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DERNIERE MISE A JOUR DE CET ARTICLE : 16/08/2025
- Jean Charles Achille MANIEZZI (1857-1930) et Itale Joseph MANIEZZI (1885-1964)
Giovanni Carlo Achille Maniezzi est né à Milan (Italie) le 19 mai 1857. Il est le fils de Massimiliano Maniezzi et d'Amelia/Emelia Consoni/Consonni, son épouse (née à Milan en 1834).
"Jean Charles Achille Maniezzi, âgé de 27 ans, photographe" est signalé à Nice pour la première fois, le 20 octobre 1884, lors de son mariage (sans que la date de son arrivée dans cette ville soit connue). Ses parents vivent alors à Rome et son père est employé au Ministère de l'Intérieur. Jean Maniezzi se marie avec Madeleine Seassau, 19 ans, sans profession (née à Nice le 27 juillet 1865), avec pour témoins les photographes Joseph Silli, 59 ans, Jean Baptiste Lauro, 40 ans et François Randrup, 38 ans, et l'artiste peintre Joseph Vigna, 50 ans.
Madeleine Seassau/Seassaud est la nièce de l'épouse de Joseph Silli (elle est citée avec eux dans le recensement de 1881) et il est probable que Jean Maniezzi travaille ou a travaillé pour ce photographe (comme François Randrup).
Le couple Maniezzi s'installe au 11, rue Saint-Jean-Baptiste et c'est à cette adresse que naît l'année suivante leur premier enfant, Itale/Italo Joseph Maniezzi le 30 juillet 1885.
Le nom de "Manezzi" (sic) apparaît dans la liste des habitants de l'annuaire de 1886 au 9, rue St-Jean-Baptiste.
Cette même année, "Maniezzi" semble ouvrir un atelier à son nom au 33, avenue de la Gare, "Manizzi" (sic) étant désormais domicilié au 14, rue d'Angleterre (annuaire de 1887). C'est bien le nom du photographe qui est mal orthographié car ce nom de famille est exceptionnellement rare à Nice dans la fin du XIX° siècle et la première moitié du XX° siècle.
Le fils du photographe, Joseph André Maniezzi, naît cependant à Vichy, le 17 août 1886, "en la maison d'habitation située boulevard National, Maison Silli".
Il apparaît donc que, malgré l'ouverture de son propre atelier niçois, Jean Maniezzi travaille toujours, les étés, dans la succursale vichyssoise de Joseph Silli. Il est possible, cependant, qu'il vient juste prêter main forte à François Randrup du fait de la mort de Joseph Silli à Vichy, le 9 juin 1886, et l'organisation des funérailles de ce dernier à Nice.
Âgé de 28 jours, Joseph André Maniezzi meurt malheureusement à Vichy le 25 septembre 1886. Le lieu de ce décès prouve le retour de Jean Maniezzi à Vichy, après les funérailles de Joseph Silli, et son travail auprès de François Randrup, tous deux continuant de tenir l'atelier "Silli".
Jean Maniezzi regroupe les adresses de son domicile et son atelier niçois au 41, avenue de la Gare dès 1887 (annuaire de 1888).
La fille du photographe, Nicea Emilie Victoire Maniezzi, naît le 2 août 1889 à Vichy, place Sévigné (ou boulevard National), avec pour témoin de naissance le photographe François Randrup, 44 ans. Jean Maniezzi continue donc à effectuer la saison d'été à Vichy, désormais pour François Randrup qui a épousé, en février 1889, la veuve du photographe Joseph Silli
La famille Maniezzi est citée dans le recensement de la Ville de Nice du début de l'année 1891 au 41, avenue de la Gare, avec "Maniezzi Gonanin (sic), 34 ans, étranger, photographe, son épouse Madeleine, 25 ans, sans profession et leurs enfants, Itale 5 ans et Nicéa 1 an" (1 an et demi environ).
Le 22 avril 1892, c'est à Nice, au 41, avenue de la Gare que naît leur nouvel enfant, Charles Marius François Fortuné Maniezzi.
Madeleine Seassau, l'épouse de Jean Maniezzi, ouvre à Vichy, pendant la saison estivale, au plus tard en 1894, un commerce de Fleurs, situé rue Banville, à l'arrière du Casino (puis Galerie du Parc, 1).
Le recensement de la Ville de Nice cite, au début de l'année 1896, la famille Maniezzi au 41, avenue de la Gare, avec "Jean Maniezzi, 39 ans, italien, photographe", sa femme Madeleine, 31 ans, sans profession, les enfants Italo, 11 ans, Nicea, 7 ans, Charles 4 ans, et la mère de Madeleine, Catherine Seassaud, 59 ans, sans profession (pour leur part dits par erreur tous Français).
Malheureusement, Charles Marius François Fortuné Maniezzi décède, à l'âge de 4 ans, le 5 avril 1896, à Nice, avenue de la Gare. L'un des témoins de l'acte de décès est François Randrup, 50 ans, oncle du défunt (par alliance) et dit désormais "rentier".
Le 16 décembre 1896, le couple Maniezzi a un nouvel enfant, Irma Amalia Césarine Maniezzi, qui naît, à Nice au 41, avenue de la Gare.
"Jean Maniezzi, 42 ans, photographe" est cité par la suite comme l'un des témoins de l'acte de décès de "François Randrup, photographe, 54 ans", décédé à Nice, au 45, avenue de la Gare, le 1er décembre 1899.
Il est probable que Jean Maniezzi continue à tenir l'atelier "Silli" de Vichy, pendant quelques temps.
Le recensement de la Ville de Nice cite, au début de l'année 1901, "Jean Maniezzi, 44 ans, photographe" au 39, avenue de la Gare, avec son épouse Madeleine, ses trois enfants "Mala" (Italo), Nicéa et Irma (tous dits Italiens) et sa belle-mère Catherine (Française).
Au tournant du XX° siècle, "G. Maniezzi" participe à plusieurs Concours de photographie niçois, organisés par le Club nautique de Nice (ou encore le Photo-Club de Nice). Il est notamment récompensé en 1897 par le 2ème Prix (derrière Claudius Couton) puis, en 1902, par le 3ième prix (derrière Jean Giletta et Claudius Couton) du concours photographique du Club Nautique de Nice mais il remporte également les deux Prix spéciaux pour le meilleur agrandissement et le meilleur positif sur verre (Le Yacht du 8 mai 1897 ; Le Petit Provençal du 17 mars 1902 p 3).
Jean Maniezzi ouvre dès 1903, en plus de son atelier du 41 avenue de la Gare, une nouvelle adresse proche au 28, rue de Paris. Cette dernière apparaît dans l'annuaire de 1904 au nom de "Maniezzi G." (pour Giovanni).
Cette nouvelle adresse est probablement celle des "Editions Maniezzi", Jean Maniezzi, portraitiste de studio s'étant lancé dans l'édition de cartes postales de vues (paysages urbains) de la région de Nice mais également de celle de Vichy.
Il ouvre à la même époque un atelier à son nom, à Vichy, au 5, jardin de l'Hôpital (Annuaire des amateurs de photographie, 1903 p 226), adresse dite également 5, Galerie de l'Hôpital ou encore Square de la Source de l'Hôpital puis Nouvelles Galeries de l'Hôpital. Jean Maniezzi n'a peut-être jamais cessé les saisons d'été à Vichy.
Jean Maniezzi semble bien intégré à la population vichyssoise. Il est membre du Syndicat d'Initiative, participe à des actions de charité (comme à Nice) et fait notamment partie de la Société de Pêcheurs à la ligne. Cependant, son nom est souvent cité sans prénom et il est difficile de savoir alors s'il s'agit du père ou du fils.
Quant à "Mme Maniezzi, la grande fleuriste niçoise", elle est souvent citée pour ses magnifiques bouquets et paniers, et est régulièrement primée pour le décor des voitures qui participent à la Bataille de Fleurs
S'il conserve son atelier vichyssois (et son commerce de Fleurs, jusqu'en 1926), Jean Maniezzi semble cependant abandonner son atelier niçois dès 1908 (il a alors 51 ans), le cédant au photographe Guiglion. Le nom de Maniezzi disparaît des annuaires suivants, avant de réapparaître dans l'annuaire de 1914 comme "rentier" au 5, rue Rouget-de-L'Isle puis à partir de celui de 1918 (annuaires absents de 1916 et 1917) au 22, rue de Dijon.
L'Aide-Mémoire de Photographie publié par la Société Photographique de Toulouse (1876-1905) cite "Maniezzi" à Nice de 1897 à 1905.
Etonnamment, très peu de cartons-photos de Jean Maniezzi sont connus et rares sont ceux qui affichent l'adresse de Vichy. Ils présentent :
- au recto, sur fond gris ou beige, à l'encre brune ou dorée, "G. Maniezzi (signature légèrement oblique) - Nice.", et au verso, sur fond gris beige, à l'encre brune, "Photographie (texte en demi-cercle au-dessus d'un dessin de rayons de soleil et de rinceaux, souligné d'une médaille cruciforme) - G. Maniezzi - Nice (aux initiales prolongées) - Avenue de la Gare 41." (le nom du cartonnier est inscrit sur le papier serpente, "Bernhard Wachtl, Wien"),
- au recto, sur fond gris, à l'encre brune, "G. Maniezzi (signature légèrement oblique) - Nice.", et au verso, sur fond blanc, à l'encre brune, "Photographie (dans un cartouche) - G. Maniezzi (signature très oblique sur fond nuagé) - Nice (dans un cartouche) - Avenue de la Gare 41. - Engel-Feitknech, Douanne (nom du cartonnier suisse en petites caractères).
Jean Maniezzi a probablement initié à la photographie son fils Itale, dans les toutes premières années du XX° siècle. Ce dernier a choisi la profession de photographe et travaille désormais avec son père.
C'est lui qui est cité à Vichy, "Maniezzi (I.)", dès 1907 (Revue du Touring-club de France de septembre 1907 p 477). C'est d'ailleurs là qu'il vient de faire une déclaration devant le juge de paix, en vue de répudier la qualité de Français (Bulletin des Lois de la République Française de juillet 1907 p 869).
Que se passe-t-il à l'arrêt de l'activité niçoise de son père en 1908 ? Il n'existe pas de trace certaine de l'activité d'Itale, même si ce dernier conserve l'appellation de "photographe" et continue probablement de travailler à Vichy.
"Itale Joseph Maniezzi, de nationalité italienne, 25 ans, photographe domicilié à Milan et résidant à Nice", épouse, à Nice, le 19 avril 1913, Marie Emilie Biancheri, 30 ans, sans profession (née à Nice le 3 juin 1882).
Son père Jean Maniezzi est dit "photographe" à la date du mariage de son fils alors qu'il est signalé "rentier" par ailleurs. Est-ce le père ou le fils qui travaille les étés à l'atelier de Vichy ou les deux ensemble ?
"Itale Maniezzi, photographe, 28 ans" et son épouse ont une enfant, Irma Madeleine Françoise Maniezzi, qui naît, à Nice le 8 avril 1914 au 14, rue Vernier. Cette dernière décède malheureusement à près de 2 mois, le 4 juin 1914 au 5, rue du Rocher. Le couple n'aura pas d'autre enfant.
En 1915, Jean Maniezzi, "le photographe bien connu de cette station thermale", est décoré à Vichy de l'Ordre Royal de la Couronne d'Italie, pour services rendus à l'art et aux diverses oeuvres de bienfaisance italiennes.
La mère de Jean Maniezzi, Emelia, qui a quitté l'Italie au début du XX° siècle, suite au décès de son époux, et est venue vivre à Nice, auprès de son fils, décède à Nice le 27 février 1917, à l'âge de 82 ans, au 22, rue de Dijon. "Jean Maniezzi, 60 ans (59 ans en fait), photographe" est l'un des témoins de l'acte de décès.
Au plus tard en 1919 (annuaire de 1920), Itale Maniezzi ouvre un atelier à son nom à Nice, à son adresse du 5, rue du Rocher (Maison Biancheri, appartenant sa belle-famille) puis, vers 1921, au nom choisi de "Magnesi", à l'adresse paternelle du 22, rue de Dijon, jusqu'en 1926.
Itale Maniezzi mène dans les années 1920-1930, une grande campagne photographique dans les villes et villages des Alpes-Maritimes (vues urbaines, paysages) mais également à Monaco et dans les Bouches-du-Rhône. Il produit des clichés noir et blanc très contrastés et des vues nocturnes qui font sa réputation. Il en tire des épreuves de qualité et en diffuse un grand nombre sous forme de cartes postales. Des portraits en studio, réalisés à Vichy, place de l'Hôpital, sont également signés "Maniezzi" dans les années 1920.
Italo Maniezzi fournit des photographies aux journaux, revues et ouvrages et son succès semble durer jusqu'aux années 1950, même si peu de traces documentées de son activité après 1926 en témoignent, en dehors de nombreuses photographies.
Il est cependant cité dans les registres du commerce et des sociétés entre 1920 et 1937 : "Maniezzi, Italo, L’Épreuve d'Art, photographe" (Archives Départementales des Alpes-Maritimes) et cette dénomination apparaît au dos de ses photographies, "L’Épreuve d'Art - Marque Déposée - Reproduction Interdite - Éditeur -- Nice" et des cartes postales, "L’Épreuve d'Art, 5, rue du Rocher, Nice".
Parfois, seul le nom de "Maniezzi" est à nouveau cité sans prénom, au revers des vues, "Ph. Maniezzi", "L’Épreuve d'Art - Maniezzi", "Collection - La Côte d'Azur - Cliché Maniezzi, Nice".
Lorsqu'un prénom est présent, il s'agit cependant de celui du père : "J. Maniezzi, Éditeur, Nice", "J. Maniezzi, Editeur, Antibes" et même "L’Épreuve d'Art - Marque Déposée - JManiezzi", ce qui interroge sur le propriétaire de la société et même sur l'auteur des photographies.
En 1924, Jean Maniezzi père est à nouveau dit "photographe" (il a 66 ans) lors du mariage de sa fille Irma Amelia Césarine. Âgée de 27 ans, sans profession, domiciliée au 22, rue de Dijon, Irma épouse à Nice le 9 février 1924, Louis Victor Gastaud, horticulteur fleuriste, âgé de 30 ans (né à Antibes, Alpes-Maritimes, le 14 avril 1893). L'un des témoins est son frère "Italo Maniezzi, photographe" (il a 38 ans).
Irma Maniezzi, épouse Gastaud, sans profession, domiciliée à Nice au 24, rue de Lépante, décède malheureusement l'année suivante, au domicile de ses parents, le 7 décembre 1925, peu avant ses 29 ans. Son père, âgé de 68 ans, est toujours dit "photographe" et vit au 22, rue de Dijon.
L'autre fille de Jean Maniezzi, Nicea Emilie Victoire Maniezzi, 36 ans, sans profession, domiciliée 22, rue de Dijon, se marie à Nice le 29 avril 1926, avec Hubert Moore Wyrill, 38 ans, professeur d'anglais (né le 1er novembre 1887 à Swansea, Pays de Galles, Angleterre, divorcé en 1883 d'un premier mariage). A cette occasion, Jean Maniezzi est désormais dit "sans profession".
Jean et Madeleine Maniezzi vendent, en 1926, les deux fonds de commerce de Vichy : le commerce de Fleurs, le 10 mai 1926, à Nice, à deux bijoutiers de cette ville ; l'atelier de Photographie, le 28 juin suivant, à Vichy, à une Société anonyme de Cannes. Ils continuent cependant de fréquenter Vichy les étés,
"Jean Charles Achille Maniezzi, rentier, âgé de 72 ans", décède à Nice, à son domicile du 22, rue de Dijon, le 29 mars 1930.
Sa veuve, Madeleine, dépose un dossier de naturalisation française en 1932 et est réintégrée dans la qualité de française qu'elle avait perdue par son mariage avec Jean Maniezzi, le 23 juillet 1933. Elle décédera à Nice au 22, rue de Dijon, le 14 octobre 1933, âgée de 68 ans.
Leur fille Nicea Maniezzi décédera à Nice le 9 avril 1944, âgée de 54 ans.
Leur belle-fille, Marie Emilie Biancheri, décèdera à Nice le 5 décembre 1952, âgée de 70 ans, et leur fils Italo Maniezzi, à Nice, le 25 juin 1964, âgé de 78 ans.
Les époux Maniezzi et certains de leurs descendants reposent ensemble dans un caveau du cimetière niçois de Caucade.
La vente d'une partie du fonds photographique Maniezzi ne date seulement que de quelques années. De très nombreuses photos mais également des plaques verre négatives (format 12x9 cm, 18x13 cm, 24x18 cm) sont encore en vente sur Internet.
Si quelques-unes de ces plaques peuvent dater vers 1900 (portraits exécutés par le père), le plus grand nombre date des années 1920-1930 (portraits individuels et de groupes, cérémonies, paysages urbains et naturels, natures mortes, reproduction de tableaux) et semble (?) exécuté par le fils.
Parmi les plaques conservées figurent des portraits de la famille, notamment ceux de Jean et Madeleine Maniezzi et d'Irma Maniezzi et de son mari Louis Victor Gastaud.
- Attilius Silvain MOTTI (c.1867-?) et César Vincent MOTTI (1873-1951)
Attilio Silvio Motti et Cesare Vincenzo Motti (parfois orthographié Motty/Mossi) sont nés à Alessandria (Italie), Attilio vers 1867 et Cesare le 15 août 1873. Ils sont les fils d'Annibale Carlo Motti, graveur sur métaux (né à Regi, vers 1832) et de Teresa Sardi, son épouse (née à Alessandria, vers 1842).
La famille Motti s'installe à Nice en 1879 (dossier de naturalisation) où elle est signalée pour la première fois en 1882, au 7, quai Masséna, lors de la naissance de Marie Motti, le 6 août 1882.
Attilio Motti suit les cours de l'Ecole Nationale d'Art Décoratif de Nice. Il obtient notamment, au troisième concours trimestriel 1882, une médaille d’or pour son travail de Perspective, une médaille d'argent en Anatomie comparée, une médaille d'argent en Bosse fragmentaire, une mention en Sculpture Modelage et un prix en Composition architecturale (Le Petit Niçois du 6 août 1882) et, au premier concours trimestriel 1884, une médaille d'or pour la Bosse Figure et également pour la Bosse d'Ornement (Le Petit Niçois du 10 février 1884).
Les deux recensements de la Ville de Nice qui citent la famille Motti dans les années 1890 semblent incomplets, ambigus et truffés d'erreurs. Il semble que les époux Motti aient eu 6 enfants (3 fils et 3 filles ?) : Ignace Joseph (né à Alexandrie vers 1865 ?), Iginia (née à Alexandrie vers 1866 ?), Attilio Silvio (né à Alexandrie vers 1867 ?), Nathalie (née à Alexandrie vers 1869 ?), César (né à Alexandrie en 1873) et Marie (née à Nice en 1882).
Le recensement de la Ville de Nice de 1891 cite au 3, avenue de la Gare, la famille "Motty" (sic) : le père "Annibal" (Annibal Charles), 59 ans, graveur, la mère "Thérèse" 49 ans, leurs fille "Nathalie" 20 ans, "Leny", 8 ans, (Jenny 25 ans ou Marie 8 ans ?), leurs fils Ignace (Ignace Joseph), 25 ans, (graveur comme son père ?), "César", 17 ans, photographe", "Silvain" (Attilio Silvio), 15 ans (24 ans, photographe ?).
Le recensement de 1896 cite cette fois au 4, avenue de la Gare, la famille "Mossi" (sic), avec des variations : le père "Charles" (Annibal Charles), 64 ans, graveur, la mère, Thérèse n'est plus citée (elle est malheureusement décédée entre 1891 et 1896 ; acte de décès non retrouvé sur Nice), deux filles, Marie, 10 ans (14 ans) et "Jenny", 13 ans (Iginia, 30 ans), (Nathalie n'est plus citée), deux fils, "Joseph" (Ignace Joseph), 29 ans, graveur et "César, 22 ans, photographe" (Silvain, 29 ans n'est pas cité) et Caroline Giovanda, 24 ans, italienne également, domestique.
Dans les annuaires niçois, le nom de "Motti, A., grav. sur métaux, av. de la Gare, 4" (probablement celui du père), disparaît dès 1899 (le père a alors 67 ans) mais est remplacé par "Motti, graveur, r. Garnier, 12" et par "Motti, neg., av. de la Gare, 16", sans qu'il soit possible de savoir quels fils sont concernés. Le graveur est-il Ignace Joseph, 34 ans ou Attilius Silvain, 32 ans ? Le négociant est-il César, 26 ans ?
Dès l'annuaire de 1901, les adresses deviennent, "Motti, graveur, r. Garnier, 12" et "Motti, A., graveur, quai Saint-Jean-Baptiste, 10", laissant supposer qu'il s'agit de Joseph Ignace, rue Garnier et d'Attilius Silvain, quai Saint-Jean-Baptiste.
Attilius Silvain semble s'être marié à Nice le 30 juin 1898 (au Consulat d'Italie) avec Marguerite Marianne Amelotti, 32 ans (née à Alexandrie, Italie, vers 1866).
Attilius Silvain a peut-être été, dans un premier temps, photographe chez les Frères Thiel, avant de s'installer comme graveur. Il a en effet été témoin de naissance du fils du photographe Victor Thiel le 8 janvier 1897 et, deux ans plus tard, Victor Thiel a été à son tour témoin de naissance du fils d'Attilius Motti, Charles Cyprien Motti (né à Nice, au 16, avenue de la Gare, le 20 mai 1899).
La fiche matricule militaire de Charles Cyprien signalera en 1919, l'adresse familiale au 25, avenue de la Gare.
La date de décès d'Attilius Silvain Motti reste inconnue.
"César Motti, 23 ans, photographe" est cité à Nice en 1897 (avec le photographe Antoine Navello, 21 ans), comme témoin de naissance de la fille du photographe suisse, William Lacroix, 40 ans. Travaille-t-il pour ce dernier ?
César Motti semble s'installer à Grasse (Alpes-Maritimes) dès le tout début du XX° siècle. Il ouvre un studio de photographie à son nom vers 1901 (annuaire de 1902), "Motti, C., photogr., boulevard Victor Hugo, 14". De 1902 à 1912, César Motti va faire publier un encart publicitaire dans la liste professionnelle des photographes de l'annuaire, avec une adresse au 14, boulevard Victor Hugo de 1902 à 1905 puis au 5, avenue Thiers de 1906 à 1912.
Peu de cartons-photos de César Motti sont connus. Certains affichent au recto sur fond gris, à l'encre brune, "Grasse - - C. Motti (signature oblique)" et d'autres, sur fond beige, à l'encre beige, "Motti - - Grasse".
César Motti se marie à cette même époque (vers 1903 ? - acte de mariage non retrouvé sur Nice et Grasse), avec Bertha Hänni/Hänny (née vers 1875, peut-être en Suisse).
Le couple va avoir deux enfants au 5, avenue Thiers, Paul Motti, le 7 août 1904 puis Elsa Motti le 12 septembre 1910.
Deux soeurs de César Motti, Iginia puis Marie, vont également s'installer à Grasse. Lors du mariage à Grasse le 10 juillet 1905 de Marie Motti, 22 ans, professeur de musique, domiciliée à Nice (Nice 1882-Grasse 1974), avec Jean Marc Dominique Antiga, 26 ans, professeur de musique, domicilié à Grasse (30 ans, né le 29 juillet 1878 à Miane, province de Trévise, Italie), les témoins sont notamment Iginia Motti, 39 ans (Alessandria c.1866- Nice 1941), sans profession, domiciliée à Grasse, Attilio Motti, 38 ans, graveur, domicilié à Nice et "César Motti, 31 ans, photographe, domicilié à Grasse".
César Motti obtient sa naturalisation française grâce au dépôt d'un dossier de demande le 1er octobre 1923.
"Motti" reste cité jusqu'en 1927 dans la liste des photographes grassois mais en disparaît ensuite (sans que l'atelier soit cédé à un successeur). Son nom reste cependant présent dans les listes des habitants mais sans que sa profession ne soit précisée, "Motti, 5, avenue Thiers".
Son nom disparaît de cette dernière liste après 1936 (annuaire de 1937 absent, annuaire de 1938, dernier consultable).
Il est probable que César Motti quitte Grasse pour Nice entre 1927 et 1936, entre ses 54 et 63 ans.
Est-il ce "César Motti" signalé dans les archives commerciales de Nice comme vendeur "d'articles pour fumeurs" dans les années 1930 (absent des annuaires niçois) ?
César Vincent Motti décédera à Nice le 22 mai 1951, à l'âge de 77 ans.
- Théophile MUSSO (1873-1904)
NICE
Théophile Musso, français, est né à Nice le 17 juillet 1873 au 10, rue Halévy. Il est le fils de Louis Antoine Musso, cultivateur/marchand (né à Nice en 1838) et de Marie Jeanne Martin, couturière (née en 1845) qui se sont mariés à Nice le 10 août 1867.
A ses 20 ans (classe 1893), Théophile Musso est cité pour la première fois comme "photographe". Il réside au 8, rue Halévy, au 1er étage, est soutien de famille et est ajourné de service militaire pour "faiblesse" à deux reprises puis affecté aux services auxiliaires.
Théophile Musso est ensuite cité en tant que "photographe" dans les actes d'état civil niçois dès 1895, à l'âge de 22 ans, tour à tour témoin de mariages (en juin puis en septembre) et de naissance (en octobre).
"Théophile Musso, 23 ans (22 ans), né le 14 (le 17) juillet 1873", dit "employé de commerce", se marie cette même année à Nice, le 1er août 1895, avec Antoinette Marie Madeleine Bergez-Labiorbe, 21 ans, couturière (née à Nice le 13 octobre 1873).
La même année, il est dit "photographe, domicilié au 8, rue Halévy" dans la liste électorale de la Ville de Nice.
"Théophile Musso, 23 ans, photographe" est cité dans le recensement de la Ville de Nice de 1896 au 8, rue Halévy avec son père Antoine, 59 ans, jardinier, sa mère Marie, 50 ans, ménagère et son épouse Antonia (Antoinette), 23 ans [22 ans].
Le jeune couple habite donc avec les parents de Théophile et c'est d'ailleurs à cette adresse que va naître leur fils, Marius Georges Henri Musso, le 27 mai 1896.
"Théophile Musso, photographe" est ensuite cité à Nice, en 1897, comme témoin de mariage en octobre à 25 ans (24 ans en fait) puis de naissance en novembre à 26 ans (24 ans en fait).
Aucun document ne permet de savoir chez quel(s) photographe(s), Théophile Musso s'est formé et chez qui il travaille alors.
MONACO
Le suivi de sa fiche matricule militaire permet cependant d'apprendre qu'en décembre 1898, il a quitté Nice et est domicilié à Monaco, Villa Monplaisir (boulevard de l'Ouest, Condamine).
Son épouse Antoinette décède malheureusement, à l'âge de 29 ans, le 4 novembre 1902 à leur domicile monégasque, boulevard de l'Ouest, Villa du Léman.
Théophile Musso a abandonné sa profession de photographe, probablement en 1897, pour celle d'employé du Casino de Monte-Carlo. Il décède à son tour, à l'âge de 30 ans, boulevard de l'Ouest, Villa du Léman, le 6 avril 1904.
Son fils, Marius Georges Henri Musso, né en 1896, se retrouve orphelin à l'âge de 8 ans. Il se mariera à Nice en 1922 et décédera à Monaco en 1953.
- Emilio MORETTI (c.1881-?)
Emilio Moretti est né en Italie vers 1881 (où ?).
"Moretti Emilio, 20 ans, italien, photographe" est uniquement cité à Nice dans le recensement de 1901, où il vit seul au 47, rue Gioffredo.
Il travaille peut-être dans l'un des studios situés à proximité (Raynaud ou Echtler).
Je ne sais rien de la suite de sa vie et de sa carrière.
VOIR LA LISTE DES PHOTOGRAPHES ÉTUDIÉS