssis)

TABLEAU-RELIEF : peinture intégrant des matières ou objets en fort relief

TEXTURE : aspect visuel et tactile de toute matière

TONDO : production de forme circulaire qui peut être un tableau, une peinture murale (ou un bas-relief)

TON LOCAL : couleur réelle et habituelle du référent, permettant de l’identifier dans une peinture (ex : herbe verte, ciel bleu…)

TONS : valeurs (teintes sombres et claires) ou couleurs dominantes (ex : tons chauds)

TOUCHE : empreinte plus ou moins affirmée de l’outil, du geste et de la matière picturale déposée sur le support

TRAITS : lignes tracées sur une surface (droites ou courbes) pouvant varier d’épaisseur

TRIPTYQUE : tableau à trois volets

TROMPE-L’ŒIL : technique picturale visant à la confusion entre réel et représentation (ex : porte ou architecture peinte à taille réelle)

VALEURS : noirs, blancs et gris mais également tons d’ombres et de lumière (foncés et clairs) d’une production en couleurs

VERNIS : couche finale recouvrant la peinture pour la protéger ; les vernis appliqués sur la peinture à l’huile ont cependant souvent noirci avec les siècles.



Production d'un élève de Quatrième, "Femme en pleurs", marker noir sur papier 50x65 cm.