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vendredi 17 novembre 2017

772-DE QUELQUES PHOTOGRAPHES NIÇOIS (1870-1880)-4




- TRAJAN Félix (?-?), Portrait de couple, 1870,
inscriptions au recto, "FELIX TRAJAN -- NICE",
tirage albuminé de 8,4x5 cm sur carton de 10,4x6,3 cm, Collection personnelle.

- TRAJAN Félix (?-?), Portrait de A. Letertre et de sa future, 1870,
inscriptions au verso, "Armoiries doubles de Russie - FELIX TRAJAN - Photographe - de la Cour de Russie - 
Membre de l'Académie Nationale - RUE PASTORELLI - près la rue Saint-Etienne - Derrière la pension Milliet - Nice",
inscription manuscrite, " Témoignage d'amitiés à leur bon - ami Albin Rousseau - Nice le 13 avril 1870 - A. Letertre et sa future",
carton de 10,4x6,3 cm, Collection personnelle.



DANS CET ARTICLE, LES PHOTOGRAPHES :
TRAJAN, DEBREUIL, POULLAN, GUIGONI, NUMA BLANC, SCHIER, BELLON, DUGART, MONTEL,
 BLANC, BONNET, DELAHAYE, MAZZOCCA, BOUTET, METENIER, HÖFFERT, BANNICKE, 
AMBROSETTI, BUSIN, GUARNERO, CASTELLANI, ROUX, ZACHER, ECHTLER
Dernière mise à jour de ces notices : 21/08/2018



- Félix TRAJAN (vers 1845-après 1884) et Jean TRAJAN (?-?)Félix Trajan est absent de la rubrique professionnelle des annuaires niçois. Il est seulement signalé comme, "Trajan, propriétaire, rue Saint-Etienne", dans les annuaires de 1874 et de 1875.

Une demande d'autorisation de voirie le signale cependant dès 1865 au 3, rue Chauvain, adresse à laquelle il souhaite faire une inscription. Le recensement de la Ville de Nice effectué en 1866, le situe à la même adresse mais au n° 2 et précise qu'il a alors 21 ans.

Cette adresse niçoise apparaît sur des cartons qui révèlent que le photographe a un ou plusieurs associés : "Photographie - Fx Trajan & Cie - Vues, cartes de visite, Groupes, Portraits de toute dimention (sic) jusqu’à la grandeur naturelle - mise en couleur à l’aquarelle, à la gouache, au pastel et à l’huile, à volonté couronnes et armoiries dans les compositions - 3 - Rue Chauvain ".

Félix Trajan dépose en 1869 une demande de permis de construire pour une maison rue Pastorelli.

Le verso d'autres cartons-photos permet d'en apprendre davantage. L'un d'eux est daté d'avril 1870 :  "Armoiries doubles de Russie - Félix Trajan - Photographe - de la Cour de Russie - Membre de l’Académie Nationale - Rue Pastorelli - près la rue St-Etienne - Derrière la Pension Milliet - Nice".

Deux cartons datés de janvier et août 1872, et un autre de septembre 1873, affichent désormais à l'encre violette, un seul blason de Russie dominant l'adresse de Nice, "Rue Pastorelli", et une succursale à Antibes, "Rue Nationale".

Il ne réalise pas seulement des portraits en studio mais des vues en extérieur (accident de chemin de fer près d'Antibes du 24 janvier 1872).

La date à laquelle il quitte Nice pour Antibes n'est pas connue (fin des années 1870 ou début des années 1880).

Sur ses cartons d'Antibes du début des années 1880, un tampon humide à l'encre violette indique que son adresse a changé : "F. Trajan - Maison fondée en 1870 - 27 rue Vauban, 27 - Antibes". La mention "Maison fondée en 1870" semble correspondre à la date de l'ouverture de son magasin d'Antibes mais cette adresse ne semble apparaître qu'à partir de 1872 au revers de ses cartons-photos.

Il est probable que Félix Trajan arrête son activité, tant à Nice qu'à Antibes vers 1884. Il est en effet cité dans la liste des photographes des annuaires d'Antibes, en tant que, "F. Trajan" en 1884 puis "Trajan" en 1886 et 1887 puis il y cède la place à "Jean Trajan" dès 1888. Il semble donc qu'il y ait deux Trajan (frères ou père et fils ?) qui se relaient à Antibes dans les années 1880 (entre 1885 et 1887).

On retrouve le nom de Jean Trajan dans les annuaires jusqu'en 1893 seulement, toujours au 27, rue Vauban. Les photos de cette période sont donc à lui attribuer (Villa Carina, photo datée de 1891). 

Les annuaires de 1894 à 1900 ne citent plus l'atelier du photographe mais il semble qu'en 1900, le photographe J. Rolando reprend l'affaire à cette même adresse (annuaires de 1900 et des années suivantes).

"Trajan" est cependant cité à Antibes, dans la « Liste générale des principaux photographes » publiée par la Société de Photographie de Toulouse, de 1897 à 1905.



- TRAJAN Félix (vers 1845-après 1884), Portrait de femme âgée, vers 1865-1866,
sans inscription au recto,
tirage albuminé de 9,2x5,8 cm sur carton de 10,3x6,1 cm, Collection personnelle.

- TRAJAN Félix (vers 1845-après 1884), Portrait de femme âgée, vers 1865-1866,
inscriptions manuscrites au verso, "F. Trajan - 3, Rue chauvain - Nice",
carton de 10,3x6, cm, Collection personnelle.


- TRAJAN Félix (vers 1845-après 1884), Portrait de fillette, vers 1870-1872,
inscriptions au recto, "Félix Trajan -- Nice",
tirage albuminé de 8,9x5,2 cm sur carton de 10,4x6,3 cm, Collection personnelle.

- TRAJAN Félix (vers 1845-après 1884), Portrait de fillette, vers 1870-1872,
inscriptions au verso, "Armoiries doubles de Russie - FELIX TRAJAN - Photographe - de la Cour de Russie - 
Membre de l'Académie Nationale - RUE PASTORELLI - près la rue Saint-Etienne - Derrière la pension Milliet - Nice", 
carton de 10,4x6,3 cm, Collection personnelle.



- DEBREUIL (?-?) est un photographe signalé dans les annuaires niçois, au 2, Descente Crotti, de 1870 à 1874 mais uniquement dans la liste des habitants.


Je ne connais actuellement ni son prénom ni aucune de ses photographies.



- Emile POULLAN (1846-1890), POULAN ou POULLON et Pie POULLAN (1869-?) 

Emile Poullan est né à Nice le 11 septembre 1846. Il est signalé comme "photographe, âgé de 22 ans" en tant que témoin de deux mariages en 1868 et il se marie également cette même année. 

Peintre-photographe, est signalé, dès 1869, dans la liste professionnelle des "photographes" de l'Indicateur des Alpes-Maritimes et de la Principauté de Monaco (par Léon Affourous) au 4, place du jardin-Public puis dans la liste des habitants des annuaires niçois de 1871 à 1873, à la même adresse (avec Sérène Lemière ?). Il semble quitter Nice l'année suivante (comme Sérène Lemière).

Les cartons-photos nous révèlent qu'il s'installe à Hyères, "Maison fondée en 1875", Route Nationale (carton daté de février 1877) puis, Boulevard des Palmiers, à côté de l’Hôtel du Parc (années 1880 ; carton daté de février 1880), et enfin, Avenue de la Gare, en face le boulevard des Palmiers à Hyères les Palmiers (dès les années 1890 et jusqu'au début des années 1900) : "Encadrement Artistique - Spécialité d'Agrandissement". Il réalise à Hyères des photographies de paysages. 

Poullan est cité à Hyères, dans la « Liste générale des principaux photographes » publiée par la Société de Photographie de Toulouse, de 1888 à 1896.

Au recto de certains des cartons-photos de Hyères apparaît la mention "Photographe breveté" ou "Photographe diplômé", le verso précisant "Breveté de SM la Reine d'Angleterre" (de passage à Grasse en mars 1891 et à Hyères en mars 1892) mais il s'agit désormais de Pie Poullan, le fils aîné, qui a pris la succession dès 1890. Ce dernier devient d'ailleurs éditeur de cartes postales au tournant du XX° siècle.

Certains cartons-photos indiquent qu'il possède une adresse, Maison Lambert Bonnafon, 12 avenue de Lorette à Grasse, sans qu'il soit possible de dire s'il s'agit d'une succursale ou d'une adresse antérieure aux autres.

Ce sont les recherches d'Hervé Lestang sur les photographes français qui ont démontré qu'Emile Poullan est né en 1846 et mort en 1890 et que c'est son fils aîné Pie Poullan, né en 1869, qui a pris sa succession à Hyères dès octobre 1890 (voir http://portraitsepia.fr/photographes/poullan/ et http://portraitsepia.fr/photographes/poullan-2/).



- Eugène GUIGONI (1845 - ?) ou GUIGONIS est né à Rome. Il est cité dans la liste des photographes de l'Indicateur des Alpes-Maritimes et de la Principauté de Monaco de 1869, rue Saint-Etienne, 4 puis dans cette même rue dans le Nice-Guide du Dr Lubanski de 1870 (p 263), rue Saint-Etienne. Il habite probablement dans le foyer familial situé (dès 1864) au n°7, rue Saint-Etienne, maison Mignon.

Il succède à Alberto Pacelli fin 1870 ou début 1871 au 5, rue Chauvain, en face du quai Saint-Jean-Baptiste (avec son frère) et est ensuite cité à cette adresse dans les annuaires niçois de 1872 à 1874. Le revers de ses cartons-photos affiche alors : "EG – Photographie A. Pacelli – E. Guigoni successeur – 5, rue Chauvain, 5 - Nice".

L'annuaire de 1872 présente une longue publicité pour son atelier : "Etablissement de premier ordre - Photographie A. Pacelli - E. Guigoni successeur - Portraits en tout genre et à domicile. Vues de Nice et reproduction de Tableaux anciens et modernes de tout format. Galerie historique. Célébrités photographiées. Grande collection de photographies artistiques. Photographies en couleur d’après nature. Sujets d’Enfants, Papillons, Oiseaux, Fleurs et Groupes de famille. Salon, Cabinet de Toilette, Terrasse de Pose. Leçons de photographie. Encadrements. Passe-partout. Ecrins. Médaillons de luxe. Il suffit de rappeler le n° pour avoir des épreuves pareilles. Ecrire ou Télégraphier. Ouvert toute l'année".

Il est cité dans le recensement de la Ville de Nice de 1872, résidant 4, rue Chauvain et dit, né à Rome et âgé de 27 ans.

Eugène Guigoni disparaît des annuaires niçois après 1874 mais il est cité (Guigonis) à Nice dans la « Liste générale des principaux photographes » publiée par la Société de Photographie de Toulouse de 1877 à 1885. 

[Est-il ce "Guigoni" qui s'associe à Milan (13, Corso Vittorio Emmanuelle) avec Bossi (Fotografi di S.M. la Regina d'Italia) jusqu'au début du XX° siècle ?].



- GUIGONI Eugène (vers 1845-?), Portrait d'homme, vers 1873 ou vers 1880 ?,
inscriptions au recto, "E. Guigoni, Phot.",
tirage albuminé de 9,3x5,5 cm sur carton de 10,5x6,4 cm, Collection personnelle.

- GUIGONI Eugène (vers 1845-?), Portrait, vers 1873 ou vers 1880 ?,
inscriptions au verso, "EG - Photographie A. Pacelli - E. Guigoni Successeur - 5, Rue Chauvain, 5 - Nice",
carton de 10,5x6,4 cm, Collection personnelle.




- NUMA BLANC (Prosper Blanc de Labarthe, 1816-1897) et NUMA BLANC FILS (André Blanc de Labarthe, 1849-1922) 

La carrière du photographe Numa Blanc (Prosper Blanc de Labarthe, 1818-1897) est difficile à étudier car elle croise, d'une part, celle de photographes contemporains au nom proche (Georges Numa, 85, rue Richelieu, Paris ; Numa Fils, 49, rue Vivienne, Paris) et, d'autre part, celle de son propre fils.

La carrière de Numa Blanc (père) semble commencer en 1854 à Paris dans le nouvel immeuble construit à l'emplacement des anciens Bains Chinois, au 29, boulevard des Italiens. Ce n'est cependant qu'à partir de l'année 1859 que l'on trouve de nombreux documents le concernant. Il officie toujours à la même adresse et y héberge le siège de l'Association générale des Artistes photographes. Il collabore avec le Théâtre Impérial de l'Opéra-Comique pour photographier les acteurs et les costumes et il est Directeur de la Photographie au journal L'Illustration (ses nom et adresse apparaissent dans L'illustration, 1859, vol. 33 p 30, sur un carton daté de janvier 1861 et dans les ouvrages de M.L. Pallianti, Collection de mises en scène..., de 1859 et 1862 p 14). Il réalise des portraits d'artistes et notamment celui du compositeur Rossini (1792-1868) en 1860.

Ses cartons de l'époque portent au revers :
- "Numa Blanc [& Cie] - Photographe[s] - 29, Boulevart des Italiens - Paris" (un carton daté de mai 1861),
- "armoiries de l'Empereur Napoléon III - Médaille d'Or - médaille décernée par la Société des Sciences Industrielles Arts et Belles-Lettres de Paris en 1859 - Numa Blanc [& Cie] - Photographe[s - S.G.D.G.] - 29, Boulevart des Italiens - Paris".

Vers 1863, le tampon du revers devient :
- "armoiries de Prusse - Numa Blanc [& Cie] - Photographe[s] de S.M. le Roi de Prusse - 29, Boulevard des Italiens - Paris."
- ou "Numa Blanc [& Cie] - Photographe[s] de S.M. le Roi de Prusse - 29, Boulevard des Italiens - Paris - 29, Boulevard des Italiens - Bains Stéphanie - Bade. [Allée de Lichtenthal]".

Il photographie en effet le Roi de Prusse Wilhelm Ier (1797-1888, roi de 1861 à 1888) et ses proches, probablement à Baden-Baden (résidence d'été du Roi), entre 1863 et 1866, période pendant laquelle il ouvre une succursale dans ce lieu (un carton daté de juillet 1865). Il est à noter qu'il réalise à Bade de très nombreuses vues (formats divers dont des vues stéréoscopiques) de paysages urbains et naturels (ses successeurs à Bade seront A. Wacquez et Radiguet).

Il réalise également dans les années 1865-1870 des vues de Normandie et notamment de Trouville (album de la BnF, voir sur Gallica). Il rehausse certaines vues, notamment des portraits, à l'aquarelle.

En 1865, Numa Blanc (père) fait partie des membres de l'un des trois syndicats de photographes organisant l'Exposition Universelle de 1867. Lors de sa participation à l'Exposition, il change ses cartons :
- "armoiries de Prusse - Numa Blanc - Photographe de S.M. le Roi de Prusse - Et de l'Exposition Universelle - 29, Boulevart des Italiens - Paris - Et dans le Parc de l'Exposition - près la Porte de l'Université".

La même année, il photographie les acrobates de la troupe japonaise du taïcoun qui se produit à Paris au Cirque Napoléon.

Vers 1867/1868, il semble qu'il remplace sa succursale estivale de Bade,  par une succursale hivernale à Nice. Pendant ses séjours niçois, il confie son atelier parisien à son associé belge Henri Langerock (1830-1915) (probablement depuis fin 1868, voir Le Nouvelliste de Gand du 24 septembre 1868).
Le Journal de Nice du 21 novembre 1869 signale que Numa Blanc vient d'arriver à Nice et a "réinstallé" ses salons de photo, 11 Promenade des Anglais. Il y réalisera au début de l'année 1872 le portrait du Prince de Galles (âgé de 32 ans, Albert Edouard, 1841-1910).

Ses cartons-photos de l'époque (vers 1867-1870) voient disparaître la mention de la médaille de 1859 au profit de celles des Expositions Universelles de 1855 (Paris, médaille d'or), 1862 (Londres, Mention honorable) et 1867 (Paris, Mention honorable) : 
 - "armoiries de Prusse - Paris - médaille - Médaille d'Or - Londres - médaille - Ment. Honor. - Paris - médaille - 1867 - Numa Blanc - Peintre-Photographe - Paris - Nice - Bade - Bains Stéphanie - Photographie instantanée - Pour - Groupes & Chevaux (vers 1867-1868 ?),
- puis (disparition de la mention de Bade), "armoiries de Prusse - Paris - médaille de Paris - Médaille d'Or - Londres - médaille de Londres - Ment. Honor. - Paris - médaille - 1867 - Numa Blanc - Peintre-Photographe - De S.M. Le Roi de Prusse &c &c - Paris - & - Nice - 11, promenade des Anglais, 11 - Photographie instantanée - Pour - Groupes & Chevaux" (vers 1869-1870 ?).

Il est probable que ses cartons niçois des années 1870-1879 remplacent les armoiries de Prusse par celles du Prince de Galles (voir les cartons du fils).

Si Numa Blanc (père) est signalé à Nice dès 1870 dans le guide de Karl Baedecker (Italie, Manuel du voyageur p 98), les annuaires niçois le signalent de 1870 à 1879 au 9 (résidence) ou au 11 (atelier) promenade des Anglais (annuaires de 1876, 1878, 1880-1883 absents), avec une deuxième entrée au 19, rue de France. 

Numa Blanc (père) participe en 1873 à l'Exposition Universelle de Vienne  (Diplôme de mérite) puis en 1878 à celle de Paris. Il gardera, et son fils également, la mention de "Paris" sur ses cartons-photos car son ancien atelier parisien porte toujours son nom, "Photographie par Numa Blanc", même après Langerock (successeur Fernand Vadon et Cie en 1878). 

Après avoir cédé son atelier à Eugène Disdéri (1819-1889), Numa Blanc (père) quitte Nice en 1879, pour s'installer à Pau (portraits et paysages). Ses cartons précisent :
- "armoiries du Prince de Galles - armoiries de la Couronne britannique - médailles des E.U. de 1855, 1862, 1867, 1878 et 1873 - Numa Blanc - Peintre Photographe - Paris - Numa Blanc - Pau, 44, Rue du Lycée - Pendant l'été à Bagnères-de-Luchon - Villa Numa Blanc".
Au milieu des années 1880 (avant 1886, carton daté), il confie les ateliers de Pau et de Bagnères-de-Luchon à Armand Auffret et cesse toute activité professionnelle. Il meurt à Pau en 1897, âgé de 81 ans.

Numa Blanc Fils (André Blanc de Labarthe, 1849-1922) travaille avec son père, à Paris, alors qu'il est adolescent (photos signées de 1872). A Nice, il réalise également des portraits dans les années 1870, notamment ceux du sculpteur Jean-Baptiste Carpeaux en 1875. Il n'est pas cité dans les annuaires niçois.

Il est cité (sans son père) dans le recensement de 1872 de la Ville de Nice où il est dit, né à Paris, âgé de 23 ans et résidant au 3, Promenade des Anglais.

Il semble que c'est vers 1872-1875 que Numa Blanc Fils possède ses propres cartons-photos (Paris-Nice) et commence à prendre la succession méditerranéenne de son père car "le photographe (Numa Blanc père) a disparu complètement derrière le peintre miniaturiste" (Bulletin de la S.F.P. de 1875 p 236) et ce dernier cède son atelier parisien en 1875 à son associé Henri Langerock. En 1877, Le Monde Illustré (1877 p 112) publie une photo du vainqueur du Concours de Tir aux pigeons de Monte-Carlo, signée "Numa Blanc & Fils, à Nice".

Les premiers cartons-photos de Numa Blanc Fils (années 1870) comportent au revers :
"armoiries du Prince de Galles - Paris - médaille de Paris - Médaille d'Or - Londres - médaille de Londres - Ment. Honor. - Paris - médaille - 1867 - Numa Blanc Fils - Peintre-Photographe - Paris-Nice - Photographie instantanée - Pour - Groupes & Chevaux" (vers 1870/72-1874 ?),
- "armoiries du Prince de Galles - Paris - médaille - Médaille d'Or - Londres - médaille - Ment. Honor. - Paris - médaille - 1867 -  Numa Blanc Fils - Peintre Photographe - Paris-Nice - Trouville - Photographie instantanée - Pour - Groupes & Chevaux" (vers 1874-1877 ?), 
- "armoiries du Prince de Galles - Paris - médaille - Médaille d'Or - Londres - médaille - Ment. Honor. - Paris - médaille - 1867 - Numa Blanc Fils - Peintre Photographe - Paris - Nice - Cannes - Trouville - Photographie instantanée - Pour - Groupes & Chevaux" (vers 1877 ?),
- sans médailles, "armoiries du Prince de Galles - Numa Blanc Fils - Peintre  Photographe - Paris ;  Nice ; Cannes - And - During the Summer Season - At - Scarborough (vers 1877-1879 ?).

Numa Blanc Fils semble en effet ouvrir une succursale à Cannes dès 1877, y fait construire la "Villa Numa Blanc" (1878) et devient membre de la S.F.P. (1879). 

Il ouvre de même, de 1877 à 1881 (?), une nouvelle succursale à Scarborough, n° 14, St. Nicholas-cliff (Angleterre, Yorkshire). 
The British Journal of Photography de 1878 (vol. 25 p 510) cite, "Numa-Blanc (Scarborough and Nice), France". Le Journal de Monaco du 11 novembre 1879 qui annonce l'ouverture de la succursale de Numa Blanc Fils, rappelle qu'il possède déjà deux établissements de premier ordre "à Cannes et aux bains de Scarborough, en Angleterre". The London Gazette du 8 juin 1880 (p 3420) évoque la faillite de la succursale de Scarborough en date du 30 mars 1880 mais The Accountant stipule le 26 avril 1881 (p 10) que Numa Blanc a interjeté appel du jugement de faillite rendu par le Tribunal du comté du Yorkshire et The Weekly Notes (vol. 16 p 244) précise que le jugement de faillite a été annulé le 19 mai 1881.

Les cartons des années 1880 ne comportent plus les mentions de Nice et de Trouville mais voient apparaître celles de Monte-Carlo (fin 1879), Aix-les-Bains (vers 1883-1884) et Menton (vers 1885) :
- sans médailles, "armoiries du Prince de Galles - Numa Blanc Fils - Peintre Photographe - Paris - Villa Numa Blanc - Cannes - & - Monte-Carlo" (1882, un carton daté de cette année-là),
- "armoiries du prince de Galles - médailles des E.U. de 1855, 1862, 1867, 1878 et 1873 - armoiries de la Couronne britannique - Numa Blanc Fils - Peintre Photographe - Paris - Villa Numa Blanc - Cannes - Succursales à Monte-Carlo & Aix-les-Bains" (1883-1884 ?),
- "[armoiries du Prince de Galles, parfois au recto, et] - médailles des E.U. de 1855, 1862, 1867, 1878 et 1873 - armoiries de la Couronne britannique - Numa Blanc Fils - Peintre Photographe - Paris - Villa Numa Blanc - Cannes - Succursales à Monte-Carlo & Menton - Pendant l'Eté à Aix-les-Bains - Avenue de Marlioz" (dès 1885 ?).

"Numa Blanc Fils" ("Numa-Blanc Fils" ou "Blanc Numa Fils") fournit de nombreuses photographies de personnalités aux journaux et revues (comme son père avant lui). Il obtient une médaille d'argent à l'Exposition Universelle de 1889 et possède de nombreuses succursales :

- un atelier à Cannes de 1877 à 1906 (Villa Numa Blanc, boulevard ou promenade de la Croisette) ; il réalise notamment les portraits mortuaires du journaliste, historien et homme politique, Louis Blanc, en décembre 1882,

- une succursale à Monte-Carlo de 1879 à 1904 (Villa Chompret, avenue de Monte-Carlo ouvert le 15 novembre 1879 - article du Journal de Monaco de 11 novembre 1879 - puis Villa de la Géronstère). Il réalise une photo de groupe des tireurs du Grand Prix du Casino de janvier 1884. Son successeur sera Georges Detaille (1875-1955) en 1904 (Marseille Revue photographique, 1904 p 11). 
Ses cartons des années 1890-1900 portent au revers sous l'accumulation des armoiries de la Couronne britannique, du Prince De Galles, et de la Principauté de Monaco, et des six médailles des Expositions Universelles (dont celle de 1889) :
- "Villa de la Géronstère - Numa Blanc Fils - Peintre-Photographe - Monte-Carlo - Principauté de Monaco" (un carton daté de 1898),
puis "Numa Blanc - Breveté de S.A.S. Le Prince de Monaco - Villa de la Géronstère - Monte-Carlo" (un carton daté d'octobre 1900).

- une succursale à Menton, avenue Félix-Faure, vers 1885-1908 (deux cartons datés de 1885) mais son nom est absent des annuaires mentonnais et n'y apparaît qu'à partir de 1898 par l'intermédiaire de son successeur A. Guesquin (dès 1897), "Guesquin-Numa", jusqu'en 1908 (date à laquelle ce dernier cède "l'Ancienne Maison Numa Blanc Fils - Photographe de la Famille royale d'Angleterre" à Antonio Coÿné), 

et il officie :
- l'été, en Normandie à Trouville, dans les années 1870 (vers 1872-1877), 
- puis l'été, en Savoie à Aix-les-Bains (Villa Soleil, Avenue de Marlioz), dans les années 1880-1890, probablement vers 1883/84-1895 mais un carton est daté de mai 1898. 

Numa Blanc (Fils) est cité dans la « Liste générale des principaux photographes » publiée par la Société de Photographie de Toulouse, de 1888 à 1905 à Cannes, en 1889 à Aix-les-Bains et en 1890 à Monaco, de 1898 à 1905 à Pau, de 1903 à 1905 à Menton (!)



- NUMA BLANC FILS (1849-1922), Portrait d'homme, vers 1878-1879,
inscriptions au recto, "PARIS ; NICE ; CANNES & SCARBOROUGH",
tirage albuminé de 9,5x5,4 cm, sur carton de 10,5x6,3 cm, Collection personnelle.

- NUMA BLANC FILS (1849-1922), Portrait d'homme, vers 1878-1879,
inscriptions au verso, "Armoiries du Prince de Galles - Numa Blanc Fils - PEINTRE PHOTOGRAPHE - 
PARIS ; NICE ; CANNES - And - During the summer season - At - SCARBOROUGH.",
 carton de 10,5x6,3 cm, Collection personnelle.


- NUMA BLANC FILS (1849-1922), Portrait de famille, vers 1882 (?),
inscriptions au recto, "NUMA BLANC FILS - Armoiries du Prince de Galles - CANNES & MONTE-CARLO",
 dos jaune nu, tirage albuminé de 13,4x9,9 cm, sur carton de 16,3x10,7 cm, Collection personnelle.




- Antoine SCHIER (?-?)Ce photographe est seulement signalé dans l'annuaire niçois de 1873, "rue Pastorelli ou Longchamp". 

Ses seuls cartons-photos mentionnant la ville de Nice citent également Alexandrie : " Turban turc - Schier - Photographe de la Cour - Alexandrie - en - Egypte - et à Nice". 

Il semble faire, en effet, la plus grande partie de sa carrière à Alexandrie, associé au photographe autrichien Otto Schoefft, dès les années 1860. Des cartons portent au verso, "SS - Schier & Schoefft - à Alexandrie".

Des cartons plus tardifs précisent : "Armoiries turques - Photographes - de - S.A. le Prince Héréditaire - Le Muchir Méhémet - Tewfik Pacha - [Schier & Schoefft - à - Alexandrie - Décorés - avec - la Croix du Mérite Couronnée -par - SA. Maj. l'Empereur - d'Autriche]" (Tewfik ou Tawfiq Pacha fut khédive d'Egypte de 1879 à 1892).




- François BELLON (vers 1851 - ?) est un photographe dont je n'ai connaissance que par sa présence dans le recensement de la Ville de Nice de 1872 : il y est dit de nationalité française, né à Nice, âgé de 21 ans et résidant au 24, rue du Carret. Je n'ai pas, à ce jour, connaissance de photos signées de son nom.




- Eugène DUGART (vers 1830 - ?) est un photographe dont je n'ai connaissance que par sa présence dans le recensement de la Ville de Nice de 1872 : il y est dit de nationalité française, âgé de 42 ans et résidant, avec sa famille, au 3, avenue de la Gare. Je n'ai pas, à ce jour, connaissance de photos signées de son nom.




- Aristide MONTEL (vers 1847 - ?) Le photographe est signalé au quartier du Port de Nice dans les annuaires niçois de 1873 à 1877 au 8, rue Cassini, et sa maison au 20, rue de l'Escarène ; dès 1879, à l'Angle des rues Scaliero et Escarène ; dès 1883 (annuaires de 1880 à 1882 absents, annuaire de 1883, Collection privée Didier Gayraud), rue Scalieri, maison Montel puis en 1884 au n° 12 rue Scaliero et de 1890 au début des années 1900, au n° 10.

Il est cité dans le recensement de la Ville de Nice de 1872, y est dit âgé de 25 ans, être né à Nice et vivre avec sa famille au 95, rue Cassini. Dans celui de 1876, il est dit âgé 29 ans, et vivre avec sa famille au 8, rue Cassini, et dans celui de 1881, il est dit, âgé de 34 ans, et vivre avec sa famille au 6, rue de l'Escarène.

Les cartons-photos précisent pour l'Angle des rues Escarène et Scaliero, "Maison Montel". Il cesse son activité vers 1906/1907 (au 20, rue de l'Escarène).

Il est cité dans la « Liste générale des principaux photographes » publiée par la Société de Photographie de Toulouse, de 1877 à 1885 puis de 1897 à 1905. Il est cité dans l'Aide-Mémoire de 1892-1894 (pp 113-114), comme constructeur d'une "boîte métallique à rainures pour recevoir les glaces photographiques".

(Le scientifique Paul Antoine Aristide Montel (1876-1975) est le fils d'Aristide Montel et de son épouse Anaïs Magiolo).



- MONTEL Aristide (vers 1847-?), Portrait d'homme, vers 1873-1877 (?),
inscriptions au recto, "A. MONTEL",
tirage albuminé de 9,1x5,3 cm, sur carton de 10,5x6,2 cm, Collection personnelle.

- MONTEL Aristide (vers 1847-?), Portrait d'homme, vers 1873-1877 (?),
inscriptions au verso, "Amour de la Peinture et la Photographie - A. MONTEL - PHOTOGRAPHE - 8, rue Cassini, 8 - NICE",
carton de 10,5x6,2 cm, Collection personnelle.


- MONTEL Aristide (vers 1847-?), Portrait d'enfant, vers 1873-1877 (?),
inscriptions au recto (en signature oblique), "A. Montel - Nice",
tirage albuminé de 9,2x5,3 cm, sur carton de 10,5x6,4 cm, Collection personnelle.

- MONTEL Aristide (vers 1847-?), Portrait d'enfant, vers 1873-1877 (?),
inscriptions au verso, phylactère sur fond de rinceaux couronnés d'une étoile, "- A. MONTEL - PHOTOGRAPHE - 8 RUE CASSINI - NICE",
carton de 10,5x6,4 cm, Collection personnelle.



- Joseph BLANC (?-?)Ce photographe est signalé dans les annuaires niçois (liste professionnelle) dès 1873 au 7, rue du Temple. 

Il apparaît ensuite de 1874 à 1877 (partie professionnelle et liste des habitants) sous l'appellation, "Blanc & Cie", au 24, rue Masséna puis en 1879 au n° 26 (annuaires absents de 1876, 1878, 1880, 1881, 1882 et 1883).

Un carton photo, datable vers 1874-1878, précise au verso le nom de son associé et rassemble les deux adresses : "Blanc & Bonnet - Photographie & Peinture - Rue du Temple et rue Masséna, 24 - Nice".

Joseph Blanc est cité dans la « Liste générale des principaux photographes » publiée par la Société de Photographie de Toulouse, de 1877 à 1885.



- BLANC Joseph (?-?) , Portrait de jeune femme, vers 1874-1878,
inscriptions au recto, "BLANC & Cie PHOT.",
tirage albuminé de 5,5x8,9 cm, sur carton de 6,3x10,5 cm, Collection personnelle.

- BLANC Joseph (?-?) et BONNET Honoré (?-?), Portrait de jeune femme, vers 1874-1878,
inscriptions au verso, Icône de peintre et de Photographe suivie de, 
"BLANC & Cie - PHOTOGRAPHIE & PEINTURE - 24, Rue Masséna, 24 - Nice",
carton de 6,3x10,5 cm, Collection personnelle.


- BLANC Joseph (?-?) et BONNET Honoré (vers 1842-?), Portrait d'homme, vers 1874-1878,
inscriptions au recto, "Blanc & Bonnet Phot.",
tirage albuminé de 5,5x8,8 cm, sur carton de 6,3x10,5 cm, Collection personnelle.

- BLANC Joseph (?-?) et BONNET Honoré (vers 1842-?), Portrait d'homme, vers 1874-1878,
inscriptions au verso, Aigle de Jupiter au phylactère, palme et foudres, suivi de,
 "Blanc & Bonnet - Photographie & Peinture - Rue du Temple & Rue Massena, 24 - Nice",
carton de 6,3x10,5 cm, Collection personnelle.



- Honoré Benoît BONNET (vers 1842 - après 1900)Ce photographe est cité dans les annuaires niçois de 1873 à 1875, au 2, rue Paradis (magasin familial de Christophe Bonnet signalé dès 1865 lors d'une demande d'enseigne ; annuaires absents de 1876 et 1878 et nom absent de l'annuaire de 1877) puis de 1879 à 1884 au 5, rue Croix-de-Marbre, de 1885 à 1886 au 1, rue Saint-Philippe et enfin de 1887 à 1889 au 9, rue du Pont-Neuf.

Honoré Bonnet est cité dans le recensement de la Ville de Nice de 1866, résidant au 16, Saint-François-de-Paule et dit âgé de 23 ans. Dans celui de 1872, il habite au 7, quai Masséna et dit âgé de 30 ans. Dans celui de 1876, il habite déjà au 8, rue Croix-de-Marbre mais son prénom affiché est Benoît, et il est dit âgé de 34 ans. Dans celui de 1881, il habite au 20, rue de la Croix-de-Marbre et est dit âgé de 40 ans. 

Un carton-photo portant les armoiries de la Couronne britannique précise : " Photographie - Honoré Bonnet - Rue Paradis, 2, - & Rue Masséna, 13. - au fond du jardin - Nice". Il semble occuper cet atelier depuis 1872, date à laquelle il y a succédé à Emile Messy.

Il est probable que ce soit lui qui s'associe à Joseph Blanc, dès le milieu des années 1870.

Honoré Bonnet était proche du photographe Jean Vaglio ; il apparaît comme témoin dans la déclaration de naissance de la fille de ce dernier en 1870 et dans celle du décès du photographe en 1900. A-t-il travaillé avec Jean Vaglio dans les années 1865-1872 ? Toujours est-il que dans cet acte de décès de 1900, Honoré Bonnet est encore présenté comme "photographe", domicilié à Nice et âgé de 57 ans.

Honoré Bonnet est cité dans la « Liste générale des principaux photographes » publiée par la Société de Photographie de Toulouse, de 1877 à 1885.



- BONNET Honoré (vers 1842-?), Portrait d'homme, vers 1873-1875 (?),
inscriptions au recto, "Honoré Bonnet, Phot.",
tirage albuminé de 8,7x5,4 cm, sur carton de 10,5x6,3 cm, Collection personnelle.

- BONNET Honoré (vers 1842-?), Portrait d'homme, vers 1873-1875 (?),
inscriptions au verso, "Armoiries de la Couronne britannique - PHOTOGRAPHIE - Honoré Bonnet - Rue Paradis, 2 - & Rue Masséna, 13, - au fond du jardin - NICE",
carton de 10,5x6,3 cm, Collection personnelle.





- Gabriel DELAHAYE (1841-1888), Charles DELAHAYE (vers 1840-1878) et Paul DELAHAYE (?-?)

"Delahaye" est un patronyme français répandu à cette époque, notamment chez les photographes. Trois photographes de ce nom sont connus à Nice dans la seconde moitié du XIX° siècle dont deux dans les années 1870.

Il s'agit, d'une part, de Gabriel Delahaye qui est né le 12 juin 1841 à Fontainebleau et qui est déjà "photographe" en 1869, comme le révèle son acte de mariage à Nice du 7 août de cette année-là. Il est ensuite nommé dans le recensement de la Ville de Nice de 1872, y est dit natif de Seine-et-Marne, âgé de 31 ans et résidant au 4, quartier Riquier ; son atelier est ensuite cité dans les annuaires niçois de 1873 à 1875 au 3, rue Chauvain (annuaire absent de 1876). 
Le revers de ses cartons-photos (manifestement rectifiés) affiche son nom sans son prénom et l'adresse du 3, rue Chauvain.

Il s'agit, d'autre part, de Charles Delahaye qui est né à Paris vers 1840. Il est cité dans le recensement de la Ville de Nice de 1876, âgé de 36 ans et résidant avec sa famille au 1, rue Adélaïde. Son prénom n'apparaît pas dans les annuaires mais c'est probablement lui qui est cité en 1876 dans l'ouvrage d'A. Lacoste (Nice pittoresque et pratique, 1876 p 374), "Delahaye, rue Adélaïde, 3", et dans l'annuaire niçois de 1877 (liste des habitants), "Delahaye, peintre-photographe, r. Adélaïde, 3" mais cela peut être également Gabriel Delahaye, cité (par erreur ?) dans la rubrique professionnelle de l'annuaire de 1877, "Delahaye (G.), rue Adélaïde, 3".
Le revers des cartons-photos de Charles Delahaye affiche pour sa part ses nom et prénom ainsi que son adresse au 3, rue Adélaïde.
Une publicité le concernant publiée à cinq reprises en février-mars 1875 dans, Les Théâtres de Nice (voir sur Gallica) révèle qu'il ne semble s'installer qu'à partir de l'hiver 1874-1875 : "Photographie Charles Delahaye ; Nouvel établissement de premier ordre, spécialité de camées glacés. Ateliers dans le jardin, 3, rue Adélaïde, avenue de la Gare, Nice".

Gabriel est donc installé sur Nice dès 1872 au 3, rue Chauvain, et Charles depuis 1874/1875, au 3, rue Adélaïde. La mention de Gabriel Delahaye au 3, rue Adélaïde (annuaire de 1877) est-elle une erreur ?

La recherche des certificats de décès des deux photographes permet d'en savoir un peu plus. Ils sont nés à un an d'intervalle mais ne sont pas frères (parents différents). 

Charles meurt à Nice, au 3, rue Adélaïde, le 9 février 1878, âgé de 38 ans. La profession stipulée dans son certificat de décès est "photographe" mais le terme est barré et suivi de "rentier". 
Charles a, peut-être du fait de problèmes de santé, déjà revendu son affaire en 1877 mais gardé l'appartement situé à la même adresse, au 3, rue Adélaïde. 

L'annuaire de 1879 ne cite pas Gabriel Delahaye mais celui de 1884 (annuaires de 1800 à 1883 absents) le cite comme artiste-peintre, au 14, rue Foncet, ce qui montre qu'il a cessé son activité de photographe, peut-être dès 1877/1878 (annuaire de 1878 absent). Gabriel décède à son tour le 8 novembre 1888 au 15, rue Lépante, âgé de 47 ans.

L'atelier de la rue Adélaïde a été repris par Echtler & Grainer (voir ces photographes plus bas) probablement dès 1877/1878 (plusieurs carton à leurs noms sont datés de 1879).

Certaines interrogations ont trouvé leur réponse mais d'autres non. Lorsque l'on analyse les cartons des deux photographes, de nouvelles interrogations surgissent. 

Ainsi, le revers de certains cartons de Gabriel (?) Delahaye porte une adresse, "rue de France", inconnue dans les annuaires ainsi que d'autres mentions effacées : Photographie --- - Delahaye --- - --- Rue de France - Nice - --- Paysages ---". L'adresse est parfois également effacée pour être remplacée par l'indication d'une autre, notamment celle de la rue Chauvain, alors que la ligne, "Portraits Paysages Agrandissements" est intégralement conservée (voir le carton ci-dessous). Ces cartons réutilisés sont-ils antérieurs à 1872 (photographe signalé dès 1869) ?

Les cartons-photos de Charles Delahaye interrogent également. Trois modèles successifs semblent avoir été utilisés. Le premier modèle ne porte aucune mention au recto et porte au verso, sous la signature oblique de "Chles Delahaye", "Rue Adélaïde - Nice" (sans numéro). Le second modèle encadre d'un liseré rouge le recto  avec les mentions "Ch. Delahaye, Phot. - Nice", et propose au verso sur un fond rose ou abricot, un médaillon blanc portant les mentions, "Charles Delahaye - 3 - Rue Adélaïde - Nice - Avenue de la Gare". Un troisième modèle, sur fond orangé, propose au recto, "Ch. Delahaye - Nice" et au recto, "Charles Delahaye - 3 - Rue Adélaïde - Nice - Avenue de la Gare". Si Charles Delahaye n'a exercé le métier de photographe que trois années (vers 1874-1877), cela fait beaucoup de modèles. Alors que le modèle à médaillon est typique du milieu des années 1870 et que celui à fond orangé est typique de la fin des années 1870, le premier modèle, plus rare, fait nettement plus ancien (début des années 1870, avant 1874 ?).

[Paul Delahaye (venant de Paris) officiera pour sa part au 5, rue de la Paix en 1886 (annuaire) et sera cité dans la « Liste générale des principaux photographes » publiée par la Société de Photographie de Toulouse, de 1888 à 1896. Il semble posséder un atelier à Paris dès la fin des années 1870 ou le tout début des années 1880, au 45, rue Laffitte. Il remporte une médaille d'argent à l'Exposition de Nice de 1882. Dans les années 1880, il ouvre une succursale à Montmartre au 9, rue de Clignancourt. Il participe à l'Exposition Internationale de 1890 (Paris), comme membre du jury hors-concours. Dans les années 1890, son atelier parisien se nomme, "Photographie du Gymnase" et Paul Delahaye passe les saisons d'été à Cabourg/Mer, Villa des Amandiers].




- DELAHAYE Gabriel (?) (vers 1841-1888), Portrait d'homme, début des années 1870 (?),
inscriptions au recto, "DELAHAYE -- à NICE",
tirage albuminé de 9,3x5,4 cm sur carton de 10x6,3 cm, Collection personnelle.

- DELAHAYE Gabriel (?) (vers 1841-1888), Portrait d'homme, début des années 1870 (?),
inscriptions au verso sur une adresse en partie effacée et complétée au tampon humide,
 "PHOTOGRAPHIE - DELAHAYE - Rue Chauvain I - NICE - Portraits Paysages et agrandissements",
 carton de 10x6,3 cm, Collection personnelle.


- DELAHAYE Charles (vers 1840-1878), Portrait de femme, vers 1875-1876,
inscriptions au recto, "CH.DELAHAYE, PHOT. -- NICE",
tirage albuminé de 8,9x5,5 cm sur carton de 10,3x6,4 cm, Collection personnelle.

- DELAHAYE Charles (vers 1840-1878), Portrait de femme, vers 1875-1876,
inscriptions au recto, "CHARLES DELAHAYE - 3 - RUE ADELAIDE - NICE - Avenue de la Gare",
carton de 10,3x6,4 cm, Collection personnelle.



- Jacques MAZZOCCA (vers 1826 - apr. 1900), MAZOCA ou MAZZOCCAL - Ce photographe italien est cité dans les annuaires niçois ("Mazzocca" dans la liste professionnelle, "I. Mazzocco" dans la liste des habitants), rue Chauvain, au n° 5 en 1875 (annuaires absents de 1876 et 1878, photographe absent de l'annuaire de 1877), au n° 6 en 1879 et aux numéros 6 et 8 en 1883 (Collection privée Didier Gayraud) et 1884 (annuaires absents de 1880 à 1882).

"Mazocca" est cité lors du recensement de 1872, où il est dit, né à Vercelli (Italie), âgé de 45 ans et résidant au 42, quai Saint-Jean-Baptiste (même adresse que le photographe Joseph Silli). Dans celui de 1876, "Mazzoca" est dit âgé de 50 ans et résidant au 5, rue Chauvain. Dans celui de 1881, "Mazzoca" est dit âgé de 55 ans et résidant 5, rue Chauvain.

Le revers d'un carton-photo reprend les deux adresses : "Photographies - en tous genres - Agrandissements -  J. Mazzocca - Portraits - inaltérables - sur Email - 6 & 8 rue Chauvin - Nice".

Il semble que Jacques Mazzocca s'associe à Ferrari H. (Henri ou Hercule), photographe à Saint-Raphaël en ce qui concerne la succursale d'été de ce dernier à Gannat (Allier), des cartons-photos portant au revers : "Photographie Instantanée - H. Ferrari & J. Mazzocca - Gannat". 

Jacques Mazzocca semble cèder ensuite son affaire niçoise à H. Ferrari en 1884 ("Successeur de J. Mazzoccal") mais rester son associé pour Gannat jusqu'au début des années 1900.



- MAZZOCCA Jacques (vers 1826-après 1900), Portrait de religieuse, vers 1874-1880 (?),
"J. MAZZOCCA -- NICE",
tirage albuminé de 9,6x5,8 cm sur carton de 10,5x6,3 cm, Collection personnelle.

- MAZZOCCA Jacques (vers 1826-après 1900), Portrait de religieuse, vers 1874-1880 (?),
"PHOTOGRAPHIES - en tous genres - Agrandissements - J. MAZZOCCA - Portraits inaltérables - sur Email - 6 & 8, Rue CHAUVIN - NICE",
carton de 10,5x6,3 cm, Collection personnelle.



- Achille BOUTET (vers 1831 - ?) et Joseph RADIGUET (vers 1836 - ?).

Achille Boutet est un photographe, né à Orléans, qui s'installe probablement à Nice (venant de Paris ?) en 1875 (annuaire de 1876 absent).

Il réalise en 1876 un "Album religieux - Cannes", constitué de 8 tirages albuminés accompagnés de textes (voir l'album sur Gallica).

Il est nommé dans le recensement de la Ville de Nice de 1876, né à Orléans, âgé de 45 ans et résidant au 4, rue de Rome, avec sa famille mais également son associé, Joseph Radiguet, français, né hors département, âgé de 40 ans et célibataire.

Il est signalé dans les annuaires niçois rue de Rome, au n° 3 en 1877 et au n° 6 en 1879 (annuaire de 1878 absent). 

Peu de CDV de lui sont connus. Le revers de ses cartons-photos indique, sous le dessin des attributs de la Peinture et de la Photographie, "Boutet - Photographe - Avenue de la Gare - près l'Eglise Notre Dame de Nice - entrée par la Rue de Rome - Nice".

Il semble quitter Nice vers 1879-1882 (annuaires absents).



- Paul MÉTENIER (1829 - après 1896) est né à Hérisson (Allier). 

Actif dès 1859 à Ainay-le-Château (Allier), il travaille au début des années 1860 à Vichy (12, place de la Marine puis Rue Sévigné, Quai des Célestins, au 12, boulevart Napoléon) et quelques temps à Montluçon (17, boulevard de la Mairie) au milieu des années 1860 (voir l'article d'Hervé Lestang sur portraitsepia.fr). Les revers de ses cartons affichent des médailles à l'effigie de Napoléon III.

A la fin des années 1860 (?), il alterne les saisons entre Vichy et Cannes où il a ouvert une succursale au 41, rue d'Antibes. Ses cartons affichent, sous le blason du Second Empire et la médaille recto-verso à l'effigie de Napoléon III, "Métenier - Photographe - Rue Sévigné - Quai des Célestins - Boulevart Napoléon N° 12 - Vichy-les-Bains - & À Cannes - Rue d'Antibes, 41".



- METENIER Paul (1829-apr. 1896), Portrait d'homme, recto, vers 1868-1870,
inscriptions au recto, "METENIER, PHOT.",
tirage albuminé de 9,4x5,6 cm sur carton de 10,5x6,4 cm, Collection personnelle.

- METENIER Paul (1829-apr. 1896), Portrait d'homme, vers 1868-1870,
inscriptions au verso, "Blason du Second Empire -Médaille de l'Empereur avec son profil 
et le texte Napoléon III Empereur puis le revers de la médaille avec palme -
 METENIER - PHOTOGRAPHE - Rue Sévigné - QUAI DES CÉLESTINS - Boulevart Napoléon N° 12 - 
VICHY-LES-BAINS - & À CANNES - Rue d'Antibes, 41",
 carton de 10,5x6,4 cm, Collection personnelle.


Dans les années 1870, le revers de ses photographies affiche les armoiries de la Ville de Paris (atelier dès 1869) et la médaille de l'Académie Impériale de Reims avec la date de 1860.

Il ouvre, dès l'hiver 1875-1876, une nouvelle succursale à Nice, au n° 7, rue Alberti (comme en témoignent le revers de certaines photographies). Il est ensuite cité dans les annuaires niçois au 28, boulevard du Pont-Neuf en 1877 puis au n° 26 en 1879, 1883 (Collection privée Didier Gayraud) et 1884 (annuaires de 1876, 1878, 1880-1882 absents).

A la fin des années 1870 (?), il ouvre également une succursale à Menton (il apparaît pour la dernière fois dans la liste alphabétique des mentonnais de l'annuaire de 1884). 

Ses cartons de la période niçoise affichent les mêmes informations que précédemment, au-dessus de ses adresses à Vichy (12, rue Sévigné), Cannes (41, rue d'Antibes), Nice (7, rue Alberti puis 26, boulevard du Pont-Neuf), voire Menton (19, rue Emmanuel).

Paul Métenier est cité dans le recensement de la Ville de Nice de 1881, âgé de 54 ans (erreur, il a 52 ans) et résidant au 12, boulevard du Pont-Neuf.

Il semble quitter ses succursales méditerranéennes vers 1883-1884 et s'associer à Vichy avec Georges Arloing. Leurs cartons les présentent comme des "Photographes de Paris" (Palais-Royal, entrée par la rue Beaujolais, n° 5) et ils possèdent également une succursale à Saint-Amand (Cher), rue Benjamin Constant, 10. C'est d'ailleurs Georges Arloing qui lui succède à Saint-Amand et à Vichy (au n° 5, rue Sévigné, vers 1897-1905).

Paul Métenier est cité à Vichy dans la « Liste générale des principaux photographes » publiée par la Société de Photographie de Toulouse, de 1879 à 1896.



- METENIER Paul (1829-apr. 1896), Portrait d'homme, médaillon embossé, vers 1876,
inscriptions au recto, "METENIER, PHOT.",
tirage albuminé de 9x5,5 cm sur carton de 10,5x6,3 cm, Collection personnelle.

- METENIER Paul (1829-apr. 1896), Portrait d'homme, vers 1876,
inscriptions au verso, "Armoiries de la Ville de Paris - Médailles de l'Académie Impériale de Reims 1860 -
 METENIER - PHOTOGRAPHE - Rue Sévigné, 12 - VICHY-LES-BAINS - CANNES - Rue d'Antibes, 41 - NICE - Rue Alberti, 7",
 carton de 10,5x6,3 cm, Collection personnelle.

- METENIER Paul (1829-apr. 1896), Portrait de femme, médaillon embossé, vers 1879-1884,
inscriptions au recto, "METENIER, PHOT.",
tirage albuminé de 9,1x5,7 cm sur carton de 10,4x6,3 cm, Collection personnelle.

- METENIER Paul (1829-apr. 1896), Portrait de femme, médaillon embossé, vers 1879-1884,
inscriptions au verso, "Armoiries de la Ville de Paris - Médailles de l'Académie Impériale de Reims 1860 -
 METENIER - PHOTOGRAPHE - Rue Sévigné, 12 - VICHY-LES-BAINS - CANNES - Rue d'Antibes, 41 - NICE - Boulevard du Mont Neuf, 26 - MENTON, Rue Victor Emmanuel, 19",
 carton de 10,4x6,3 cm, Collection personnelle.




- Wilhelm ou Guillaume HÖFFERT (1832-1901), HOEFFERT ou HAEFFRET. Ce photographe allemand ouvre un atelier à Nice de 1876 à 1881 aux 3 et 5, rue du Temple, même s'il est uniquement signalé dans les annuaires niçois de 1877 et de 1879 (annuaires de 1876, 1878 et 1880-1883 absents). Il est également signalé dans le recensement de la Ville de Nice de 1876, comme "Guillaume Hoeffret", allemand, âgé de 44 ans, résidant au 5, rue du Temple, avec Guillaume Reispochier (?), allemand, 19 ans, apprenti photographe.

Wilhelm Höffert a débuté sa carrière en 1860 à Göteborg (Suède) où il s'est associé avec le peintre et photographe Morritz Unna (1811-1871) (Unna & Höffert's - Photografiska Atelier - Södra Hamngatan N° 41). Ils ont exposé ensemble à l'Exposition Universelle de Londres de 1862 et obtenu une mention honorable. Il existe de nombreuses photographies du temps de leur association, des portraits regroupés sur ce site suédois de généalogie. Il semble qu'ils ont également réalisé des vues urbaines de Göteborg.
Leur association a pris fin en 1864, date à laquelle Wilhem Höffert est reparti en Allemagne et a ouvert, à Dresde, un atelier à son nom (Marienstrasse, 10 ; See-Str. 10, Kaufhaus ; See-Str. 21 ; Pragerstrasse 6 ; Pragerstrasse 49 ; Hausnummer 7).

Il a ensuite ouvert de nombreux ateliers, essentiellement en Prusse et en Saxe :
- Leipzig (dès 1869 ? Thomaskirchhof 24 ; Vis-à-vis Centralhalle, Promenade ; Promenade ; Schlossgrasse 16, Petersbrücke ; Petersbrücke, Haus Polich), 
- Chemnitz (dè 1872 à 1881 ? Zwickauerstrasse 1 im Gaarten ; Nicolaiapotheke ; Langestrasse 18, Haus Bernstein), 
- Carlsruhe (dès 1875 ? Hirschstrasse, 36), 
- Düsseldorf (Alleestrasse 40), 
- Bad Ems (vers 1875-1880 ?), 
- Hambourg (dès 1881 ? Poststrasse 5b ; Jungfernstieg 6 ; Jungfernstieg 12 ; Stradtwassermühle 5 ; Esplanade 47, Alsterthor 14/16), 
- Hanovre (dès 1879-81 ? Georgstrasse 9 ; Georgstrasse 8 ; Georgstrasse 14 ; Gergstrasse 42 ; Hausnummer 14),
- Berlin (dès 1885 ? - Leipziger-Platz 12 II ; Unter den Linden 24), 
- Cologne (dès 1896 ? Hohestrasse 55 ; Hohestrasse 111a), 
- Bonn (Coblenzstrasse 8), 
- Postdam, 
- Breslau (Tauentzienplatz 11),
- Magdebourg (Breiteweg, 196/197),
- mais également en Bavière, à Munich. 

Les cartons-photos de sa période niçoise rappellent qu'il est le photographe des rois de Saxe (Albert, roi de 1873 à 1902) et de Prusse (Guillaume Ier, roi de Prusse de 1861 à 1888 et 1er empereur allemand de 1871 à 1888 - il réalise son portrait vers 1870) et attestent des autres ateliers contemporains : 

- "Armoiries de Saxe et de Prusse - W. Höffert – Kgl. Sächs & Kgl. Preuss - Hof-Photograph - Dresden (See-Str. 10 - Kaufhaus.) - Leipzig (Petersbrücke.) - Chemnitz - Bad Ems - Nice - Rue du temple n° 5. (un carton daté de septembre 1877) [et parfois en plus :] Hannover - Georgstrasse 9.)", 

- "Armoiries de Saxe et de Prusse - W. Höffert - Kgl. Sächs & Kgl. Preuss - Hof-Photograph - Dresden ( See-Str. 10 - Kaufhaus.) - Leipzig (Schlossgrasse 16, - Petersbrücke.) - Hamburg (Jungfernstieg 6.) - Hannover (Georg-Strasse 9.) [ces deux dernières adresses peuvent être dans l'ordre inverse puis] - Chemnitz. - Nizza." (deux cartons datés de 1881).

La première différence entre ces cartons est l'évocation de "Bad Ems" qui est présente sur les cartons les plus anciens (dès 1876-1877) et disparaît par la suite (avant 1881). La deuxième différence est l'absence puis l'apparition de "Hannover" (vers 1879-1881 ?).

Wilhelm Höffert cède son atelier niçois en 1881 à Joseph Luzzatto (Atelier - W. Höffert - Succ. - J. Luzzatto - Nice - 5, rue du Temple, 5) mais il reste en activité jusqu'à sa mort en 1901.



- UNNA Morritz (1811-1871) & HÖFFERT Wilhelm (1832-1901), Portrait de Mademoiselle Michaud, vers 1861-1864,
recto sans inscription, 
tirage albuminé de 5,7x9,4 cm, sur carton de 6,1x10 cm, Collection personnelle.

- UNNA Morritz (1811-1871) & HÖFFERT Wilhelm (1832-1901), Portrait de Mademoiselle Michaud, vers 1861-1864,
inscriptions manuscrites au verso, "Melle Michaud - mon institutrice - Nyons Suisse",
inscriptions imprimées, "UNNA & HÖFFERT'S - PHOTOGRAFISKA ATELIER - Södra Hamngatan N° 41 - GÖTHEBORG"
carton de 6,1x10 cm, Collection personnelle.


- HÖFFERT Wilhelm (1832-1901), Portrait de jeune fille (Frau von Kurt B.), vers 1876-1879,
inscriptions au recto, "W. HÖFFERT, KÖNIGL. SÄCHS & KONIGL. PREUSS. HOF-PHOTOGRAPH.",
tirage albuminé de 9,2x5,9 cm, sur carton de 10,5x6,4 cm, Collection personnelle.

- HÖFFERT Wilhelm (1832-1901), Portrait de jeune fille (Frau von Kurt B.), vers 1876-1879,
inscriptions manuscrites au verso (difficiles à décrypter), "Frau von Kurt B." et "Fraü Flipabotf Kuttner job. - Loüknov in Leipzig." (?),
inscriptions  imprimées, "Armoiries de Saxe et de prusse - W. HÖFFERT - Kgl. Sächs & Kgl. Preuss - HOF-PHOTOGRAH - 
DRESDEN - See-Str. 10 (Kaufhaus) - LEIPZIG - Petersbrücke - CHEMNITZ - BAD EMS - NICE - Rue du Temple N° 5",
carton de 10,5x6,4 cm, Collection personnelle.

- HÖFFERT Wilhelm (1832-1901), Portrait de jeune femme, vers 1879-1880,
inscriptions au recto, "W. HÖFFERT, Kgl. Sächs & Kgl. Preuss. - Hof-Photogr. DRESDEN",
tirage albuminé de 5,8x9 cm, sur carton de 6,4x10,5 cm, Collection personnelle.

- HÖFFERT Wilhelm (1832-1901), Portrait de jeune femme, vers 1879-1880,
inscriptions  imprimées au verso, "Armoiries de Saxe et de prusse - W. HÖFFERT - Kgl. Sächs & Kgl. Preuss - HOF-PHOTOGRAH - 
DRESDEN - See-Str. 10 (Kaufhaus) - LEIPZIG (An Der Petersbrücke) - CHEMNITZ - BAD EMS - NICE - Rue du Temple N° 5 - 
HANNOVER - Georgstrasse 9.",
carton de 6,4x10,5 cm, Collection personnelle.




- Hugo BANNICKE, BANNICK ou BANNIKE (vers 1841 - vers 1900) est un musicien allemand (violoncelliste, voir le journal, Constitutionelle Zeitung du 7 août 1863) et professeur de musique (de violoncelle et piano). 

C'est à ce titre seulement qu'il apparaît à Nice, maison ou villa Pollet, n° 8 rue Gioffredo (son épouse est professeur d'allemand). Il est cité dès l'hiver 1867-1868 dans Les Echos de Nice (3ème liste des étrangers fixés à Nice du 12 octobre 1867 ; publicité pour ses cours de musique du 20 février 1868) puis en 1870 mais désormais au n° 9 rue Gioffredo (Dr Lubanski, Nice-Guide, 1870 p 254). 

L'Indicateur des Alpes-Maritimes et de la Principauté de Monaco de 1869 (par Léon Affourous - merci à Didier Gayraud, historien niçois de l'Architecture et de la Photographie de m'avoir fait connaître cet ouvrage) signale "Bannike", au 5, rue Masséna.

Des concerts d'Hugo Bannicke sont notamment signalés à Nice en janvier 1870 (Le Gaulois du 12 janvier 1870, voir sur Gallica) et en janvier 1873 (Le Journal de Nice du 29 janvier 1873, voir ici p 165).

Hugo "Bannick" est cité dans le recensement de 1872 comme "artiste propriétaire" et résidant avec sa famille au 36, rue Masséna. Il est uniquement présent dans l'annuaire niçois de 1877, comme "professeur de musique" (liste alphabétique des habitants), au 29, rue Masséna. 

Le revers de ses cartons-photos affiche cependant, "Atelier Artistique - Hugo Bannicke - rue de France, 3 - Nice". Cette adresse peut être celle de l'Hôtel et Pension Tarelli dans les années 1880 (n° 5 en 1879 ; annuaires de 1880 à 1883 absents ; n° 3 de 1884 à 1889 puis à nouveau n° 5).

Hugo Bannicke est cité à Nice dans la « Liste générale des principaux photographes » publiée par la Société de Photographie de Toulouse de 1877 à 1885, ce qui affirme son activité de photographe dès les années 1870.

Le journal, La Feuille d'Avis de Neuchâtel (Suisse) du 1er et surtout du 5 octobre 1898, signale l'exposition de 200 aquarelles de H. Bannicke et de Madame J. Bannicke-Natthey, représentant des vues de la Côte d'Azur (mais également d'Italie, de Normandie et de l'Engadine). Le journal de Cannes, Le Littoral du 22 mars 1902, cite une exposition semblable d'aquarelles "de Mme Bannicke-Natthey et de feu Monsieur H. Bannicke", situant ainsi le décès de ce dernier vers 1900.



- BANNICKE Hugo (vers 1841-vers 1900), Portrait d'homme (médaillon), vers 1880-1885,
inscriptions au recto, "HUGO BANNICKE -- NICE",
tirage albuminé de 9,1x5,3 cm sur carton (recoupé) de 9,7x6,3 cm, Collection personnelle.

- BANNICKE Hugo (vers 1841-vers 1900), Portrait d'homme (médaillon), vers 1880-1885,
inscriptions au verso, "ATELIER ARTISTIQUE - HUGO BANNICKE - Rue de France, 3 - NICE",
carton (recoupé) de 9,7x6,3 cm, Collection personnelle.



- Giuseppe ou Joseph AMBROSETTI (1841-1890) est un photographe signalé à Nice dans l'annuaire de 1879, en sa villa, 41, avenue Beaulieu.

Peintre et photographe, il officie à Turin où, dès les années 1860, il est associé à Barra, via Borgo Nuovo 34. Il ouvre ensuite son propre studio vers 1869, via Porta Palatina 15 et ensuite également via Palma 9. Il réalise, en 1869, un album photographique du Zoo Regio de Turin (conservé à la Bibliothèque Royale de Turin).

Il déménage ensuite via Gaudenzio Ferrari 2 (Rimpetto al teatro Vittorio Emanuele, atelier qu'il cède à Giuseppe Rota) puis dès 1874 (un carton daté d'octobre 1874) via Po 43, adresse qu'il conservera jusqu'à sa mort. 

En 1874, il est médaillé par la Société Promotrice des Beaux-Arts de Turin, primé à l'Exposition de Naples (médaille d'or du Cercle Promoteur du Mérite Artistique) ainsi qu'à l'Exposition de Nice (médaille d'argent présente au dos de ses cartons). En 1878, il participe à l'Exposition Universelle de Paris où il remporte une médaille de 1ère classe.

Il ouvre alors, en plus de son atelier turinois, un atelier à Nice (en 1877 ou 1878 ; annuaire de 1878 absent) où il acquiert une villa, avenue Beaulieu et il participe en 1879 à l'Exposition de la Société des Beaux-Arts de la Ville de Nice. 

Joseph Ambrosetti est cité dans le recensement de la Ville de 1881 au, 22, avenue Beaulieu.

De nombreuses publicités du Journal, Nice artistique et industriel, parues (en page 8) en 1881 et 1882 ainsi que le Guide Nice en poche du Dr Rouget de 1883, confirment sa présence à la même adresse.

Le revers de ses cartons de l'époque niçoise (vers 1877-1883), en italien ou en français, sont très variés :

- des cartons de couleur jaune, orange ou saumon, offrent le grand aigle dominant les armoiries du Roi d'Italie et des Princes Royaux ainsi que des médailles au-dessus du texte, "Jh Ambrosetti - Peintre et photographe de SM. le Roi d’Italie - & des Princes Royaux"suivi des adresses (inversées selon la langue), "Nice, Villa Ambrosetti, Avenue Beaulieu, 41 - Turin - rue de Pô, 43, au 1er" ; ce sont probablement les cartons les plus anciens, vers 1877-1878 ;

- des cartons de couleur jaune orangé, portent ensuite, en demi-cercle, "Exposition Paris 1878 Médaille de 1ère classe", le grand aigle dominant les armoiries du Roi d'Italie et des princes Royaux mais également celles de la Reine du Wurtemberg au-dessus du texte, "Jh Ambrosetti - Peintre & Photographe de S.M. Le Roi d’Italie - & des princes Royaux - Et de - S.M. la Reine Olga de Württemberg", suivi des adresses (inversées selon la langue), "Nice, Villa Ambrosetti, Avenue Beaulieu, 41 - Turin - rue de Pô, 43, au 1er" (un carton daté de janvier 1880) ;

- des cartons de couleur beige ou rose portent le texte interrompu, "J. Ambrosetti - Photographe breveté de", au-dessus des armoiries du Roi d'Italie et des princes Royaux puis celles de la Reine du Wurtemberg encadrées des médailles de Paris en 1878 et de Nice en 1879, puis le texte reprend,"S.M. Le Roi - D’Italie - Et  de S.M. la Reine de Württemberg - Turin & Nice" ;

- des cartons de couleur jaune orangé portent sa seule signature oblique, "Ambrosetti", accompagnée du texte oblique lui-aussi, "Torino E Nizza" (un carton daté de l'été 1881) ;

- des cartons de couleur noire portent le texte interrompu, "J. Ambrosetti - Photographe breveté de", au-dessus des armoiries du Roi d'Italie puis celles de la Reine du Wurtemberg encadrées des médailles de Paris en 1878 et de Nice en 1879, puis le texte reprend, "S.M. Le Roi - D’Italie - Et  de S.M. la Reine de Württemberg - Turin & Nice(un carton daté d'octobre 1883) ; ce sont probablement les cartons les plus tardifs.

L'annuaire niçois de 1883 (Collection privée Didier Gayraud) affiche "Ambrosetti : Stélios, succ. (successeur), av. Beaulieu, 41". Giuseppe Ambrosetti vient donc de céder son affaire niçoise. C'est cependant dès 1884 que Joseph Messy (Messy Fils) reprend l'atelier à cette même adresse. 

Giuseppe Ambrosetti expose à Turin en 1884. Il décède en 1890 mais son atelier turinois perdure grâce à son épouse jusqu'en 1898 (dès 1892, Via Assietta 37 et dès 1897, via XX Settembre 3), date à laquelle il est cédé à Bernardo Pasta (un carton daté de décembre 1898).



- AMBROSETTI Joseph (1841-1890), Portrait d'homme (nuagé), vers 1880,
inscriptions au recto, "Jh AMBROSETTI - Armoiries d'Italie du Roi et des Princes Royaux - PEINTRE & PHOTOGRAPHE - TURIN - NICE",
tirage albuminé de 9,4x6 cm sur carton de 10,5x6,2 cm, Collection personnelle.

- AMBROSETTI Joseph (1841-1890), Portrait d'homme (nuagé), vers 1880,
inscriptions manuscrites au verso, "A vous, mes bons amis ma tête - et mes meilleures amitiés - Nice, le 14 janvier 1880 - Signature (?)",
inscriptions imprimées, "Exposition Universelle Paris 1878 Médaille de 1ère classe - Armoiries d'Italie du Roi et des Princes Royaux et du Wurtemberg - Jh AMBROSETTI - PEINTRE & PHOTOGRAPHE DE S.M. LE ROI - & DES PRINCES ROYAUX D'ITALIE - ET DE - S.M. LA REINE OLGA DE WURTEMBERG - NICE - Villa Ambrosetti, Avenue Beaulieu, 41 - TURIN - Rue de Pô, 43, au 1er",
carton de 10,5x6,2 cm, Collection personnelle.


- AMBROSETTI Joseph (1841-1890), Portrait de femme (médaillon), vers 1880-1882 (?),
"Ambrosetti - armoiries d'Italie - NICE-TURIN",
tirage albuminé de 9x5,6 cm sur carton épais à la tranche dorée de 10,5x6,3 cm, Collection personnelle.

- AMBROSETTI Joseph (1841-1890), Portrait de femme (médaillon), vers 1880-1882 (?),
"J. Ambrosetti - Photographe breveté de", au-dessus des armoiries du Roi d'Italie puis celles de la Reine du Wurtemberg encadrées des médailles de Paris en 1878 et de Nice en 1879, puis le texte reprend, "S.M. Le Roi - D’Italie - Et  de S.M. la Reine de Württemberg - Nice-Turin",
carton épais à la tranche dorée, cartonnier "L. & G. Milano",
tirage albuminé de 9x5,6 cm sur carton de 10,5x6,3 cm, Collection personnelle.




Félix BUSIN, BUZIN ou BUSINO (vers 1847-1927)

C'est en tant qu'élève et assistant de Charles Nègre à Nice dès le milieu des années 1860 que "Félix Busino" apparaît tout d'abord. Il est cité comme "photographe", en tant que témoin de trois mariages en 1865, 1866 et 1867 (celui du photographe Jules Giral). Le recensement de la Ville de Nice de 1866 le dit âgé de 18 ans, et vivant, comme Charles Nègre, au 6, rue Saint-Etienne.

Ses cartons les plus anciens portent au revers, à l'encre rouge : "Spécialité d'Agrandissements - Portraits de toutes dimensions - en noir et en couleur - F. Busin - Elève de Mr Chles Nègre - Inventeur de la Photo-Héliographie" mais sans adresse ni date.

Félix Busin ouvre ensuite à son compte, vers 1874, un atelier à Draguignan (Var). Ses cartons de l'époque portent au verso, sous le blason de la Ville de Draguignan, "Félix Busin - Photographe - Draguignan - (Var)" (deux cartons datés de 1876). 

Il s'associe pour quelques années avec son frère Louis, vers 1878, les cartons-photos portant désormais au verso, "Spécialité d'Agrandissements - Reproductions en tous genres - En noir et en couleurs - Blason de la Ville de Draguignan - Busin Frères - Photographes - 6, Boulevard de la Liberté - Draguignan - (Var)". 


En 1877 ou 1878, il ouvre un atelier à Nice, au 9, quai Masséna, à l'ancienne adresse de Ferdinand Chardonnet (qui y est resté jusqu'en 1877) mais cet atelier n'apparaît pas dans les annuaires  (annuaires niçois de 1878 et de 1880 à 1883 absents). Ses cartons affichent au revers son tampon oblique : "Félix Busin - Quai Masséna .9. - Nice".

Il change, en 1879, pour le n° 22 de la même rue (laissant le n° 9 à Federico Castellani).

Félix Busin est cité dans une publicité du journal Nice Artistique et Industriel du 8 juillet 1882 : « Félix Busin - Photographe - 22, rue Masséna et rue du Temple, 5, à l’entresol - Spécialité d’agrandissements de toutes dimensions et Instantanéité pour enfants - Nice ». 

Il est cité ensuite dans l'annuaire niçois de 1883 (Collection privée Didier Gayraud) puis dans les annuaires de 1884 à 1888 au, 22 rue Masséna mais les cartons-photos de cette période regroupent les deux adresses, avec désormais le n° 15 pour la rue du Temple (où est cependant signalé, "Buzin, G., photographe", dans l'annuaire de 1884) : 

- carton à fond blanc ou beige, "Spécialité d’agrandissements - Poses instantanées - Reproductions en tous genres - (et en oblique et en rouge sur fond blanc) Félix Busin - 22, rue Masséna & 15 rue du Temple - Nice.",

- carton au verso à fond blanc ou noir avec, "Félix Busin - Photographe - Nice - 22, Rue Masséna - - 15, Rue du Temple,

- carton à fond noir, avec au recto, "F. Busin, -- Nice" et un verso nu,

carton à fond noir, avec au recto, "22, Rue Masséna - FB - Rue du Temple, 15." et au verso, "Fx Busin - Instantanéitées pour Enfants - [sur une palette de peintre] Spécialités d'Agrandissements - Nice - 22, Rue Masséna & Rue du Temple, 15.".

Il est cité dans la « Liste générale des principaux photographes » niçois publiée par la Société de Photographie de Toulouse, de 1888 à 1896.

Il quitte cependant Nice pour Grasse en 1888 et s'installe route de Vence, près du Grand Hôtel. 

A partir de 1891, le revers de ses cartons-photos affichent, sous les armoiries de l'Angleterre, suite à la venue de la Reine Victoria à Grasse (du 25 mars au 28 avril 1891, au Grand Hôtel, justement) :
- "Félix Busin - Photographe Fournisseur Breveté - de S.M. La Reine d'Angleterre - Avenue Victoria [anciennement route de Vence] - près le Grand Hôtel - Grasse - Alpes-Maritimes",
- puis "Félix Busin - Photographe Fournisseur Breveté - de S.M. La Reine d'Angleterre - Avenue Thiers [anciennement Avenue Victoria] - Grasse - Alpes-Maritimes"

L'annuaire de Grasse de 1899 précise d'ailleurs, "Busin Félix, fournisseur de S.M. la Reine d'Angleterre, avenue Thiers [anciennement avenue Victoria], près le Grand-Hôtel, portraits, vues, agrandissements inaltérables, etc. - English Spoken".

Il cède, en 1911, son atelier grassois [alors 14, avenue Thiers] à son assistant Victor Guizol. Il meurt en 1927.



- BUSIN Félix (vers 1847-1927), Portrait d'homme (médaillon), vers 1877-1879,
tirage albuminé de 9x5,5 cm sur carton de 9,7x6,3 cm, Collection personnelle.


- BUSIN Félix (vers 1847-1927), Portrait d'homme (médaillon), vers 1877-1879,
"Félix Busin - Quai Masséna, 9. - Nice.",
 carton de 9,7x6,3 cm, Collection personnelle.


 - BUSIN Félix (vers 1847-1927), Portrait de femme (médaillon), vers 1883-1888,
"FÉLIX BUSIN -- NICE",
tirage albuminé de 9x5,5 cm sur carton de 9,7x6,3 cm, Collection personnelle.


- BUSIN Félix (vers 1847-1927), Portrait de femme (médaillon), vers 1883-1888,
"Félix Busin - Photographe - NICE - 22, Rue Masséna -- 15, Rue du Temple",
carton de 9,7x6,3 cm, Collection personnelle.




- Esprit (1859-1884) et Emile GUARNERO (vers 1860 - vers 1892) semblent ouvrir un atelier à Nice en 1878, au 9, rue Gioffredo. Le nom de E. Guarnero apparaît en effet, dans les annuaires niçois, dès 1879. 

Le revers de certains cartons précise, "Esprit Guarnero", et d'autres, "Emile Guarnero". J'ai d'abord cru qu'Esprit et Emile étaient les deux prénoms d'une seule et même personne mais de plus rares cartons précisent, "Photographie Artistique - Esprit Guarnero Frères ".

D'autres cartons font mention d'une association temporaire entre "Esprit Guarnero & Jean Radiguet, rue Gioffredo, 27 [et 29] (jardin de la Maison Bermond)", probablement au début des années 1880 (annuaires absents de 1880 à 1882), Jean Radiguet étant cité seul à cette même adresse dans les annuaires de 1883 (Collection privée Didier Gayraud), 1884 et 1885 (puis en 1886 au 25, rue Delille).

L'atelier d'Esprit Guarnero passe pour sa part au 9, rue Gubernatis, au plus tard en 1883 (annuaire niçois de 1883, Collection privée Didier Gayraud) mais Esprit Guarnero décède à 25 ans, le 11 juillet 1884 (Archives Départementales des Alpes-Maritimes, registre d'état civil en ligne : "sujet italien, célibataire"). 

Le certificat de décès est d'ailleurs signé par son père mais également par "Paul Laban, photographe, 23 ans". Je n'ai pas retrouvé mention de ce nom dans les annuaires niçois ni ailleurs mais il reste probable que Paul Laban était l'un des assistants d'Esprit Guarnero. Cela pose de même la question de la participation d'Emile Guarnero à l'atelier. Probablement plus jeune qu'Esprit, il devait n'être, lui aussi, que l'un des assistants.

Le nom du titulaire de l'atelier du 9, rue Gubernatis, reste cependant "Esprit Guarnero" dans les annuaires niçois jusqu'en 1888 puis devient "E. Guarnero" (puis "Em. Guarnero" jusqu'en 1906 ; annuaire de 1907 absent).

Emile et sa femme prennent en effet la direction de l'atelier dès 1884 mais Emile décède à son tour dans les années suivantes, deux articles de 1902 (que m'a signalés l'historienne niçoise Véronique Thuin-Chaudron) précisant, "Madame veuve Emile Guarnero, propriétaire d'un atelier de photographie" et "Madame Guarnero, photographe" (Le Petit Niçois du 24 et 27 février 1902 p 2). Je n'ai pas réussi à retrouver l'acte de décès d'Emile Guarnero mais sa mort date probablement de l'année 1892 (du fait de l'apparition dès l'annuaire de l'année 1893, d'une "Guarnero, Vve (veuve), 3, boulevard de Riquier").

L'atelier reste cette fois au nom d'Emile Guarnero, tant dans les annuaires que sur les cartons-photos, toujours au 9, rue Gubernatis (sauf dans une publicité parue dans, Nice Artistique, entre novembre 1890 et mai 1891, affichant le n° 5, et dans l'annuaire de 1912 affichant le n° 7). 

Madame veuve Emile Guarnero s'associe vers 1906-1907 (annuaire de 1907 absent) avec le photographe Massa (le peintre Jean-Baptiste Massa ?), "Guarnero et Massa, photographes". Sa mention de "veuve" disparaît alors des annuaires. Le revers des cartons-photos affiche désormais, "Photographie - médaille 1880 Arts décoratifs - médaille 1880 Nice Beaux-Arts - Guarnero & Massa - 9, rue Gubernatis, 9 - Nice".

Leurs deux noms disparaissent cependant des annuaires dès 1914, révélant une cessation d'activité en 1913. 

Le nom de "Guarnero" est, pour sa part, cité dans la « Liste générale des principaux photographes » publiée par la Société de Photographie de Toulouse, de 1888 à 1905.




- Federico CASTELLANI (1848-1889) est un photographe cité uniquement dans l'annuaire niçois de 1879, au 9, quai Masséna, adresse à laquelle il succède à Félix Busin.

Le Guide Nice en Poche du Dr Rouget, le cite à la même adresse en 1883 (annuaires niçois de 1880-1883 absents), avant qu'il ne quitte Nice la même année (activité niçoise de 1878 à 1883).

Ce photographe italien est actif dès 1867 à Alessandria (Piémont), d'abord 32, via Vescovado (où il est rejoint par son père) puis au début des années 1870, 5, via del Corso et enfin de 1875 à 1889, 35, corso Roma. 

Il ouvre, dès le début des années 1870, une succursale à Vercelli (Piémont), 1, via del Duomo (casa Pasta) où il édite, en 1873, un album composé de 23 vues de la ville.

En 1873, il participe à l'Exposition Universelle de Vienne où il présente une série de portraits.

De nombreux portraits colorisés d'acteurs ou de personnages déguisés des années 1870 semblent des autoportraits ; certains d'entre eux semblent dater des années 1873-1878, d'autres affichent, "Carnavale 1879 Alessandria" ou datent de la période niçoise : F. Castellani - Photographe - Alessandria, Corso Roma, 35 - Vercelli, Via del Duomo, 1 - Nice, 9, Quai Massena, 9.

Au revers de ses cartons-photos, le texte est surmonté des armoiries d'Alessandria et de deux médailles, celle d'argent de l'Exposition d'Alessandria en 1870 puis celle de Pavia en 1877.

Ses cartons de la fin des années 1880 précisent qu'il est "Cavaliere della Corona d'Italia", photographe (breveté) de S.M. le Roi d'Italie (Umberto I, qui règne de 1878 à 1900) et de S.A.S. le Prince de Monaco (Charles III, qui règne de 1856 à 1889). 

Après la mort de Federico Castellani en 1889, son atelier d'Alessandria perdure jusqu'en 1900 (via Piacenza, casa Pedemonte).



- CASTELLANI Federico (1848-1889), Portrait de religieux (médaillon) aquarellé, vers 1878-1883,
inscriptions au recto, "F. CASTELLANI -- FC-- NICE",
tirage albuminé de 9,8x6 cm sur carton de 10,5x6,3 cm, Collection personnelle.

- CASTELLANI Federico (1848-1889), Portrait de religieux, vers 1878-1883,
inscriptions au verso, "Armoiries d'Alessandria - Médailles d'Alessandria 1870 et de Pavia 1877 - 
F. CASTELLANI - Photographe - ALESSANDRIA - Corso Roma, 35 - VERCELLI - Via del Duomo, 1 - NICE - 9, Quai Masséna, 9",
 carton de 10,5x6,3 cm, Collection personnelle.




- Alphonse ROUX ou DEROUX (vers 1834 - ?) -Ce photographe est nommé dans le recensement de la Ville de Nice de 1876, "Deroux", âgé de 42 ans et résidant au 2, boulevard Longchamp, avec sa femme, et deux photographes célibataires de 19 ans, Pauline Croes, née à Nice et Georges Mariot, né à Paris. 

Alphonse "Roux" est ensuite cité dans l'annuaire niçois de 1879, au 6, boulevard Longchamp.



- Ch. (Charles ?) ZACHER (?-?)Ce photographe est uniquement cité dans l'annuaire niçois de 1879, au 15, rue du Temple. S'il s'agit bien du photographe suisse cité par la Société Photographique de Toulouse comme exerçant à Zurich, de 1876 à 1884, il est compromis dans une affaire de fausse monnaie à la fin de l'année 1878 (The British Journal of Photography du 3 janvier 1879 p 6).



GUSTAVE ECHTLER (? - apr.1920) et FRANZ GRAINER (1840-1908)

Gustave Echtler est signalé uniquement dans les annuaires niçois à partir de 1883 (Collection privée Didier Gayraud), au n° 3 ou/et n° 4, rue Adélaïde et il conserve cette adresse jusqu'en 1887.

Quelques cartons-photos datés révèlent cependant, dès 1879, sa présence à la même adresse 
(à la suite de Charles Delahaye, probablement dès 1877, voir ce photographe ci-dessus), associé à Grainer, photographe allemand également, "Echtler & Grainer - Rue Adélaïde 3 - Nice - Avenue de la Gare".

Cet associé est Franz Grainer senior (1840-1908), père de Franz Grainer junior (1871-1948) qui deviendra le célèbre photographe allemand de la première moitié du XX° siècle (dès 1895).

Franz Grainer père a ouvert un atelier à Reichenhall (Bad Reichenhall) dès la fin des années 1860 ou le tout début des années 1870 (cartons datés de 1871), "F. Grainer - Reichenhall - Photograph Jhrer Faiserl. Hoheit [de son Altesse Impériale] - der Princess - Therese von Oldenburg" (de la Princesse russe Thérèse Petrovna von Oldenburg, 1852-1883), et le voilà associé à son compatriote Gustave Echtler à la fin des années 1870. Il est d'ailleurs possible que Gustave Echtler vienne lui aussi de Reichenhall.

Cette association semble de courte durée car le nom de Grainer n'apparaît pas dans les annuaires niçois mais il est possible que l'association perdure quand même car certains cartons au nom du seul Gustave Echtler (antérieurs et postérieurs à 1887), signalent par la suite une "Succursale à Reichenhall". 

De plus, certains historiens de la photographie considèrent que les cartons affichant au verso, "Photographie Cosmopolite - Nice - 3, Rue Adélaïde, 3 - Atelier de Pose dans le Jardin - Photographies et Reproductions - en toutes dimensions - Procédé inaltérable - Poses instantanées", renvoient, sans le citer, à Franz Grainer.



- ECHTLER Gustave (?- apr. 1920) & GRAINER Franz (1840-1908), Portrait de jeune homme, recto, vers 1879-1883,
tirage albuminé de 10,1x5,9 cm sur carton de 10,2x6,5 cm, Collection personnelle.

- ECHTLER Gustave (?- apr. 1920) & GRAINER Franz (1840-1908), Portrait de jeune homme, verso, vers 1879-1883,
"ECHTLER & GRAINER - Rue Adélaïde 3 - NICE - AVENUE DE LA GARE",
 carton de 10,2x6,5 cm, Collection personnelle.


- COSMOPOLITE [ECHTLER Gustave (?- apr. 1920) & GRAINER Franz (1840-1908)] ?, Portrait d'homme, vers 1885 (?),
"Cosmopolite -- NICE",
tirage albuminé de 9x5,6 cm sur carton de 10,5x6,4 cm, Collection personnelle.

- COSMOPOLITE [ECHTLER Gustave (?- apr. 1920) & GRAINER Franz (1840-1908)] ?, Portrait d'homme, vers 1885 (?),
"PHOTOGRAPHIE - COSMOPOLITE - NICE - 3, Rue Adelaide 3. - ATELIER DE POSE DANS LE JARDIN - Photographies et reproductions - en toutes dimensions - Procédé inaltérable - Poses instantanées"",
carton de 10,5x6,4 cm, Collection personnelle.



Gustave Echtler participe à L'Exposition Internationale de Nice, ouverte de décembre 1883 à mai 1884. Les cartons de cette époque témoignent de cette participation : "G. Echtler - Photographe - Exposant à l'Exposition Internationale de Nice - Photographies et Reproductions - En tous genres - et toutes les dimensions d'après les plus innovants procédés - Toutes les poses sont instantanées - Portraits Miniature - Aquarelles et à l'Huile - 3, rue Adélaïde, 3 - près l'Avenue de la Gare, Atelier dans le Jardin - Nice - On Parle toutes les Langues Modernes".

Les autres cartons-photos de cette époque portent au verso, sur fond jaune (un carton daté de 1883, un autre de 1887) puis noir ou rouge, "GE - Photographie d’Art - GEchtler – Rue Adélaïde, 3 - Avenue de la Gare - Atelier au rez de Chaussée - Nice".

En 1887, Gustave Echtler quitte la rue Adélaïde puis apparaît dans les annuaires au n° 51 de la rue Gioffredo de 1888 à 1890, au n° 43 en 1891 et enfin au n° 49 de 1892 à 1926. 

Une publicité parue dans le journal, Nice Artistique, du 5 janvier 1890, précise : « Photographie et Peinture - Agrandissements, reproductions, procédés au charbon et au platine, selon les derniers procédés. Toutes les poses sont instantanées. Poses par tous les temps. G. Echtler - Leçons et fournitures pour amateurs. On parle les langues modernes. Les clichés sont conservés. 49, rue Gioffredo, Nice – Ancien local Bienmüller [puis Raynaud], près la place Masséna ».

De décembre 1897 à mai 1898, une nouvelle publicité paraît dans le journal, Nice Artistique, puis le 24 novembre 1900 dans le journal, La Semaine Niçoise : « Photographe - Echtler, rue Gioffredo, 49 ».

Une publicité de l'époque affiche également, "Photographie & Peinture - On se rend à domicile - G. Echtler - Rue Gioffredo, 49 - Nice - Près la Place Masséna - Peinture à huile - Aquarelle - Pastel - On parle les Langues Etrangères - On pose le soir à la lumière artificielle".

Le revers de ses cartons de l'époque porte les indications suivantes, 
- sur fond clair (mais recto noir), "G.E. - Gustave Echtler - Photographe - Nice - Rue Gioffredo, 49 - Succursale à Reichenhall - Poses instantanées par tous les temps",
- sur fond beige, "Photographie & Peinture - G. Echtler - Nice - 49, Rue Gioffredo -1er Etage - Poses instantanées par tous les temps - L'Atelier reste ouvert toute l'année",
- sur fond blanc, "GE - Gustave Echtler – Photographe - Nice – Rue Gioffredo, 49 – 1er étage" (un carton daté d’avril 1893).

Gustave Echtler est cité dans la « Liste générale des principaux photographes » publiée par la Société de Photographie de Toulouse de 1888 à 1905 mais il est cité dans les annuaires niçois jusqu'en 1926. 

Didier Gayraud, historien niçois de la photographie et de l'architecture, me signale cependant qu'une ordonnance du 26 octobre 1914 a privé Gustave Echtler de son atelier en tant que sujet allemand et que son magasin a été placé sous séquestre le 3 mai 1920 et vendu aux enchères (Fonds du TGI de Nice 03V01/1182). Le Journal Officiel du 10 mai 1920 (p 7038, voir sur Gallica) confirme cette liquidation des biens faisant l'objet d'une mesure de séquestre de guerre (décret du 23/10/1919, art. 4).



- ECHTLER Gustave (?- apr. 1920), Portrait de Monsieur Jacob (médaillon), recto, vers 1883-1887,
tirage albuminé de 9,3x5,9 cm sur carton de 10,5x6,3 cm, Collection personnelle.

- ECHTLER Gustave (?- apr. 1920), Portrait de Monsieur Jacob, verso, vers 1883-1887,
monogramme "EG - PHOTOGRAPHIE D'ART" puis signature oblique "GECHTLER -
 Rue Adélaïde, 3. - Avenue de la Gare - Atelier au rez de Chaussée - NICE",
 carton de 10,5x6,3 cm, Collection personnelle.


- ECHTLER Gustave (?- apr. 1920), Portrait de Madame Jacob (médaillon), recto, vers 1883-1887,
tirage albuminé de 9,4x5,8 cm sur carton de 10,5x6,3 cm, Collection personnelle.

- ECHTLER Gustave (?- apr. 1920), Portrait de Madame Jacob, verso, vers 1883-1887,
monogramme "EG - PHOTOGRAPHIE D'ART" puis signature oblique "GECHTLER -
 Rue Adélaïde, 3. - Avenue de la Gare - Atelier au rez de Chaussée - NICE",
carton de 10,5x6,3 cm, Collection personnelle.


- ECHTLER Gustave (?- apr. 1920), Portrait de femme, recto, vers 1900 (?),
"G. Echtler - NICE",
verso muet (papier serpente imprimé disparu),
tirage albuminé de 9,2x5,7 cm sur carton de 10,5x6,4 cm, Collection personnelle.
Sur le revers d'un carton-photo contemporain, on peut lire dans un cartouche :
 "Photographie d'Art - Diplôme d'Honneur - G. ECHTLER - 49, Rue Gioffredo - 
1er Etage - Ancien Local Bienmüller - NICE - Près la Place Masséna".