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dimanche 11 juin 2017

712-DE QUELQUES PHOTOGRAPHES PRIMITIFS NIÇOIS (1850-1870)-3




- CHARDONNET Ferdinand (?-?), Portrait de classe d'Ecole religieuse, vers 1870-1871,
"CHARDONNET, PHOTO.",
tirage albuminé de 5,4x9,1 cm, sur carton de 6,3x10,5 cm, Collection personnelle.






Dans cet article, les photographes : 
LEMIÈRE, RIOLLET, MOUË, MEURISSE, ROSSI,
 DE SAINT-GERMAIN, CHARDONNET, MICHEL, BIENMÜLLER.
Dernière mise à jour de ces notices : le 05/05/2018



- Sérène LEMIÈRE
 (1829-?) ou LAMIÈRE est signalé à Nice dès 1864, dans l'annuaire niçois mais également par la trace de sa demande d'autorisation de placer une enseigne au 4, place du jardin-Public.

Il reste à cette même adresse de 1864 à 1873 ; ouvrage du Dr Lubanski, Guide aux stations d’hiver du littoral méditerranéen, 1865, Photographie du Progrès ; Les Echos de Nice du 26 septembre 1865). 



- Dr Lubanski, Guide aux stations d'hiver du littoral méditerranéen, 1865,
publicité pour Lemière, page XXIX,
ouvrage en ligne des Archives Départementales des Alpes-Maritimes.




Il est possible qu'il travaille avec Emile Poullan entre 1871 et 1873 car ce dernier est, à ces dates, signalé à la même adresse et ils disparaissent tous les deux des annuaires dès 1874.

Ses cartons photos portent au verso des mentions semblables : "Photographie du Progrès – Lemière - à - Nice – Place du Jardin Public, n° 4".

Les recherches d'Hervé Lestang sur les photographes français ont permis de préciser les date et lieu de naissance de Sérène Lemière, sa situation familiale, son arrivée à Nice entre octobre 1861 (date de son mariage à Paris alors qu'il est déjà photographe) et janvier 1863 (date de naissance de son premier enfant à Nice), au 10, rue du Canal, ainsi que ses relations avec les photographes niçois, Augustin Riollet (voir ci-dessous) et Georges Potier (témoins de naissance de son premier enfant) (http://portraitsepia.fr/photographes/lemiere/).


- LEMIÈRE (André ?) (?-?), Portrait d'enfant, vers 1864-1873,
"LEMIÈRE, Phot.",
 tirage albuminé de 5,5x9,2 cm sur carton de 5,8x10,4 cm, Collection personnelle.

- LEMIÈRE (André ?) (?-?), Portrait d'enfant, verso, vers 1864-1873,
"PHOTOGRAPHIE DU PROGRÈS - LEMIÈRE A NICE - Place du Jardin Public, N°4.",
carton de 5,8x10,4 cm, Collection personnelle.

 - LEMIÈRE (André ?) (?-?), Portrait d'homme, vers 1864-1873,
"LEMIÈRE, Phot.",
tirage albuminé de 5,3x9,2 cm sur carton de 5,5x10,2 cm, Collection personnelle.

- LEMIÈRE (André ?) (?-?), Portrait d'homme, verso, vers 1864-1873,
"PHOTOGRAPHIE DU PROGRÈS - LEMIÈRE A NICE - Place du Jardin Public, N°4.", 
carton de 5,5x10,2 cm, Collection personnelle.




- Augustin RIOLLET (?-?) est cité uniquement dans l'annuaire de 1864, au n°5, Promenade des Anglais où il succède à Pierre Petit. 

Il a cependant déposé une demande d'autorisation de voirie, dès 1862, pour installer une enseigne sur la Promenade des Anglais. Il est de même signalé comme photographe, en tant que témoin de naissance du premier enfant de Sérène Lemière en janvier 1863 (cf. ce photographe ci-dessus et les recherches d'Hervé Lestang, http://portraitsepia.fr/photographes/lemiere/).

Il semble céder son affaire, en 1865, à Mouë.

Les cartons photos portant au recto la mention "Pierre Petit" (1864 ?) indiquent au verso, "Photographie des Deux Mondes - Exposition Universelle (1862, Londres) - Blason de Prusse - Pierre Petit - Riollet - Élève & Successeur - 5 . Promenade - des Anglais - Nice - Blason de Bade". 



- RIOLLET A. (?-?), Portrait de garçon (Emile Musiot ?), vers 1862-1865,
"PIERRE PETIT", et écriture manuscrite, "Emile Musiot" (?),
tirage albuminé de 5x8,9 cm sur carton de 6,2x10,9 cm, Collection personnelle.

- RIOLLET A. (?-?), Portrait d'enfant, verso, vers 1862-1865,
"PHOTOGRAPHIE DES DEUX MONDES - EXPOSITION UNIVERSELLE - médailles - Blason de Prusse - PRUSSE -  PIERRE PETIT - RIOLLET - ÉLÈVE & SUCCESSEUR - 5 . PROMENADE - DES ANGLAIS - NICE - blason de Bade - BADE",
carton de 6,2x10,9 cm, Collection personnelle.




- (Hippolyte ?) MOUË (?-?) est uniquement cité dans les annuaires niçois de 1864 à 1866, aux adresses suivantes, n° 16, rue Masséna (1864 et 1865) et n° 5, promenade des Anglais (1865 et 1866). Il semble succéder, en 1865, à A. Riollet dans l'atelier de Pierre Petit situé à cette dernière adresse.

Le revers de cartons photos indique, "Photographie des Deux Mondes - Blason de Prusse - Prusse - Pierre Petit - Phot. de S.M. le Roi de Prusse - de S.A. le Grand Duc de Bade - Mouë Successeur - 5, promenade des Anglais - Nice - Blason de Bade - Bade - Galerie des Hommes du Jour".



- Auguste MEURISSE (1831-apr.1904) ou MERISSE est uniquement cité à Nice en 1864 et 1865, aux deux adresses d'angle suivantes : n° 2, rue Paradis et n° 13 rue Masséna (De Carli, Conseiller du touriste à Nice et ses environs, 1864-1865, annuaire niçois de 1865, Dr Lubanski, Guide aux stations d’hiver du littoral méditerranéen, 1865).

Son successeur est le photographe Emile Messy dès 1865.



- Dr Lubanski, Guide aux stations d'hiver du littoral méditerranéen, 1865,
publicité pour Meurisse, page XXI,
ouvrage en ligne des Archives Départementales des Alpes-Maritimes.




Hervé Lestang (http://portraitsepia.fr/) a eu la gentillesse de me communiquer le fruit de ses recherches sur Auguste Meurisse. Photographe itinérant, il est cité à Valence (Drôme) dans les journaux de novembre 1867 à janvier 1868 puis à Privas (Ardèche) en 1871, à Sète (Hérault) en 1874. Dès 1875, il travaille avec son épouse Isadora, à Béziers (Hérault) où ils sont encore cités en 1881. Leurs cartons affichent, "Mr & Mme Meurisse - 26, Allées Paul Riquet - Béziers - Maison Spéciale - pour les agrandissements, - et les portraits de grandes dimensions - Portraits d'enfants instantanés". 

Sa femme tient seule dès la fin des années 1880 un atelier à Avignon (1889) puis à Rodez (1896) jusqu'au début du XX° siècle alors que lui-même a un atelier à Rochefort (Charente-Maritime) pendant la même période (ils sont respectivement cités à Rodez et Rochefort à la date du mariage de leur fille en 1904).

Leur fils Georges sera photographe à Rodez (3, rue de l'Hospice) et leur fille Lucie épousera le photographe Victor Dando, fils de photographe lui aussi. 



- MEURISSE Auguste (?-?), Portrait de Bonne Meunier, épouse Moly, vers 1864-1865,
"PHOT. - - AUGUSTE MEURISSE - - NICE",
tirage albuminé de 5,1x8,8 cm, sur carton de 6,1x10,1 cm, Collection personnelle.

- MEURISSE Auguste (?-?), Portrait de Bonne Meunier, épouse Moly, verso, vers 1864-1865,
"PHOTOGRAPHIE AM - 2, Rue Paradis & Rue Masséna, 13 - NICE",
écriture manuscrite "Bonne Meunier - Épouse Moly -- 1829-1904",
carton de 6,1x10,1 cm, Collection personnelle.



- Antoine ROSSI (?-?), peintre et photographe est signalé à Nice de 1864 à 1867 (annuaires niçois), au n° 6, descente Crotti, adresse qui se trouve précisée au dos de certains cartons photos, "A. Rossi - Peintre et Photographe - 6, Descente Crotti, Boulevard du Pont-Neuf, 6 - Nice". 

Il demande en 1864 l'autorisation d'installer une enseigne à cette adresse puis il fait une nouvelle demande, en 1865, afin de la transférer au 2, boulevard du Pont-Neuf. Un carton photo révèle d'ailleurs cette nouvelle adresse, "Rue Descente Crotti - 2, Boulevard du Pont-Neuf, 2 - Nice", et insiste sur sa carrière de peintre

Son adresse devient ensuite le n° 24, boulevard du Pont-Vieux de 1869 à 1872 et se retrouve ainsi au dos de cartons : "A. Rossi – Peintre et Photographe – 24, Boulevard du Pont-Vieux, 24 - Nice" (Léon Watripon, Nice-guide, 1869 ; annuaires niçois)

Deux adresses sont signalées de 1873 à 1874, 24 boulevard du Pont-Vieux et 32 rue Gioffredo ; elles deviennent 32, rue Gioffredo et Quai place d'Armes, maison Bermond, dans la cour, en 1875 et 1877 (annuaires niçois absents des années 1876 et 1878).

Il disparaît des annuaires niçois après 1877.


- ROSSI A. (?-?), Portrait d'homme, vers 1863-1865,
"A. Rossi",
tirage albuminé de 5,1x7,2 cm, sur carton de 6,3x10,2 cm, Collection personnelle.

- ROSSI A. (?-?), Portrait d'homme, verso, vers 1863-1865,
"A. Rossi - Peintre et Photographe - 6, Descente Crotti, Boulevard du pont-Neuf, 6 - NICE",
carton de 6,3x10,2 cm, Collection personnelle.

- ROSSI A. (?-?), Portrait de famille, vers 1865-1868,
"A. ROSSI",
tirage albuminé de 5,3x8,9 cm, sur carton de 5,9x10,3 cm, Collection personnelle.

- ROSSI A. (?-?), Portrait de famille, verso, vers 1865-1868,
" Médailles - Et Veteres Revocavit Arts- A. Rossi - Peintre - et - Photographe - Rue Descente Crotti, 2, Boulevard du Pont-Neuf, 2 - NICE",
carton de 5,9x10,3 cm, Collection personnelle.
N.B. : "Et Veteres Revocavit Arts" : "Et il fit refleurir les arts", Horace (Livre IV, ode 12, vers 12),
en parlant de l'Empereur Auguste et ici de l'Empereur Napoléon III.



- Léonard de SAINT-GERMAIN (1826-?) est un photographe sur lequel je possède peu de renseignements.

 Une demande d'autorisation de voirie permet d'apprendre que, dès 1865, il souhaite placer une enseigne au 11, rue Chauvain.

Il est cité uniquement dans les annuaires niçois de 1866 et de 1867, au n° 7, rue Chauvain. L'annuaire de 1866 précise qu'il est le "photographe de S.A.I. le Prince Napoléon II".

Je ne connais que peu de photographies de lui (une douzaine), prises pour la plupart à Nice et quelques-unes à Cannes et Monaco. Les tirages stéréoscopiques sont le plus souvent sur carton jaune vif imprimé au recto des textes néo-gothiques suivants, "Littoral de la Méditerranée" (à gauche) et "Photographie L. de St. Germain" (à droite) dont deux vues stéréoscopiques différentes du Restaurant de la Réserve (Nice, Port, Lazaret) qui datent de l'année 1867. De plus rares cartons jaunes portent cependant à gauche la mention, "Vues Diamants", et à droite, "Léonard de St. Germain (Nice)", dans une typographie plus traditionnelle.

Il semble (?) que son activité de photographe à Nice s'arrête en 1868.



- Ferdinand CHARDONNET (?-?), probablement présent à Nice dès 1867, est cité
par Les Echos de Nice du 5 et du 20 février 1868 qui signalent ses "ravissants portraits-album et portraits-cartes", recommandent "son exposition et son atelier, situés rue du Temple, 7, près la place Grimaldi" et publient ses publicités à cette même adresse la saison d'hiver 1867-1868. 

Il est encore cité à cette même adresse dans les annuaires niçois de 1870 et 1871 (et le Nice-Guide du Dr Lubanski de 1870) puis au n° 9, quai Masséna de 1872 à 1877, avec parfois la mention, "photographe-miniaturiste" (1877) et plus souvent, "English Spoken-Maison Spéciale". 

Les revers de ses cartons photos précisent, "Photographie Artistique - Fnd. Chardonnet – Nice" puis vers 1872-1877, "Nice - Vichy" ou "Photographie Artistique - F. Chardonnet - Nice - Quai Masséna, 9 - Vichy - Boulevard Victoria".

Il semble quitter Nice vers 1877 pour Lyon (6, place Bellecour) et Vichy ("rue Sornin" ou "En face la Source de l'Hôpital").
Il est cité dans la « Liste générale des principaux photographes » publiée par la Société de Photographie de Toulouse de 1877 à 1885. 




- CHARDONNET Ferdinand (?-?), Portrait d'homme, vers 1868,
tirage albuminé de 5,4x8,9 cm, sur carton de 6,3x10,2 cm, Collection personnelle.

- CHARDONNET Ferdinand (?-?), Portrait d'homme, verso, vers 1868,
"PHOTOGRAPHIE ARTISTIQUE - NICE - Fnd Chardonnet - Les Clichés sont conservés - 624",
carton de 6,3x10,2 cm, Collection personnelle.

- CHARDONNET Ferdinand (?-?), Portrait d'homme, vers 1870,
"CF",
tirage albuminé de 5,4x8,9 cm, sur carton de 6,3x10,4 cm, Collection personnelle.

- CHARDONNET Ferdinand (?-?), Portrait d'homme, verso, vers 1870,
"PHOTOGRAPHIE ARTISTIQUE - NICE - Fnd Chardonnet - Les Clichés sont conservés -  ",
carton de 6,3x10,4 cm, Collection personnelle.


- CHARDONNET Ferdinand (?-?), Portrait de classe d'Ecole religieuse, vers 1870-1871,
"CHARDONNET, PHOTO.",
tirage albuminé de 5,4x9,1 cm, sur carton de 6,3x10,5 cm, Collection personnelle.

- CHARDONNET Ferdinand (?-?), Portrait de classe d'Ecole religieuse, vers 1870-1871,
"Chardonnet - Photog. - Rue du Temple, 7 - près la Place Grimaldi - Nice - Tous les clichés sont conservés - Rappeler le N°. ",
tirage albuminé de 5,4x9,1 cm, sur carton de 6,3x10,5 cm, Collection personnelle.

- CHARDONNET Ferdinand (?-?), Portrait d'homme, vers 1872-1877,
"F. CHARDONNET -- NICE. VICHY.",
tirage albuminé de 5,4x9,1 cm, sur carton de 6,3x10,5 cm, Collection personnelle.

- CHARDONNET Ferdinand (?-?), Portrait d'homme, verso, vers 1872-1877,
"PHOTOGRAPHIE ARTISTIQUE - NICE - F. Chardonnet - Nice - Quai Masséna, 9 - Vichy - Boulevard Victoria",
carton de 6,3x10,5 cm, Collection personnelle.



- P.C. MICHEL (?-?) (parisien ?) est uniquement signalé par Les Echos de Nice du 15 septembre 1867 : "Michel, photographe, place Grimaldi, français" puis dans les annuaires niçois de 1870 à 1875 (annuaire de 1876 absent) au n°1, rue de la Buffa.

Une demande d'autorisation de voirie pour placer une enseigne le signale cependant déjà en 1866 au n° 3, place Grimaldi.

Un carton photo précise au verso : "Armoiries du Second Empire - Médaillon avec le profil de Napoléon III et inscriptions : Napoléon III Empereur - Médaillon avec inscriptions : A Michel & Cie - Photographie - P. C. Michel & Cie - Maison Brevetée S.G.D.G. [Sans Garantie Du Gouvernement ] - 5, place Grimaldi - Nice".

[Un "Frédéric Michel" est par la suite signalé sur le revers d'un carton photo (vers 1900), au 43 Boulevard Dubouchage - Nice - Photographe - de la Famille Impériale - de Russie - Téléphone"].



- MICHEL P. C. (?-?), Portrait d'Homme, vers 1867-1869 (?),
"P.C. M. & C.",
tirage albuminé de 8,9x5,5 cm, sur carton de 10,5x6,3 cm, Collection personnelle.

- MICHEL P. C. (?-?), Portrait d'Homme, verso, vers 1867-1869 (?),
"Armoiries du Second Empire - Pièce avec le profil de Napoléon III et inscriptions, Napoléon III Empereur - 
Pièce avec inscriptions, A Michel & Cie - Photographie - P. C. Michel & Cie - Maison Brevetée S.G.D.G. - 5, place Grimaldi - Nice";
carton de 10,5x6,3 cm, Collection personnelle.



- Wilhelm ou Guillaume BIENMÜLLER (vers 1825 -vers 1878) semble actif dès la fin des années 1840 ou le tout début des années 1850.

Graveur-lithographe à Avignon chez Clément St. Just (plan de la ville gravé par lui en 1852, cf. sur Gallica), il est également chimiste et photographe dès cette époque. Son adresse est alors, "Place de l'Horloge, Café Genella, Avignon".

Il écrit à William Henry Fox Talbot en février 1851 pour essayer de lui vendre son procédé de photographie sur papier et joint à son envoi, "deux épreuves positives, dont une épreuve d'un beau noir et l'autre propre à peindre à l'Aquarelle". Cette lettre (Correspondance) et ces deux épreuves (Photographies) sont conservées à la British Library (London Manuscripts - Fox Talbot Collection, lettre Add MS 88942/2/14, photographies NT01333 et NT01334). Les deux photographies sont des prises de vues de sa femme (17,9x12,5 cm) et de son fils (15,9x12,8 cm).

On peut penser, du fait de sa situation familiale, que Wilhelm Bienmüller est né, au plus tard, dans les années 1820.

Il semble ensuite être sur Marseille vers 1860. Son nom et sa fonction de photographe apparaissent dans les listes de 1861 et de 1862 des membres de la Société d’Émulation de la Provence à Marseille (Mémoires de la Société d’Émulation, Marseille, 1861, T I p 306 et 1862, T II p 360 ; cf. sur Gallica).

Il est membre actif de la Société Photographique de Marseille et, en tant que tel, organisateur en janvier et février 1862, du "Concours universel relatif à un prix de cinq cents francs pour l'inventeur d'un collodion sec instantané" de 1863 (La Lumière du 15 mars 1862 p 18 ; Revue Photographique, Paris, 1862, T 7 p 57-59 ; cf. sur Gallica). 

En mai 1863, il participe à l'Exposition de la Société où il expose, "Un cadre contenant des cartes de visite. - Une reproduction de gravure (de M. Gabriel) [gravure de Ruysdaël choisie dans le cabinet de gravures du président de la Société Photographique, remarquable par ses dimensions, son rendu et sa netteté]. - Six portraits divers" (Bulletin de l'Union des Arts, Marseille, 1863 p 99 et 199).

Sa présence à Marseille est attestée dans la liste des photographes de l'Indicateur Marseillais (Guide du Commerce, Annuaire des Bouches-du Rhône) de 1862, 1863 et 1864. Il est à chaque fois cité "place de la Bourse, 5" mais en 1864, il est précisé, "Bienmüller W., représentant du Panthéon de la Légion d'Honneur".

Le verso de ses cartons photos confirme sa présence dans cette ville : "W. Bienmüller - Photographe - Place de la Bourse, 5 - Marseille", texte suivi parfois des mentions suivantes, "Représentant du Panthéon de l’Ordre Impérial - de la Légion d’Honneur pour le Département - Des BCHES du Rhône".

Il semble quitter Marseille pour Lyon en 1864, après avoir cédé son affaire à Jean-Baptiste Henry Pellegrin (qui apparaît dans l'Indicateur Marseillais de 1865, place de la Bourse, 5). 


- BIENMÜLLER Wilhelm (c.1825-c.1878), Portrait d'homme, recto, vers 1863-1864,
tirage albuminé de 5,7x9,5 cm, sur carton de 6x10 cm, Collection personnelle.

- BIENMÜLLER Wilhelm (c.1825-c.1878), Portrait d'homme, verso, vers 1863-1864,
"W. BIENMÜLLER - PHOTOGRAPHE - Place de la Bourse, 5 - MARSEILLE - Médaille de la Légion d'Honneur - 
Représentant du Panthéon de l’Ordre Impérial - de la Légion d’Honneur pour le Département - DES BCHES DU RHÔNE",
 carton de 6x10 cm, Collection personnelle.


Les cartons-photos de l'époque lyonnaise précisent son adresse : au recto, "W. Bienmüller. Phot.", et au verso, "Photographie - W. Bienmüller - Mention Honorable [pour quelle exposition ?] - 65, Rue de l'Impératrice, 65 - Lyon".

Certains cartons-photos témoignent de son association lyonnaise avec le photographe Kaiser, sans qu'il soit possible de savoir si elle a eu lieu dès son arrivée dans la ville (en 1864) ou lors de la préparation de son nouveau départ (1867) : au recto, "Bienmüller & Kaiser. Phot.", et au verso, "Peinture & Photographie - Bienmüller & Kaiser - Mention Honorable - 65, Rue de l'Impératrice, 65 - Lyon".

Dans le numéro du 31 octobre 1866 d'Affiches Nationales (journal de petites annonces commerciales), on peut lire : " A vendre, pour cause de maladie, superbe Etablissement de Photographie en pleine activité, situé dans l'une des plus belles maisons de la rue de l'Impératrice, ayant la lumière du Nord. S'adresser à M. Bienmüller, photographe, 65, rue de l'Impératrice, à Lyon". 

Wilhelm Bienmüller est, pour la dernière fois, signalé à cette adresse, en 1867, dans l'Annuaire administratif et commercial de Lyon et du Département du Rhône

Ses problèmes de santé le poussent probablement à suivre des cures, notamment à Digne-les-Bains (photographies de paysages), et à quitter Lyon pour Nice.

En 1867, en effet, il est à Nice et fait une demande d'autorisation pour peindre deux enseignes et poser un écusson au 3, rue Chauvain.

Il est ensuite signalé par Les Echos de Nice du 11 janvier 1868, «Bienmüller, W., photographe, rue Chauvain, 3, allemand ». Il réalise, début mars 1868, le portrait mortuaire de Louis I de Bavière (décédé à Nice le 29 février) sur son lit de parade (Journal général de l'imprimerie et de la librairie, 1868, vol. 57, pp 296 et 380). Il dépose la même année une demande d'autorisation pour exposer des photographies dans le Pavillon des Bains de Mer, situé sur la Promenade des Anglais.

Le Dr Lubanski le cite ensuite à une nouvelle adresse dans son Nice-Guide de 1870 (p 263), "Bienmüller, rue Gioffredo".

Il faut attendre quelques années avant que les annuaires ne le signalent rue Gioffredo, au n° 7 de 1873 à 1875, même s'il y est présent antérieurement (carton daté de septembre 1872). Si l'annuaire de 1876 est absent, le Guide d'Alexandre Lacoste (Nice pittoresque et pratique, 1876 p 374) le cite encore à cette même adresse, ainsi qu'un carton daté d'octobre 1877, mais l'annuaire de 1877 le situe désormais au n° 49 de la même rue (annuaire de 1878 absent).

Les dos des cartons photos confirment ces mêmes adresses : "Photographie - W Bienmüller - [Mention Honorable] - Rue Gioffredo, 7 - Nice" (encre noire ; encre de couleur verte sur cartons datés de septembre 1872 et de janvier 1874), précisant parfois pour la même adresse "Portrait Email", puis "Photographie [ou Portrait - Album ]- WBienmüller, Rue Gioffredo, 49 - [à] Nice".

L'annuaire de 1879 (annuaires absents de 1878 et de 1880 à 1883) et l'ouvrage du Dr Rouget (Guide Nice en Poche, 1883) précisent que c'est sa veuve, Madame Bienmüller (J. ?), qui a pris la succession mais le verso des cartons ne révèle pas son activité.

Le photographe ou plutôt les photographes, Monsieur et Madame, sont cités dans la « Liste générale des principaux photographes » publiée par la Société de Photographie de Toulouse de 1877 à 1885.
Le successeur semble cependant M. A. Raynaud, dès 1883.


- BIENMÜLLER Wilhelm (c.1825-c.1878), Portrait d'homme jeune, recto, vers 1872-1874,
"W. Bienmüller, Phot.",
tirage albuminé de 5,8x9,2 cm, sur carton de 6,3x10,5 cm, Collection personnelle.

- BIENMÜLLER Wilhelm (c.1825-c.1878), Portrait d'homme jeune, verso, vers 1872-1874,
"PHOTOGRAPHIE - W BIENMÜLLER - Mention Honorable - Rue Gioffredo, 7. - NICE - Les Clichés sont conservés -  du Cliché ...", 
carton de 6,3x10,5 cm, Collection personnelle.



- BIENMÜLLER Wilhelm (c.1825-c.1878), Portrait de femme, vers 1874-1876,
"BW",
tirage albuminé de 5,7x9,2 cm, sur carton de 6,3x10,4 cm, Collection personnelle.

- BIENMÜLLER Wilhelm (c.1825-c.1878), Portrait de femme, verso, vers 1874-1876,
"PHOTOGRAPHIE - W BIENMÜLLER - Rue Gioffredo, 7. - NICE - Les Clichés sont conservés - du Cliché 3568", écriture manuscrite "Marie Mane ?"
carton de 6,3x10,4 cm, Collection personnelle.

 - BIENMÜLLER Wilhelm (c.1825-c.1878), Portrait de fillette, vers 1874-1876,
"BW",
tirage albuminé de 5,6x9,2 cm sur carton de 6,3x10,4 cm, Collection personnelle.

- BIENMÜLLER Wilhelm (c.1825-c.1878), Portrait de fillette, verso, vers 1874-1876,
"PHOTOGRAPHIE - W BIENMÜLLER - Rue Gioffredo, 7. - NICE - Les Clichés sont conservés -  du Cliché "
carton de 6,3x10,4 cm, Collection personnelle.

- BIENMÜLLER Wilhelm (c.1825-c.1878), Portrait de femme, vers 1874-1876,
tirage albuminé 9,5x13,4 cm sur carton de 10,3x15,3 cm, Collection personnelle.

- BIENMÜLLER Wilhelm (c.1825-c.1878), Portrait de femme, vers 1874-1876,
"PHOTOGRAPHIE - W BIENMÜLLER - Rue Gioffredo, 7. - NICE -  PORTRAIT EMAIL", 
 carton de 10,3x15,3 cm, Collection personnelle.

- BIENMÜLLER Wilhelm (c.1825-c.1878), Portrait de fillette, vers 1877-1883,
"W. BIENMÜLLER -- BW- 49, RUE GIOFFREDO, NICE.",
tirage albuminé de 5,9x9,2 cm, sur carton de 6,3x10,5 cm, Collection personnelle.

- BIENMÜLLER Wilhelm (c.1825-c.1878), Portrait de femme, verso, vers 1877-1883,
"PHOTOGRAPHIE - W BIENMÜLLER - Rue Gioffredo, 49. - NICE - Les Clichés sont conservés - du Cliché 8203",
carton de 6,3x10,5 cm, Collection personnelle.