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dimanche 17 octobre 2021

1206-CAUVIN F. (1861-1942), SOLEYROL (1875-1945), PHOTOGRAPHES

 

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- Nice, Vallée du Paillon, vers 1865.




- Flaminius Victor CAUVIN (1861-1942)


Cet article a été rédigé en collaboration avec les descendants de la famille.

Flaminius Victor Cauvin est né le 12 janvier 1861 au hameau de Sclos de la commune de Contes (Alpes-Maritimes). Il est l’un des 7 enfants de Giacomo Cauvin, propriétaire (1799-1881) et de Maria Margarita Cassio (1836-1914) qui se sont mariés dans cette commune le 12 juin 1855.

A l’âge de 20 ans (fiche matricule militaire de 1881), Flaminius Victor est "photographe" et réside à Nice, sans que l’année de ses débuts dans la photographie ni l’atelier dans lequel il travaille soient connus (son père est décédé le 30 juillet de la même année 1881). Il accomplit son service militaire au 111ème Régiment d’Infanterie (Antibes), de novembre 1882 à septembre 1883. 

"Flaminius Cauvin, âgé de 22 ans, photographe domicilié à Nice et légalement à Sclos" se marie à Sclos de Contes le 19 novembre 1883, avec Marie Madeleine Françoise Amici/Amicy, 27 ans, institutrice libre, domiciliée à Nice (née le 2 mai 1856 au hameau de Saint-Véran d'Utelle, Alpes-Maritimes).

Le couple vit à Nice où Auguste Cauvin, frère aîné de Flaminius (né le 4 mars 1856 à Sclos de Contes) est rédacteur en chef de plusieurs petits journaux à scandales (Le Fantasio, fin 1880-début 1883 ; Le Diable à Quatre, dès mai 1883 ; Le Réveil des Alpes-Maritimes, dès août 1885 ; Le Contrebandier, vers 1883-1885). 

Le 3 mars 1884, Flaminius Cauvin, âgé de 23 ans, "photographe" est témoin de l'acte de décès du fils (mort-né) de la cousine de sa femme, Thérèse Albertine Amici.

Le premier enfant de Flaminius Cauvin, "photographe", Auguste Jacques Joseph Cauvin, naît à Nice au 52, avenue de la Gare, le 30 septembre 1884. Ce dernier décède malheureusement le 20 octobre 1884 à Sclos de Contes, âgé de trois semaines. L'acte de décès précise que Flaminius Cauvin est désormais "journaliste" et son épouse, sans profession.

Les listes électorales de la Ville de Nice citent également Flaminius Cauvin, en tant que "photographe" en 1884 au 52, avenue de la Gare puis comme "journaliste" en 1885 au 14, rue Halévy. En effet, il travaille désormais avec son frère Auguste et devient notamment le gérant du Diable à Quatre

Le 16 février 1885, "Flaminius Cauvin, âgé de 24 ans, rentier" est témoin, à Nice, du mariage de son frère Jean Baptiste Auguste Cauvin, 28 ans, publiciste, avec Antoinette Durand, 20 ans, sans profession (née le 17 avril 1864 à Paris).

Mêlé à plusieurs affaires de chantage auprès de personnalités (Maire de Nice, Conseiller municipal, Consul d’Autriche-Hongrie à Nice…), Flaminius Cauvin est cependant arrêté à la fin de l’année 1885 (voir notamment, Le Petit Marseillais des 13 et 17 janvier 1886 p 2, Le Droit du 18 janvier 1886 p 2, Le Figaro du 20 janvier 1886 p 5).

Son épouse Madeleine accouche à Sclos de Contes de leur fils Achille Robert Etienne Flaminius Cauvin, le 21 avril 1886. L’acte de naissance précise que Flaminius est alors "photographe, âgé de 25 ans, domicilié à Nice".

Flaminius Cauvin semble, en effet, reprendre son métier de "photographe" et c’est ainsi qu’il est désigné lors des naissances de ses jumeaux, malheureusement mort-nés le 31 août 1888 au 40, boulevard Risso, puis lors de la naissance de son fils Sadi Gustave Cauvin, le 26 avril 1890, à la même adresse.

Si Flaminius Cauvin est bien cité au 40, boulevard Risso dans l’annuaire de 1890, sa profession n’est cependant pas précisée dans la liste des habitants par ordre alphabétique et il est qualifié de "rentier" dans celle des habitants par rue. 

Son nom apparaît encore dans les annuaires de 1891 et 1892, toujours à la même adresse (ou au 4, par erreur) mais comme "employé", avant de disparaître des annuaires niçois.

Il est possible que la famille Cauvin ait quitté Nice pour Sclos de Contes, dès 1891. C’est là que l’épouse de Flaminius, Marie Madeleine Cauvin née Amicy, âgée de 35 ans, sans profession, décède malheureusement le 31 juillet 1891.

Quand Flaminius Cauvin se remarie, dix ans plus tard à Nice le 5 octobre 1901, avec Louise Emilie Giraudy, peu avant ses 24 ans, sans profession (née à Nice le 13 octobre 1877), il est âgé de 40 ans et qualifié "d’industriel domicilié à Oneille, Italie mais légalement à Nice" (Oneglia, Ligurie, à 85 km de Nice ; commune ayant fusionné en 1923 avec celle de Porto-Maurizio, sous le nom d’Imperia) ; sa mère, présente et consentante est également domiciliée à Oneille (elle décédera cependant à Sclos de Contes le 2 avril 1914, âgée de 78 ans). 

Victor Flaminius exploite à Oneille une fabrique d’espadrilles, ouverte en 1901 (Gazzetta ufficiale della Repubblica italiana, 1901, Prima Parte p 2786). Son adresse niçoise de l’époque reste inconnue.

Le couple va avoir deux enfants qui vont naître à Oneglia, Auguste Achille Antoine Cauvin, le 3 août 1903, et Francine/France Marguerite Jeanne Cauvin, le 11 mars 1904.

Les fiches matricules militaires des enfants nés du premier mariage de Flaminius Cauvin, Achille Cauvin (ingénieur électricien à Londres puis à Oneille) puis Sadi Gustave Cauvin (fabricant d’espadrilles à Oneille), signalent cependant le domicile familial à Contes en 1906 puis à Oneglia en 1910, rue Campomacci. Si Achille est exempté de service pour faiblesse générale, Sadi Gustave accomplit son service militaire en France d’octobre 1911 à novembre 1913, est rappelé lors de la Mobilisation générale du 2 août 1914 et participe à la Première Guerre Mondiale. Fait prisonnier en septembre 1918 et interné en Allemagne, il est rapatrié en France en décembre 1918 et libéré du service avant août 1919 où il est signalé à Oneille au 2, rue Garessi(s).

Lorsqu’Auguste (fils du second mariage), 29 ans, lieutenant au 157ème d’Artillerie (militaire de carrière), domicilié au 29, avenue Georges-Clémenceau, se marie à Nice le 24 octobre 1931, avec Marthe Longoni, 33 ans, sans profession (née le 3 juillet 1898 à Appenzell Herisau, Suisse), son père Flaminius est dit "ancien industriel, [domicilié] à Nice". 

Il est probable que ce dernier ait laissé la direction de l’entreprise d’Oneglia à son fils Sadi Gustave dans les années 1920 et se soit retiré à Nice où sa seconde épouse est décédée le 21 avril 1929, au 87, route de Levens (hôpital). Son domicile est alors, Palais Sapho au 34, rue Gounod (quartier de la Gare, immeuble qui donne également sur l’avenue Georges-Clémenceau signalée par son fils).

C’est là que Flaminius Cauvin, décède le 5 février 1942, âgé de 81 ans.




- Oberth SOLEYROL (1875-1945)


LUSSAN

Oberth Soleyrol est né le 2 avril 1875 au hameau de Malataverne de la commune de Lussan (Gard). Il est l'enfant (unique ?) de Charles Soleyrol, propriétaire (né c. 1843/1844) et de Philippine Françoise Privat, sans profession (née le 2 novembre 1850 à Navacelles, Gard).

La mère d'Oberth décède malheureusement au "Mas Soleirol" (sic), le 3 novembre 1882, à l'âge de 31 ans.

NICE

La famille Soleyrol déménage à Nice, peut-être dès les années 1880 et, au plus tard, dans le début des années 1890.

En 1895, "Oberth Soleyrol, photographe, âgé de 20 ans" réside avec son père, cultivateur, au quartier de Sainte-Hélène, maison Tordo. Il s'engage, le 6 novembre 1895, dans l'Armée pour 4 ans au 55éme Régiment d'Infanterie d'Antibes (fiche matricule militaire). Il est libéré fin 1899 (passage dans la réserve de l'Armée active le 6 novembre 1899).

GOLFE-JUAN

Son nom n'apparaît pas dans la plupart des documents niçois (annuaires, listes électorales...) mais le suivi de sa fiche militaire permet cependant de retracer l'essentiel de sa vie. En décembre 1899, il est signalé "photographe à Golfe-Juan" (Vallauris, Alpes-Maritimes) puis en juin 1902, parti "voyager en Europe".

BERLIN

Il semble se fixer en Allemagne dès 1902, d'abord à Düsseldorf, en juillet, puis à Berlin en novembre au 3, Wilhelmstrasse.

C'est à Berlin qu'Oberth Soleyrol se marie en 1911 (transcription du 30 octobre 1911 du Tribunal d'Uzès, Gard), avec l'allemande Martha Marie Anna Ernestine Schierer (née à Berlin en mai 1876) qui semble veuve (?) en premières noces d'un allemand épousé aux Etats-Unis en 1897 où elle a vécu dès 1893. 

En juillet 1914, l'adresse d'Oberth Soleyrol à Berlin est signalée au 5, Lützowstrasse.

CANNES

Rappelé par la Mobilisation générale du 2 août 1914, Oberth Soleyrol rentre en France et arrive au corps d'Antibes le 7 août. Tout d'abord renvoyé dans ses foyers, à Cannes (Alpes-Maritimes), pour insuffisance musculaire  en mars 1915, il est réintégré dans le service auxiliaire dès septembre de la même année, au dépôt de Nîmes (Hérault) du 112ème Régiment d'Infanterie et participe à la première Guerre Mondiale. 

Démobilisé en janvier 1919, il est signalé ce même mois à Cannes, chemin du Petit-Juas, Villa Les Cassies.

Son nom n'apparaît pas cependant dans les annuaires cannois des années 1920. mais seulement à partir de 1932, en tant que "propriétaire, impasse de Rême, maison Soleyrol".

En 1935, Oberth Soleyrol est dit "veuf" (acte de décès de son épouse non retrouvé). Le décès se son épouse peut avoir eu lieu en Allemagne entre 1911 et 1914 ou sur Cannes dans les années 1933 et 1934 (registres non consultables). 

"Oberth Soleyrol, veuf, âgé de 60 ans, employé, domicilié à Cannes, avenue de Grasse, impasse Rémi [de Rême]", se remarie à Cannes, le 18 avril 1935, avec Antoinette Mélanie Brosseau, 59 ans (née en 1876), sans profession, domiciliée à Cannes et veuve de Louis Marcelin Joseph Alquier (qu'elle avait épousé le 19 mars 1921 à Besançon, Doubs). Parmi les témoins du mariage, il y a Célia Soleyrol, sans profession (acte de naissance non retrouvé), peut-être une enfant de son premier mariage, née en Allemagne dans les années 1910.

Le nom de "Soleyrol" apparaît dans les annuaires cannois jusqu'en 1938 (limite des annuaires consultables). 

Oberth Soleyrol décède à Cannes le 1er octobre 1945, âgé de 70 ans (sépulture disparue).

Il n'a probablement été photographe que quelques années avant et après son engagement militaire, soit vers 1895 (autour de ses 20 ans) puis vers 1899 et 1902 (autour de ses 24-27 ans). Les professions qu'il a exercées par la suite restent inconnues tant en Allemagne de 1902 à 1914 (de 27 à 39 ans), qu'en France de 1919 à 1935 (de 44 à 60 ans).



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