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dimanche 27 janvier 2019

982-BANNICKE (1841-1899), POULLAN (1846-1890) ET GUIGONI (VERS 1844-?), PHOTOGRAPHES





- BANNICKE Hugo (vers 1841-vers 1900), Portrait d'homme (médaillon), vers 1875-1880 (?),
inscriptions au recto, "HUGO BANNICKE -- NICE",
tirage albuminé de 9,1x5,3 cm sur carton (recoupé) de 9,7x6,3 cm, Collection personnelle.



DERNIÈRE MISE À JOUR DE CET ARTICLE : 09/04/2021




- Otto Hugo ou Hugues BANNICKE, BANNICK ou BANNIKE (1841-1899)

Otto Hugo Bannicke est né à Königsberg (Prusse ; actuelle ville russe de Kaliningrad) le 18 octobre 1841. Il développe une carrière de violoncelliste (voir le journal, Constitutionelle Zeitung du 7 août 1863) et de professeur de musique (de violoncelle et piano). 

C'est à ce titre qu'"Hugues Bannicke, âgé de 23 ans" apparaît pour la première fois à Nice lorsque son épouse Ida Hélène (née Kreutzkamm, en 1840 à Dresde ; mariage vers 1866 en Allemagne ?) donne naissance, fin août 1867, à leur fils Jean Otto (dit Hugo), au 10, cité du parc. 

Il est cité à nouveau comme "musicien" l'hiver 1867-1868 dans Les Echos de Nice (3ème liste des étrangers fixés à Nice et publicité du 12 octobre 1867 ; publicité pour ses cours de musique du 20 février 1868), villa Pollet, n° 8 rue Gioffredo (son épouse est professeur d'allemand). 

"Hugo ou Ugo Bannick" fait paraître une petite annonce dans la Revue de Cannes au dernier trimestre de l'année 1869, "professeur allemand de violoncelle et de piano - Leçons d'accompagnement - Domicile à Nice, rue Gioffredo, 9 - Se rend à Cannes deux fois par semaine".

En 1870, il est cité à Nice au n° 9 rue Gioffredo (Le Gaulois du 12 janvier 1870 p 4 ; Dr Lubanski, Nice-Guide, 1870 p 254). 

L'adresse du musicien qui apparaît lors de la déclaration de naissance de sa fille Clara Marie Ida (dite Rose) en juin 1870 est cependant, boulevard Carabacel, Villa Amélie. Des concerts d'Hugo Bannicke sont signalés à Nice en janvier 1870 (Le Gaulois 
du 12 janvier 1870, voir sur Gallica) et en janvier 1873 (Le Journal de Nice du 29 janvier 1873, voir ici p 165).

L'Indicateur des Alpes-Maritimes et de la Principauté de Monaco de 1869 (par Léon Affairous) signale cependant parmi la liste des "photographes", "Bannike", au 5, rue Masséna.

Hugo "Bannick" est cité dans le seul recensement de 1872 comme "artiste propriétaire", résidant avec sa femme Ida et ses deux enfants Hugo et Rose au 36, rue Masséna. Il est présent dans le seul annuaire niçois de 1877, comme "professeur de musique" (liste alphabétique des habitants), au 29, rue Masséna. 

Les registres d'état civil niçois le citent en 1876 comme "photographe", en tant que témoin d'un acte de naissance et d'un acte de décès mais signalent également le décès d'Ida, épouse "d'Hugues Bannicke photographe", au 29, rue Masséna, en janvier 1876. 

Veuf avec deux jeunes enfants de 6 et 9 ans, Hugo Bannicke se remarie à Nice le 4 novembre 1876, à 35 ans, avec Kattarina Karoline Rosina Schuckard (née en 1827 à Francfort) ; il bénéficie de l'accord écrit de ses parents alors domiciliés à Bartenstein (Empire d'Allemagne), son père Jean Godfroid étant "chef de musique". 

Le revers des cartons-photos recensés d'Hugues Bannicke affiche (à la fin des années 1870 ?), "Atelier Artistique - Hugo Bannicke - rue de France, 3 - Nice". Je n'ai pas pour l'instant connaissance de cartons plus anciens portant l'adresse de la rue Masséna.

Hugo Bannicke est cité à Nice dans la « Liste générale des principaux photographes » publiée par la Société de Photographie de Toulouse de 1877 à 1885.

En 1880, il est témoin de l'acte de naissance d’une fille du peintre-photographe Gustave Julius Echtler mais sa profession citée est désormais "professeur de langues".

Il est assez difficile de délimiter les dates de son activité professionnelle de photographe. Cette dernière semble commencer à la fin des années 1860 (cité en 1869) et se terminer à la fin des années 1870 (cité en 1876) ou au début des années 1880 mais rien n'est certain du fait de ses autres activités parallèles.

Il semble qu'Hugo Bannicke quitte Nice vers 1880. Suite au décès de sa deuxième épouse Kattarina (année ?), il se remarie par la suite avec Julia Nattey ou Natthey (année ?).

Le journal, La Feuille d'Avis de Neuchâtel (Suisse) des 1er et 5 octobre 1898, signale l'exposition de 200 aquarelles de "H. Bannicke et de J. Bannicke-Natthey", représentant des vues de la Côte d'Azur (mais également d'Italie, de Normandie et de l'Engadine). Le journal de Cannes, Le Littoral du 22 mars 1902, cite une exposition semblable d'aquarelles "de Mme Bannicke-Natthey et de feu Monsieur H. Bannicke", situant ainsi le décès de ce dernier, vers 1900.

Cet article m'a incité à rechercher son acte de décès sur Cannes. Hugo Bannicke y est en effet décédé, à 58 ans, le 18 décembre 1899. L'acte précise qu'il y était domicilié au 49, rue de Fréjus, en tant que professeur de musique et de dessin.



- BANNICKE Hugo (vers 1841-vers 1900), Portrait d'homme (médaillon), vers 1875-1880 (?),
inscriptions au recto, "HUGO BANNICKE -- NICE",
tirage albuminé de 9,1x5,3 cm sur carton (recoupé) de 9,7x6,3 cm, Collection personnelle.

- BANNICKE Hugo (vers 1841-vers 1900), Portrait d'homme (médaillon), vers 1875-1880 (?),
inscriptions au verso, "ATELIER ARTISTIQUE - HUGO BANNICKE - Rue de France, 3 - NICE",
carton (recoupé) de 9,7x6,3 cm, Collection personnelle.


- BANNICKE Hugo (vers 1841-vers 1900), Portrait d'homme (médaillon), vers 1875-1880 (?),
inscriptions au recto, "HUGO BANNICKE -- NICE",
tirage albuminé de 9,1x5,3 cm sur carton de 10,5x6,3 cm, Collection personnelle.

- BANNICKE Hugo (vers 1841-vers 1900), Portrait d'homme (médaillon), vers 1875-1880 (?),
inscriptions manuscrites au verso, ""A Merry Christmas - to you all.",
"ATELIER ARTISTIQUE - HUGO BANNICKE - Rue de France, 3 - NICE",
carton de 10,5x6,3 cm, Collection personnelle.





- Jean Baptiste Emile POULLAN (1846-1890), POULAN ou POULLON et ses fils, Pie Jean POULLAN (1869-?) et Jules Pie Jean Ludovic POULLAN (1882-1952)


Gioanni Battista Emilio Poullan est né à Nice le 11 septembre 1846 (paroisse Saint-Martin-Saint-Augustin). Il est le fils de Francesco Poullan, contremaître et de Gioanna Buonfils (Bonfils), son épouse.

Jean Baptiste Emile Poullan est signalé comme "photographe, âgé de 22 ans", en tant que témoin de deux mariages en 1868. 

Il se marie également le 7 novembre de cette même année 1868 avec Marie Scolastique Rocca, 19 ans, sans profession (née à Nice le 8 février 1849). 

Peintre-photographe, il est signalé, dès 1869, dans la liste professionnelle des "photographes" de l'Indicateur des Alpes-Maritimes et de la Principauté de Monaco (par Léon Affairous) au 4, place du jardin-Public puis dans la liste des habitants des annuaires niçois de 1871 à 1873, à la même adresse (avec Sérène Lemière ?). 

Sa résidence familiale est cependant située rue Saint-Etienne comme le révèlent l'acte de naissance de son fils Pie Jean le 24 septembre 1869 (2, rue Saint-Etienne) puis la naissance de son fils mort-né le 16 juin 1871 (rue Saint-Etienne, maison Mignon). A la naissance de sa fille Rosine Julie le 3 octobre 1873, il est désormais propriétaire et réside avenue de la Gare, maison Poullan. Je ne connais à ce jour aucun de ses cartons niçois.

Un carton-photo porte au revers, "Photographie Emile Messy - Rue Bivouac Napoléon 5 bis - Cannes", avec la mention manuscrite, "Poullan Successeur". Il est donc possible que Jean Baptiste Emile Poullan ait repris la succursale cannoise d'Emile Messy vers 1870.



- MESSY Émile (1834-1890), Portrait de femme, recto, vers 1870 (?),
"E. Messy Phot."
tirage albuminé de 8,6x5,5 cm, sur carton de 10,1x6,2 cm, Collection personnelle.


- MESSY Émile (1834-1890), Portrait de femme, verso, vers 1870 (?),
armoiries du gouvernement britannique suivies de "Photographie - Emile Messy - Rue Bivouac Napoléon N° 5 bis - Cannes",
inscription manuscrite, "Poullan Successeur", carton de 10,1x6,2 cm, Collection personnelle.




Emile Poullan semble quitter Nice fin 1873 ou courant 1874 (comme Sérène Lemière). Il s'installe à Hyères (Var) en 1875 et y réalise de nombreuses photos des paysages de Hyères et de ses environs, notamment vers 1880.

Certains cartons-photos indiquent qu'il possède une adresse, Maison Lambert Bonnafon, 12 avenue de Lorette à Grasse, sans qu'il soit possible de dire s'il s'agit d'une succursale ou d'une adresse antérieure aux autres (1874 ?).

Il a à Hyères un nouvel enfant, Jules Pie Jean Poullan qui naît le 24 février 1882.

Ses cartons affichent notamment :
- revers à fond rosé, vers 1875-1879, "Poullan [signature oblique] - Photographe-Peintre - Route Nationale - Hyères - (Var)" (un carton daté de février 1877),

- revers à fond jaune ou blanc avec tampon humide à l'encre violette, au début des années 1880, "Poullan, Phot.phe Peintre - Bould des Palmiers, à côté de l'Hôtel du Parc - Hyères" (un carton daté de février 1880), 

- recto à fond jaune et liseré de bordure rouge, vers 1880, pour les paysages, avec l'inscription à l'encre violette, "Poullan, Photographe-Peintre",

- recto à fond beige orangé et parfois liseré de bordure rouge avec "Poullan - EP - Hyères", vers 1880-1885, pour les portraits, avec au verso, "Maison fondée depuis 10 ans - Armoiries de Hyères - Poullan Photographe [écriture oblique] - Peintre - Avenue de la Gare, 1 - & - Rue de l'Abattoir - Hyères - Assortiment de cadres riches - Encadrement Artistique - Spécialité d'Agrandissement",

- recto à fond blanc, vers 1885-1890 (?) pour les paysages, avec l'inscription à l'encre violette, "Vues de Hyères - - Poullan, Photographe-Peintre" et au verso à fond blanc, "Poullan, Phot.phe Peintre - Bould des Palmiers, à côté de l'Hôtel du Parc - Hyères",

- revers à fond noir et écriture dorée vers 1885-1890 (?), "Maison fondée depuis 10 ans - Armoiries de Hyères - Poullan Photographe [écriture oblique] - Peintre - Avenue de la Gare, 1 - & - Rue de l'Abattoir - Hyères - Encadrement Artistique - Spécialité d'Agrandissement",

- revers à fond noir et écriture dorée, vers 1890-1892, "Maison fondée à Hyères en 1875 - Armoiries de Hyères - Poullan Photographe [écriture oblique] - Peintre - Avenue de la Gare - en face le Boulevard des Palmiers - Hyères - Assortiment de Cadres riches - Encadrement Artistique - Spécialité d'Agrandissement",

- revers à fond noir et écriture dorée, dès 1892, "Maison Fondée A Hyères En 1875 - armoiries de la Couronne Britannique - Breveté de Sa Majesté la Reine d'Angleterre - P. Poullan - Photographe-Peintre - Avenue de la Gare - En Face le Boulevard des Palmiers - Hyères (Var) - Spécialité d'Agrandissement",

- revers à fond beige ou gris, vers 1895-1900 (?), "Maison Fondée A Hyères En 1875 - armoiries de la Couronne Britannique - Breveté de Sa Majesté la R. d'Angleterre - Poullan [P. Poullan ou Poullan Fils] - Peintre-Photographe [ou Photographe-Peintre] - Avenue de la Gare - En Face le Boulevard des Palmiers - Hyères - Spécialité d'Agrandissement",

- recto à fond blanc pour les paysages, vers 1890-1900, avec les inscriptions, "Poullan, Photographe - Vues D'Hyères Et De Ses Environs." et verso à fond beige, "Poullan, Photographe, Peintre - Avenue de la Gare - En face le Boulevard des Palmiers - Hyères",

- revers à fond blanc ou beige, début du XX° siècle, après 1903, "Maison Fondée en 1875 - Photographie - médailles face et revers Paris 1901 - Médaille d'Argent - Marseille 1902 - Médaille d'Or - O palmes A [Officier des Palmes Académiques] - Hors Concours - 1903 - armoiries de la Couronne britannique - Breveté - De S.M. La Reine d'Angleterre - Poullan - Avenue de la Gare - En Face le Boul.d des Palmiers - Hyères".

Son atelier cité dans Nice Artistique en 1889 et 1890 est cependant signalé à l'adresse suivante, "Hyères - Photographie - Poullan, avenue Gambetta, maison recommandée".

Poullan est cité à Hyères, dans la « Liste générale des principaux photographes » publiée par la Société de Photographie de Toulouse, de 1888 à 1896.

Au recto de certains des cartons-photos de Hyères apparaît la mention "Photographe breveté" ou "Photographe diplômé", le verso précisant "Breveté de SM la Reine d'Angleterre" (de passage à Grasse en mars 1891 et à Hyères en mars 1892) mais il s'agit désormais de Pie (Jean) Poullan, le fils aîné (né en 1869), qui a pris la succession à la mort de son père le 11 octobre 1890 (à l'âge de 43 ans). Pie Poullan  devient d'ailleurs éditeur de cartes postales au tournant du XX° siècle et signe parfois "P. Poullan".

Ce sont les recherches d'Hervé Lestang sur les photographes français qui ont en premier démontré qu'Emile Poullan est mort en 1890 (avenue Gambetta) et que c'est son fils aîné Pie Poullan qui a pris sa succession (voir http://portraitsepia.fr/photographes/poullan/ et http://portraitsepia.fr/photographes/poullan-2/).


PIE JEAN POULLAN (1869-?)

Pie Jean Poullan est né à Nice le 24 septembre 1869. Il est le fils du photographe Jean Baptiste Emile Poullan (1846-1890) et de son épouse Marie Scolastique Rocca (1849-18920).

Pie (Jean) Poullan est formé par son père à la photographie. Il l'assiste puis lui succède à Hyères en 1890.

Pie Poullan, "photographe, âgé de 24 ans", épouse à Hyères le 7 octobre 1893, Philomène Julie Giraud, sans profession, 23 ans (née le 29 décembre 1869 à La Cadière, Var). Ils ont un fils Jules Jean Poullan qui naît à Hyères, avenue Gambetta, le 18 janvier 1895 (le père est absent).

Il semble que la mère de Pie Jean Poullan et son frère Jules (Pie Jean) vivent à Nice chez sa sœur Rosine Julie qui y possède (dès 1901) la Villa Juliette, quartier Saint-Barthélémy, rue Michelet. C'est là que sa mère Marie Scolastique décède le 7 mai 1920, à l'âge de 71 ans.

Pie Jean Poullan, "propriétaire, âgé de 57 ans", réside à la Villa Juliette en 1926, lorsque veuf (depuis 1923), il épouse en secondes noces, le 19 octobre 1926, à Nice, Marguerite Claire Rista, sans profession, 34 ans (née le 26 mai 1892 à La Cadière, Var).

J'ignore les date et lieu de décès de Pie Jean Poullan. Il ne semble pas reposer au cimetière niçois de Saint-Barthélémy avec son frère et sa sœur.


JULES PIE JEAN LUDOVIC POULLAN (1882-1952)

Jules Pie Ludovic Jean Poullan est né à Hyères le 24 février 1882. Il est le fils du photographe Jean Baptiste Emile Poullan (1846-1890) et de son épouse Marie Scolastique Rocca (1849-18920).

A 20 ans (fiche matricule militaire de 1902), il est "photographe, représentant de commerce", domicilié à Hyères et souffre de « bronchite et imminence tuberculose ». Son incorporation est donc reportée et il n’exécute son service militaire que de novembre 1905   à septembre 1906. Il est ensuite domicilié à Nice au 2, rue Adélaïde en 1908.

Alors qu'il est domicilié à Nice, quartier Saint-Barthélémy, rue Michelet, Villa Juliette (avec sa sœur), Jules Poullan, "négociant, âgé de 26 ans" se marie à Nice le 6 février 1909 avec Marie Pietrina Anna Pons, sans profession (née à Nice le 2 novembre 1885). 

Le couple s'installe à Nice au 2, rue de Russie. C'est là que naît leur fille, Juliette Josette Marie Poullan, le 22 juin 1910.

La famille habite ensuite Villa Juliette (chez Rosine Julie Poullan). Jules Poullan est signalé alternativement l’hiver à Nice et l’été dans les Pyrénées, en août 1911 à Argelès-Gazost (Hautes-Pyrénées) et en juillet 1914 à Lestelle (Pyrénées-Atlantiques). Il est probable qu’il exerce alors un métier en rapport avec la photographie mais ces saisons sont peut-être liées également à ses problèmes de santé. 
Jules Poullan participe à la Première Guerre Mondiale. Il est, dès mars 1919, signalé à nouveau comme photographe à Nice, rue Michelet, Villa Juliette.
Jules Poullan divorce le 21 décembre 1933. "Employé, âgé de 57 ans", il se remarie à Paris (16ème arrondissement, domicilié 58, rue Lemerois - ou Le Marois), le 8 avril 1939, avec Rose Henriette Émilienne Garrapit, sans profession, 31 ans, (née le 31 mai 1907 à Condom, Gers). 

Jules Pie Jean Ludovic Poullan décède à Nice, le 9 février 1952, âgé de près de 70 ans.



- POULLAN Jean Baptiste Emile (1846-1890), Portrait de jeune fille de 13 ans, recto, 1880,
inscriptions au recto, "POULLAN, PHOTphe-PEINTRE",
tirage albuminé de 13,9x9,5 cm sur carton de 16,4x10,8 cm, Collection personnelle.


- POULLAN Jean Baptiste Emile (1846-1890), Portrait de jeune fille de 13 ans, verso, 1880,
inscriptions manuscrites "le 15 février 1880 -- elle est née en février 1867",
inscriptions au verso au tampon humide à l'encre violette, "POULLAN, PHOTphe-PEINTRE - 
Bould des Palmiers, à côté de l'Hôtel du Parc - HYÈRES",
carton de 16,4x10,8 cm, Collection personnelle.




- Eugène GUIGONI ou GUIGONIS (vers 1844 - ?)


Eugène Guigoni est né à Rome en 1844 ou 1845. Il est cité dans la liste des photographes de l'Indicateur des Alpes-Maritimes et de la Principauté de Monaco de 1869, au 4, rue Saint-Etienne puis dans cette même rue dans le Nice-Guide du Dr Lubanski de 1870 (p 263). Il habite probablement dans le foyer familial situé (cité dès 1864) au n°7, rue Saint-Etienne, maison Mignon.

Il succède à Alberto Pacelli fin 1870 ou début 1871 au 5, rue Chauvain, en face du quai Saint-Jean-Baptiste (avec son frère) et est ensuite cité à cette adresse dans les annuaires niçois de 1872 à 1874. Le revers de ses cartons-photos affiche alors sur fond jaune ou orangé : "EG – Photographie A. Pacelli – E. Guigoni successeur – 5, rue Chauvain, 5 - Nice".

L'annuaire de 1872 présente une longue publicité pour son atelier : "Etablissement de premier ordre - Photographie A. Pacelli - E. Guigoni successeur - Portraits en tout genre et à domicile. Vues de Nice et reproduction de Tableaux anciens et modernes de tout format. Galerie historique. Célébrités photographiées. Grande collection de photographies artistiques. Photographies en couleur d’après nature. Sujets d’Enfants, Papillons, Oiseaux, Fleurs et Groupes de famille. Salon, Cabinet de Toilette, Terrasse de Pose. Leçons de photographie. Encadrements. Passe-partout. Écrins. Médaillons de luxe. Il suffit de rappeler le n° pour avoir des épreuves pareilles. Ecrire ou Télégraphier. Ouvert toute l'année".

"Eugène Guigonis" est cité dans le recensement de la Ville de Nice de 1872, résidant 4, rue Chauvain et dit, né à Rome, âgé de 27 ans et partageant l'appartement avec le photographe André Blaudo (né à Rome et âgé de 29 ans) qui est probablement son employé.


- Publicité pour l'atelier Guigoni parue dans Les Echos de Nice du 9 octobre 1873,
Nice, Bibliothèque municipale Nucéra.



Eugène Guigoni disparaît des listes professionnelles des annuaires niçois après 1874. Cède-t-il son fonds cette année-là à Jacques Mazzocca ? "Guigonis rentier" est cité dans la liste des habitants de Nice dans les annuaires de 1875 et de 1884 au 7 puis au 12, rue Saint-Etienne mais cette mention peut désigner son père.

Guigonis est cité à Nice dans la « Liste générale des principaux photographes » publiée par la Société de Photographie de Toulouse de 1877 à 1885. Cette adhésion pour 9 ans implique qu'il est tout du moins encore présent et actif à Nice à la fin des années 1870.

[Est-il ce "Guigoni" qui dès 1888, à Milan (13, Corso Vittorio Emmanuelle), succède à Icilio Calzolari (1833-1906) en s'associant  avec Bossi ("Guigoni & Bossi - Fotografi di S.M. la Regina d'Italia - di S.A.I.R. la Principessa Letizia e della L.L. A.A.R.R.I. Duchi d'Aosta") jusqu'en 1912 (successeur G. Comoletti) ?].



- GUIGONI Eugène (vers 1845-?), Portrait d'homme, vers 1875-1877 (?),
inscriptions au recto, "E. Guigoni, Phot.",
tirage albuminé de 9,3x5,5 cm sur carton de 10,5x6,4 cm, Collection personnelle.

- GUIGONI Eugène (vers 1845-?), Portrait, vers 1875-1877 (?),
inscriptions au verso, "EG - Photographie A. Pacelli - E. Guigoni Successeur - 5, Rue Chauvain, 5 - Nice",
carton de 10,5x6,4 cm, Collection personnelle.