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dimanche 21 avril 2019

1011- HÖFFERT (1832-1901), GUARNERO FRÈRES, DEROUX (1833-?), PHOTOGRAPHES




- UNNA Morritz (1811-1871) & HÖFFERT Wilhelm (1832-1901), Portrait de Mademoiselle Michaud, vers 1861-1864,
recto sans inscription, 
tirage albuminé de 5,7x9,4 cm, sur carton de 6,1x10 cm, Collection personnelle.



DERNIÈRE MISE A JOUR DE CET ARTICLE : 24/03/2021





- Ernst Friedrich Wilhelm (ou Guillaume) Hugo HÖFFERT (1832-1901), HOEFFERT ou HAEFFRET. 

Wilhelm Höffert est né le 28 octobre 1832 à Stralsund (Allemagne).

Il débute sa carrière en 1860 à Göteborg (Suède) où il s'associe avec le peintre et photographe Morritz Unna (1811-1871) (Unna & Höffert's - Photografiska Atelier - Södra Hamngatan N° 41). Ils participent à l'Exposition Universelle de Londres de 1862 où ils obtiennent une mention honorable. 

Ils réalisent des portraits (voir ce site suédois de généalogie) mais également des vues urbaines de Göteborg. 

Leur association prend fin en 1864, date à laquelle Wilhem Höffert repart en Allemagne et ouvre, à Dresde, un atelier à son nom (Marienstrasse, 10 ; See-Str. 10, Kaufhaus ; See-Str. 21 ; Pragerstrasse 6 ; Pragerstrasse 49 ; Hausnummer 7).

Il ouvre ensuite de nombreux ateliers, essentiellement situés en Prusse et en Saxe :
- Leipzig (dès 1869 ? Thomaskirchhof 24 ; Vis-à-vis Centralhalle, Promenade ; Promenade ; Schlossgrasse 16, Petersbrücke ; Petersbrücke, Haus Polich), 
- Chemnitz (dè 1872 à 1881 ? Zwickauerstrasse 1 im Gaarten ; Nicolaiapotheke ; Langestrasse 18, Haus Bernstein), 
- Carlsruhe (dès 1875 ? Hirschstrasse, 36), 
- Düsseldorf (Alleestrasse 40), 
- Bad Ems (vers 1875-1880 ?), 
- Hambourg (dès 1881 ? Poststrasse 5b ; Jungfernstieg 6 ; Jungfernstieg 12 ; Stradtwassermühle 5 ; Esplanade 47, Alsterthor 14/16), 
- Hanovre (dès 1879-81 ? Georgstrasse 9 ; Georgstrasse 8 ; Georgstrasse 14 ; Gergstrasse 42 ; Hausnummer 14),
- Berlin (dès 1885 ? - Leipziger-Platz 12 II ; Unter den Linden 24), 
- Cologne (dès 1896 ? Hohestrasse 55 ; Hohestrasse 111a), 
- Bonn (Coblenzstrasse 8), 
- Postdam, 
- Breslau (Tauentzienplatz 11),
- Magdebourg (Breiteweg, 196/197),
- mais également en Bavière, à Munich. 

Wilhelm Höffert ouvre un atelier à Nice de 1876 à 1880 aux 3 et 5, rue du Temple, même s'il est uniquement signalé dans les annuaires niçois de 1877 et de 1879 (annuaires de 1876, 1878 et 1880-1883 absents). 

Il est également cité dans le recensement de la Ville de Nice de 1876, comme "Guillaume Hoeffret", allemand, âgé de 44 ans, résidant au 5, rue du Temple, avec "Guillaume Reispochier", allemand, 19 ans, apprenti photographe.


- Publicité pour l'atelier Hoeffert parue dans Les Echos de Nice du 16 novembre 1876,
Nice, Bibliothèque municipale Nucéra.



Les cartons-photos de sa période niçoise rappellent qu'il est le photographe des rois de Saxe (Albert, roi de 1873 à 1902) et de Prusse (Guillaume Ier, roi de Prusse de 1861 à 1888 et 1er empereur allemand de 1871 à 1888 - il réalise son portrait vers 1870) et attestent des autres ateliers contemporains : 

- "Armoiries de Saxe et de Prusse - W. Höffert – Kgl. Sächs & Kgl. Preuss - Hof-Photograph - Dresden (See-Str. 10 - Kaufhaus.) - Leipzig (Petersbrücke.) - Chemnitz - Bad Ems - Nice - Rue du temple n° 5. (un carton daté de septembre 1877) [et parfois en plus :] Hannover - Georgstrasse 9.)", 

- "Armoiries de Saxe et de Prusse - W. Höffert - Kgl. Sächs & Kgl. Preuss - Hof-Photograph - Dresden ( See-Str. 10 - Kaufhaus.) - Leipzig (Schlossgrasse 16, - Petersbrücke.) - Hamburg (Jungfernstieg 6.) - Hannover (Georg-Strasse 9.) [ces deux dernières adresses peuvent être dans l'ordre inverse puis] - Chemnitz. - Nizza." (deux cartons datés de 1881).

La première différence entre ces cartons est l'évocation de "Bad Ems" qui est présente sur les cartons les plus anciens (dès 1876-1877) et disparaît par la suite (avant 1881). La deuxième différence est l'absence puis l'apparition de "Hannover" (vers 1879-1881 ?).


- Publicité parue dans L'Ami des Arts (Nice)
du 28 octobre 1882 au 24 août 1883 (Gallica).



Wilhelm Höffert cède son atelier niçois en 1880 au photographe Antoine Merle qui le cède au plus tard en 1882 à Joseph Luzzatto mais l'atelier garde, dans un premier temps, le nom de Höffert/Hoeffert. 

Les cartons-photos de Joseph Luzzatto portent "Atelier Höffert- Succ. - J. Luzzatto" sous la mention de l'Exposition d'Altona de 1869 ("Austellung Altona 1869", Exposition industrielle et agricole du Schleswig-Holstein aux portes d'Hambourg) qui se rapporte à Wilhelm Höffert (même si je n'ai pas retrouvé son nom dans le catalogue de l'Exposition).

Wilhelm Höffert reste en activité jusqu'à sa mort le 8 avril 1901, à Wiesbaden.


- UNNA Morritz (1811-1871) & HÖFFERT Wilhelm (1832-1901), Portrait de Mademoiselle Michaud, vers 1861-1864,
recto sans inscription, 
tirage albuminé de 5,7x9,4 cm, sur carton de 6,1x10 cm, Collection personnelle.

- UNNA Morritz (1811-1871) & HÖFFERT Wilhelm (1832-1901), Portrait de Mademoiselle Michaud, vers 1861-1864,
inscriptions manuscrites au verso, "Melle Michaud - mon institutrice - Nyons Suisse",
inscriptions imprimées, "UNNA & HÖFFERT'S - PHOTOGRAFISKA ATELIER - Södra Hamngatan N° 41 - GÖTHEBORG"
carton de 6,1x10 cm, Collection personnelle.


- HÖFFERT Wilhelm (1832-1901), Portrait de jeune fille (Frau von Kurt B.), vers 1876-1879,
inscriptions au recto, "W. HÖFFERT, KÖNIGL. SÄCHS & KONIGL. PREUSS. HOF-PHOTOGRAPH.",
tirage albuminé de 9,2x5,9 cm, sur carton de 10,5x6,4 cm, Collection personnelle.

- HÖFFERT Wilhelm (1832-1901), Portrait de jeune fille (Frau von Kurt B.), vers 1876-1879,
inscriptions manuscrites au verso (difficiles à décrypter), "Frau von Kurt B." et "Fraü Flipabotf Kuttner job. - Loüknov in Leipzig." (?),
inscriptions  imprimées, "Armoiries de Saxe et de prusse - W. HÖFFERT - Kgl. Sächs & Kgl. Preuss - HOF-PHOTOGRAH - 
DRESDEN - See-Str. 10 (Kaufhaus) - LEIPZIG - Petersbrücke - CHEMNITZ - BAD EMS - NICE - Rue du Temple N° 5",
carton de 10,5x6,4 cm, Collection personnelle.


- HÖFFERT Wilhelm (1832-1901), Portrait de jeune femme, vers 1879-1880,
inscriptions au recto, "W. HÖFFERT, Kgl. Sächs & Kgl. Preuss. - Hof-Photogr. DRESDEN",
tirage albuminé de 5,8x9 cm, sur carton de 6,4x10,5 cm, Collection personnelle.

- HÖFFERT Wilhelm (1832-1901), Portrait de jeune femme, vers 1879-1880,
inscriptions  imprimées au verso, "Armoiries de Saxe et de prusse - W. HÖFFERT - Kgl. Sächs & Kgl. Preuss - HOF-PHOTOGRAH - 
DRESDEN - See-Str. 10 (Kaufhaus) - LEIPZIG (An Der Petersbrücke) - CHEMNITZ - BAD EMS - NICE - Rue du Temple N° 5 - 
HANNOVER - Georgstrasse 9.",
carton de 6,4x10,5 cm, Collection personnelle.





- Esprit (1859-1884) et Emile GUARNERO (1864-après 1898) 

Spirito Guarnero est né à Nice le 12 juin 1859 (paroisse St. Martin St. Augustin). Il est le fils de Domenico Guarnero (plâtrier) et de Celestina Millo (ou Christine Mille).

Il ouvre un atelier de photographie dans la même ville en 1877 ou 1878 (annuaire de 1878 absent), au 9, rue Gioffredo. Son nom de photographe "E. Guarnero" apparaît en effet, dans les annuaires niçois, dès 1879. 

Certains cartons font mention d'une association temporaire entre Esprit Guarnero & Joseph Radiguet : "Photographie Artistique - Esprit Guarnero & Radiguet (signature oblique), Rue Gioffredo . 27 . [et 29] - [jardin de la ] Maison Bermond - Nice", probablement vers 1879-1882 (annuaires absents), Joseph Radiguet étant cité seul à cette même adresse dans les annuaires de 1883 (Collection privée Didier Gayraud), 1884 et 1885 (puis en 1886 au 25, rue Delille).



- GUARNERO Esprit (1859-1884) & RADIGUET Joseph (1836-1887), Portrait de femme, recto, vers 1879-1882 (?),
inscriptions au recto, "Esprtit Guarnero - & Radiguet -- 27, Rue Gioffredo",
tirage albuminé de 8,8x5,5 cm, sur carton de 10,4x6,3 cm, Collection personnelle.


- GUARNERO Esprit (1859-1884) & RADIGUET Joseph (1836-1887), Portrait de femme, verso, vers 1879-1882 (?),
inscriptions au verso, "Photographie Artistique - Esprit Guarnero & Radiguet (signature oblique), Rue Gioffredo . 27 . -
 Maison Bermond - Nice", carton de 10,4x6,3 cm, Collection personnelle.




Le revers de certains cartons précisant, "Esprit Guarnero" ou "Emile Guarnero", j'ai d'abord cru qu'Esprit et Emile étaient les deux prénoms d'une seule et même personne mais de plus rares cartons du début des années 1880 (vers 1882-1884) indiquent, à l'encre violette ou rose, "Photographie Artistique - Esprit Guarnero - frères (signature oblique) - Rue Gubernatis, 9 - en face le consulat italien - Nice".

Vers 1882, l'atelier d'Esprit Guarnero s'établit en effet au 9, rue Gubernatis (annuaire niçois de 1883, Collection privée Didier Gayraud), en association avec son frère cadet Emile.


- GUARNERO Esprit (1859-1884) & GUARNERO Emile (1864-apr.1898), Portrait de femme, recto, vers 1882-1884 (?),
"Esprit Guarnero Frères - - 9, Rue Gubernatis"
tirage albuminé de 9,5x5,5 cm carton de 10,4x6,2 cm, Collection personnelle.

- GUARNERO Esprit (1859-1884) & GUARNERO Emile (1864-apr.1898), Portrait de femme, verso, vers 1882-1884 (?),
inscriptions au verso, "Photographie Artistique (sous une étiquette "Agrandissements Portraits")
- Esprit Guarnero - frères (signature oblique), Rue Gubernatis, 9 -
 en face le consulat italien - Nice", carton de 10,4x6,3 cm, Collection personnelle.


Esprit Guarnero réalise des photographies de l'Observatoire de Nice alors en construction (voir ici des photos réalisées entre 1881 et 1883).

Esprit Guarnero, "sujet italien, célibataire" décède cependant au 7, rue du Paillon, à l'âge de 25 ans, le 11 juillet 1884. Il est dit domicilié à Nice mais légalement à Casale Monferrato (province d'Alexandrie).
Le certificat de décès est signé par son père mais également par "Paul Laban, photographe, 23 ans". Je n'ai pas retrouvé mention de ce nom dans les annuaires niçois ni ailleurs mais il reste probable que Paul Laban était l'un des assistants d'Esprit Guarnero. 

Malgré ce décès, l'atelier du 9, rue Gubernatis, garde le nom  d'"Esprit Guarnero" dans les annuaires niçois jusqu'en 1888 puis devient "E. Guarnero" puis "Em. Guarnero" jusqu'en 1906 (annuaire de 1907 absent).

Emile, en fait, Salvateur Achille Guarnero, dénommé Emile, est né à Cannes le 29 novembre 1864.
Il a probablement été formé à la photographie par son frère avant de devenir son associé vers 1882-1884 (cartons "Guarnero Frères") puis de devenir son successeur à l'âge de 19 ans.

Des publicités pour l'atelier du 9, rue Gubernatis sont notamment publiées dans Nice Artistique entre novembre 1890 et avril 1891 mais également dans le Guide Soleil contemporain.



- Publicité parue pour l'atelier d'Emile Guarnero dans Guide Soleil, vers 1890,
G. d'Alba Directeur, Nice - J. Fabbio (photographe), Collaborateur Artistique.


Emile Guarnero a un fils hors mariage, Roger Dominique Emile Guarnero, le 6 avril 1894, 4, passage du Temple Vaudois (adresse de ses parents), avec Delfino Elisabeth, âgée de 28 ans (née à Nice le 6 juin 1865).

Emile "sujet italien, 30 ans, demeurant à Nice domicilié à Casale Monferrato, province d'Alexandrie, Italie" et Elisabeth "sujette italienne, 30 ans, couturière, demeurant à Nice, domiciliée à Morozzo, province de Coni, Italie", officialisent leur union et la reconnaissance de leur fils Roger, l'année suivante à Nice, le 26 septembre 1895. 

Sauveur Achille Guarnero (dit Emile) est naturalisé français en 1896 (dossier du 9 mai 1896).

En avril 1898, à 34 ans, Emile est témoin du mariage du photographe Costa Élisée. Emile décède malheureusement dans les années suivantes (entre 1898 et début 1902), âgé d'une trentaine d'années. Je n'ai pas retrouvé l'acte de décès d'Emile Guarnero sur Nice (sur Casale Monferrato ?).

Elisabeth prend alors la direction de l'atelier niçois. Elle est citée, en 1902, comme "Madame veuve Emile Guarnero, propriétaire d'un atelier de photographie" et comme "photographe" (Le Petit Niçois des 24 et 27 février 1902 p 2), à l'occasion d'un vol supposé de clichés photographiques (article signalés par l'historienne niçoise Véronique Thuin-Chaudron que je remercie).

L'atelier reste cette fois au nom d'Emile Guarnero, tant dans les annuaires que sur les cartons-photos, toujours au 9, rue Gubernatis

Lors du procès à Nice du crime d'Eze commis par Henri Vidal, "l'assassin a été conduit dans la cour du Palais de Justice où l'attendait avec son appareil tout préparé un ouvrier de la maison Guarnero. Le photographe le fit poser trois fois" (Le Petit Provençal du 2 janvier 1902 p 2).

Les revers des cartons-photos varient peu dans leurs inscriptions :
- "Photographie - Artistique - EmileGuarnero (nom et prénom accolés dans une signature oblique) - 9 - Rue Gubernatis - Nice" (fin des années 1880 et début des années 1890),
- "Photographie - E. Guarnero (sur phylactère oblique) - 9, Rue Gubernatis, 9. - Nice" (fin des années 1890 et premières années 1900).

Le nom de "Guarnero" est cité dans la « Liste générale des principaux photographes » publiée par la Société de Photographie de Toulouse, de 1888 à 1905.



- GUARNERO Emile (vers 1863-après 1898), Portrait de soldat du 40ième Régiment d'Infanterie, seconde moitié des années 1880 (?),
inscriptions au recto, "EMILE GUARNERO 9 RUE GUBERNATIS NICE",
tirage albuminé de 5,6x9,2 cm, sur carton de 6,4x10,4 cm, Collection personnelle. 

- GUARNERO Emile (vers 1863-après 1898), Portrait de soldat du 40ième Régiment d'Infanterie, seconde moitié des années 1880 (?),
dos nu (papier serpente disparu),
carton de 6,4x10,4 cm, Collection personnelle.



Elisabeth, 38 ans, "photographe"(Nice 6 juin 1865-Nice 10 avril 1930), se remarie cependant en avril 1904 avec Ange André Massa, 24 ans, photographe (Nice 19 janvier 1880-Nice 16 avril 1921), peut-être opérateur pour elle. Ange Massa était déjà "photographe" à l'âge de 16 ans alors qu'il habitait avec ses parents au 10, rue Cassini (recensement de la Ville de Nice de 1896).
En 1904, André Massa fait une demande à la Mairie pour peindre la devanture et l'inscription de son magasin, 9, rue Gubernatis. L'atelier prend alors le nom de "Massa et Guarnero" et perdure à la même adresse (l'annuaire de 1912 affiche cependant le n° 7).

Le revers des cartons-photos affiche désormais, "Photographie - médaille 1880 Arts décoratifs - médaille 1880 Nice Beaux-Arts - Guarnero & Massa - 9, rue Gubernatis, 9 - Nice".

Leurs deux noms de Guarnero et Massa disparaissent cependant des annuaires dès 1914, révélant une cessation d'activité en 1912 (faillite, AD06, 06U 04/0814). 


- GUARNERO Elisabeth (1865-1930) & MASSA Ange André (1880-1921), Portrait d'homme, recto, vers 1904-1913,
inscriptions au recto, "Guarnero & Massa - 9. R. Gubernatis - Nice", 
tirage de 9,1x5,5 cm sur carton de 10,5x6,3 cm, Collection de Giorgio Olivero.

- GUARNERO Elisabeth (1865-1930) & MASSA Ange André (1880-1921), Portrait d'homme, verso, vers 1904-1913,
inscriptions au verso, "Photographie - médaille 1880 Arts décoratifs - médaille 1880 Nice Beaux-Arts - Guarnero & Massa - 9, rue Gubernatis, 9 - Nice", 
carton de 10,5x6,3 cm, Collection de Giorgio Olivero.


- GUARNERO Elisabeth (1865-1930) & MASSA Ange André (1880-1921), Portrait de petite fille, recto, vers 1904-1913,
inscriptions au recto, "Guarnero & Massa - 9. R. Gubernatis - Nice", 
tirage de 9,1x5,5 cm sur carton de 10,5x6,3 cm, Collection personnelle.


- GUARNERO Elisabeth (1865-1930) & MASSA Ange André (1880-1921), Portrait de fillette, verso, vers 1904-1913,
inscriptions manuscrites au verso, en haut, "Le petit Jean à son petit frère",
en bas à gauche, "avec gros baiser.",
"Photographie - médaille 1880 Arts décoratifs - médaille 1880 Nice Beaux-Arts - Guarnero & Massa - 9, rue Gubernatis, 9 - Nice", 
tirage de 9,1x5,5 cm sur carton de 10,5x6,3 cm, Collection personnelle.





Après la Première Guerre Mondiale, Ange Massa ouvre cependant un nouvel atelier au 5, rue Lépante (annuaire de 1920) mais c'est à cette adresse qu'il décède le 16 avril 1921, à l'âge de 41 ans. Elisabeth, sa veuve, reprend ou continue son métier de couturière.

Roger Dominique Emile GUARNERO (1894-1977)

Roger Dominique Emile Guarnero est né à Nice 6 avril 1894. Il est fils d'Emile Guarnero (c.1863-apr.1898) et de son épouse Elisabeth Delfino. 

Il a été initié à la photographie par son beau-père, Ange Massa (1880-1921), dès les années 1910 et il est qualifié de "photographe" à ses vingt-ans (fiche matricule militaire de 1914) et à nouveau lors de son mariage, à l'âge de 26 ans, le 10 juin 1920 avec Olga Charlotte Marcellini, lingère, 20 ans (née à Nice le 23 juillet 1899). 

Roger Guarnero semble partir quelques jours après son mariage (fiche matricule militaire) pour le Mont-Dore (Puy-de-Dôme) où il travaille pour le photographe Joseph Sanitas Fils (né en 1886). Il est cependant de retour à Nice dès 1921 (au plus tard en septembre), au 5, rue Lépante. Il ne semble pas reprendre l'atelier familial à la mort de son beau-père mais travailler chez un photographe. 

En décembre 1930, il embarque au Havre sur le paquebot "France", pour gagner New York (fiche matricule militaire).

C'est le nom de sa mère, veuve et couturière qui apparaît dans les annuaires au 5, rue Lépante et il faut attendre l'annuaire de 1931 pour voir le nom  de "Guarnero Roger, photographe" cité à cette adresse dans les seules listes alphabétique des habitants.

En 1938, il ouvre cependant, à Nice, un atelier à son nom au 11, rue Pairolière. 

Ses cartons-photos affichent "Roger Guarnero - 11, rue Pairolière - Nice - Photographie".

Il décédera à Nice le 13 septembre 1977.




- Marie Charles Félicité Alphonse ROUX, DE ROUX ou DEROUX (1833 - ?) 

Marie Charles Félicité Alphonse de Roux est né à Marseille le 30 novembre 1833. Il est le fils d'Emmanuel Marie Thomas de Roux, propriétaire (1811-1904) et de Magdeleine Zoé de Boniface Fombeton (née vers 1815).  

En 1861, Alphonse de Roux expose à Marseille des vues stéréoscopiques de sites connus de Provence (Le Sémaphore de Marseille du 8 octobre 1861 p 1). 

A la fin des années 1860, il possède un atelier à Paris.

A partir de 1873, il est cité à plusieurs reprises comme "photographe" dans le Journal de Monaco, sous le nom de "Du Roux" (18 février 1873) puis de "De Roux" (1873-1879) et il est probable qu'il passe alors les saisons d'hiver sur le littoral méditerranéen. 

Son travail est régulièrement évoqué et notamment ses vues stéréoscopiques transparentes et coloriées des intérieurs du Palais et du Casino de la Principauté (Journal de Monaco du 18 février et du 25 mars 1873), ses albums de la Principauté, son projet d'Album de Nice à San Remo (Journal de Monaco du 19 mai 1874) ou son album réalisé des Prisons de l’Île Sainte-Marguerite près de Cannes (Journal de Monaco du 1er septembre 1874).

Son adresse méditerranéenne n'est jamais précisée pendant cette période. Vit-il à Monaco, Cannes ou Nice ?

Il conserve cependant une adresse parisienne. Il est d'ailleurs cité à Paris, le 9 août 1873, comme témoin du mariage de Marie Vayssié, photographe qu'il emploie et loge au 15, rue Drouot dans le 9ème arrondissement de Paris, avec Antoine Gaspard Lestrade, photographe, qui vit à cette date au 24, rue Lemercier dans le 17ème arrondissement.

"Deroux" est cependant nommé dans le recensement de la Ville de Nice de 1876, âgé de 42 ans et résidant au 2, boulevard Longchamp, avec "sa femme Marie, 42 ans" (elle n'est pas encore son épouse et a 44 ans), et deux photographes célibataires de 19 ans, Pauline Croes, née à Nice et Georges Mariot, né à Paris. 

En tant que photographe de la Principauté, il remporte une médaille d’argent à l’Exposition Universelle de Paris de 1878 (Journal de Monaco du 22 octobre 1878).

Il se marie à Nice en septembre 1878, à l'âge de 44 ans, avec Marie Rosalie Legendre, 46 ans (née le 21 mars 1832 à Forges-les-Eaux, Seine-Maritime), sans profession.

Alphonse "Roux" est ensuite cité dans l'annuaire niçois de 1879, au 6, boulevard Longchamp (liste professionnelle des photographes et adresses des habitants). 

S'il vit à Nice, il n'en continue pas moins de réaliser des vues de Monaco et notamment du Théâtre et du Tir aux Pigeons de Monte-Carlo (Journal de Monaco du 9 décembre 1879).

Pauline Croes est-elle encore l'employée d'Alphonse de Roux lorsqu'elle décède à Nice, peu avant ses 23 ans, le 21 décembre 1879 ? C'est probable et il faut d'ailleurs noter que l'un des témoins de l'acte de son décès est le photographe Antoine Gaspard Lestrade qui a eu comme témoin de son mariage à Paris, le 9 août 1873, le photographe Alphonse de Roux

La trace d'Alphonse De Roux se perd ensuite vers 1880, date à laquelle il revend son fonds à Achille Courret. Alors qu'il a beaucoup œuvré à Paris et dans le sud de la France, je n'ai pas connaissance de photographies portant son nom.