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mardi 14 mars 2017

675-DE QUELQUES PHOTOGRAPHES PRIMITIFS NIÇOIS (1850-1870)-1


 - FERRET Pierre (1815-1875), Nice, L'entrée du Port, recto, vers 1860 ? (avant 1863),
tirage albuminé de 10,6x6,4 cm sur un carton de 10,7x6,4 cm, Collection personnelle.


 - FERRET Pierre (1815-1875), Nice, L'entrée du Port, verso, vers 1860 ? (avant 1863),
"Villa Nuvelli" -
" FERRET, PHOTOGRAPHE - de S.M. L'Impératrice Douairière de Russie - Rue Chauvain, maison Ferret, - NICE",
carton de 10,7x6,4 cm, Collection personnelle.



Dans cet article, les photographes :
FERRET, SCHEMBOCHE, PACELLI, CRETTE,
 CLERISSY, COTTALORDA, PETIT.
Dernière mise à jour de ces notices : le 21/05/2018



La liste des photographes ci-dessous est loin d'être exhaustive. Elle vient en complément de l'article toujours en cours qui essaye d'établir un annuaire des photographes niçois mais, cette fois, dans un cadre permettant de cibler quelques noms assortis de leurs photographies. 
Cette liste recense uniquement la vingtaine de photographes mentionnés dans les sources locales consultées à ce jour (guides touristiques, annuaires, journaux et ouvrages, cartons des photographies). Elle omet les photographes des villes voisines et ceux séjournant à l'hôtel qui ont photographié Nice, pour se concentrer sur ceux qui ont ouvert un atelier dans la ville, voire un magasin.

Beaucoup d'entre eux sont des peintres (quelques-uns sculpteurs) qui se sont initiés à la photographie avant d'en faire leur profession principale. Ce changement professionnel s'est le plus souvent effectué avant leur installation niçoise. 

Dès les années 1850-1860 en effet (et probablement avant), quelques photographes pour la plupart installés à Paris (italiens, français, anglais, allemands...) ont commencé à venir travailler à Nice pendant la saison d'hiver, et certains s'y sont installés pour quelques années ou le reste de leur vie (rattachement de Nice à la France en 1860). 

La plupart des photographes des années 1850-1860 ont partagé leur travail entre portraits et paysages, voire ont donné priorité à leur activité de paysagiste. Ce n'est que dans les décennies suivantes que de nombreux photographes se sont spécialisés dans un travail de portraits en studio.

Les photographes sont présentés ci-dessous dans l'ordre chronologique de leur apparition dans les sources niçoises consultées. Le but est de cibler ici leur carrière niçoise et non pas de présenter l'ensemble de leur vie. Leurs courtes notices seront corrigées et complétées au fur et à mesure de l'avancée des recherches et de l'acquisition de photographies.

Les recherches m'ont permis de croiser le nom de photographes qui ne se retrouvent pas dans les annuaires niçois et auxquels je ne consacre pas de notice, comme Francesco Maria CHIAPELLA (?-?) qui demande en 1868, l'autorisation de construire un atelier de photographe à Nice, rue du Canal (mais ce projet ne semble pas avoir abouti).
Ce photographe italien, actif dès 1855 à Turin (portraits, notamment de militaires, paysages, et reproductions d’œuvres d'art) a notamment participé aux expositions italiennes de Turin (1858, médaille de bronze) et de Florence (1861) ainsi qu'à l'Exposition Internationale de Londres de 1862 et à celle de Dublin en 1865 (médaille). 
Il est à noter que "Le Monde Illustré" de 1860 (4, 1860, vol. 6 p 164) publie une estampe réalisée "d'après une photographie de Francesco Maria Chiapella (Turin) et Luigi Crette (Nizza)" (cf. la notice de ce photographe ci-dessous). 
Il est cité comme "photographe du roi" (Vittorio Emanuele II) dès 1861 (FM Chiapella - Fotografo di S. Maestà - Il Re d'Italia). Il réalise la reproduction des oeuvres exposées en 1863 par la Société Promotrice des Beaux-Arts de Turin. Il cède son atelier turinois en 1865 à Olinto Zacchia et il est, pour la dernière fois, cité à Nice en 1868.



- Pierre FERRET (1815-1875) est signalé à Nice, quai du Pont-Neuf, dès 1852 (L'Avenir de Nice du 4 mai 1852) mais la publicité précise qu'il n'y séjourne que jusqu'en juin (parisien ?). 

Alexandre Herzen, de retour à Nice précise d'ailleurs, dans une lettre d'août 1867, qu'il a retrouvé "parmi les ruines de [18]51 et [18]52 (...) - Ferret - photographe" (Emmanuel Desurvire, Charles Edmond Chojecki, 2011, T II pp 195-96).

Pierre Ferret n'est cité à nouveau que dans un guide touristique de 1858 (Bischoff, Guide des Etrangers à Nice, 1858-1859) au n° 3 quai Masséna. 

Il ouvre un atelier à Monaco (rue Florestine), en 1861 et participe à l'Exposition des Beaux-Arts de Nice de la même année (de décembre 1861 à mars 1862). Il diffuse à cette époque de nombreuses photographies de caricatures de personnalités artistiques niçoises (dont les photographes Joseph Silli et Pierre Petit). 

Son nom apparaît ensuite dans les annuaires niçois, au n° 3 quai Masséna en 1862 et 1863 puis aux deux adresses suivantes, n° 6 rue Gioffredo et n° 8 rue Chauvain jusqu'en 1875, date de sa mort (26 avril 1875). 

Ses cartons-photos précisent (dès 1859 ?) qu'il est, Photographe - de S.M. L'Impératrice [Douairière] de Russie, suivi de, Nice, ou, Quai Masséna, 3, Nice (cartons datés de 1862 et de février 1863 ; Alexandra Feodorovna de Russie [1798-1860], a effectué deux séjours à Nice, en 1856 puis en 1859).


D'autres cartons citent l'Impératrice de Russie mais également l'Empereur Napoléon III (et leurs blasons) : Ferret - Photographe - De LL. M. L'Empereur Napoléon III - et de l'Impératrice - Douairière de Russie - Rue Gioffredo - Nice, voire le nom de la Librairie niçoise Charles Jougla.

Le verso révèle le plus souvent qu'il est le Photographe de S.M. L'Empereur. Dans ce cas, l'adresse citée est, Rue Chauvin, N° 10 - à - Nice (adresse également au recto ; vers 1860-1862 ; carton daté de 1862) ou, Rue Chauvin, N° 10 - Nice (carton daté de mai 1864 ) ou encore, Rue Chauvain, maison Ferret, - Nice. 

Le Practical Swiss Guide de 1864 (p 224) cite le photographe : "Photographer of the Emperor N. III, and of the Dow. Empress of Russia - Ferret, Rue Chauvain, behind Hôtel Chauvain. Etablished 20 years !".

En 1865, Pierre Ferret s'associe à Louis-Joseph Ghémar (1819-1873), photographe actif en Belgique depuis 1854 à Anvers puis dès 1856 à Bruxelles où il a réalisé de nombreux portraits de célébrités et notamment du roi des belges, Léopold Ier. Louis-Joseph Ghémar a déjà effectué des saisons à Nice, notamment en 1858. 

En 1865, les deux photographes, "Ferres et Ghémar", déposent donc une demande conjointe d'autorisation de voirie pour faire une inscription rue Gioffredo. Ensemble, ils signent la même année une série de photographies du Grand Duc Nicolas Alexandrovitch défunt (mort à Nice le 12 avril 1865) puis de ses funérailles. Leur association semble (?) perdurer jusqu'en 1867.

Le revers de leurs cartons-photos de l'époque porte les indications suivantes : "GHEMAR & FERRET photographes de S.M. L’Empereur des Français, S.M. le Roi des Belges, S.M. l’Impératrice douairière de Russie, S.A.I & R. la Grande Duchesse Stéphanie de Bade, du Roi de Wurtemberg, & & &, Rue Gioffredo - Nice" 

Le dos des cartons photos de Pierre Ferret est ensuite muet ou timbré de son seul nom sous forme de signature rouge et oblique (carton daté d'avril 1867). 

Son fils le seconde en 1874 puis lui succède dès 1875 (date du décès de son père) au n° 58 rue Gioffredo puis au n° 6 (Alexandre Lacoste, Nice pittoresque et pratique, 1876 p 374) ainsi qu'au n° 7 puis au n° 5 rue Chauvain,  jusqu'en 1883 ("Ferret Fils ou Ferret L.") mais il est cité par la Société française de Photographie (Toulouse) comme photographe niçois de 1877 à 1885.



 - FERRET Pierre (1815-1875), Nice, Quai Masséna, Le Paillon, recto, vers 1860 ? (avant 1864),
"Quai Masséna - Le paillon - Nice"
tirage albuminé de 10,7x6,2 cm sur un carton de 11x6,2 cm, Collection personnelle.


 - FERRET Pierre (1815-1875), Nice, Quai Masséna, Le Paillon, verso, vers 1860 ? (avant 1864),
" FERRET, PHOTOGRAPHE - de S.M. L'Impératrice Douairière de Russie - Rue Chauvain, maison Ferret, - NICE", "CH. JOUGLA, libraire-éditeur, - quai Masséna.",
carton de 11x6,2 cm, Collection personnelle.



 - FERRET Pierre (1815-1875), Portrait, recto, vers 1860-1862 (?),
"Ferret, 10 Rue Chauvin"
tirage albuminé de 8,4x5,1 cm sur un carton de 9,6x6,3 cm, Collection personnelle.



 - FERRET Pierre (1815-1875), Portrait, verso, vers 1860-1862 (?),
"FERRET, - Photographe de S.M. L'Empereur - Rue Chauvin, N° 10 - à - NICE"
carton de 9,6x6,3 cm, Collection personnelle.





- Michel ou Michele SCHEMBOCHE (ca1828-1908) est un photographe d'origine polonaise qui s'est formé à Paris auprès de Nadar. On trouve parfois son nom écrit "SCHAMBOCHE", "SCHENBOCHE", "SCHIMBOCHE" ou encore "CHAMBOCHE". 

Il est signalé à Marseille au n° 17, rue Saint-Férréol en 1856 (Indicateur marseillais, 1856 pp 538 et 902) puis à Nice dès 1858 (Bischoff, Guide des Etrangers à Nice, 1858-1859), comme peintre et photographe, au n° 73, rue de France. 

De nombreuses publicités lui sont consacrées d'octobre 1859 à avril 1860 dans L'Avenir de Nice puis d'avril à juillet 1860 dans Le Messager de Nice, signalant son association avec Cottalorda : "Maison Centrale de Photographie – Schemboche et Cottalorda - Artistes de Paris - Quai Masséna, 9". 

A la même adresse, leurs deux noms apparaissent dans l'annuaire niçois de 1862 puis le nom seul de "Chamboche" dans celui de 1863 (son nom est également cité dans Le Ménestrel du 22 février 1863 p 94).

Le nom de Schemboche est ensuite associé à celui d'Alberto Pacelli au n° 5, rue Chauvain dans les annuaires niçois de 1864 et 1865. Le verso de certaines photos précise également leurs deux noms et cette même adresse. 

En 1865, Michel Schemboche cède son affaire à Alberto Pacelli et quitte Nice pour reprendre, à Turin (capitale de l'Italie de 1861 à 1865), l'atelier du français Edouard Jolivot situé, 6, Place St. Charles, avant de déménager, en 1874, au 25, Piazza Castello. 

Le dos de ses cartons est, au départ, rédigé en français. Son prénom n'apparaît d'ailleurs sur aucun de ses documents et l'attribution de son prénom "Michele" vient de sa carrière italienne.

Il ouvre ensuite des succursales :
- à Florence (capitale de l'Italie de 1865 à 1870) : 17, Vigna Nuova, au plus tard en 1867 puis, vers 1871, au 38, Borgognissanti,
- à Rome (capitale de l'Italie dès 1870) : 20, Via Gregoriana, vers 1870 puis, vers 1880-1881, au 54, Via Della Mercede (et par la suite également Via Due Macelli), 
-Trévise (avant 1876),
- et Paris : au n° 12, étude Delaporte au début des années 1870 (?) puis dès avril 1879, au n° 28, avenue des Champs-Elysées (Archives commerciales de la France, journal hebdomadaire du 10 avril 1879 et bail complémentaire du 12 juillet 1879, Archives Nationales p 316). 

Il affiche également sur ses cartons-photos des années 1870, le nom de ses correspondants : MM. Luckardt à Vienne, W. Damry à Liège et Nadar à Paris.

Il obtient en 1868, de la part de Vittorio Emanuele II (premier Roi d'Italie, de 1861 à 1878), une médaille d'or pour un album de portraits des membres du Parlement italien. "Michel Schemboche de Pologne" participe d'ailleurs, le 27 juin 1869, en présence du roi, à un vol en ballon du français Eugène Godard, de Florence à Bagno a Ripoli (cf. Marcello Vannucci, L'Avventura degli stranieri in Toscana, 1981 p 86).

En 1871, il obtient une médaille d'argent (probablement à Milan, à l'Exposition de septembre 1871) ; ses médailles sont citées au verso de ses cartons-photos. En 1873, il reçoit une mention honorable à l'Exposition Universelle de Vienne (Atti ufficiali della Esposizione Universale di Vienna del 1873, Catalogo Generale, p 132). En 1890, il participe à l'Exposition des Arts et de l'Industrie de Rome. 

Au-delà des familles impériales françaises (Napoléon III et le Prince Impérial) et russes, et royales (Italie), Michele Schemboche a réalisé de nombreux portraits de personnages célèbres et de membres de la noblesse italienne ; il a notamment travaillé pour le Duc d'Aoste (portraits et album du bal costumé de 1870 ; voir la thèse de Marianna Zannoni, notamment p 104).

Il est cité comme membre de la Société Française de Photographie (Toulouse) de 1876 à 1896 (Trévise et Florence dès 1876 puis Turin dès 1880).

Il s'associe à Baldi ("Reale Fotografia") dès les années 1890 (journaux de 1896, 1902 et 1907).

 Le "Photographe de S.M . le Roi d’Italie [depuis 1868] et de son A.R. la Duchesse de Gênes [depuis le milieu ou la fin des années 1870]" meurt en 1908. 



- SCHEMBOCHE Michele (ca1828-1908), Portrait, recto, vers 1863,
"SCHAMBOCHE, Phot. - NICE",
tirage albuminé de 9,1x5,3 cm sur un carton de 10,3x6,2 cm, Collection personnelle.


- SCHEMBOCHE Michele (ca1828-1908), verso, vers 1863,
"SCHAMBOCHE - PHOTOGRAPHE - 5, rue Chauvain, 5. - NICE",
carton de 10,3x6,2 cm, Collection personnelle.



- Photographie publiée dans les journaux italiens à la mort de Michele Schemboche en 1908,
Collection privée.


- SCHEMBOCHE Michele (ca1828-1908) et PACELLI Alberto (1821-ca1884), Portrait, recto, vers 1864,
"Schemboche et Pacelli - (Photographes ?) 5, rue Chauvain" - (Nice ?),
tirage albuminé de 9,5x5,7 cm sur un carton de 9,9x6 cm, Collection personnelle.



- SCHEMBOCHE Michele (ca1828-1908) et PACELLI Alberto (1821-ca1884), Portrait, verso, vers 1864,
"SCHEMBOCHE & PACELLI - Photographes - 5, rue Chauvain, 5. - NICE",
carton de 9,9x6 cm, Collection personnelle.





- Albert(o) PACELLI (1821- ? après 1884) est italien. 

Alexandre Herzen, de retour à Nice en 1867 nous apprend, dans une lettre d'août, qu'il a retrouvé "parmi les ruines de [18]51 et [18]52 (...) - Pacelli - photographe" (Emmanuel Desurvire, Charles Edmond Chojecki, 2011, T II pp 195-96).

Alberto Pacelli n'est en fait signalé dans les annuaires et guides de Nice qu'à partir de 1858 (Bischoff, Guide des Etrangers à Nice, 1858-1859) et non pas comme photographe (s'il s'agit bien de la même personne) mais comme "professeur de langue française", au n° 5, rue des Hôtels. 

Il dépose une demande d'enseigne au n° 5 rue Chauvain en 1864 et apparaît désormais officiellement comme "photographe" à cette adresse, à partir de cette année-là (De Carli, Conseiller du touriste à Nice et ses environs, 1864-1865), en tant qu'associé de Michele Schemboche (annuaires niçois de 1864 et 1865 et verso de certaines photos) puis comme son successeur (Dr Lubanski, Guide aux stations d'hiver du littoral méditerranéen, 1865) et reste à cette adresse jusqu'en 1870 (annuaires niçois). 



- Dr Lubanski, Guide aux stations d'hiver du littoral méditerranéen, 1865,
publicité pour Pacelli, page XXII,
ouvrage en ligne des Archives Départementales des Alpes-Maritimes.



Il est l'un des membres du Congrès scientifique de France lors de la session de Nice, en décembre 1866. 

Le verso de ses photographies indique son nom (A. Pacelli) suivi de la mention, "Successeur de Schemboche & Pacelli" (vers 1866) puis dépourvu de cette mention et parfois précédé du monogramme (AP) ; à l'adresse citée, il précise parfois l'existence de terrasses de pose au nord et au 1er étage (carton daté de novembre 1870).

Il cède son affaire vers 1870-1871 à Eugène Guigoni. Il est encore signalé au 5, rue Chauvain en 1872 (annuaire) puis au 2, rue Chauvain en 1873 (annuaire) mais comme professeur à nouveau. Alberto Pacelly (avec un "y") est signalé une dernière fois dans l'annuaire niçois de 1884, au n° 7, rue Longchamp.



 - PACELLI Alberto (1821-ca1884), Portrait, vers 1865,
"A. Pacelli Phot. - Rue Chauvain, 5",
tirage albuminé de 9,4x5,6 cm sur un carton de 10,3x6,2 cm, Collection personnelle.


 - PACELLI Alberto (1821-ca1884), Portrait, verso, vers 1865,
"A. PACELLI - PHOTOGRAPHE - Sr de Schemboche & Pacelli -
 5, Rue Chauvain, 5 - au 1er Etage - NICE",
carton de 10,3x6,2 cm, Collection personnelle.


- PACELLI Alberto (1821-ca1884), Portrait, vers 1866-1869,
"A. PACELLI, Phot",
tirage albuminé de 9,3x5,6 cm sur un carton de 10,5x6,4 cm, Collection personnelle.


- PACELLI Alberto (1821-ca1884), Portrait, verso, vers 1866-1869,
 "A. PACELLI - PHOTOGRAPHE - 5, Rue Chauvain, 5 - Au 1er étage - NICE",
carton de 10,5x6,4 cm, Collection personnelle.


 - PACELLI Alberto (1821-ca1884), Cours du Paillon, Colline de Cimiez, Carabacel, vers 1866-1869,
tirage albuminé de 10,1x6,4 cm sur un carton de 10,5x6,8 cm, Collection personnelle.


- PACELLI Alberto (1821-ca1884), Cours du Paillon, Colline de Cimiez, Carabacel, vers 1866-1869,
 "A. PACELLI - PHOTOGRAPHE - PORTRAITS & VUES - 5, Rue Chauvain, 5 - Au 1er étage - NICE",
carton de 10,5x6,8 cm, Collection personnelle.





- Luigi ou Louis CRETTE (1823-1872) est un photographe italien, né à Nice. Il semble s'être formé à Paris, dès le début des années 1850, auprès de Gustave Le Gray. Il expose notamment à Londres en 1852 (liste des participants) et à Bruxelles (Mention honorable) en 1857 (Bulletin de la Société française de photographie et Photographic Notes, 1858) où il est signalé venant de Nice. 

Il n'est signalé à Nice qu'à partir de 1858 (Bischoff, Guide des Etrangers à Nice, 1858-1859), au n°5 chemin Saint-Etienne. Il est dès lors qualifié de "Photographe du Roi de Sardaigne" (L'Illustration du 27 août 1859). 

La Gazette des Beaux-Arts de 1860 (t. 5, vol. 1, p 88) précise qu'il y a, à Nice, dans la Maison du libraire et collectionneur Visconti, "une galerie complète des gloires vivantes de l'Italie : les portraits de Cavour, de Garibaldi, d'Azeglio, etc., par l'excellent photographe Crette".

Son adresse niçoise devient ensuite n° 5, rue Saint-Etienne, dans une publicité de 1861 précisant la vente de son Album de Nice à la librairie Charles Jougla (Mazon, Guide de l'étranger, 1861)

Il apparaît à cette même adresse dans les annuaires niçois de 1862, 1863, 1864 et 1865, avec pour ces deux dernières années, la mention "Photographe de L.L. M.M. L'Empereur [des Français] Napoléon III et le Roi [d'Italie] Victor Emmanuel II". 

En 1865, cédant probablement son affaire à Charles Nègre, il quitte Nice pour Turin où il reprend l'atelier de Balbiano d'Aramengo, via Po 39. Il cesse son activité deux ans plus tard, cédant à son tour l'atelier à Greborio en 1867. Luigi Crette meurt en 1872, à 49 ans.

Dix photographies de Louis Crette sont conservées aux Archives Départementales des Alpes-Maritimes.

Il semble qu'il y ait eu à Turin, issu d'une famille de lithographe, un artiste contemporain portant les mêmes nom et prénom, ce qui perturbe les recherches et entretient l’ambiguïté.



- CRETTE Luigi (1823-1872), Portrait de George Casey, 1862,
tirage albuminé de 8,6x5,3 cm sur un carton de 10,4x6,5 cm, Collection personnelle.


- CRETTE Luigi (1823-1872), Portrait de George Casey, verso, 1862,
blason de  Maison de Savoie suivi de "L. CRETTE - PHOTOGRAPHE - DE S.M. LE ROI DE SARDAIGNE",
inscriptions manuscrites, "George Casey - May 21st 1862",
 carton de 10,4x6,5 cm, Collection personnelle.




- Alexandre CLÉRISSY (? - ?) ou CLÉRISSI est un photographe français sur lequel je possède peu de précisions et dont je ne connais pas de photographies. Il est uniquement signalé à Nice en 1858 (Bischoff, Guide des Etrangers à Nice, 1858-1859), au n° 24, rue des Ponchettes. 

Ses demandes d'autorisations de voierie permettent de savoir qu'il souhaite repeindre la devanture d'un magasin situé à l'angle de la place Masséna et du quai Saint-Jean-Baptiste en 1865 et qu'il possède toujours des propriétés aux 6, 8 et 10 rue des Ponchettes en 1867.


- Charles COTTALORDA (? - ?) ou CATTALORDA est un photographe espagnol ou italien sur lequel je possède peu de précisions. Il est seulement signalé avec Michele Schemboche dans de nombreuses publicités de la saison 1859-1860 (L'Avenir de Niceoctobre 1859 à avril 1860  puis Le Messager de Nice, avril-juillet 1860), "Maison Centrale de Photographie - Schemboche et Cottalorda - Artistes de Paris - Quai Masséna, 9" puis dans l'annuaire niçois de l'année 1862, à nouveau quai Masséna mais sans indication de numéro.



- Publicité parue dans L'Avenir de Nice du 22 mars 1860, p 4,
Archives Départementales des Alpes-Maritimes, archives en ligne.




- Pierre PETIT (1831-1909) est un photographe français, présent à Paris (au n° 31, Place Cadet) dès le milieu des années 1850. Il se forme chez Disdéri en 1854 et participe à l'Exposition Universelle de 1855 puis à la troisième (1859) puis à la quatrième (1861) Exposition de la Société Française de Photographie (associé à Trinquart). 

Il est présent, la même année, à l’Exposition des Beaux-Arts de Nice (décembre 1861-mars 1862) et son nom apparaît dans les annuaires niçois des années 1862 et 1863. 

Emile Négrin en fait l'éloge dans son guide (Les Promenades de Nice, 1863, p. 283) et souligne qu'il "vient d'ouvrir ses ateliers du Parc-aux-roses, sur la Promenade des Anglais". 

Son atelier affiche le n° 15 en 1864 : "Photographie des Deux Mondes - Galerie des hommes du jour - Galerie de l’Episcopat - Vues de Nice - Stéréoscopes" (De Carli, Conseiller du touriste à Nice et ses environs, 1864-1865)

Il cède son affaire à  Riollet en 1864 (puis Mouë) et regagne Paris où il fera toute la suite de sa carrière (ateliers de Bade, vers 1861 et de Marseille, vers 1862 mais également de Besançon et Cambrai). Je n'ai pas connaissance de cartons photos de sa part portant la mention de la ville de "Nice". 

La photographie d'une caricature de Pierre Petit est conservée dans l'Album Donis de 1862 à la Bibliothèque municipale de Cessole (Nice).

Il s'associe à Paris avec son fils qui assurera sa succession (verso de carton de 1900, "Pierre Petit & Fils, 122 rue Lafayette").