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jeudi 23 mars 2017

680-VIDÉO : EXPOS EN COURS DONT "RODIN EN MAJESTÉ AU GRAND PALAIS"

- Auguste Rodin (1840-1917) dans son atelier de Meudon, vers 1910.


VOIR LA VIDÉO ( 11 MN 54, 2017) DE FRANCE24
RODIN EN MAJESTÉ AU GRAND PALAIS,
LA COLLECTION IRANIENNE D'ART CONTEMPORAIN, 
L'HÔTEL DE BANKSY.




VOIR ET TÉLÉCHARGER
LE DOSSIER DE PRESSE (PDF) DE "RODIN - L'EXPOSITION DU CENTENAIRE"
GRAND PALAIS, PARIS, DU 22 MARS AU 31 JUILLET 2017.

















mardi 21 mars 2017

679-DE QUELQUES PHOTOGRAPHES PRIMITIFS NIÇOIS (1850-1870)-2




- ALEO Miguel (1824-après 1885 ?) & DAVANNE Alphonse (1824-1912), "Nice - Du col de Villefranche", recto, vers 1868-1875 (?),
tirage albuminé de 10,5x6 cm sur un carton de 10,9x6,5 cm, Collection personnelle.

- ALEO Miguel (1824-après 1885 ?) & DAVANNE Alphonse (1824-1912), Nice - Du col de Villefranche, recto, vers 1868-1875 (?),
carton de 10,9x6,5 cm, Collection personnelle.


VOIR LE DÉBUT DE CET ARTICLE




- Charles NÈGRE (1820-1880) est un peintre et photographe français, né à Grasse (Alpes-Maritimes). Il est actif comme photographe, à Paris, dès 1844 et étudie et développe la technique de l'héliogravure dès les années 1850. 

Il possède une adresse sur Nice au n° 3, rue Chauvain, maison Ferret, dès 1861 et participe la même année à l'Exposition des Beaux-Arts de Nice (de décembre 1861 à mars 1862).
Il signe un contrat de professeur de Dessin au lycée de Nice en juillet 1863 (G. Doublet, Le Lycée de Nice 1860-1910, ca1913 p 210, poste qu'il conservera jusqu'à sa mort) et est ensuite régulièrement cité dans les annuaires de 1864 à 1879, encore au n° 3, rue Chauvain (1864 et 1865) puis au n° 5, rue Saint-Etienne ainsi qu'au n° 13, rue du Pont-Neuf de 1866 à 1879 (même si les deux adresses ne sont pas toujours citées ensemble chacune de ces années-là). Il participe au Congrès scientifique de Nice de 1866 par le biais d'un nouveau mémoire sur l'héliogravure.

Très actif à Nice dans les années 1860 en tant que paysagiste et portraitiste, il semble restreindre sa production dans les années 1870 puis cesser toute activité du fait de ses problèmes de santé qui s'aggravent dans la seconde moitié de la décennie. Il meurt en janvier 1880.

Pour en savoir plus, voir l'article de Jean-Paul Potron, "Charles Nègre et les Alpes-Maritimes : regards d'un pionnier de la photographie sur sa terre natale", dans, Nice Historique, octobre-décembre 2010, pp 334-377.

De nombreuses photographies de Charles Nègre sont conservées à Nice et notamment de très nombreuses plaques de verre aux Archives Départementales des Alpes-Maritimes : http://www.basesdocumentaires-cg06.fr/os-html/foto/home.html




- NÈGRE Charles (1820-1880), Nice, vue générale depuis la colline du Château, vers 1870-1872,
plaque de verre au collodion,18x24 cm, Archives Départementales des Alpes-Maritimes (cote 08FI004).





- Miguel ALEO (1824 - ? après 1885) OU ALÉO est un photographe cubain, né à La Havane, actif dès le milieu des années 1850 (à Nice ?). 

Certaines photos conservées de la Côte d'Azur sont notamment datées de 1858 (Detroit Institute of Arts) et de 1859 (Nice, Bibliothèque de Cessole). A Paris, à la 4ème Exposition de la Société Française de Photographie de 1861, il expose des « Vues prises à Nice et aux environs » qui lui vaudront une médaille à l'Exposition de Londres de 1862. Il expose à nouveau des vues de la Côte d'Azur à la 5ème Exposition de la Société Française de Photographie de 1863, avec de plus, "sa charmante collection de vues marines et des pays chauds" (La Lumière du 15 mai 1863).

Miguel Aléo est signalé pour la première fois à Nice à l’Exposition des Beaux-Arts de 1861 (décembre 1861-mars 1862). 
En 1864-1865, il réalise une série conséquente et célèbre de vues de Corse, signées au recto du timbre sec de ses initiales entrelacées (MA) ou bien, portant au dos sur le format carte de visite, les indications suivantes, "Souvenir de la Corse - Collection de vues pour Album - par - Miguel Aléo -- Rocca Tartarini - Libraire - Cours Napoléon Ajaccio". Il en donne quelques épreuves dès 1867 à la Société française de Photographie (Bulletin de 1867, séance du 5 avril pp 85-86).

Miguel Aléo réalise de nombreuses vues de Nice, notamment stéréoscopiques mais dans les annuaires niçois, il n'apparaît jamais dans la liste professionnelle des photographes mais dans celle alphabétique des habitants où il est uniquement présent de 1865 à 1870, comme, "Propriétaire rue Pastorelli, maison Cabasse".

Le verso de ses cartons photos de Nice est, à cette époque, généralement le suivant, "Souvenir de Nice – Collection de Vues pour Album - par Miguel Aleo – Ch. Jougla – Libraire – Nice", avec parfois l'ajout du numéro et de la rue de ce libraire, "4 Jardin Public". Un article des Echos de Nice daté du 20 février 1868 relate cependant le choix considérable de ses vues de paysages, présentées à la Librairie Barberis (ou Barbery).

Vers 1868, il s'associe avec Alphonse Davanne (1824-1912) (qu'il connaît depuis 1861) et occupe un domicile à Bellevue (près de Meudon) pour lequel il semble (?) quitter Nice vers 1870. 
Leurs deux initiales entrecroisées, A (Aléo) et D (Davanne), sont désormais présentes au dos de leurs tirages ou retirages, seules puis timbrées de leur nom en minuscules verticales et enfin, accompagnées des adresses des différents libraires où leurs photographies sont en vente : "Rocca Tartarini - Libraire - Cours Napoléon - Ajaccio", "Barbery Frères - Librairie Etrangère - Nice" ou encore, "Librairie Robaudy - Cannes".

La date de la mort de Miguel Aléo reste inconnue mais semble être postérieure à 1885.



- ALEO Miguel (1824- après 1885 ?), Vue de Nice depuis Montalban, recto, vers 1866,
tirage albuminé de 10,9x6,2 cm sur un carton de 11x6,6 cm, Collection personnelle.


- ALEO Miguel (1824- après 1885 ?), Vue de Nice depuis Montalban, verso, vers 1866,
"Souvenir de Nice - Collection de Vues pour Album - par - Miguel Aleo -- Ch. Jougla, Libraire - Nice",
carton de 11x6,6 cm, Collection personnelle.


- ALEO Miguel (1824-après 1885 ?) & DAVANNE Alphonse (1824-1912), "Nice - Le quai des Palmiers", recto, vers 1868-1875 (?),
tirage albuminé de 10,5x6 cm sur un carton de 10,9x6,5 cm, Collection personnelle.


- ALEO Miguel (1824-après 1885 ?) & DAVANNE Alphonse (1824-1912), "Nice - Le quai des Palmiers", détail du verso, vers 1868-1875 (?),
"D" marqué verticalement de "A.Davanne" et "A" marqué verticalement de "M. Aleo",
 carton de 10,9x6,5 cm, Collection personnelle.




- Joseph SILLI (ca1838 ? - ? après 1905), SILLY, SCILLY ou SILLIS, est un photographe italien signalé dans les annuaires niçois dès 1862 et 1863, Derrière le Temple Vaudois, et de 1864 à 1871, au n° 9 quai Masséna.  
La liste des étrangers fixés dans la ville, publiée dans Les Échos de Nice du 15 septembre 1867, signale la présence de « Silly, photographe et Mme, quai Masséna, 9, italiens». 
En 1872, il est cité quai Saint-Jean-Baptiste [Maison du Gd Hôtel de la Paix], de 1873 à 1883, au même endroit avec la précision du n° 13, et enfin de 1884 à 1885, au n° 32 rue Gioffredo. 

Il est cité dans la « Liste générale des principaux photographes de la Société française de Photographie 1876-1910 » à Nice (Sillis) de 1877 à 1885 mais également à Vichy (Scilly puis Silly) de 1879 à 1905.

Le verso des cartons de ses photographies affiche les adresses niçoises citées dont la plus ancienne, "Silli, Photographe - Derrière le Temple Vaudois, Nice", ajoutant parfois "Portraits, - Vues stéréoscopes", et il précise ensuite "Photographe - de S.A.R. [Mgr] le Prince Oscar - de Suède et de Norvège" (carton daté de janvier 1866) puis affiche les blasons de Suède, Russie et Bavière (cartons datés de 1868 et de décembre 1874).

Le verso précise également sa présence à Vichy dès la fin des années 1860, rue de Ballore (carton daté de 1868), boulevard Napoléon (carton daté d'avril 1871) et enfin, boulevard National (carton daté de décembre 1874).

Il semble que Joseph Silli ait renoncé à son affaire niçoise vers 1884-1885, la cédant à Jean-Antoine Messy (Messy Fils) mais ait conservé un domicile dans la ville,  au n° 37 (1886-1887) puis au n° 45, avenue de la Gare (1888), faisant suivre son nom dans les annuaires de la mention, "anciennement photographe". 

Il conserve cependant son affaire vichyssoise (cartons de photos n'affichant plus Nice) et semble quitter Nice, vers 1888, pour Vichy où il reste actif jusqu'en 1905. Sa date de décès (comme sa date de naissance) reste inconnue.



- Photographie d'une caricature du photographe Silli, 1862,
extraite de l'Album "A. D. Nice 1862" (André Donis, ancien propriétaire),
album de 194 photographies sur papier albuminé
représentant des personnalités du 19e siècle et des paysages de la Riviera,
Nice, Bibliothèque du Chevalier de Cessole.



- SILLI Joseph (ca1838 ? - après 1905), Portrait de M. Castel, recto, vers 1862,
"Silli à Nice",
portrait posant devant une toile peinte représentant la plage des Ponchettes et la Colline du Château,
tirage albuminé de 9x5,8 cm sur un carton de 9,8x6,1 cm, Collection personnelle.



- SILLI Joseph (ca1838 ? - après 1905), Portrait de M. Castel, verso, vers 1862,
"Mr Castel, Nice",
"Silli - Photographe - derrière le Temple Vaudois - à - Nice",
carton de 9,8x6,1 cm, Collection personnelle.


- SILLI Joseph (ca1838 ? - après 1905), Portrait, recto, vers 1864,
"Silli, à Nice",
tirage albuminé de 9x5,5 cm sur un carton de 10,3x6 cm, Collection personnelle.


- SILLI Joseph (ca1838 ? - après 1905), Portrait, verso, vers 1864,
blason suivi de "Silli - Photographe - De S.A.R. Mgr Le Prince Oscar - de Suède et de Norvège, - Quai Masséna, 9 - Nice -- N° 120",
carton de 10,3x6 cm, Collection personnelle.




- Jean Walburg DEBRAY (1839-1901) ou DE BRAY, est un photographe français signalé à Nice dès 1862. Voir l' article de ce blog qui lui est consacré : Jean Walburg De Bray



- Peter MOOSBRUGGER (1831 - 1883), MOOSBROGER, MOSBRUGGER ou MOOSBURG est un photographe autrichien installé à Meran (Tyrol, actuellement Merano, Italie). Il n'est signalé à Nice que pour les saisons d'hiver de 1863 à 1865, place Grimaldi (1863) puis au n°7, rue du Temple, près la place Grimaldi (1864-1865).

Le verso de ses cartons est parfois muet, avec au recto, "Moosbrugger Phot. - Nice", ou bien pourvu d'un texte en allemand (utilisé sur Nice ?), "Aus dem - Photographisrfien - Atelier - Peter Moosbrugger -Hof-Photograf - SM des Königs Ludwig l.v. Baiern - in Meran – vormals - Nizza". Des textes existent également en français, "P. Moosbrugger - Photographe [de S.M. Le Roi Louis de Bavière] - 7, rue du Temple, 7 - Nice" (carton daté de décembre 1864), avec au recto, "Moosbrugger"ou "P. Moosbrugger".
Son successeur niçois semble Léon Puget dès 1865.


- LÉON PUGET (? - ?) est un photographe français sur lequel j'ai peu de renseignements et dont je ne connais pas de photographies. 

Il est signalé dans les annuaires niçois de 1864 à 1867, au n° 28, boulevard du Pont-Neuf (également dans, De Carli, Conseiller du touriste à Nice et ses environs, 1864-1865). 
Les Échos de Nice signalent cependant le 7 octobre 1865, "Puget et Madame, photographe, rue du Temple, 7 - français", expliquant dans le même numéro que "M. Puget, un de nos photographes avantageusement connus vient de transférer son atelier, rue du Temple, 7, en face du consulat de Russie. Cet établissement fondé par M. Moosbroger, et depuis abandonné par ce dernier, ne pouvait tomber en de meilleures mains". 

De nombreuses publicités sont d'ailleurs publiées toute la saison d'hiver 1865-1866, avec l'une ou l'autre adresse, "Photographie - Puget - boulevard du Pont-Neuf, 28" et "Photographie - Puget, successeur de Moosburg, rue du Temple, 7, en face le consulat de Russie". Cela peut s'expliquer par le fait qu'il possède alors ces deux adresses, les annuaires ne citant que la première.

Le nom de Puget revient dans les annuaires de 1870 à 1872 au n° 3, quai Saint-Jean-Baptiste, sans qu'il soit possible d'affirmer s'il s'agit de lui ou bien de son épouse, Caroline, dont le seul prénom apparaît à cette même adresse dans les annuaires suivants de 1873 à 1875 (annuaire de 1876 absent). 
Le nom de Léon Puget étant absent des avis de décès de cette période, il est possible que le mari et la femme officient chacun à une adresse, sans que la seconde n'apparaisse.


- Eugène DEGAND (1829-1911) est un photographe français signalé à Nice dès 1864. Voir les articles de ce blog qui lui sont consacrés : Eugène Degand


- Émile MESSY (? - ? après 1880), est un photographe français, actif dès le début des années 1860. Il est signalé à Nice en 1864, rue du Temple, coin gauche de l’avenue du Prince Impérial, maison Donati (De Carli, Conseiller du touriste à Nice et ses environs, 1864-1865) puis, Au Théâtre Impérial, dans l'annuaire niçois de l'année suivante (1865).

Les Échos de Nice des saisons d’hiver 1865-1866 et 1867-1868, publient de nombreuses publicités le concernant « Photographie - Émile Messy - à Nice - rue Paradis, 2 et rue Masséna, 13, au fond du jardin - à Cannes, rue Grande, 13 », le numéro du 7 octobre 1865 précisant l'ouverture récente de son atelier cannois. 

Les annuaires niçois de 1866 à 1872 mentionnent pour leur part l'adresse du n° 2, rue Paradis qui devient le n° 2, rue Saint-Michel, en 1873. 

Le verso de ses cartons photos évoquent les mêmes adresses niçoises et cannoises puis la seule adresse de son atelier cannois, libellée au n° 38, rue du Port, entrée rue Grande, 3 puis au n°5 bis, rue Bivouac Napoléon. Cette mention uniquement cannoise peut laisser penser qu'il a quitté Nice vers 1873 pour ne conserver que son atelier cannois (?).

Émile Messy semble stopper son activité ou quitter la région (?) vers 1880. Sa date de décès (comme de naissance) est inconnue.

Afin de finir d'exposer les problèmes sans, malheureusement, les résoudre, il existe certaines photographies portant au verso la mention "Photographie - Messy-Ferret - Fréjus et Saint-Raphaël" , sans qu'il soit possible de dire s'il s'agit d' Émile Messy et Pierre Ferret, de leurs fils ou d'homonymes.

Le fils d'Émile Messy, Jean-Antoine (Messy Émile Fils) sera actif dès le début des années 1880. Il prendra pour sa part, dès 1884, la succession de l'atelier niçois de Joseph Silli au n° 13 quai Saint-Jean-Baptiste mais également au n° 12, rue Gubernatis puis s'installera au n° 41, avenue de Beaulieu (de 1885 à 1889) qui deviendra le n° 31 (de 1890 à 1900) puis le n° 51 (après 1900). 
Il possédera une succursale à Cauterets (4, rue de Belfort puis avenue du Mamelon Vert) pour la saison d'été (de juillet à septembre). Il possèdera peut-être également une succursale à Cannes (Villa Bernard, boulevard de la Croisette ?).


- MESSY Émile (? - ? après 1880), Portrait, recto, vers 1864,
"E. Messy.",
tirage albuminé de 8,7x5,3 cm sur un carton de 9,8x6 cm, Collection personnelle.



- MESSY Émile (? - ? après 1880), Portrait, verso, vers 1864,
"Emile Messy - Photographe - Rue du Temple coin gauche -
de l'avenue du Prince Impérial - Maison Donati - Nice",
carton de 9,8x6 cm, Collection personnelle.


- MESSY Émile (? - ? après 1880), Portrait de famille, recto, vers 1866-1872,
"E. Messy Phot.",
tirage albuminé de 8,7x5,4 cm sur un carton de 9,7x6,3 cm, Collection personnelle.


- MESSY Émile (? - ? après 1880), Portrait de famille, verso, vers 1866-1872,
blason suivi de "Photographie - Emile Messy - Rue Paradis, 2. - Rue Masséna, 13. - au fond du jardin, - Nice -- 
Rue Grande, 3. - au fond du jardin -- Cannes", carton de 9,7x6,3 cm, Collection personnelle.




À SUIVRE












lundi 20 mars 2017

678-VIDÉOS : RODIN, LES EXPOSITIONS DU CENTENAIRE À PARIS






VOIR LA VIDÉO (4 MN 12, 2017) PAR EXPO IN THE CITY
VISITE DE L'EXPOSITION DU CENTENAIRE DE LA MORT DE RODIN (1840-1917)
AU GRAND PALAIS, PARIS, DU 22 MARS AU 31 JUILLET 2017.



VOIR LA VIDÉO (3 MN 30, 2017) PAR EXPO IN THE CITY
VISITE DE L'EXPOSITION AMSELM KIEFER (NÉ EN 1945) - AUGUSTE RODIN (1840-1917)
AU MUSÉE RODIN, PARIS, DU 14 MARS AU 22 OCTOBRE 2017.















dimanche 19 mars 2017

677-LYCÉE APOLLINAIRE : DÉAMBULATION CHORÉGRAPHIÉE AU CIMETIÈRE DU CHÂTEAU (NICE)







Le projet commencé l'an dernier autour des sculptures du Cimetière du Château de la Ville de Nice va s'achever cette année avec la réalisation d'un webdocumentaire mêlant "Corps de Pierre et Corps de Chair". 

Les sections Danse et Arts plastiques du lycée Guillaume Apollinaire de Nice sont impliquées dans cette réalisation permise grâce au soutien du Lycée, du Rectorat, du Conseil Régional et de la collaboration avec plusieurs Services de la Ville de Nice, le Réseau Canopé et de nombreux professeurs et intervenants culturels.

Ce vendredi 17 mars, sur le Plateau Gambetta ensoleillé, les danseurs et danseuses de Seconde, Première et Terminale ont réalisé une déambulation chorégraphiée silencieuse, filmée par les plasticiens de 1°L.

























































mercredi 15 mars 2017

676-VIDÉO : AUGUSTE RODIN, "ASSEMBLAGE : ABSOLUTION", VERS 1900




VOIR LA VIDÉO (7 MN 45, 2017) DU MUSÉE RODIN 
SUR LA DÉCOUVERTE ET LA RESTAURATION DE L'OEUVRE
D'AUGUSTE RODIN, ABSOLUTION.




VOIR LA PRÉSENTATION PAR LE MUSÉE RODIN
DE L'EXPOSITION 
KIEFER-RODIN
HASARD, ACCIDENT, ASSEMBLAGE, MATIÈRES...
14 MARS - 22 OCTOBRE 2017













mardi 14 mars 2017

675-DE QUELQUES PHOTOGRAPHES PRIMITIFS NIÇOIS (1850-1870)-1


 - FERRET Pierre (1815-1875), Nice, L'entrée du Port, recto, vers 1860 (?),
tirage albuminé de 10,6x6,4 cm sur un carton de 10,7x6,4 cm, Collection personnelle.


 - FERRET Pierre (1815-1875), Nice, L'entrée du Port, verso, vers 1860 (?),
"Villa Nuvelli" -
" FERRET, PHOTOGRAPHE - de S.M. L'Impératrice Douairière de Russie - Rue Chauvain, maison Ferret, - NICE",
carton de 10,7x6,4 cm, Collection personnelle.





La liste des photographes ci-dessous est loin d'être exhaustive. Elle vient en complément de l'article toujours en cours qui essaye d'établir un annuaire des photographes niçois mais, cette fois, dans un cadre permettant de cibler quelques noms assortis de leurs photographies. 
Cette liste recense uniquement la vingtaine de photographes mentionnés dans les sources locales consultées à ce jour (guides touristiques, annuaires, journaux et ouvrages, cartons des photographies). Elle omet les photographes des villes voisines et ceux séjournant à l'hôtel qui ont photographié Nice, pour se concentrer sur ceux qui ont ouvert un atelier dans la ville, voire un magasin.

Beaucoup d'entre eux sont des peintres (quelques-uns sculpteurs) qui se sont initiés à la photographie avant d'en faire leur profession principale. Ce changement professionnel s'est le plus souvent effectué avant leur installation niçoise. 

Dès les années 1850-1860 en effet (et probablement avant), quelques photographes pour la plupart installés à Paris (italiens, français, anglais, allemands...) ont commencé à venir travailler à Nice pendant la saison d'hiver, et certains s'y sont installés pour quelques années ou le reste de leur vie (rattachement de Nice à la France en 1860). 

La plupart des photographes des années 1850-1860 ont partagé leur travail entre portraits et paysages, voire ont donné priorité à leur activité de paysagiste. Ce n'est que dans les décennies suivantes que de nombreux photographes se sont spécialisés dans un travail de portraits en studio.

Les photographes sont présentés ci-dessous dans l'ordre chronologique de leur apparition dans les sources niçoises consultées. Le but est de cibler ici leur carrière niçoise et non pas de présenter l'ensemble de leur vie. Leurs courtes notices seront corrigées et complétées au fur et à mesure de l'avancée des recherches et de l'acquisition de photographies.


- Pierre FERRET (1815-1875) est signalé à Nice, quai du Pont-Neuf, dès 1852 (L'Avenir de Nice du 4 mai 1852) mais la publicité précise qu'il n'y séjourne que jusqu'en juin (parisien ?). Il n'est cité à nouveau que dans un guide touristique de 1858 (Bischoff, Guide des Etrangers à Nice, 1858-1859) au n° 3 quai Masséna. 

Il ouvre un atelier à Monaco (rue Florestine), en 1861 et participe à l'Exposition des Beaux-Arts de Nice de la même année (de décembre 1861 à mars 1862). Il diffuse à cette époque de nombreuses photographies de caricatures de personnalités artistiques niçoises (dont les photographes Joseph Silli et Pierre Petit). 

Son nom apparaît ensuite dans les annuaires niçois, au n° 3 quai Masséna en 1862 et 1863 puis au n° 6 rue Gioffredo et au n° 8 rue Chauvain jusqu'en 1875, date de sa mort (26 avril 1875). 

Le dos de ses cartons photos est parfois muet ou timbré de son seul nom (carton daté de 1867). Le recto indique parfois l'adresse au n° 10, rue Chauvin (dates ? vers 1860-1862 ?). Le dos révèle le plus souvent qu'il est le Photographe de S.M. L'Empereur et de S.M. L'Impératrice Douairière de Russie (encore en 1862 et 1863), voire le nom de la Librairie niçoise Charles Jougla (Alexandra Feodorovna de Russie (1798-1860) a effectué deux séjours à Nice, en 1856 puis en 1859).

Dè 1874, son fils le seconde puis lui succède l'année suivante (au n° 58 rue Gioffredo et au n° 7 puis au n° 5 rue Chauvain) jusqu'en 1883 ("Ferret Fils ou Ferret L.") mais reste cité par la Société française de Photographie (Toulouse) comme photographe niçois jusqu'en 1885.



 - FERRET Pierre (1815-1875), Nice, Quai Masséna, Le Paillon, recto, vers 1860 (?),
"Quai Masséna - Le paillon - Nice"
tirage albuminé de 10,7x6,2 cm sur un carton de 11x6,2 cm, Collection personnelle.


 - FERRET Pierre (1815-1875), Nice, Quai Masséna, Le Paillon, verso, vers 1860 (?),
" FERRET, PHOTOGRAPHE - de S.M. L'Impératrice Douairière de Russie - Rue Chauvain, maison Ferret, - NICE", "CH. JOUGLA, libraire-éditeur, - quai Masséna.",
carton de 11x6,2 cm, Collection personnelle.



 - FERRET Pierre (1815-1875), Portrait, recto, vers 1860-1862 (?),
"Ferret, 10 Rue Chauvin"
tirage albuminé de 8,4x5,1 cm sur un carton de 9,6x6,3 cm, Collection personnelle.



 - FERRET Pierre (1815-1875), Portrait, verso, vers 1860-1862 (?),
"FERRET, - Photographe de S.M. L'Empereur - Rue Chauvin, N° 10 - à - NICE"
carton de 9,6x6,3 cm, Collection personnelle.





- Michele SCHEMBOCHE (ca1828-1908) est un photographe italien qui s'est formé à Paris auprès de Nadar. On trouve parfois son nom écrit "SCHAMBOCHE", "SCHENBOCHE", "SCHIMBOCHE" ou encore "CHAMBOCHE". Il est signalé à Marseille au n° 17, rue Saint-Férréol en 1856 (Indicateur marseillais, 1856) puis à Nice dès 1858 (Bischoff, Guide des Etrangers à Nice, 1858-1859), au n° 73, rue de France. 

De nombreuses publicités lui sont consacrées d'octobre 1859 à avril 1860 dans L'Avenir de Nice puis d'avril à juillet 1860 dans Le Messager de Nice, signalant son association avec Cottalorda : "Maison Centrale de Photographie – Schemboche et Cottalorda - Artistes de Paris - Quai Masséna, 9". A la même adresse, leurs deux noms apparaissent dans l'annuaire de 1862 puis le nom seul de Michele Schemboche dans celui de 1863.

Le nom de Michele Schemboche est ensuite associé à celui d'Alberto Pacelli au n° 5, rue Chauvain dans les annuaires niçois de 1864 et 1865. Le verso de certaines photos précise également leurs deux noms et cette même adresse. 

En 1865, Michele Schemboche cède son affaire à Alberto Pacelli et quitte Nice pour reprendre un atelier à Turin. Il ouvre ensuite des succursales à Rome, Florence, Trévise et Paris (au n° 12, étude Delaporte puis dès avril 1879, au n° 28, avenue des Champs-Elysées - Archives commerciales de la France, journal hebdomadaire du 10 avril 1879). 

Il s'associe à Baldi dès les années 1890 (journaux de 1896, 1902 et 1907). Le "Photographe de S.M . le Roi d’Italie et de son A.R. la Duchesse de Gênes" meurt en 1908. Voir un article du G.R.I (Gruppo Ricerca Immagine) sur sa carrière en Italie.



- SCHEMBOCHE Michele (ca1828-1908), Portrait, recto, vers 1863,
tirage albuminé de 9,1x5,3 cm sur un carton de 10,3x6,2 cm, Collection personnelle.


- SCHEMBOCHE Michele (ca1828-1908), verso, vers 1863,
carton de 10,3x6,2 cm, Collection personnelle.



- Photographie publiée dans les journaux italiens à la mort de Michele Schemboche en 1908,
Collection privée.


- SCHEMBOCHE Michele (ca1828-1908) et PACELLI Alberto (1821-ca1884), Portrait, recto, vers 1864,
tirage albuminé de 9,5x5,7 cm sur un carton de 9,9x6 cm, Collection personnelle.


- SCHEMBOCHE Michele (ca1828-1908) et PACELLI Alberto (1821-ca1884), Portrait, verso, vers 1864,
carton de 9,9x6 cm, Collection personnelle.





- Alberto PACELLI (1821- ? après1884) est italien. Il est signalé à Nice dès 1858 (Bischoff, Guide des Etrangers à Nice, 1858-1859) non pas comme photographe (s'il s'agit bien de la même personne) mais comme "professeur de langue française", au n° 7 rue des Hôtels. 

Il n'apparaît comme "photographe" qu'à partir de 1864 (De Carli, Conseiller du touriste à Nice et ses environs, 1864-1865) au n° 5, rue Chauvain, comme associé de Michele Schemboche (annuaires niçois de 1864 et 1865 et verso de certaines photos) puis comme son successeur (Dr Lubanski, Guide aux stations d'hiver du littoral méditerranéen, 1865) et reste à cette adresse jusqu'en 1873 (annuaires niçois). Il est l'un des membres du Congrès scientique de France lors de la session de Nice, en décembre 1866. 

Le verso de ses photographies indique ses nom et adresse citées et précise parfois l'existence de terrasses de pose au nord et au 1er étage.

La date de 1873 est celle de l'arrêt de l'activité d'Alberto Pacelli car il cède son affaire vers 1872-1873 à Eugène Guigoni. Alberto Pacelly (avec un "y") est signalé une dernière fois dans les annuaires niçois en 1884, au n° 7, rue Longchamp.



- PACELLI Alberto (1821-ca1884), Portrait, vers 1865-1873,
tirage albuminé de 9,3x5,6 cm sur un carton de 10,5x6,4 cm, Collection personnelle.
Inscriptions au verso : "A. Pacelli - Photographe - 5, rue Chauvain, 5 - Au 1er étage - Nice".


- PACELLI Alberto (1821-ca1884), Portrait, verso, vers 1865-1873,
 "A. PACELLI - PHOTOGRAPHE - 5, Rue Chauvain, 5 - Au 1er étage - NICE",
carton de 10,5x6,4 cm, Collection personnelle.





- Luigi ou Louis CRETTE (1823-1872) est un photographe italien, né à Nice. Il semble s'être formé à Paris, dès le début des années 1850, auprès de Gustave Le Gray. Il expose notamment à Londres en 1852 (liste des participants) et à Bruxelles en 1857 (Bulletin de la Société française de photographie, 1858). 

Il est signalé à Nice dès 1858 (Bischoff, Guide des Etrangers à Nice, 1858-1859), au n°5 chemin Saint-Etienne. Il est dès lors qualifié de "Photographe du Roi de Sardaigne" (L'Illustration du 27 août 1859). Il ouvre un atelier à Turin en 1861. Son adresse niçoise devient ensuite n° 5, rue Saint-Etienne, dans une publicité de 1861 précisant la vente de son Album de Nice à la librairie Charles Jougla (Mazon, Guide de l'étranger, 1861)

Il apparaît à cette même adresse dans les annuaires niçois de 1862, 1863, 1864 et 1865, avec pour ces deux dernières années, la mention "Photographe de L.L. M.M. L'Empereur [des Français] Napoléon III et le Roi [d'Italie] Victor Emmanuel II". 

Vers 1865, cèdant probablement son affaire à Charles Nègre, il quitte Nice pour Turin où il cesse son activité en 1867 et meurt en 1872.


- CLERISSY (? - ?) est un photographe fraçais sur lequel je possède peu de précisions et dont je ne connais pas de photographies. Il est uniquement signalé à Nice en 1858 (Bischoff, Guide des Etrangers à Nice, 1858-1859), au n° 24, rue des Ponchettes.


- COTTALORDA (? - ?) ou CATTALORDA est un photographe espagnol ou italien sur lequel je possède peu de précisions. Il est seulement signalé avec Michele Schemboche dans de nombreuses publicités de 1860 (Le Messager de Nice, avril-juillet 1860), "Maison Centrale de Photographie - Schemboche et Cottalorda - Artistes de Paris - Quai Masséna, 9" puis dans l'annuaire niçois de l'année 1862, à nouveau quai Masséna mais sans indication de numéro.



- Pierre PETIT (1831-1909) est un photographe français, présent à Paris (au n° 31, Place Cadet) dès la fin des années 1850. Il participe, en 1859, à la troisième Exposition de la Société Française de Photographie puis, en 1861, à la quatrième Exposition parisienne (associé à Trinquart). 

Il est présent, la même année, à l’Exposition des Beaux-Arts de Nice (décembre 1861-mars 1862) et son nom apparaît dans les annuaires niçois des années 1862 et 1863, avec un atelier sur la Promenade des Anglais qui affiche le n° 15 en 1864 : "Photographie des Deux Mondes - Galerie des hommes du jour - Galerie de l’Episcopat - Vues de Nice - Stéréoscopes" (De Carli, Conseiller du touriste à Nice et ses environs, 1864-1865)
Il céde son affaire à  Riollet (et Mouë ?) en 1864 et regagne Paris où il fera toute la suite de sa carrière.

Je n'ai pas connaissance de cartons photos de sa part portant la mention de la ville de "Nice". La photographie d'une caricature de Pierre Petit est conservée dans l'Album Donis de 1862 à la Bibliothèque municipale de Cessole.
Il s'associe à Paris avec son fils (verso de carton de 1900, "Pierre Petit & Fils, 122 rue Lafayette") qui assurera sa succession.






À SUIVRE