4

4

samedi 5 janvier 2019

972-NUMA BLANC (1816-1897), NUMA BLANC FILS (1849-1922), MÉTENIER (1829-1909), PHOTOGRAPHES




- NUMA BLANC (1816-1897), Portrait de fillette, recto, vers 1863-1867,
inscriptions au recto, "Numa Blanc & Cie",
tirage albuminé de 8,7x5,3 cm sur carton de 10,3x6,1 cm, Collection personnelle.



Dernière mise à jour de cet article : 15/02/2021



- NUMA BLANC (Prosper Blanc de Labarthe, 1816-1897) 


Prosper Blanc de Labarthe est né à Millau le 28 février 1816. 

Sa carrière de photographe est difficile à étudier car elle croise, d'une part, celle de photographes contemporains au nom proche (Georges Numa, 85, rue Richelieu, Paris ; Numa Fils, 49, rue Vivienne, Paris) et surtout, celle de son propre fils.

Numa Blanc père se fait tout d'abord connaître à Paris comme miniaturiste et peintre de portraits. En 1845, le journal Le Siècle signale son voyage de plusieurs mois, comme portraitiste, en Angleterre, Allemagne et Russie (Le Siècle du 24 mai 1845 p 3).

La carrière de Numa Blanc (père) en tant que photographe semble commencer vers ou après 1854 à Paris, dans le nouvel immeuble construit à l'emplacement des anciens Bains Chinois, au 29, boulevard des Italiens. Ce n'est cependant qu'à partir de l'année 1859 que l'on trouve de nombreux documents concernant sa pratique photographique. Il officie toujours à la même adresse et y héberge le siège de l'Association générale des Artistes photographes. En 1859, il publie deux albums de portraits photographiques coloriés de tous les artistes qui ont interprété les opéras de Quentin Durward et de La Fauchonette (La Gazette Nationale du 24 mars 1859 p 3).

Il collabore en effet avec le Théâtre Impérial de l'Opéra-Comique pour photographier les acteurs et les costumes et il est Directeur de la Photographie au journal L'Illustration (ses nom et adresse apparaissent dans L'illustration, 1859, vol. 33 p 30, sur un carton daté de janvier 1861 et dans les ouvrages de M.L. Pallianti, Collection de mises en scène..., de 1859 et 1862 p 14). Sa femme débute d'ailleurs comme interprète à l'Opéra-Comique en 1860. Cette année-là, Numa Blanc réalise des portraits d'artistes et, notamment, celui du compositeur Meyerbeer (1791-1864) et celui de Rossini (1792-1868 - il refera un autre portrait de Rossini en 1868). 

En 1862, il participe à l'Exposition Universelle de Londres et obtient une Mention honorable pour avoir exposé sa Galerie des hommes du jour, des groupes conséquents de personnages (Ecole Polytechnique) et des portraits de chevaux vainqueurs de grandes courses : "1494 - Numa-Blanc et Cie à Paris, bd des Italiens, 29. Épreuves photographiques : portraits dont un obtenu par agrandissement avec l'appareil Duboscq ; spécimens de photographie peinte (Catalogue officiel de la Section Française à l'Exposition Universelle de Londres de 1862, Paris, 1862 p 114).

Ses cartons de l'époque portent au revers :
- "Numa Blanc [& Cie] - Photographe[s] - 29, Boulevart des Italiens - Paris" (un carton daté de janvier 1861, un de mai 1861, un d'octobre 1863),
- "armoiries de l'Empereur Napoléon III - Médaille d'Or - médaille, face et revers, décernée par la Société des Sciences Industrielles Arts et Belles-Lettres de Paris en 1859 - Numa Blanc [& Cie] - Photographe[s - Brevetés S.G.D.G.] - 29, Boulevard des Italiens - Paris" (un carton daté de 1864).

En juillet 1863, il devient photographe de L'Illustration de Bade, "considérant que cet artiste distingué vient de fixer à Bade son domicile d'été, et qu'il y a fondé un bel établissement photographique à Stéphanie-les-Bains, avec succursale site sur les rives de l'Oos, près l'avenue de Lichtenthal (L'Illustration de Bade du 24 juillet 1863 p 70 - sur Gallica).

Fin 1863, le tampon du revers devient :
- "armoiries de l'Empereur Napoléon III - Médaille d'Or - médaille, face et revers, décernée par la Société des Sciences Industrielles Arts et Belles-Lettres de Paris en 1859 - Numa Blanc - Peintre Photographe - à Bade aux Bains Stéphanie - Allée de Lichtenthal - à Paris - boulevard des Italiens 29 - Paris".
- "armoiries de Prusse Numa Blanc [& Cie] - Photographe[s] de S.M. le Roi de Prusse - 29, Boulevart des Italiens - Paris - Bains Stéphanie - Bade. [Allée de Lichtenthal]".
- "armoiries de Prusse - Numa Blanc [& Cie] - Photographe[s] de S.M. le Roi de Prusse - 29, Boulevart des Italiens - Paris." (un carton de 1867).


Il photographie en effet le Roi de Prusse Wilhelm Ier (1797-1888, roi de 1861 à 1888) et ses proches, probablement à Baden-Baden (résidence d'été du Roi), entre 1863 et 1867, période pendant laquelle il conserve une succursale dans ce lieu (un carton daté de juillet 1865, un d'octobre 1865, un autre de juillet 1866). Il réalisera un autre portrait du souverain lors de la venue de ce dernier à Paris pour visiter l'Exposition Universelle à l'automne 1867.

Il est à noter qu'il réalise à Bade de très nombreuses vues (formats divers dont des vues stéréoscopiques) de paysages urbains et naturels mais également des albums dont celui, en 1864 (La Gazette Nationale du 19 septembre 1864 p 3), des Nouveaux Salons de Bade du château de Rastatt (ses successeurs à Bade seront A. Wacquez et Radiguet vers 1867/68).

Il réalise également dans les années 1865-1870 des vues de Normandie et notamment de Trouville (album de la BnF, voir sur Gallica). Il rehausse certaines vues, notamment des portraits, à l'aquarelle.

En 1865, Numa Blanc (père) fait partie des membres de l'un des trois syndicats de photographes organisant l'Exposition Universelle de 1867. Lors de sa participation à l'Exposition où il "opère lui-même en un hangar d'aspect mélancolique" (La Gazette de France du 14 mai 1867), il change ses cartons :
- "armoiries de Prusse - Numa Blanc - Photographe de S.M. le Roi de Prusse - Et de l'Exposition Universelle - 29, Boulevart des Italiens - Paris - Et dans le Parc de l'Exposition - près la Porte de l'Université" (un carton daté de juillet 1866, un autre de 1867).

En 1867, il photographie également les acrobates de la troupe japonaise du taïcoun qui se produit à Paris au Cirque Napoléon.



- NUMA BLANC (1816-1897), Portrait d'homme, recto, vers 1860-1863 (?),
inscriptions au recto, "Numa Blanc & Cie",
tirage albuminé de 8,5x5,3 cm sur carton de 10,1x6,2 cm, Collection personnelle.

- NUMA BLANC (1816-1897), Portrait d'homme, verso, vers 1860-1863 (?),
inscriptions au verso, "NUMA BLANC & Cie - PHOTOGRAPHES, -
19, Boulevart des Italiens, - PARIS",
carton de 10,1x6,2 cm, Collection personnelle.


- NUMA BLANC (1816-1897), Portrait d'homme, recto, vers 1864 (?),
inscriptions au recto, "Numa Blanc & Cie",
tirage albuminé de 8,5x5,15 cm sur carton de 10,1x6 cm, Collection personnelle.

- NUMA BLANC (1816-1897), Portrait d'homme, verso, vers 1864 (?),
inscriptions au verso, "armoiries de l'Empereur Napoléon III - Médaille d'Or - médaille, face et revers,
décernée par la Société des Sciences Industrielles Arts et Belles-Lettres de Paris en 1859 -
Numa Blanc & Cie - Photographes - Brevetés S.G.D.G. - 29, Boulevard des Italiens - Paris",
carton de 10,1x6 cm, Collection personnelle.



- NUMA BLANC (1816-1897), Portrait de fillette, recto, vers 1863-1867,
inscriptions au recto, "Numa Blanc & Cie",
tirage albuminé de 8,7x5,3 cm sur carton de 10,3x6,1 cm, Collection personnelle.

- NUMA BLANC (1816-1897), Portrait de fillette, verso, vers 1863-1867,
inscriptions au verso, "armoiries de Prusse - NUMA BLANC & Cie - PHOTOGRAPHES de S.M. LE ROI DE PRUSSE -
29, Boulevart des Italiens - PARIS - Bains Stéphanie - BADE",
carton de 10,3x6,1 cm, Collection personnelle.


- NUMA BLANC (1816-1897), Tampon sec, vers 1863-1867,
"armoiries de Prusse - NUMA BLANC & Cie - PARIS - BOULt DES ITALIENS 29". 




En 1868 (depuis 1867 ?), Numa Blanc possède tout à la fois une succursale à Bade (l'été) et à Nice (l'hiver) mais il semble qu'il abandonne sa succursale estivale de Bade en 1868.

Pendant ses séjours niçois, il confie son atelier parisien à son associé belge Henri Langerock (1830-1915) (probablement depuis fin 1868, voir Le Nouvelliste de Gand du 24 septembre 1868).

Le Figaro du 6 janvier 1869 (p 2) signale sa présence à Nice lors d'un bal du Casino de la Promenade des Anglais. Le Journal de Nice du 21 novembre 1869 signale ensuite que Numa Blanc vient d'arriver à Nice et a "réinstallé" ses salons de photo, 11 Promenade des Anglais. Le nom du photographe n'apparaît cependant dans les guides et annuaires niçois qu'à partir de 1870. 

Numa Blanc (père) réalise dans ses salons, au début de l'année 1872 (Le Figaro du 9 mars 1872 p 3), le portrait du Prince de Galles (âgé de 32 ans, Albert Edouard, 1841-1910).

Ses cartons-photos de l'époque (vers 1867-1870) voient disparaître la mention de la médaille de 1859 au profit de celles des Expositions Universelles de 1855 (Paris, médaille d'or), 1862 (Londres, Mention honorable) et 1867 (Paris, Mention honorable) : 
 - "armoiries de Prusse - Paris - médaille - Médaille d'Or - Londres - médaille - Ment. Honor. - Paris - médaille - 1867 - Numa Blanc - Peintre-Photographe - Paris - Nice - Bade - Bains Stéphanie - Photographie instantanée - Pour - Groupes & Chevaux (vers 1867-1868),
- puis (disparition de la mention de Bade), "armoiries de Prusse - Paris - médaille de Paris - Médaille d'Or - Londres - médaille de Londres - Ment. Honor. - Paris - médaille - 1867 - Numa Blanc - Peintre-Photographe - De S.M. Le Roi de Prusse &c &c - Paris - & - Nice - 11, promenade des Anglais, 11 - Photographie instantanée - Pour - Groupes & Chevaux" (vers 1869-1870).

Il est probable que ses cartons niçois des années 1872-1878 remplacent les armoiries de Prusse par celles du Prince de Galles (voir les cartons du fils).

Si Numa Blanc (père) est signalé à Nice dès 1870 dans le guide de Karl Baedecker (Italie, Manuel du voyageur p 98), les annuaires niçois le signalent de 1870 à 1879 au 9 (résidence) ou au 11 (atelier) promenade des Anglais (annuaires de 1876, 1878, 1880-1883 absents), avec une deuxième entrée au 19, rue de France. 

Numa Blanc (père) édite un album de photographies des destructions de la Commune, Paris Brûlé - Photographies d'après nature - des monuments incendiés à Paris du 21 au 29 mai 1871. Il participe en 1873 à l'Exposition Universelle de Vienne  (Diplôme de mérite) puis en 1878 à celle de Paris. 
Il gardera, et son fils également, la mention de "Paris" sur ses cartons-photos car son ancien atelier parisien porte toujours son nom, "Photographie par Numa Blanc", sous Langerock (dès 1872, un carton daté de juillet 1872) et même après lui (successeurs Fernand Vadon et Cie en 1878, Germeuil-Bonnaud en 1880). 




- NUMA BLANC (1816-1897), Portrait nuagé de bébé, recto, vers 1868-1870,
inscriptions au recto, "NUMA BLANC - - PARIS & NICE",
tirage albuminé de 9,2x5,3 cm, sur carton de 10,4x6,3 cm, Collection personnelle.

- NUMA BLANC (1816-1897), Portrait nuagé de bébé, verso, vers 1868-1870,
inscriptions au verso,  "armoiries du roi de Prusse - Paris médaille d'Or - Paris 1867 - Londres Ment. Honor. - 
NUMA BLANC - Peintre-Photographe - DE S.M. LE ROI DE PRUSSE &.c &.c - PARIS - & - NICE - 11, Promenade des Anglais, 11 -
PHOTOGRAPHIE INSTANTANEE - POUR - GROUPES & CHEVAUX",
carton de 10,4x6,3 cm, Collection personnelle.


- NUMA BLANC (1816-1897), Portrait de militaire, recto, vers 1868-1879 (vers 1870 ?),
recto nu, tirage albuminé de 5,5x9,3 cm sur carton de 6,2x10,5 cm, 
Collection personnelle.

- NUMA BLANC (1816-1897), Portrait de militaire, vers 1868-1879 (vers 1870 ?),
inscriptions, "Numa Blanc - Nice", 
tirage albuminé de 5,5x9,3 cm sur carton de 6,2x10,5 cm, 
Collection personnelle.



Numa Blanc (père) ouvre, en 1876, une nouvelle succursale à Scarborough (Angleterre, Yorkshire), 31, St. Nicholas street  Theakston and Co's Library (en 1879 et 1881 : 14, St. Nicholas-cliff). 
The British Journal of Photography de 1878 (vol. 25 p 510) cite, "Numa-Blanc (Scarborough and Nice), France"


- Chronique des Echos de Nice du 7 novembre 1878,
Nice, Bibliothèque municipale Nucéra.



The London Gazette du 8 juin 1880 (p 3420) évoque la faillite de la succursale de Scarborough en date du 30 mars 1880 mais The Accountant stipule le 26 avril 1881 (p 10) que Numa Blanc a interjeté appel du jugement de faillite rendu par le Tribunal du comté du Yorkshire et The Weekly Notes (vol. 16 p 244) précise que le jugement de faillite a été annulé le 19 mai 1881. L'atelier semble racheté en 1884 par Henri Neumans.

Ses cabinets de Scarborough sont nus au verso et portent au recto, "Numa Blanc & Son - armoiries du Prince de Galles - Paris. Nice. Cannes & Scarborough" (un carton daté d'octobre 1882).

En février 1879, Numa Blanc (père) fait paraître l'annonce suivante : "Numa Blanc, peintre photographe, Nice, demande, pour raison de santé, associé compétent pour administrer partie photographique de son grand établissement, moyennant apport et références sérieuses - Pour conditions, s'adresser 11, Promenade des Anglais, Nice : renseignements chez Guilleminot ou Carette, Paris" (Le Figaro des 7, 9 et 15 février 1879 p 2-3).

Il cède en fait une partie de son atelier niçois à Eugène Disdéri (1819-1889) mais la collaboration entre son fils et Disdéri ne dure que deux mois.


- Publicité parue dans Les Echos de Nice du 6 novembre 1879,
Nice, Bibliothèque municipale Nucéra.



Numa Blanc (père) quitte la ville en 1879, pour s'installer à Pau (portraits et paysages). Ses cartons précisent :
- "armoiries du Prince de Galles - armoiries de la Couronne britannique - médailles des E.U. de 1855, 1862, 1867, 1878 et 1873 - Numa Blanc - Peintre Photographe - Paris - Numa Blanc - Pau, 44, Rue du Lycée - Pendant l'été à Bagnères-de-Luchon - Villa Numa Blanc",
- verso nu (papier serpente disparu), inscriptions au recto, "Numa Blanc (en italique) - armoiries du Prince de Galles - Pau & Luchon".

Vers 1886/1887, il confie les ateliers (Maison Numa Blanc) de Pau (3, rue Henri IV) et de Bagnères-de-Luchon (Villa Numa Blanc) à Armand Auffret et semble cesser toute activité professionnelle.

Il meurt à Pau le 9 février 1897, âgé de 81 ans.

Son fils fait paraître dans La Petite Gironde du 28 février 1897 (p 4), l'annonce suivante, "Numa Blanc, photographe à Pau, demande bon tireur connaissant charbon, platine et citrate".




NUMA BLANC FILS (André François Blanc de Labarthe, 1849-1922) 


Numa Blanc Fils naît le 2 juin 1849 à Paris. Il travaille dans cette ville avec son père, alors qu'il est adolescent (ne pas confondre les cartons de "Numa Fils" avec ceux de "Numa Blanc Fils").

A Nice, il n'est pas présent dans les annuaires mais il est cité, sans son père, dans le recensement de 1872 de la Ville de Nice où il est dit, né à Paris, âgé de 23 ans et résidant au 3, Promenade des Anglais. 

Il semble que c'est dès 1871-72 en effet que Numa Blanc Fils possède ses propres cartons-photos niçois (Les Echos de Nice du 15 février 1872) et qu'il commence à prendre la succession méditerranéenne de son père car "le photographe (Numa Blanc père) a disparu complètement derrière le peintre miniaturiste" (Bulletin de la S.F.P. de 1875 p 236) et ce dernier cède son atelier parisien vers 1872-1874 à son associé Henri Langerock (publicité parue dans Le XIX° siècle de février 1874 à février 1875 en p 4). 

De février 1872 à décembre 1874, Numa Blanc Fils fait paraître, chaque semaine dans Les Echos de Nice, des publicités pour son atelier du 11, Promenade des Anglais. Ces publicités varient fort peu dans leur intitulé, l'adresse parisienne, voire de Bade, et certaines techniques étant ou n'étant pas précisées : "Procédés instantanés pour groupes, enfants, chevaux, voitures etc. Miniatures sur cristal (inaltérables). Miniatures sur porcelaine". Dès 1873, s'ajoutent les "Médailles de mérite de l'Exposition de Vienne pour les Miniatures sur cristal" (Les Echos de Nice du 31 janvier 1873).

Numa Blanc Fils réalise un album intitulé Nice 1873-1874, constitué de 10 tirages albuminés.


Numa Blanc Fils réalise de nombreux portraits de personnalités dans les années 1870, et notamment ceux du sculpteur Jean-Baptiste Carpeaux (1827-1875) en 1875 ou du prince Leopold, duc d'Albany en 1878 (1853-1884). En 1877, Le Monde Illustré publie une photo du vainqueur du Concours de Tir aux pigeons de Monte-Carlo, signée "Numa Blanc & Fils, à Nice" (Le Monde Illustré du 17 février 1877 p 112)

Les premiers cartons-photos de Numa Blanc Fils, calqués sur ceux de son père, comportent au revers (vers 1871-1878)  :

- "armoiries du Prince de Galles - Paris - médaille de Paris - Médaille d'Or - Londres - médaille de Londres - Ment. Honor. - Paris - médaille - 1867 - Numa Blanc Fils - Peintre-Photographe - Paris-Nice - Photographie instantanée - Pour - Groupes & Chevaux" (vers 1871-1872 ?),
- "armoiries du Prince de Galles - Paris - médaille - Médaille d'Or - Londres - médaille - Ment. Honor. - Paris - médaille - 1867 -  Numa Blanc Fils - Peintre Photographe - Paris-Nice - Trouville - Photographie instantanée - Pour - Groupes & Chevaux" (vers 1872-1873 ?), 
- "armoiries du Prince de Galles - Paris - médaille - Médaille d'Or - Londres - médaille - Ment. Honor. - Paris - médaille - 1867 - Numa Blanc Fils - Peintre Photographe - Paris - Nice - Cannes - Trouville - Photographie instantanée - Pour - Groupes & Chevaux" (vers 1874-1876 ?),
- sans médailles, "armoiries du Prince de Galles - Numa Blanc Fils - Peintre  Photographe - Paris ;  Nice ; Cannes - And - During the Summer Season - At - Scarborough (vers 1876-1878 ?).



- Ouverture de la succursale de Cannes par Numa Blanc Fils signalée par une publicité parue dans les Echos de Cannes des 19 avril et 3 mai 1874 p 2 (Archives municipales de Cannes). La médaille de Vienne évoquée (Exposition Universelle de 1873) est celle obtenue par son père.



Il ouvre en effet une succursale à Cannes, 9 boulevard de la Croisette début 1874, y fait construire la "Villa Numa Blanc" (1878) et devient membre de la Société des Sciences naturelles et historiques, des Lettres et Beaux-Arts de Cannes (1879) et de la Société Française de Photographie (1879). 

"André François Blanc de Labarthe", âgé de 28 ans, "propriétaire et artiste peintre" se marie le 23 mai 1878, à Monaco, avec Pauline Claire Chompret, 24 ans (Paris le 11 décembre 1853- Aix-les-Bains 1903), fille d’Alfred Charles Chompret, artiste peintre. 




- NUMA BLANC FILS (1849-1922), Portrait d'homme, recto, vers 1874-1877,
inscriptions au recto, "NUMA BLANC FILS - - - PARIS -- NICE - CANNES -- TROUVILLE",
et timbre sec "NUMA BLANC FILS",
tirage albuminé de 9,1x5,4 cm, sur carton de 10,5x6,4 cm, Collection personnelle.

- NUMA BLANC FILS (1849-1922), Portrait d'homme, verso, vers 1874-1877,
inscriptions manuscrites, "à Madame Badière - Témoignage d'amitié - signature Gaston Tillot",
inscriptions imprimées,  "armoiries du Prince de Galles - Paris médaille d'Or - Paris 1867 - Londres Ment. Honor. - 
NUMA BLANC FILS - Peintre Photographe - PARIS-NICE- CANNES - TROUVILLE - 
PHOTOGRAPHIE INSTANTANEE - POUR - GROUPES & CHEVAUX",
et timbre sec "NUMA BLANC FILS",
carton de 10,5x6,3 cm, Collection personnelle.



- NUMA BLANC FILS (1849-1922), Portrait d'homme, recto, vers 1877-1878,
inscriptions au recto, "PARIS ; NICE ; CANNES & SCARBOROUGH",
tirage albuminé de 9,5x5,4 cm, sur carton de 10,5x6,3 cm, Collection personnelle.

- NUMA BLANC FILS (1849-1922), Portrait d'homme, verso, vers 1877-1878,
inscriptions au verso, "Armoiries du Prince de Galles - Numa Blanc Fils - PEINTRE PHOTOGRAPHE - 
PARIS ; NICE ; CANNES - And - During the summer season - At - SCARBOROUGH.",
 carton de 10,5x6,3 cm, Collection personnelle.




Numa Blanc père cède une partie de son atelier niçois à Eugène Disdéri fin 1879 mais la collaboration entre Numa Blanc Fils et Disdéri ne dure que deux mois.


- Publicité parue dans Les Echos de Nice du 6 novembre 1879,
Nice, Bibliothèque municipale Nucéra.



Un avis, paru à la demande de Numa Blanc Fils dans le Courrier de Cannes du 26 et du 30 janvier 1879, précise la séparation des Maisons Numa Blanc (Père) et Numa Blanc Fils. 
Lors de l'annonce de la faillite de la succursale anglaise de son père à Scarborough, Numa Fils publie un nouvel avis dans le Courrier de Cannes des 21 et 25 mars 1880 afin de rappeler la séparation des deux Maisons.


- Extraits du Courrier de Cannes des 26 et 30 janvier 1879 puis des 21 et 25 mars 1880 (Archives municipales de Cannes).



Dès 1879, les cartons de Numa Blanc Fils ne comportent donc plus les mentions de Scarborough ou de Nice mais voient apparaître celles de Monte-Carlo (fin 1879) puis d'Aix-les-Bains (vers 1883-1884) et de Menton (vers 1884-1885) :

- sans médailles, "armoiries du Prince de Galles - Numa Blanc Fils - Peintre Photographe - Paris - Villa Numa Blanc - Cannes - & - Monte-Carlo" (vers 1880-1882 ; un carton daté de décembre 1881, un autre de 1882),

- sans médailles, "armoiries de la Couronne britannique - Numa Blanc Fils - Peintre Photographe - Paris - Villa Numa Blanc - Cannes - Succursales à Monte-Carlo & Aix-les-Bains" (vers 1883-1884 ?),

- "armoiries du prince de Galles - médailles des E.U. de 1855, 1862, 1867, 1878 et 1873 - armoiries de la Couronne britannique - Numa Blanc Fils - Peintre Photographe - Paris - Villa Numa Blanc - Cannes - Succursales à Monte-Carlo & Aix-les-Bains" (vers 1883-1884 ?),

- "[armoiries du Prince de Galles, parfois au recto, et] - médailles des E.U. de 1855, 1862, 1867, 1878 et 1873 - armoiries de la Couronne britannique - Numa Blanc Fils - Peintre Photographe - Paris - Villa Numa Blanc - Cannes - Succursales à Monte-Carlo & Menton - Pendant l'Eté à Aix-les-Bains - Avenue de Marlioz" (vers 1884-85/1889 ?).

"Numa Blanc Fils" ("Numa-Blanc Fils" ou "Blanc Numa Fils") fournit de nombreuses photographies de personnalités aux journaux et revues (comme son père avant lui). Il obtient une médaille d'argent à l'Exposition Universelle de 1889 et possède de nombreuses succursales :

- un atelier à Cannes de 1874 à 1906 (Villa Numa Blanc, boulevard ou promenade de la Croisette - faillite datée d'avril 1906) ; il réalise notamment les portraits mortuaires du journaliste, historien et homme politique, Louis Blanc, en décembre 1882. Le jeune photographe Alexandre Thomas Girard (né à Cannes le 18 novembre 1862) travaille avec lui dans les années 1880 (et l'accompagne dans ses saisons à Aix-les-Bains).



- Publicité pour l'atelier de Numa Blanc Fils parue dans le Courrier de Cannes du 4 janvier 1900 p 2 (Archives municipales de Cannes).


- une succursale à Monte-Carlo de 1879 à 1895 (Villa Chompret, avenue de Monte-Carlo puis Villa de la Géronstère). 
"Nous apprenons que l'atelier de photographie d'art de M. Numa Blanc fils, nouvellement construit dans la villa Chompret, boulevard de Monte Carlo, sera ouvert samedi prochain 15 novembre. Nous, qui connaissons depuis longtemps la réputation artistique de M. Numa Blanc, nous pouvons certainement prédire à la photographie de Monte Carlo autant de succès qu'aux deux établissements de premier ordre qu'il possède déjà à Cannes et aux bains de Scarborough, en Angleterre" (Journal de Monaco du 11 novembre 1879).
"Signalons donc l'agrandissement des ateliers de M. Numa Blanc, photographe, avenue de Monte Carlo. Succès oblige ! Aussi M. Blanc vient-il d'apporter dans ses appareils photographiques les perfectionnements les plus récents et les mieux entendus. L'exposition des principales reproductions de cet artiste est, pour les amateurs, une des curiosités de Monaco. Les promeneurs pourront bientôt apprécier ces remarquables travaux dans le cadre monumental que M. Numa Blanc fait édifier à l'entrée de sa villa." (Journal de Monaco du 14 décembre 1880). 

Numa Blanc Fils réalise notamment à Monaco :
-  en février 1881 deux portraits (tirés à Paris à 50.000 épreuves) de la diva Adelina Patti (1843-1919), 
- en mars 1881 des portraits du Prince de Monaco et de son fils Louis, 
- et pendant de nombreuses années, les photos des tireurs et vainqueurs du Grand Prix du Casino de Monte-Carlo ou encore, des chasses du Cap Martin (1886). 

A l'Exposition Universelle de Paris, en 1889, il expose de nombreux portraits en platinogravure, un grand portrait au charbon, de plus d'un mètre de haut, de l’Évêque de Monaco, de nombreuses vues de la Principauté, et remporte une médaille d'argent.

En 1895, il vend son établissement de Monte-Carlo à son assistant Franz Bucher : "Suivant acte reçu par Maître Valentin, notaire à Monaco, le sept juin mil huit cent quatre-vingt-quinze, enregistré, monsieur André Blanc de Labarthe dit Numa Blanc Fils, peintre-photographe, demeurant à Cannes, a vendu à monsieur Franz Bucher, artiste photographe, demeurant a Monaco, l'établissement photographique qu'il exploitait à Monte Carlo (Principauté de Monaco), Villa Géronstère, comprenant la clientèle et l'achalandage, les objets mobiliers, le matériel, les instruments et appareils servant à son exploitation et le droit de se servir du nom de "Numa Blanc fils". » (Journal de Monaco du 18 juin 1895). 
Le successeur sera le français Georges Albert Detaille (1875-1955) venant de Genève, en 1904 (Journal de Monaco du 22 novembre 1904, Marseille Revue photographique, 1904 p 11). 

Les cartons des années 1890-1900 portent au revers sous l'accumulation des armoiries de la Couronne britannique, du Prince De Galles, et de la Principauté de Monaco, et des six médailles des Expositions Universelles (dont celle de 1889) :
- "Villa de la Géronstère - Numa Blanc Fils - Peintre-Photographe - Monte-Carlo - Principauté de Monaco" (un carton daté de 1898),
puis "Numa Blanc - Breveté de S.A.S. Le Prince de Monaco - Villa de la Géronstère - Monte-Carlo" (un carton daté d'octobre 1900).

- une succursale à Menton, avenue Félix-Faure, vers 1884/85-1908 (deux cartons datés de 1885) mais son nom est absent des annuaires mentonnais et n'y apparaît qu'à partir de 1898 par l'intermédiaire de son successeur A. Guesquin (dès 1897), "Guesquin-Numa", jusqu'en 1908 (date à laquelle ce dernier cède "l'Ancienne Maison Numa Blanc Fils - Photographe de la Famille royale d'Angleterre" à Antonio Coÿné), 

et il officie l'été, en Savoie à Aix-les-Bains (Villa Soleil, Avenue de Marlioz), dans les années 1880-1890, probablement dès 1883 ou 1884 (il y est signalé dans le Journal de Monaco du 10 juin 1884) jusqu'en 1895 mais un carton semble daté de mai 1898. 

Il semble conserver de plus les ateliers de son père établis à Pau et Luchon.

Il reçoit, dans ses ateliers de Cannes et d'Aix-les-Bains, la visite du Prince de Galles en février 1885 et février 1887, de la Reine d'Angleterre en avril 1885 et avril 1890, de la Princesse Annette d'Orléans en février 1886, du Duc de Cambridge en février 1889, du Roi Georges de Grèce en juillet 1889, du Roi des belges Léopold II en 1890...

Numa Blanc (Fils) est cité dans la « Liste générale des principaux photographes » publiée par la Société de Photographie de Toulouse, de 1888 à 1905 à Cannes, en 1889 à Aix-les-Bains et en 1890 à Monaco, de 1898 à 1905 à Pau, de 1903 à 1905 à Menton (!)

Il décède en octobre 1922 (à Paris ?).



- NUMA BLANC FILS (1849-1922), Portrait de famille, recto, vers 1879-1882,
inscriptions au recto, "NUMA BLANC FILS - Armoiries du Prince de Galles - CANNES & MONTE-CARLO",
 dos jaune nu, tirage albuminé de 13,4x9,9 cm, sur carton de 16,3x10,7 cm, Collection personnelle.


- NUMA BLANC FILS (1849-1922), Portrait de fillette, recto, vers 1885-1889,
inscriptions au recto, "NUMA BLANC FILS - Armoiries du Prince de Galles - CANNES",
 tirage albuminé de 9x5,5 cm, sur carton de 10,3x6,2 cm à tranche épaisse dorée, Collection personnelle.

- NUMA BLANC FILS (1849-1922), Portrait de fillette, verso, vers 1885-1889,
inscriptions au verso, "médailles des Expositions Universelles de Paris 1855, Londres 1862, Paris 1867, Paris 1878, Vienne 1873 - 
armoiries de la Couronne britannique - BLANC FILS - Peintre Photographe - Paris - Villa Numa Blanc - Cannes - Succursales à Monte Carlo & Menton - 
Pendant l’Eté à Aix-Les-Bains - Avenue de Marlioz", cartonnier "D. Hutinet Paris".
 tirage albuminé de 9x5,5 cm, sur carton de 10,3x6,2 cm, Collection personnelle.


- NUMA BLANC FILS (1849-1922), Portrait de femme, recto, vers 1885-1889,
inscriptions au recto, "NUMA BLANC fils - Sucles à MONTECARLO - & à MENTON - 
armoiries de la Couronne britannique - armoiries du Prince de Galles - CANNES - pendant l'été - A AIX-LES-BAINS",
 tirage albuminé de 13,8x9,9 cm, sur carton de 16,3x10,8 cm à tranche épaisse dorée, Collection personnelle.


- NUMA BLANC FILS (1849-1922), Portrait de femme, verso, vers 1885-1889,
inscriptions au verso, "armoiries du Prince de Galles - armoiries de la Couronne britannique - 
médailles des Expositions Universelles de Paris 1855, Londres 1862, Paris 1867, Paris 1878, Vienne 1873 - NBF - signature oblique Numa Blanc Fils - inscriptions obliques Peintre Photographe - PARIS -  VILLA NUMA BLANC - CANNES - Succursales à MONTECARLO & MENTON - 
Pendant l'été à  AIX-LES-BAINS - Avenue de Marlioz",
en petits caractères, "Lith. Flli Armanino - Gênes", lithographie de l'entreprise Fratelli Armanino (1866-1905),
carton de 16,3x10,8 cm, Collection personnelle.


- E. LANGLOIS et BROCAS A., Album-Guide illustré international - Listes d'Hôtels; etc. -Texte Anglo-Français, 1886, 1887,
publicité, d'une page entière, pour les ateliers de NUMA BLANC Fils, Paris, Bnf (voir cet ouvrage sur Gallica).




- Gilbert Paul MÉTÉNIER (1829-1909) 


"Gilbert Méténier" (ou Métenier) dit "Paul" est né à Hérisson (Allier) le 17 juin 1829. 

Les renseignements présentés ci-dessous, concernant la vie et la carrière de Paul Méténier entre Allier et Cher, proviennent majoritairement des recherches menées par Hervé Lestang (portraitsepia.fr) et par Nathalie Pasquier (Médiathèque d'Ainay-le-Château) que je remercie de leur collaboration.

Tout d'abord sabotier à Charenton-sur-Cher (Cher), Paul Méténier devient photographe dès 1859 à Ainay-le-Château (Allier), commune où il s'est marié (en 1850 puis veuf, s'est remarié en 1857) et où il va conserver toute sa vie une propriété. Il semble cependant exercer ce nouveau métier comme photographe itinérant et alterne notamment entre Ainay-le-Château, Gannat (Allier, 1861) et Dun-sur-Auron (Cher, 1862).

Il travaille ensuite à Vichy (Allier) tout d'abord 12, place de la Marine (vers 1863-1865), au 6, boulevart Napoléon (1866) puis, dès la fin des années 1860, Rue Sévigné, Quai des Célestins, au 12, boulevart Napoléon. 


Vers 1867 (?), il exerce également quelques temps à Montluçon (Allier), au 17, boulevard de la Mairie. 

Le revers de ses cartons affiche, sous la médaille à l'effigie de Napoléon III, "Méténier - Photographe", indications suivies des adresses de Vichy, "Place de la Marine, 12 - Vichy - (les Bains)" puis de, "Rue Sévigné - Quai des Célestins - Boulevart Napoléon N° 12. - Vichy-Les-Bains" ou de Montluçon "17, Boulevard de la Mairie, 17 - Montluçon".
Si les cartons sont en général imprimés à l'encre noire, il existe cependant des cartons affichant l'adresse de la Place de la Marine à Vichy imprimés à l'encre rouge, avec un liseré rouge au recto mais dépourvus de la médaille à l'effigie de Napoléon III (vers 1866-1867 ?).



 - METENIER Paul (1829-1909), Portrait d'homme, recto, vers 1863-1865 (?),
inscriptions au recto, "METENIER, PHOT.",
tirage albuminé de 9x5,8 cm sur carton (recoupé) de 9,8x6 cm, Collection personnelle.

 - METENIER Paul (1829-1909), Portrait d'homme, verso, vers 1863-1865 (?),
inscriptions au verso, "METENIER, PHOT.",
carton (recoupé) de 9,8x6 cm, Collection personnelle.


-  MÉTENIER Paul (1829-1909), Portrait de garçon, recto, vers 1867 (?),
inscriptions au recto, "Médaille de l'Empereur avec son profil 
et le texte Napoléon III Empereur puis le revers de la médaille avec palme -
 MÉTENIER - Photographe -Place de la Marine, 12 - Vichy - Les Bains",
tirage albuminé de 8,6x5,2 cm sur carton (recoupé) de 10x6,1 cm, Collection personnelle.

- METENIER Paul (1829-1909), Portrait de garçon, verso, vers 1867 (?),
inscriptions au verso, "Médaille de l'Empereur avec son profil 
et le texte Napoléon III Empereur puis le revers de la médaille avec palme -
 MÉTENIER - Photographe - 17, Boulevard de la Mairie, 17 - MONTLUÇON",
carton (recoupé) de 10x6,1 cm, Collection personnelle.

- METENIER Paul (1829-1909), Portrait d'homme, recto, vers 1867-1869 (?),
inscriptions au recto, "METENIER, PHOT.",
tirage albuminé de 9,2x5,6 cm sur carton de 10,5x6,3 cm, Collection personnelle.

- METENIER Paul (1829-1909), Portrait d'homme, verso, vers 1867-1869 (?),
inscriptions au verso, "Blason du Second Empire - Médaille de l'Empereur avec son profil 
et le texte Napoléon III Empereur puis le revers de la médaille avec palme -
 METENIER - PHOTOGRAPHE - Rue Sévigné - QUAI DES CÉLESTINS - Boulevart Napoléon N° 12. - 
VICHY-LES-BAINS",
 carton de 10,5x6,4 cm, Collection personnelle.


- METENIER Paul (1829-1909), Portrait d'homme, recto, vers 1867-1869 (?),
inscriptions au recto, "METENIER, PHOT.",
tirage albuminé de 9x5,6 cm sur carton de 10,5x6,3 cm, Collection personnelle.

- METENIER Paul (1829-1909), Portrait d'homme, verso, vers 1867-1869 (?),
inscriptions au verso, "Blason du Second Empire - Médaille de l'Empereur avec son profil 
et le texte Napoléon III Empereur puis le revers de la médaille avec palme -
 METENIER - PHOTOGRAPHE - Rue Sévigné - QUAI DES CÉLESTINS - Boulevart Napoléon N° 12. - 
VICHY-LES-BAINS",
 carton de 10,5x6,3 cm, Collection personnelle.


- METENIER Paul (1829-1909), Portrait d'homme, recto, vers 1870 (?),
inscriptions au recto, "METENIER, PHOT.",
tirage albuminé de 9,4x5,6 cm sur carton de 10,5x6,4 cm, Collection personnelle.

- METENIER Paul (1829-1909), Portrait d'homme, verso, vers 1870 (?),
inscriptions au verso, "Blason du Second Empire - Médaille de l'Empereur avec son profil 
et le texte Napoléon III Empereur puis le revers de la médaille avec palme -
 METENIER - PHOTOGRAPHE - Rue Sévigné - QUAI DES CÉLESTINS - Boulevart Napoléon N° 12. - 
VICHY-LES-BAINS - & À CANNES - Rue d'Antibes, 41",
 carton de 10,5x6,4 cm, Collection personnelle.



A l'extrême fin des années 1860, il alterne les saisons entre Vichy et Cannes où il a ouvert une succursale. 

Il possède également un atelier à Paris. Ce dernier est attesté en 1869 mais est peut-être antérieur. Le revers de ses cartons-photos porte : "médailles de Napoléon III - Méténier - Photographe - Palais-Royal - Entrée par la rue Beaujolais, N° 5 - (à côté des Frères Provençaux) - Paris - Succursale à Vichy. - Boulevart Napoléon, 12.". 

La succursale de Cannes n'est pas citée sur ses cartons-photos parisiens et cela peut signifier que l'ouverture de cette dernière (dans l'ancien atelier d'Emile Messy ?) ne date que de 1870 (médailles de l'Empereur Napoléon III présentes au dos des cartons cannois). L'adresse cannoise est tout d'abord au 5, rue Bivouac (1870-1872) puis au 41, rue d'Antibes (dès 1873).
Il fait paraître une publicité la concernant, dans le Courrier de Cannes, de novembre 1871 à juin 1872 puis, dans les Echos de Cannes, de novembre 1873 à janvier 1874


- Publicités pour l'atelier cannois de Paul Méténier, parues dans
le Courrier de Cannes de novembre 1871 à juin 1872 avec l'adresse du 5, rue Bivouac 
puis, dans les Echos de Cannes de novembre 1873 à janvier 1874, avec l'adresse du 41, rue d'Antibes (Archives municipales de Cannes)


Ses cartons de l'époque affichent, sous le blason du Second Empire et la médaille recto-verso à l'effigie de Napoléon III, "Métenier - Photographe - Rue Sévigné - Quai des Célestins - Boulevart Napoléon N° 12 - Vichy-les-Bains - & À Cannes - Rue d'Antibes, 41".

Si l'on suit les publicités ci-dessus, l'adresse du 41, rue d'Antibes daterait au plus tôt de fin 1872 ou de 1873. Cela pose problème car la présence de l'effigie de Napoléon III est difficile à envisager à cette date. La rue d'Antibes et la rue Bivouac étant parallèles et très proches, il est possible d'envisager une même adresse à deux entrées avec le choix de privilégier sur les cartons-photos celle de la rue d'Antibes dès 1872 mais cela ne résout pas le problème.

Paul Métenier ouvre, dès l'hiver 1875-1876, une nouvelle succursale à Nice, au n° 7, rue Alberti
Il est ensuite cité dans les annuaires niçois au 28, boulevard du Pont-Neuf en 1877 puis au n° 26 en 1879, 1883 (Collection privée Didier Gayraud) et 1884 (annuaires de 1876, 1878, 1880-1882 absents).
Paul Métenier est cité dans le recensement de la Ville de Nice de 1881, âgé de 54 ans (il a en fait 52 ans) et résidant au 12, boulevard du Pont-Neuf.

A la fin des années 1870 (1879 ?), il ouvre également une succursale à Menton, au 19 bis, rue Victor-Emmanuel (il apparaît pour la dernière fois dans la liste alphabétique des mentonnais de l'annuaire de 1884) puis vers 1882, une succursale à Saint-Amand (Cher). 

Ses cartons de la période niçoise affichent les armoiries de la Ville de Paris et les médailles de l'Académie Impériale de Reims avec la date de 1860, au-dessus de ses adresses à Vichy (12, rue Sévigné), Cannes (41, rue d'Antibes), Nice (7, rue Alberti puis 26, boulevard du Pont-Neuf), voire Menton (19, rue Emmanuel).

Ses cartons à fond noir des années 1882-1884 comportent au verso les indications suivantes : "armoiries de la Ville de Paris - médailles de l'Académie Impériale de Reims 1860 - Méténier - Photographe - Rue Sévigné, 12. - Vichy-Les-Bains - Cannes - Rue d'Antibes, 41. - Nice - Boulevard du Pont-Neuf, 26. - St. Amand (Cher) - Rue Benjamin Constant, 10.". La succursale de Menton n'est pas citée.

Vers 1883, il s'associe avec Georges Arloing (né le 26 septembre 1862 à Vichy), qui gère désormais la succursale de Saint-Amand (Cher) et vers 1884, Paul Méténier semble quitter ses succursales méditerranéennes de Nice et Cannes, pour Vichy. 

Les cartons portent désormais la mention "Méténier & Arloing" : "Photographie Artistique - armoiries de la Ville de Paris - médailles de l'Académie Impériale de Reims 1860 - Méténier & Arloing - Photographes de Paris - Vichy - Succursale à Saint-Amand".

C'est d'ailleurs Georges Arloing (Médaille d'Argent à l'Exposition Internationale Toulouse 1887, Médaille d'Honneur 1ère Classe Barcelone 1889) qui succède par la suite à Paul Méténier à Vichy (au n° 5, rue Sévigné), vers 1891/1896 et jusqu'en 1911, alors que c'est A. Petit vers 1896 puis B. Charles vers 1906 (Bick, Charles, né en 1870) qui prennent la succession de Saint-Amand, rappelant au dos de leurs cartons, "Ancienne Maison Métenier".

Paul Métenier est cité à Vichy dans la « Liste générale des principaux photographes » publiée par la Société de Photographie de Toulouse, de 1879 à 1896. Il décède le 7 février 1909 à Saint-Amand.



- METENIER Paul (1829-1909), Portrait d'homme, médaillon embossé, recto, vers 1876,
inscriptions au recto, "METENIER, PHOT.",
tirage albuminé de 9x5,5 cm sur carton de 10,5x6,3 cm, Collection personnelle.

- METENIER Paul (1829-1909), Portrait d'homme, verso, vers 1876,
inscriptions au verso, "Armoiries de la Ville de Paris - Médailles de l'Académie Impériale de Reims 1860 -
 METENIER - PHOTOGRAPHE - Rue Sévigné, 12 - VICHY-LES-BAINS - CANNES - Rue d'Antibes, 41 - NICE - Rue Alberti, 7",
 carton de 10,5x6,3 cm, Collection personnelle.


- METENIER Paul (1829-1909), Portrait de femme, médaillon embossé, recto, vers 1879-1882,
inscriptions au recto, "METENIER, PHOT.",
tirage albuminé de 9,1x5,7 cm sur carton de 10,4x6,3 cm, Collection personnelle.

- METENIER Paul (1829-1909), Portrait de femme, médaillon embossé, verso, vers 1879-1882,
inscriptions au verso, "Armoiries de la Ville de Paris - Médailles de l'Académie Impériale de Reims 1860 -
 METENIER - PHOTOGRAPHE - Rue Sévigné, 12 - VICHY-LES-BAINS - CANNES - Rue d'Antibes, 41 - NICE - Boulevard du Mont Neuf, 26 - MENTON, Rue Victor Emmanuel, 19",
 carton de 10,4x6,3 cm, Collection personnelle.


- METENIER Paul (1829-1909), Portrait d'homme, médaillon embossé émaillé, recto, vers 1883-1891,
inscriptions au recto, "METENIER & ARLOING PHOT.",
tirage albuminé de 9,1x5,5 cm sur carton de 10,3x6,3 cm, Collection personnelle.

- METENIER Paul (1829-1909), Portrait d'homme, verso, vers 1883-1891,
inscriptions au verso, "Photographie Artistique - armoiries de la Ville de Paris - médailles de l'Académie Impériale de Reims 1860 -
 METENIER & ARLOING - PHOTOGRAPHES DE PARIS - VICHY -
 SUCCURSALE A St. AMAND - CHER",
 carton de 10,3x6,3 cm, Collection personnelle.


VOIR LA LISTE DES PHOTOGRAPHES ÉTUDIÉS